‹ Recueil de Chansons Populaires grecquesChapitre 3 sur 98 · LA JEUNE FILLE ET L ÉTRANGER · texte numérisé non relu

LA JEUNE FILLE ET L ÉTRANGER

^ Jeune fille aux blotids cheveux, jouvencelle aux yeux noirs^ donne-moi un baiser, donne-moi tes yeux noirs. »

«« Etranger, si tu veux un baiser, si tu veux mes yeux noirs, prends des piles de florins et des monceaux de pièces d'or turques, apporte-les-moi, et viens un soir^ un samedi soir; ma mère sera allée à V église, mon père à V atelier, et mes deux frères à Γ école; que la peste les étouffe! Nous avons trois lits, tous les trois côte à côte; dans l'un dort ma mère, dans l'autre ma sœur, et dans

1) Fauriel; II, 422. Passma, CCCCXLIIL

2) Tommasto, page 12; Passono DLVIII.

le troisihne^ le plus beau, c'est moi-même qui euuche. Mariht doucement, bien doucement, de crainte que le lit ne remue, car ma mère nous entendrait et ma chienne de soeur aussi. »

Mais le jeune homme fit un faux pas, et le lit remua. Kt la mh-e décria et dit: « Qu^y a-t-il donc, ma fille, que ton lit craque et remue? >»

1 Ο ma mère, ^est une puce qui m^a piquée an petit bout de mon teton ; fat essayé de me rarranger, et fai fait remuer mon lit. »

« Eh l ma fille, ce riest pas une puce qui fa mordue, mais c'est un homme qui est avec toi. »

^étranger rebrousse chemin et la jeune fille pousse un soupir^).

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