CLIX. LE BOBO DE LA JEUNE FILLE
Ma lil - le veux -tu un bou-quet, Ma fil - le De mar-jo -laine ou de mu-guet, De mar - jo-
veuxlaine
■tu un bou-quet ?
, .a Non, non, non, nia nie
ou de mu-auet '
^EEjEEZXJ^B
ZÉZ±
ce n'est point là ma ma - la - di - e; Gay
gay, quel-le mè - re j av. Qui n'en-tend pas le bo-
bo de sa fil - le! Gay, gay, quel - le
-i — r—f — i — *-l i II — * — — - ^ — é — =» —
j'ay, Qui n'en-tend pas le bo - bo que j'ay!
— Ma fille, veux-tu un bouquet (bis) De marjolaine ou de muguet ? (bis)
— Non, non, non, ma mère, non, Ce n'est point là ma maladie; Gay, gay, quelle mère j'ay
Qui n'entend pas le bobo de sa fille ;
Gay, gay, quelle mère j'ay
Qui n'entend pas le bobo que j'ay !
— Ma fille, veux-tu un bonet (bis) De fine toille de Cambray? (bis)
— Non, non, non, ma mère, non, Ce n'est point là ma maladie; Gay, gay, quelle mère j'ay
Qui n'entend pas le bobo de sa fille,
Gay, gay, quelle mère j'ay
Qui n'entend pas le bobo que j'ay !
— Ma tille, veux-tu un mar\ bis Qui soit bien fait, qui soit joly ? (bis)
— Ouy, ouy, ouy. nia mère, ouy; C'est bien là ma maladie.
<ia\. gay, quelle mèrej'ay!
EU' entend bien le bobo de sa fille;
Gay, gay, quelle mère j'ay!
EU" entend bien le bobo que j'ay!
Christophe Ballakd, Brunettes vu pttits airs tendres, 1703, t. I, p 2S0.
— Ma fille, voulez-vous un toquet Oui vous fera V front bien fait ?
— Non, non, non, mère, non, C'est pas là l'avis des filles; Gai, gai, quelle mère j'ai
Qui n'entend pas le dessein que j'ai.
— 31a fille, voulez-vous un fichu
Qui vous coûtera un bel écu? — Non, etc.
— Ma fille, voulez-vous un d'vantiau*
Qui soit de lin ou de eoupiau**? — Non, etc.
— Ma fille, voulez-vous un corset
Qui vous fera le corps bien fait? — Non, etc.
— Ma fille, voulez-vous un jupon
Qui soit de laine ou de coton? — Non, ect.
— Ma fille, voulez-vous des bas
Qui soient de fil ou de soie? — Non, etc.
— Ma fille, voulez-vous un bouquet
Qui soit de myrte ou de muguet? — Non etc.
— Ma fille, voulez-vous un amant Qui soit aimable et bien plaisant?
— Oui, oui, oui, mère, oui, C'est bien là l'avis des filles !
Gai, gai, quelle mère j'ai Qu'entend si bien le dessein que j'ai.
• un tablier.
** lin en déchet.
Chanson du département de la Mayenne, Se chante sur l'air: Cadet Roussel h trois chats. Chants pop. ei Noels du âép. d\ la Mayenne, Mes. de la Bibliothèque de Laval, fonda Lefizelicrr, in t'° loi;, v.
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Ma fil - lo; bos un mou-ca-dou? Ma may-re,
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nou; Mays-san - lo may-re que you ai! Coumpren
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pas lou mal de la gou - ya - to, Coumpren pas lou,
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tric-quo, tric-quo, trac-quo, Coumpren pas lou, re - bi - rou-
le, Coum-pren pas lou mal que you ai.
Ma fillo, bos un moucadou?
— Ma mayre, nou ; Mayssanto mayre que you ai !
Coumpren pas lou mal de la gouyato> Coumpren pas lou, tricquo tricquo tr aequo, Coumpren pas lou, rebiroulè, Coumpren pa lou mal que you ai.
Ma fillo, bos un coutillou? — Bos un damantal de coutou?
— Ma mayre, nou ; — Ma mayre, nou ;
Mayssanto mayre que you ai ! Mayssanto mayre que you ai !
Coumpren pas etc. Coumpren pas etc.
La chanson pusse en revue, avec le diminutif en on tous les accessoires de toilette d'une jeune paysanne: un soulierou, un debassou (un bas), etc. On peut donc multiplier les couplets à volonté.
