DESCENTE DES ARABES A DHIRO
Après avoir soumis et ravagé le Péloponnèse, Ibrahim voulut essayer de réduire le Magiie, dont les courageux habitants n'avaient jamais courbé le front de7>ant le despotisme ottoman. Le 21 Juin 1826, sept mille hotnmes de troupes régulières, appuyés par quelques détacJiements de cavalerie et d'infanterie irrégulière, marchèrent contre cette héroïque petite province, tandis que deux bricks de guerre et plusieurs vaisseaux de transport faisaient leur apparition dans le golfe Messcnien. Les navires de guerre bombardèrent certaines parties du rivage Lacofiien, et les troupes du bord firent semblant de vouloir opérer une descente le même jour, mais en réalité, ils ne se proposaient que de fixer, sur un point menacé, toute l'attention des Mdinotes et de faciliter, par ce stratagème , Centrée du territoire à leur armée de terre. Dans cette intention, les sept mille hommes se dirigèrent vers test et arrivèrent, le surlendemain, au pied des montagnes dez'ant Verga, près du port cTArmyro. Trouvant là mille Mdinotes préparés à la résistaftcc , ils les attaquèrent avec une grande impétuosité, mais, accueillis par une fusillade bien twurrie et bien dirigée, ils battirent en retraite. Ils tentèrent une seconde et une troisième attaque et ne réussirent pas davantage. Après ce triple échec, ils essayèrent de prendre les Maitwtes par les derrières, mais, repoussés de nouveau, ils furent obligés de se replier. La lutte avait duré dix heures et avait coûté la vie à cent
Égyptiens et à quatre Maïnotes. Tandis que le combat commençait à Verga, les ennemis, voyant toutes Us forces du Magne concentrées dans cette position, se détachèrent au nombre de 1.500, et, s' embarquant sur leurs vaisseaux venus dans ic port d'Armyro , ils descendirent le m^me jour à Dhiro. Après cn'oir ravagé quelques villages du voisinage ils furent repoussés par les Maïnotes. Mais les Égyptiens vertement tancés par Ibrahim pour avoir lâché pied, marchèrent le lendemain contre Tsalapiana pour s'emparer dr Tsimora. Cependant les Maïnotes avaient sonné le tocsin et donné l'alarme aux villages environnants. Tous accoururent en armes pour repousser Us envahisseurs. Un grand nombre de femmes, qui faisaient la moisson entre Tsimora et Kharia, accoururait avec leurs faulx. C. Mavromicltalis, qui se trouva par hasard sur leur cliemin, Us suivit avec ceux qui faccompagtiaiait, et tous ensembU, hommes et femmes, prêtres et laïques, voUretit au secours d'Armyro, attaquèrent ngoureusement C ennemi et U repoussèrent avec pertes jusqu^a la mer. Les Égyptiens poursuivis s'emparèrent d'une position fortifiée sur le rivage, et, appuyés par lairs navires, i^ essayèrent de résister; mais cette fois encore, ils furait complètement battus et contraints, /5? 25 jfuin, de regagner leurs vaisseaux. Ils mirent à fuir une teUe précipitation que quelques-uns tombèrent à la mer et se noyèrent.
Les Égyptiens restés à Verga tentèrent de îiouveau un retour offensif contre Us vainqiieurs, dans la journée du 24, mais ils écJwuèrent encore et se retirèrent le Undetnain à Calamata, cotnplétement défaits. Deux mille Pélopcmnésiens comma?idés par Colocotronis , marcJièreîit au secours des Maïnotes, mais, infortnés en route de la défaite des emiemis, ils rebroussèrent clumin.
En ces circonstames, Us femmes Maïnotes, armées de faulx, firmt preuve dun courage vraiment viril. Lime d'élus accomplit même une action héroïque qui mérite d'être
mentionnée. Un ineillard, du nom de Vozikis, occupé à moissonner son champ situé sur le bord de la mer, fut toutà-coup saisi par deux Égyptiens ; tandis qu'ils étaient ai ti'ain de le garroter, sa fille Panbria, qui moissonnait en sa compagnie, coupa, d'un coup de faulx, la gorge de Ρ un des soldais, et, aidée par son père, tua le second.
Il est à peine besoin de faire remarquer que le texte de cette cmnposition populaire concorde en tous points ai'ec le récit de M. Tricoupis, t historien de la guerre de Γ Indépendance hellénique.
144 CHANSONS GRECQUn.
(21 — 25 'loyv/ou.)
λβίτούργ* ό TrpuToavyKsXXoÇy
και τ ayj^avTOL μυστήρια
'έφερνε ςτο κεφάλι του^ $ ipâXkovTccç το χ6ρον()ίκ6ν.
Μόν άξαφνα KJi ανέλπιστα
Μά οι άνύρες δλοι è'ksmœsiVy 15 ψΌν çrijv Βέργαν τ 'Αρμυρού,
èTTOuvs ΟΌΟ μ£ρό'/υκτα'
Κα^ο'λοϋ Zèv ^ειλιάΰασι,