CLXIH. LES NOCES DE LA VIEILLE QUI AVAIT QUATRE- VINGTS ANS
A Pa-ris, dans u-ne ron-de Com-po-sé' de jeu-nes
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gens, Il se trouva u-ne viei - le Qui a-vait qua-tre-vingls
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ans. Oh! la vieille, la vieille, la vieille, Qui croyait a-voirquinze
ans Qui croy-ait a - voir quinze ans!
A Paris, dans une ronde
Composée de Jeunes gens
Il se trouva nue vieille
Qui avait quatre--* ingts ans.
Oh ! la vieille, la vieille, la vieille,
Qui croyait avoir quinze ans!
EU' choisit le plus jeune
Qui était le plus galant.
— \a-t-en, va-t-en, bonne vieille,
Tu n'as pas assez d'argent. Oh! . .
— Si vous saviez ce qu'a la vieille Vous n'en diriez pas autant.
- Dis-nous donc ce qu'a la vieille '?
— EU' a cent tonneaux d'argent. Oh!
— Reviens, reviens, bonne vieille, Reviens ici promptement.
On alla chez le notaire:
— Mariez-nous cette enfant. Oh ! . .
— Cette entant, dit le notaire, EU' a bien quatre-vingts ans. Aujourd nui le mariage El demain l'enterrement. Oh :
On fit tant sauter la vieille,
Qu'ell' est mort' en sautillant.
On regarde dans sa bouche,
EU' n'avait plus que trois dents: Oh! ....
Une qui branle, un' qui hoche,
Une qui sein oie au \ eut.
On regarde dans sa poche,
EU' n'avait qu' trois liards d'argent.
Oh! la vieille, la vieille, la vieille
Qui avait trompé P galant.
Madame de Chabri dl, Jeux el exercices des jeunes filles. Paris, l^iii). p. 169. La vexsion mélodique ci-dessus est celle que les enfants chantent communément en France. Elle sert ."t danser une ronde dans le centre do laquelle se tiennent deux petites filles. L'une t'ait lu i t'i ilh el l'autre mime les paroles de la chanson, par exemple elle lui regarde dans la bouche, dans la 1 lie, ete.
A Pa-ris dans u-neron-de Compo-sée de jeu -nés
gens, Ti - re lir' sau-tant, Il se trou-va
ne vieil- le
De pas-sé qua-tre-vingts ans, Ti - re lir' sau-tant, Sau-
tant la vieille Qui croyait avoir quinze ans Ti-re lir' sautant.
A Paris dans une ronde Composée de jeunes gens,
Tire, lir', sautant.
Il se trouva une vieille De passé quatre-vingts ans;
Tire, lir', sautant,
Sautant la vieille, Qui croyait avoir quinze ans Tire, lir', sautant.
Elle choisit le plus jeune,
Qui était le plus galant. Tire ....
— Va-t-en, va-t-en bonne vieille, Tu n'as pas assez d'argent. Tire . . .
— Si vous saviez c' qu'a la vieille Vous n'en diriez pas autant. Tire ....
— Dis-nous donc ce qu'a la vieille ?
— Eli' a dix tonneaux d'argent. Tire ....
— Reviens, reviens, bonne vieille, Marions-nous promptement. Tire ....
On la conduit au notaire.
— Mariez-moi cette entant. Tire ...
— Cette entant, dit le notaire, Elle a bien quatre-vingts ans. Tire .... Aujourd'hui le mariage Et demain l'enterrement. Tire . . .
On fil tant sauter la vieille
Qu'elle est morte en sautillant. Tire
On regarde dans sa bouche,
Elle n'avait que trois dents; Tire ....
Un' qui branle, une qui hoche, L'autre qui s'envole au vent. Tire .... On regarde dans sa poche, Eile n'avait qu trois liards d'argent. Tire .
Ah ! la vieille, la vieille, la vieille Avait trompé le galant !
Tire, lire, sautant, etc.
Dumeksan, Chansons et rondes enfantines. 1S46.
A Pa-ris y a u-ne dan -se
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Compo-sée de jeu-nes
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gens; Tir' lir', sau-tons, sau-tons, la vieill', Compo-sée de
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jeu-nes gens Tir lir, sau-tons, sau - tons.
A Taris y a une danse
Composée de jeunes gens,
Tir' lir', sautons, sautons, la vieille,
Composée de jeunes gens,
Tir' lir' , sautons, sautons.
Il y survint une bonne vieille Agée de quatre-vingts ans.
— Retire-toi, ma bonne vieille, Ton temps est passé gaîment.
— Si tu savais ce qu-a la vieille Tu ne la rebuterais pas tant.
— Dites-moi donc ce qu'a la vieille.
— EU' a des tonneaux d'argent.
— Approche ici, ma bonne vieille, Nous nous marierons nous deux.
— On a tant fait sauter la vieille Qu'eir est morte en sautillant.
On a regardé dans sa poche,
On y a trouvé trois liards d'argent.
On a regardé dans sa bouche, On y a trouvé trois dents,
Une qui hoche et l' autre qui branle Et l'autre qui s'envol' au vent.
On a regardé dans sa cave,
On y a trouvé trois tonneaux d'argent.
Ardennes. — Chanson recueillie par M. Nozot, en 1S56. —
rois. pop. de la France, Mss. de la B. N. t. IV, f«t 104 et t. VI, f<" 95.
