LA MÈRE DES ENFANTS DE LAZOS
J'ÉTAIS assis sur le sommet dtine colline, sombre, en proie à l'insomnie, avec mon fusil près de moi et mon épée à ma ceinture. Et là, au point du jour, à l'aurore, je vois le soleil apparaître et dorer de ses rayons la crête des montagnes. Et, tandis que je réfléchissais vers quel liméri me diriger, j'entends une voix perçante, des gémissements de femme. C'était la femme du capitaine, la mère des enfants de Lazos; sur la colline elle était assise, les cheveux en désordre; elle se désolait et disait, elle se lamente et dit: «Cessez un peu vos chants, rossignols de l'Olympe; et vous, platanes touffus, fanez-vous cette année. Quelle folie, mes enfants, vous a passé par la tête que vous avez quitté l'Olympe, le campement paternel, pour errer sur la mer dans de vilains navires? Notre Olympe est la gloire des armatoles, c'est là que se reposent les lions, là que les bêtes fauves ont leur repaire. Maudit sois-tu, Ali-pacha, chien empoisonné î Jour et nuit tu fais la chasse aux pauvres enfants de Lazos. Puisses-tu crever, vilain Turc, vilain Albanais! Jamais les armatoles ne se sont soumis aux Turcs. Enfants, soyez maudits, et puissent vos corps ne pas pourrir si, durant votre vie, vous faites votre soumission à la Turquie. »
Ή KVPÀ ΦΡΟΣΥΝΗ.
[E/V TV' Kvplav Φρββύνψ, τψ ùpatwipv» rûn h 'ImeaeÎmtt γυναικ&ν, τψ ôiroi'av, iw) λόχβ ίγκ\•ηματ9ζ μΛίχύας, Ιιηίζη ilf rç» Χίμνψ i 'ΧΧήτααας, i/ieû βΐί SkXaç τινάζ ùrwrrevf.]
Τραβάει αέρας και Βορβί&ς^ και κυματάβι -η ΧΙμνη να βγόίΚΐίΐ "^^ζ άρχό'/τΐΰναίζ και την κυρά Φρο^/η. « Φροΰύν\ σέ κλαι το σττ/τι σοι», aà fàjalvs τά τταίόιά wy, aè κλαιν δλα τά Γιάννινα Ζιά την ενμορφιά wv S Φροΰυν\ aè κλαι -η άνοιας, aè κλαΙ το κά).οκαΊρι, aè κλαίει κγ} 6 Μουχτάρπααας μΑ τόν Tas6pè ςτο γβρι. η
'Η ΠΑΡΑΔΟΣΙΣ TOT ΆΛΗΠΑΣΑ
ΙΊεμήτη κινάει Άλψτααας, ςτψ βρύαι πά νά κάτσει ' Ίταρακαλεΐ τ άακέριν τα, κγι άρχίνιαε νά ιυ/χίτ^' «Παρα/:αλώ αας, 6pè τταίοιά, μ-η μτταίνετε ςτο κρίμα' ΤΓολλοί μ ένταγιαντήααταν, βαατατε κ §να μψα• S ε!ς ëva μψα καρτερώ νά μοίρύγ] το ιτλάκι,
KJj αν αάς γελάαοο, 6pè τταιοιά, ρΐ^τε με ςτο χαντάκι. »
Βααιλικγ] του ΪΚεγε το βέβαιο χαμττίρι• «Νά arjKtcô^Çj Άλ-ήττααα, νά ττοίς ςτά Τε7Γε»ν/, Άλψτααα, άττοφά'^ι^ε νά βγ^ς νά 7Γρο':κυνήαΐ}ς' ι ο Σονλτάν ^{αχμούτης είν κακός, μΑ iroiàv οά ττολεμτ^της. » « Τέτοιους ττααά^ες τταατειλε ςτον νουν μου οεν τβς βάνω, αν ψ το ταζιράτί μου τήμερον ν άττο^άνω'
DAME PHROSYNE.
Le vent souffle, le vent du nord, et le lac roule ses flots pour rejeter de son sein les princesses et dame Phrosyne. «Phrosyne, ta maison te pleure, tes enfants te pleurent, tout Janina pleure ta beauté. Phrosyne, le printemps te pleure, l'été te pleure, et Moukhtar Pacha te pleure avec son mouchoir à la main. >• {Épirt.)