‹ Recueil de Chansons Populaires grecquesChapitre 37 sur 98 · MORT DU PATRIARCHE GRÉGOIRE · texte numérisé non relu

MORT DU PATRIARCHE GRÉGOIRE

Qui vit jamais pareil amas de nuages, qui vit jamais tempête pareille à celle qui s'est abattue cette année sur l'Orient et sur l'Occident?

Ils ont pendu le patriarche, le vénérable Grégoire, à la porte de l'église, comme s'il eût été un criminel.

Tandis qu'il célébrait la messe et bénissait le peuple, les Janissaires font irruption et les Juifs avec eux.

«« Viens, seigneur et maître, et lis le firman qui ordonne de te pendre à la porte de l'élise; il ne t'a pas plu de rester assis sur ton trône, mais tu as voulu rétablir à Constantinople le siège de l'Hellénisme.»» Les uns le frappent.

( Constantinoph'. '

KOMNAS TRAKAS.

DiPLAS est parti, il est allé du côté de Magoula attendre un pacha, avec deu.x, avec trois mille hommes. Quand il eut été s'enfermer dans Alisakko, on apporta des canons de Négrepont, des canons de Zitouni, pour tirer et faire périr le fils de Trakas, Et il entendit une voix, une voix qui lui dit: •« N'es-tu pas Panourgias, n'es-tu pas Ulysse?»»

« Je ne suis pas Panourgias, je ne suis pas Ulysse, mais je suis [du village] d'Agorgianni, je suis l'épervier de Fourka. >»

{JPariiasside.)

SIÈGE DE MISSOLONGHL

Ce chant héroïque offre un tabUau complet du siège soutenu par la tille de Missolonghi, en 1822. Reschid- Pacha ai>ait sous ses ordres Q^CXX) Albanais et 700 Asiatiques; Orner Vrionès, 3^500 Albanais et Chamouriofes. Après une attaqua infructueuse dans la nuit de Noël, les assiégeants passèrent la journée suri'ante dans rabattement; un calme profond régna de part et d'autre. Le laidcmain, à une heure if après-midi , les assiégés firent quatre salves de fusillade. Les Turcs, étonnés de les voir aussi nourries, crurent les Grecs si nombreux qu'ils lei'èrent le camp , malgré les menaces de leurs généraux. Tahir-Chapar et Tahir-Guègue se mirent en chemin la nuit avec 5,000 hommes. A une luure après minuit, il ne restait à Reschid que 500 hommes. Il se hâta de rejoindre les fuyards et ne put les atteindre qiih Vrachôri. LAchéloUs était gotiflé par les pluies; les Turcs furent contraints de s'arrêter et se virent en proie à la plus horrible famine. Réduits au désespoir, ils firent une tetitative pour se procurer des vivres dans Ρ Apokouro, mais Caraïskas les battit et les rejeta dans la plaine. Enfin ih parvinrent à passer le fleuve en sacrifiant leurs bagages et leurs armes; 1,800 hommes se noyèrent; le reste^ atteint d'une épidémie affreuse, alla périr à Préiésa. Il liest que trop vrai que, si les chefs grecs eussent été en bonne intelligence, pas un seul Itomme n'eztt porté en Albanie la nouvelle de la destruction de cette armée. A Passaut décrit dans le chant, les Turcs perdirent Γ élite de leurs troupes et les assiégés seulement deux Jiommes; mais le leyi-

demain deux Grecs furent tués et plusieurs grih'ement blessés en cherchant à enlei'er les annes brillantes dont les glacis étaient couverts. Ils imaginèrent alors de se glisser à la faveur de la nuit, pour attacher des cordes aux pieds des cadavres dont ils convoitaient la riche dépouille, et au jour ils les tiraient dans le retranchement en jetant de grands cris de joie. Après la levée du siège, le 1 2 janvier 1823, les Grecs parcoururent le camp abandoytné par Γ ennemi et ramassèrent soigticusement les sabots des boulets, puis, se les montrant hm a l'autre, ils s'écriaient: « Voyez ces Kaldoupsl comme ils font la guerre ai^ec toutes leurs aises chacun a son gobelet.^

Cette chanson a pour auteur Stacino Mikroulis, le frère d'un des Grecs qui périrent dans Γ assaut. Les numéros CCL V et ceux du recueil de Passou» ne sont que des fragments plus ou moins dénaturés de cette composition.

128 CMANSONS GRECQUES.

Ή ΙΙΟΛΙΟΡΚΙΑ TOV MKIOAOl'l'ÎOV.

Ναμουν 'ττουϊα va ττέταγα^ να πι^γοανα του 'i^jj/.ou, > άγνάνηυα τψ ΎούμΑλ-η^ τα μυα,υ^ Μίσολ^//'»

' Ίζού 'ποΧβμεΐ μΑ τψ 'lovçtKia, μέ τέοοερους πασ/άοίί,

κ 0/ <πρ(ύτοί τ^ς 'Apfjavmâ; μέ οώάεκοί χιλίά^δζ. 5 ΙΙού αταίνοιη/ τόπια της arspiaç^ καρά6)α τον πίλάγον, πέφτουν ou μπάλοας >sav ^ΐροχι^, où μπόμποα; αάν χαλάζ/, κ^ αυτά τά λιανοτούφδκα &; άμμος rijç οαλά<3δτ^ς' πέφτουν και του Μδοολογγιού oh'ya μέ τψ τάξ/ν, γιατί βρεύούκαν λιγοστά, τουφέκια τετρακό'ίΐα'

15 Μικροί μεγάλοι φχναζαν «Στ άρματα νά σταθούμζ-ν^ πατρίοα νά γλυτάσαμ^εν, υ, νά ύαναταθούμε•^' τον τόπον νά τιμΫ^σαμ^ν, το άνθος Tffi ΎΧ^όί^ος, πούνοΑ ςτον κόσμον ξακουστός, είναι κ έπατνεμένος, πούναι κλειάι της ' Ρούμελτ^ς, και του Mùepià κολϋίνα. »

2 ο Ο πρίγκιπας τους ίλεγε, κ ό όφχψ/ός ό Μάρκος• «Πα/δ/ά μου, νταγιανττ^σετε δσο κγι αν -ημπορείτε' με-ντάτια 6ά μΛς ίλθουσι στεριάς και του πελάγου, κγι αν μας άφ-ησουν μοναγρυς, πά/jv oh προσκχτνοϋμ^ν το γένος οά τιμτ^σούμεν, ύς είν το φυσικό μας,

2$ γιατί μας εντροπιάσανε οι παλγιογουρναραίοι ' τόσο Zèv φταίγει à λαός άπ τού; ζερομερίταις.

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