‹ Recueil de chansons populairesChapitre 81 sur 98 · CLXX. LE MESSAGE DU ROSSIGNOL · texte numérisé non relu

CLXX. LE MESSAGE DU ROSSIGNOL

ifi

ES

iV-iNz

^LZP=

La vio-let-te se double, dou-ble, La vio-let-te se Fin.

dou-ble - ra. J'ai z un com - mis - sion à l'aire,

^feÊ

tz^

Je n' sais à

qui

la don - ner.

Si j'ia donne à

l'a-lou-ette, Ma com -mis- sion se sau

La violette se double, double, La violette se doublera.

J'ai z'une commission à faire; Je n'sais à qui la donner.

Si j la donne à l'alouette Ma commission se saura.

La violette se double, double, La violette se doublera.

Si j'ia donne au rossignol La commission se fera.

Le rossignol prend sa volée, Au château des dames s'en va.

— Bonjour l'une et bonjour l'autre, Bonjour mam'zelle que voilà.

Voici une lettre que j'apporte De votre frère Nicolas

Et marque sur cette lettre Que vous ne l'oubliiez pas.

Boude de la Meuse. — Mémoires de la Société d'archéologit lorraine. 1865, p. 69.

[M. E. Guichodx a recueilli dans le Finistère la même mélodie avec des paroles presque identiques.]

J'ai un grand voy-age à faire, Je ne sais qui

le fe-ra: «Kos-si - gnol au beau plu -mage, Fais-moi

donc ce plai -sir là». La ^io - lcll' se don - ble,

dou-ble, La vio - lett' se don - ble - ra.

J'ai un grand voyage à faire.

Je ne sais qui le fera ?

— Rossignol au beau plumage Fais-moi donc ce plaisir là.

La violette se double, double.

La violette se doublera.

Rossignol prend sa volée.

Au châfeau du Maure il va.

11 trouva la porte fermée Par la fenêtre il entra.

Ronde des Âxdeimes recueillie par M.

Mss. delaB. N. t. IV, f>«269.

Il trouva trois dames assises.

Humblement il les salua.

- — Bonjour l'une, bonjour l'autre, Bonjour la belle que \oilà.

Votre ami m'envoie vous dire Que vous ne l'oubliiez pas.

— J'en ai bien oublie d'autres J'oublierai bien celui-là.

La violette se double, double, La violette se doublera.

Nozot en IS54. — l'ois, pop. dt la France,

J ai -fs —

un long voyage à l'ai - re

■xzx

sais qui le

fe - ra? Si je le dis à la-lou-elt.

Tout le mon - de le san

Te-nez, a-mants,

\oi - là la ros', Mais le ro - sier n'y est pas.

J'ai un long voyage à faire; Je ne sais qui le fera '.'

Si je le dis à l'alouette, Tout le monde le saura.

Tenez, amants, voilà la rose.

Mais le rosier n'y est pas.

Si je le dis au rossignol .Mon voyage se fera.

Le rossignol prend sa volée An bois d'amour il s'en va :

— Bonjour l'ami, bonjour l'autre, Bonjour la belle que voilà.

Votre amant demande, la belle, Si vous ne l'oubliez pas ?

— J'en ai bien oublié d'autres J'oublierai bien celui-là.

— Vous avez raison, la belle.

Car, ma foi, il ne vous aime pas.

Bonde des Aide nues recueillie par M. Nozot. — Poés. pop. ih la France, Mss. t. VI, f«hl et 124.

G mis a

frv-8— ï r*~

J'ai bien un mes-saee

re, Je

sais qui

le

le - ra. Si j'en cbar-ge l'a

jl

y Jr

lou -

el - te Mon mes - sa - ge res - te - ra.

La vio -

let-te dou-ble, dou-ble, La vio - let-te double - ra.

J'ai bien un message à faire,

Je ne sais qui le fera.

Si j'en charge l'alouette,

Mon message restera.

La violette en double, double

La violette en doublera.

Si j'en charge le rossignol, Tout le monde le saura.

Si j'en charge l'hirondelle Je suis sûr qu'il se fera.

L'hirondelle prend sa volée Au château d'amour s'en va.

