DESCENTE DES ARABES À DHIRO
Dans la chapelle solitaire de Dhiro, le protosyncelle disait la messe et, au-dessus de sa tête, il élevait l'hostie immaculée, en psalmodiant l'hymne des Chérubins.
Mais voilà que, subitement et à l'improviste, les Turcs l'entourent, et il n'a que le temps de lever les mains au ciel et de s'écrier : « Dieu tout-puissant, donne du courage aux Chrétiens, et frappe en ce jour les Musulmans d'aveuglement.»»
Mais les hommes sont absents, ils se trouvent à Armyro où, depuis deux jours et deux nuits, ils livrent une bataille homérique'). Seuls, les femmes et les enfants, les vieillards inutiles, étaient présents, et, comme c'était la moisson, avaient attaché leurs faulx avec des courroies.
«) Le mot ΎρωάΙα, que je traduis par ba/aille homirique, est trés-usité, dans le dialecte populaire du Magne, pour signifier grande bataille, lutte acharnée, θα εχομεν τήμιριζ μ/α ΎραάΙα, nous nous battrons aujourd'hui comme des enra^s. Faut-il voir là un souvenir de l'Iliade, dont le sujet serait resté dans la méujoire du peuple? M/a T/j«aâa est une bataille comme celles qui se livraient sous les murs de Troie. Le même mot se dit aussi en Acamanie.
fcaôOkov àiv τρομάζαίί^ μόν ίοωκαν την βίοψιν
2 5 criv Kuvsra'/Ttvov μα ^s^ov.
Κ' έκδίνοζ^ ύίζ ΤΓολέμαφχος^ ά^ύναξ SÏjx τά xutrjia.
γράφει και crihfsi ςτΆρμυρόν^ κ ίόραμε κατά τα ^rjpôv.
και τά όρεττάνια νά κρατούν^ τους Άραβά^ς νά κτυπούν. «Ei/i σα^, ματά άγί αας!
4 ο τότε τά παϊΧτ,κάρια του Ίτετάχ^Ύ,ζαν αάν τους αϊτούς, κ ετΓΐάίύ-ηκαν μΑ τους ^χ^ρους Xkpia μέ χέρια ανάκατα' τους έκατατΓοντίΰααι,
45 και τους εβά/,α'ζι μττρο^τά cav νά Yj^sav γιονττρόβατα^ Σφάζοντες και ΰκοτόνοντες, φοάΰααι ςτψ άκρογια^άν, ΤΓοϋ μέλίδΰ ψΌν -η Τουρκιά.
5 ο Tors, 'ς èKSi'vrp/ την ατιγμγ,ν, άγνά^ΓίαΧ,αν κ έ7Γρόφοαι:αν τά ττάλληκάρια τ* Αρμυρού,
Ils n'ont nulle crainte, ils ne tremblent pas, mais ils se hâtent de transmettre, par un courrier, cette nouvelle à Constantin. Celui-ci, en sa qualité de général, rassemble tous les villages. Il écrit une lettre et l'envoie à Armyro, ensuite il court à Dhiro. Il voit les femmes lancer des pierres, et, les faulx en main, frapper sur les Arabes.
«Courage, leur crie-t-il, courage encore! Femmes, soyez des hommes, combattez comme des braves, frappez comme des Amazones.»
Il dit, et, rugissant comme le lion des montagnes, il tue les Turcs sans pitié. Alors ses pallikares s'élancent comme des aigles et, dans une affreuse mêlée, en viennent aux mains avec l'ennemi.
Ils fondent sur les Turcs et les chassent devant eux comme un troupeau de chèvres et de moutons. En égorgeant et en tuant, ils arrivent sur le rivage, où fourmillait une armée de Turcs. Alors, en ce moment, ils virent venir au-devant d'eux les pallikares d'Armyro qui apportaient la victoire.
fmoù τψ νίκψ φέρναΰί.
Πρώτος yjTo κ έμττροαοίνά
SS 6 υγιος του γέρου f/cccthâ• ΒΪχδ τά ττοΐια του φηρά, ΤΓουτον 6 ττρώτος άγωρος, Έ.8γυμν(ι:μένον τα σττα^ί èKpaTsty και τά μάτια τη
6ο αττίκιοας και φλόγδζ Ο'γαζουΰΐ, (("Κχετε θάρρος^ shrsKs μΑ Λί/αν ^avîjy càu τψ (}ρο)ΤΓψ., μη τά φοβείζοε τά ακυ^αά' ας ψ ΤΓοϊΧοι KJj άμέτρψοι^
κ εμείς τους ένικηααμεν^ tqi δλους τους èζiΰφh'';cίμ^y.)) ΙΙρόφοαδε τότε /ή] ά^χηγος^ ττρόφοασε fqj άρχι^τράττ^γος^
ςτ^ς μάχαις^ ςτά ποντικά, κ εΐττε ςτά TraïXyjKapia του, κ ειττε \ ί\ον το στράτευμα* «'0(70/ τΓίατοί εμπρός, ποαοιά, 75 ΰημερον γεννγ^οτ^καμεν, σήμερον νά αχ^ωμεν!ι> "Hvo/f' rj μάχη τρομερά, κ :^τανε ζεΰυνέρισις ς ολα τά Σ/παρτιατόγονα
Le premier en avant marchait le fils du vieux prince, il avait les pieds rapides comme des ailes ; c'était un brave, s'il en fut. Il tenait son sabre nu, et de ses yeux jaillissaient des étincelles et des flammes.
