LE RETOUR DE U AMANT
κ/e bois ce vin ma mere^ je le bois pour m enivrer; je le bois à mon départ, avec l* espoir de revenir. »
« Ouvre -toi, porte de la blonde, porte de la jouvencelle aux yeux noirs. »
« Qui es- tuf Quel est ton nom, afin que je t ouvre et que tu entres. »
«yir suis celui qui i^ envoyais des pommes dans un mouchoir, des pommes, des abricots et de doux raisin; éest moi qui baisais tes lèvres rouges, τ»
« Etranger, ce que tu sais, on te l'aura appris dans le voisinage. Pour que je f ouvre et que tu entres, donne-moi quelque indice de ma cour. »
fi A ta porte il y a un pommier et dans ta cour une vigne, cette vigne dontie du raisin blanc, ce raisin un vin muscat; et ce vin, quiconque en boit est rafraîchi et en demande encore.*
« Tu me dis des mensonges, fils de matois, on fa appris cela dans le voisinage. Pour que je f ouvre et que tu entres, donnemoi quelque indice de ma maison.^»
V. Au milieu de ta maison est suspendue une lampe d'or; elle pend et rien ne la soutient, elle brûle et elk ri a pas de mèche, et elle t^ éclaire quand tu te couches pour dormir. »
'i Tu me trompes, fils de matois, on faura dit cela dans le voisinage; pour que je Couvre et que tu entres, dis-moi quelque marque de mon corps. »
« Tu as un grain de beauté sur la joue, un grain de beauté sur f épaule, et, entre tes deux seins, la lune et les étoiles. »
« Courez, servantes, ouvrez à î* étranger pour qu*U entre; et vous, esclaves, préparez ma couche nuptiale.*
Il brisa trois lits jusqu^à ce que le jour parùt^ il en brisa trois autres jusqiiau coucher du soleil.
« Ο Christ, que le coq ne chante pas, et que faurore ne paraisse point, par ceque j'ai dans ma bras une blanche colombe '). >»
SOUHAITS ly AMOUR.
Que ton sommeil soit de sucre; tes rêves, de miel; que les roses et les églantines par/umeni ton oreiller; je daiendrcù fraîche brise pour pénétrer dans tes draps et rafraîchir tes sans, qui sont blancs comme la neige. Réialle toi, corps angélique, tête artistement peinte. f*ai deux mots à te dire^ et puis rendors-toi. Réveille-toi et déàde si je dois vivre ou motsrir^ car de ce mondeci je suis las. Tu dors insouciante^ et mot, jetasse de wuutvaises nuits; je passe des nuits mauvaises parceque je swffre, je sûi^e parce que je t'aime*).