Les port s étaient fermées Par la fenêtre ell' entra.

Chanson de la Vendée.

et 167.

— Bonjour lune, bonjour l'autre, Bonjour mamzelle que voilà.

Mamzelle, votre amant vous prie Mue vous ne l'oubliiez pas.

— J en ai bien oublié d'autres, J'oublierai bien celui-là.

S il était venu lui-même

Il n'aurait pas perdu ses pas.

Poés. pop. dt la France, Mss. de la B. X.. t. VI, f«« J5S

$Efe2^E

Ros - si - gnol prend sa vo

lé - e , Au châ -

teau d'a-mour s'en va. Trou - va la por - te fer-

— ^ — ft-

Par

fe - nètre il en - tra. La

VIO

5c— Jt

let - te dou-ble dou-ble, La vio - let-te double - ra.

Rossignol prend sa volée Au château d'amour s'en va, Trouva la porte fermée Par la fenêtre il entra.

La violette en double, double, La violette en doublera.

Trouva grande compagnie Humblement la salua :

— Bonjour l'une, bonjour l'autre Bonjour la Vieil' que voilà.

La beir, votre amant vous mande Que vous ne l'oubliiez pas — J'en ai bien oublié d'autres, J'oublierai bien celui-là.

S il était venu lui-même N'aurait pas perdu ses pas.

Tout amant qui craint sa peine Restera dans l'embarras. La violette en double, double, La violette en doublera.

Arzon (Morbihan). — Chanson recueillie par M. Denis du Désert.

CLXXtt L'ENTERREMENT DU BOSSU

=fc=^=#t

Mon pè - re m'a ma - ri - é(e) à un bos - su.

■VP=i

Le pre - mier jour de mes noces il m'a bat - lu(e).

^mm

Tu ne la voi-ras plus, l'e - lit bos-su, la fem-me,

Tu ne la voi-ras plus, Pc - lit bos - su tor - tu.

Mon père m'a marié(e)

A un bossu ; Le premier jour de mes noces

Il m'a baltu(e); Tu ne la voiras plus, Petit bossu, ta femme.

Ta ae lu voiras plus, Petit bossu tort a.

Je m'en allis au jardin

Prier Vénus.

La prière que j'ai faite

Est advenue.

Tu ae lu voiras plus, Petit bossu, ta femme, Tu ne la voiras plus, Petit bossu tortu.

J'ay trouve le bossu mort

Sur ses escus.

Je l'ay fait ensevelir

Dans de l'aglu.* Tu ae la voiras plus, Petit bossu, ta femme.

Tu ne la voiras plus, Petit bossu tortu.

Je l'ay fait ensevelir

Dans de l'aglu.

J'ay fait son luminaire

De trois festus.

Tu ne la voiras plus, Petit bossa, ta femme, Tu ne la voiras plus, Petit bossu tortu.

* dans de la paille.

/,< Recueil des plus belles chansons <Xi dances de et temps. C'aen, JLmgfant, 1615.

Allegro.

Mon pè - re m'é mè - ri

fc in bos-

Le pre - mey jo de mes noç' m'é tant bé-

jti

—frit

tu. Te n'ine, te n'mebé-tré pu, mau-dit bos - su.

Mon père m'é mèrié'

È in bossu Le preméy jo de mes noces

m'é ton bétu.

Te n'me, te rime bètré pu,

Maudit bossu.

J'm'on lu dro au motéye

Priant Jésus; Le prier ko jïi a di

M' son èvenu.* Te n'me

En revenanl do motéye

Priant Jésus Je trevè mo bossu mô Su ses écus. Tr n'me . .

Je lo tis poulie en larre Po quouat' tondius ;

Lo curé qu'été devan

G-régnô d dents. Te n'me .

L'mât' d'écôl' qu' ètô èprès

Etô béké**:

Çul ke poutiô l'espergesse

Toudiô les fesses. Ten'me.

Çul que poutyin les Bambaux

Kl in roussôs ; El cul que poutiô le creuye

N'èvô qu' en euye. Te n'me...

' les prières que je lui ai dites oui été exaucées. boiteux.

Vosges. — Louis Jouve, Chansons en patois vosgien. I^Tii.

Page 1