Dernier couplet :
— Ma fillo, bos un gouyatou?
— Ma mayre, ô,
Ali ! bouno mayre que you ai !
A coumpres lou mal de la gouyato
À coumpres lou, tricquo, tricquo, tracquo,
A coumpres lou, rebiroulè,
A coumpres lou mal que you ai.
Tarn-et-Garonue. Emm. Soleville , Chansons pop. du Bas- Quercy (Dan.- Bull. arch.de la Soc. di Tarn el Garonne. Moutauban, 1883, p. 32).
Mam - ma, mam-ma, ca mo -
ro,
ca mo - ro,
pe no go-lio c'a l'u.-or-to nce sta. Fig-lia 'nce
sta - ce la lai- lu - ghel - la, Vat-lene a l'uor - lo,
va té là l'a oje. Maiiiina, ca no oje, Mam-ma ca
3ëï
no oje, mam-ma ca
La
lat - lu-
te*
gliel-la, la lat-tu - ghel-la Sa-nà non nie pô.
— M anima, mamma, ca moro, ca moro, Pe no golio* c'a l'uorto 'nce sta.
— Figlia, nce sta la lattugliella, Vattene a l'uorto, va te là l'a oje.
— Mamma, ca no oje, mamma ca no:
La lattugliella, la lattugliella,
Sanà non nie pô.
Continua cou lo ci refuoglio, Varuculillo, lu pt trosino, lu purchiacchiello, lu > i uccolillo e iiui termina :
- Mamma, mamma, ca moro. ca moro, Pe no golio c'a l'uorto 'nce sta.
— Figlia, 'nce sta lu padularo, Vattene a l'uorto, vance a parla.
Mamma, ca si, mamma, ca si, Lu padularo è clie me l'a mori.
* pour un désir.
Guillaume Cottrau, Mélodies dt Naples et *m (mirons, recueillies, retouchées ou composées dans h stylt national. Paris, chez l'auteur, s. d. [vers 1841], grand in-S. — Cette chanson avàil déjà été publiée par G. Fulgence , Cent chants populaires dis diverses nations du monde, Paris, 1S30 in-4°, No. 57 d'aprè nw. source qu'il ne cite pas.
Kwe - zel - (je, wey - e
dan - son? 1k
zal u ge - ven een ey. Wel neen ik, zey dat
T^m^iE>
k\\c-zel-tje, Van dan-sen bcn ik vry. 'k en kan niet EEEË
dan-sen, 'k en mag niet dan-sen. Dan-sen is on - zen
re-gel niet. Be-gyn-tjes en kwe-zel-tjes dansen niet.
- Kwezeltje, weye gy dansen ?
Ik zal u geven een ey.
— Wel neen ik, zey dat kwezeltje, Van dansen ben ik vry.
'k en kan niet dansen, 7,- en mag niet dansen.
Dansen is onzen regel niet.
Begyntjes en kivezeltjes dansen niet.
— Kwezeltje, weye gy dansen?
Ik zal n geven een koe.
—Wel neen ik, zey dat kwezeltje Van dansen wordt ik le moê.
'k en
— Kwezeltje, weye gy dansen?
Ik zal u geven een peerd.
— Wel neen ik, zey dat kwezeltje 't en is my 't dansen nie weird.
'k en
- Kwezeltje, weye gy dansen ?
Ik zal u geven een mari.
— Wel ja ik, zey dat kwezeltje k zal doen wat ik kan.
Ik kan wel dansen, Ik mag wel dansen.
Dansen is onzen regel wel.
Begyntjes en kwezeltjes dansen wel.
Traduction. Dévoie, voulez-vous danser, je vous donnerai un
œuf? — Non, dit la dévote, je m'exempte de danser. Je ne sais pas danser, je ne puis danser. Notre règle défend la danse; béguines et dévotes ne dansent pas. — Dévote, voulez-vous danser, je vous donnerai une vache'? — Non, dit la dévote, je suis fatiguée de danser. Je ne sais — Dévole, voulezvous danser, je vous donnerai un cheval? — Non. dit la dévoie, ce n'est pas la peine de danser. Je ne sais — Dévole, voulez-vous danser, je vous donnerai un mari? — Eh! bien, oui, dit la dévote, je vais faire ce que je puis. Je sais bien danser, je puis bien danser. La danse nous est bien permise ; béguines et dévotes dansent bien.