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ne bel - le dan- se Tou-te dru-e de
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jeu - nés gens. Il y survient u-ne vieil-le A-gé-e
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de qua - tre-vingts ans. Ah! la vieiïT, la drôl' de vieil
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le! Pen-sait- el - le n'a-voir que quinze ans ?
Voici une belle danse
Toute drue de jeunes gens.
I! y survient une vieille
Agée de quatre vingts ans.
Ah! la viciir, la drôle de vieille!
Pensait-elle n'avoir que quinz' ans?
Elle fit le tour de la danse, Prit la main du plus galant; C'est en lui disant :
— Monsieur, menez-moi tout doucement.
J'ai encor dans ma pochette Plus de cinq cent mille francs.
Faut aller chez le vicaire Pour fair' afficher nos bans.
Le vicaire la regarde,
La regarde en souriant.
Il aperçoit dans sa bouche
Qu'elP n'avait plus que trois dents,
L'une gâtée, l'autre pourrie Et l'autre qui allotait déjà.
On a tant branle La \ieille, Qu'ell' est morte en la branlant.
Aujourd'hui le mariage Et demain l'enterrement.
— Avec l'argent de la vieille J'en aurai un' de quinze ans.
Konde des environs de Kethol (Ardennes) recueillie par M. Nozor en 1SS6. Poés. pop. de la France. Mss. T. VI, f» 38.
A Dai-gny gna-t-'u-ne danse Compo-sée de jeunes
gens; Par là il y passe u - ne vieil!' Qua-vait
bien qua-tre-vingts ans. Ah ! la vieille! ah! la vieille! ah! la
vieilli Pen-sait- elle a - voir quinze ans?
A Daigny gna-t-une danse
Composée de jeunes gens;
Par là il 5 passe une vieill'
Qu'avah* bien quatre-vingts ans.
Ah! la vieille! ah! la vieille! ah! la vieille!
Pensait-elle avoir quinze ans'/
Mit les pieds dedans la danse,
Donne la main au plus galant ;
Lui dit tout bas à l'oreille :
— Menez-moi bien doucement. Ah! ... .
J'ai encor dans ma pocliette
Cinq à six beaux mille francs ;
Menez-moi z'en mariage
Je vous en ferai présent. — Ah! ... .
On la mène à cbez le Maire:
— Mariez-moi cette enfant.
— Oh! le diable d'enfant que c'est!
Elle a bien quatre-vingts ans! Ah !
On lui regard' dans la bouche EU' n'avait plus que trois dents!
L'un pourri, l'autre gâté Et l'aut' qui s'envole au vent ! Ah !
Aujourd'hui son mariage Et demain son enterrement.
Avec l'argent de ma vieille J'en aurai un de quinze ans.
Roude de Daigny (arrondiss' de Sedan, Ardennes) recueillie par M Nozot. Poés. pop. de la France, Mss. de la B. N. T. VI, f« 132.
so qua-tre vins ans Tant a - mou reu - se, Que pas-
-tr-t-
so qua-tre vins ans Tant a-mou-reu-se ment.
A Paris n'en a 'ne vieilho (bis) One passo quatre vins ans
Tant amoureuse Hue passo quatre vins ans .
Tant amoureusement.
Lou diinenche va eï dansas S'asseto près d'un galant.
— 0 galant, se tu m'espousés Ti faraï riche marchand.
La vieilho tiro sa bourso N'en souarto cent millo lianes.
— Jéou n'espousi pas la vieilho Qu'avant n'agui vis seis dents.
N'a uno que li gangasso, L'aoutro li boulego tant!
Lou dimenche fan leis noueços Lou dilun l'enterrement.
— Jéou n'espousi pas la vieilho — Eme 1 argen de la vieilho Qu'avant n'agui vis l'argent. N'aouraï uno de quinz' ans.
Bouches du Rhône. — Chanson recueillie par M. Kothen on 1857. de la Fr., Mss., t. VI, f«« 370.
Poé pop
Allegro.
Dins Pa-ris l'y a u - no vie - lho, que pas-so
qua-tre vingts ans, Tant a - mou - rou - so, que pas-
ï^fe
so (jua-tre vingts ans, Tant a - mou-rou -so-ment.
Dins Paris l'y a uno vielho Que passo quatre vingts ans
Tant amourouso, Que passo quatre vingts ans
Tant amourousoment.
La vielho s'en vai es dansos, S'asseto près d'un galant Tant ....
Li dit: galant, se m'espousés,
Te tarai riche marchand. Tant ....
— lou n'en preni pa no vielho
Que noun li aime vis ses dents. Tant ....
La viellio se nielt' à rire,
Li mouestre doues dénis davanl. Tant ....
Mai ni a uno qui li brando, L'autro vai en cascalhant Brandin brandeino,
L'autro vai en cascalhant Brandeino et brandit ni .
Se lou diluns l'a 'spousado
Lou dimars l'entarraran, Brandin ....
— N'est pas ce que me l'ai peno,
Est de pourta doou dous ans. Brandin ....
Lou farai pourta à la cato,
Semblara n caramentran. Brandin
De l'argent d'aquelo vielho
N'aurai uno de quinz' ans. Tant ....
Damasb Akbadd, Chants pop. (h la Provence, H, 1 4s. — On trouve la même mélodie recueillie eu 1S55, dans Pota. pop. t/< la Fr. Mss. t. VI, f"« 369.