FUuidre. E. de Codssemaker, Chants pop. des Flamands dt France, i^.r><;, p. :js2.
Spinn, spin-ne, mei - ne lie - be Toch-ter, ich
kauf dir ein Paar neu-e Schuh ! Ei ja doch. meine lie-be
3=fcÈ
Mut -ter, Auch sil-bern Schnallen noch da-zu; Kann
wahr-lich doch nichf spin-nen Von we - gen mei-ner
rz.
Utztt
Finger, Die lliun inir so web — , Die thun mir so web!
- Spinn, spinne, meine liebe Tochter, Ich kauf dir ein Paar neue Schuh ! — Ei ja doch, meine liebe Multcr, Auch silbern Schnallen noch dazu ; Kann wahrlich doch nicht spinnen,
Von wegen meiner Finger,
Die thun mir so wch! (bis)
— Spinn, spinne, meinc licbe Tochler, [ch kauf dir ein Paar neue Slrùmpï!
— Ei ja «loch, meine liebe Muttcr; Auch seidae Zwickel wohl darin; Kann wahrlich doch nicht spinnen
Von wegen meiner Finger, Die thun mir so weh! (bis)
— Spinn, spinne, meine liebe Tochter, Ich kanf dir einen braven Mann!
— Ei ja doch, meine liebe Millier, Schon strenge ieh mich fleissig an.
Kann wahrlich nun schon spinnen,
Von allcn meinen Fingern, Thul keiner mir weh! (bis)
Eretschmek, Deutschi Volkslieder, 1838, I, 20». [Cette chanson est empruntée anx Deutsche Volkslieder de A. Zaknack, 1S17.|
^gi
Spinn, spinn, inein schbins Nannerl, Ich kauf dia neu-a
Schuh! Jo, jo, mei loi-ba Mnalta, Schôine Schnolla a da-
zu! Ich konn jo net spin-na , Mia thout mei - na
Fin-sa Sua weh! sua weh! Mei-ne Finga-la sua weh!
Spinn, spinn, niein schbins Nannerl,
Ich kauf dia neua Schuh.
Jo, jo, mei loiba Muatta,
Schoine Schnolla a dazu !
h h konn jo net spinna,
Mia thout meina Finga
Sua weh ! sua weh !
Meine Fingala sua weh .'
— Spinn, spinn, mein schoius Nannerl, Ich kauf (lia nene Strûmpf.
— Jo, jo, mei loiba Muatta,
Scbôine Zwiekala san drin. Ich konn ....
— Spinn, spinn, mein seliiiins Nannerl, Ich kauf dia schoina Hauba;
— Jo, jo, mei loiba Muatta,
Die thât mi scbon (auga ! Ich konn ....
— Spinn, spinn, meine liebe Nannerl.
loh kauf dia a schôins Hans.
— Jo, jo, mei loiba Muatta,
Schoina Schindela san drauf. Tch konn ....
— Spinn, spinn, mein schoins Nannerl, Ich kauf dia an schoin Mann.
— Jo, jo, mei loiba Muatta, Dea stebt mia scho on.
Ici) kann ja schon spinna, Mia ibun ja meina Finga Ninmia weh! nimma web!
Meine Fingala nimma weh!
Chanson allemande de la Bohême. — Keetschmer, Deutscht Volislieder, t. II. 1 1840), p. 434.
mi - ne
L'un de ces jours dans un val -Ion Qui 1er-
la plai-ne J'en-ten-dois dire a Ma -de
Ion Au bord de la fon - tai - ne Ah! ah! ah!
ali! ab! ali! Ce n'est pas ce - la, ce n'est pas ce-
la, Ce n'est pas ce -la, ce -la qui me met en pei-ne.
L'un de ces jours dans un vallon
Qui termine la plaine J'entendois dire à Madelon
Au bord de la fontaine :
.1//.' ah! ah! ah! ah! ah!
Ce n'est pas cela, ce n'est pas cela, Ce n'est pas cela, cela qui me met en peine.
— He! Madelon, qu'avez-vous donc!
Qu'avez vous qui vous gène'?
N'a\ez-vous pas un beau jupon, Un jupon de futaine :
— Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! Ce n'est pas cela, ce n'est pas cela.
Ce n'est pas cela, cela qui me met en peine.
— Voulez-vous ce joli ciseau, Le ruban et la gaine '?
Ou bien voulez-vous ce couteau Le manche en est d'ébêne.
— Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! Ce n'est pas cela, ce n'est pas cela,
Ce n'est pas cela, cela qui me met en pente
— Magdeleine, que voulez-vous '?
Vous l'aurez pour élrenne.
Est-ce de l'or ou des bijoux ?
Voulez-vous être reine 1
— Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! Ce n'est pas cela, ce n'est pas cela.
Ce n'est pas cela, cela qui me met en peine.
Cette chanson >e trouve dans Les Sabots, opéra-comique mêlé â'ariettes (par
MM. (.', . . et Skdaise, musique de Ddni] représenté pour la première fois par les comédiens ordinaires du roi en 17GS — Quoiqu'elle n'ait point de conclusion, elle semble bien appartenir à notre thème. La mus. que est de facture savante.
— Maman, je voudrais Vous dire quelque chose.
A la fin vous saurez Ce que j veux désirer.
Chère maman, je n'ose.
A la fin vous saurez Ce que j' veux vous demander.
Chère maman, j' n'ose à vous parler.
— Ma fille, que peux-tu désirer?
Une fille si bien relapée ! * Tu as des souliers Couverts et bronzés,
Des bas pour tes dimanches, Tu as des souliers Couverts et bronzés.
Rosalie, où sont tes désirs"?
Tu prends tes repas les plus délicats Que bien des bourgeois ne font pas :
Du lait le matin,
Du lait, du café,
Du sucre dans ta tasse;
Du lait le matin,
Du lait, du café.
Rosalie, où sont tes désirs?
Tu as une chambre garnie en tapisserie,
En fauteuils et en chaises.
Tu as une chambre garnie en tapisserie Connu' les plus grand's dames de Paris ; . Coffre doré, cabinet de noyer,
Une belle commode, Coffre doré, cabinet de no\er Rosalie, où sont tes désirs ?
Tu as un beau lit blanc garni de rideaux.
Tu couches toute seule.
Tu as un beau lit blanc garni de rideaux, L'on ne peut rien voir de si beau.
— C'est dans ce beau lit blanc Qu'il me faut un aimant** Oui me sert de compagnie; C'est dans ce beau lit blanc Qu'il me faut un aimant
Qui me rend le cœur plus content.
fournie de tout.
un amant .
Chanson de l'Ain. — Ch. Guii/lon, CAansonspop. il* l'Ain, 1883, p. 'iiiT.
iQ\
Moderato.
no-riu, Ne i-ma-nau kur-gul-ti, Ney kur pa-si-ïl - se-ti.
— Mamu/e, mego norin, Senoji, mego norin Ne imanau kurgulti Ney kur pasiïlseti.
— Eik, dukryte, i <lar/.;j, I zaliaji sodeli, Ten tu skaney megosi, Saldzey pasiïlsesi.
— Mamuze, ne uzmigau Senoji, ne uzmigau, Gest graudzey olingele, Iszbudin' isz megelio.
- — Eik, dukryte, i swirna, I naujajç. kletuze, Ten tu skaney megosi, Saldzey pasiïlsesi.
— Mamuze, ir uzmigau .
Senoji, ir uzmigau,
Ant bernyczo keluziù Po meilineû zodukù.
Tiudiction. — Maman, dormir veux, petite vieille, dormir veux, je ne sais où coucher ni où reposer. — Va, petite tille, au jardin, au vert jardin; là avec agrément tu dormiras, doucement reposeras. — Maman, point ne dormis, petite vieille, point ne dormis, chante mélancoliquement la cigale, m'éveille du petit sommeil. — Va, petite lille, au grenier, dans la nouvelle alcôve, là avec agrément lu dormiras, doucement reposeras. — Maman, et je m' endormis, petite vieille, et je m'endormis sur les genoux de [mon] amant avec des paroles douces.
Cette chanson lithuanienne, qnoiqn' incomplète et obscure, semble bien se rapporter à notre thème. Dans les couplets qui manquent il est probable que la mère envoie sa fille reposer en divers endroits jusqu' à ce qu'elle ait trouvé Ir imn. — Nksselmann, Littauisclu Volkslieder. 1853, p. 49.
Uz-ras-lâ je, Uz-ras-la je pod No- vira na-
ran-oa Tra la la la la la la la la Pod Novim na-ran-ca.
1 . Uzrasla je bis pod Novim naranca Tra la la la la la la la la
Pod Novim naranca.