« Courage, s'écria-t-il, avec une voix comme un tonnerre, n'ayez pas peur de ces chiens, malgré leur grand nombre. Ils étaient nombreux aussi à Armyro, et pourtant nous les avons vaincus, nous les avons tous anéantis.»
Alors s'avança le général, le commandant en chef, un homme très-habile dans les batailles et dans les affaires politiques, et il dit à ses pallikares, et il dit à son armée: «En avant, mes enfants; c'est aujourd'hui le jour de notre naissance, que ce soit aussi le jour de notre salut! »
Un combat terrible s'engage, et, parmi les fils des Spartiates, c'était à qui marcherait en avant. Les Turcs résistaient, car ils étaient sur le bord de la mer. Mais sur
150 CUANSONS GRlOQUIi.
julff' çrà ijT^aà 'Uthasa^n^
85 ijàv τά τυφλά ητράτηοα• yiœr yjro θέλτ^μα ôsoù va Όακουα^ η τταράκλψις τ άγιου 'ïïçnjsro'jùyKsVj.rAj.
ΤρεΙς ττεροίκούλαίζ καλούνται ςτό κάυτρο lijç *A4i;v«f, είχαν τά νύχια κόκκινα^ και τά φτερά βαμμένα' μοιρολογούσαν κ ίλεγαν^ μοιρολογούν και }^γουν' κΥΙαραΰκευτ; ζ-ημέρωοε νά μ είχε ζημεροΰίει!
S Ν-ηαιωταΐζ κάμαν ttjv άρχ-ψ, ςτον κάμπον ροβολάνε^ Kjl άρχέφανε τον ττόλεμον, ΈΧλψικο οεφέρΐ' χέρια μέ χέρια πιάΰτγ^καν^ με τά αττα^ιά βαρπνται.η Κ.αραϊακάκ7;ς τ άκουσε^ ττολύ του 6αρ έφώτη^ κρούει τους μττουλουζίοες του, τβς καττεταναραιους•
la terre ferme ils eurent peur et ils tombèrent dans les
flots, comme des animaux aveugles. Car c'était la volonté
de Dieu d'exaucer la prière du saint protosyncelle.
{Mapte.)
KARAÏSKAKIS.
Trois perdrix sont perchées sur la ville d'Athènes, elles ont les ongles rouges et les ailes teintes. Elles se lamentaient et disaient, elles se lamentent et disent! « Le vendredi est venu, plût au ciel qu'il ne fût point arrivé! Les insulaires ont commencé, ils sont descendus dans la plaine et ont engagé le combat, une lutte hellénique.» Karaïskakis l'apprend et en est fort irrité; il appelle ses boulouchides, il appelle les capitaines. «Nos frères ont été égorgés, dit-il, et nos armées sont en déroute; prenez vos fusils, ceignez vos épées, car aujourd'hui nous sommes nés et aujourd'hui nous nous sauverons. Pour avoir Kiotayia vivant, faisons-nous tuer tous. » Il s'élance sur son cheval, tire son épée, renverse neuf retranchements et pénètre dans la bergerie. Les Turcs et les Grecs font sur lui une décharge de mousqueterie. Il pousse un cri perçant
α hpi πουίΤΒ^ Κώστα ΜποΓ^αρ);, Muçts K.jt90 Ί'τβι^ίΙλλαί, va μψ KiOTSùiTS την Ύουρκιόί^ va μψ '}jyoK^cphÎ9Tt,
2 υ Kcù xa\oL':fioùv oi y^i'STi'xvA τους 'πά^ίομ ςτάν ïm/âo μας^ Κ' iyci ôd πάγω V Κού>.οϋρ/, κοντά ςτον eu ^γ^μΫ^τρϊ;^ TTfixsi ô'acihKoùç γκχτρούς, ττδλτά Kcti μέ yMTfjéi^oWy /cjj âv oèv γν^έφα, 'EXXrp^sÇj SXoi va μ GV/yufjéTTs.» — Ύόν icKaiv τά τταλ^.ι^κάρί'Χ toVj δΧ oi KairsToofaiot,
2 S μα αάν rsv κλ'χ/γ' -η φτωχολογιά imoù ari/xc/y' ίζ»μγ,.
"Ενα κομμάτι μάΪΛγμα, ίνα κομμάτ άσημί^ έκόττ άπό τά Ύρίκκαλα και çrijv 'Xih^va irayst» «Δα* κΚαΐς^ κοωμΜνε Νοταρά, μΑ τον Ï^Gèvr ÔTTovxeç'j» ΪΙεράατ άπο τά Ύρίκκαλα, τού Νοταρά τά σπίτια^ 5 ν ακούατε ταϊς άρχόντιαοαις, τού Νοταρά την μάννα, ςτά παραθύρια κά^ουντα^^ το TtkXay άγνα'/τεύουν. « ΧΙουΚάκια μ^ άτ^οονάκια μου^ τταρχεσ^' άττ την Άοψα, μψ είδατε τον Νοταρά, τον Γιάνντ/ τ Άρχονττπλο; ΰέ τι ταμπούρια πολεμά αντάμα μέ τους Τούρκους;»
ΙΟ — «Χέρια μέ χέρια πιά-^τηκαν ςτην 6ου\ι>:μΑν Ά4φ>α, μέ τά σπαθιά βαρειόντουΰαν και Τούρκοι και 'Ρωμαίοι' μεντάτι εγι'νη τών Τούρκων άπό το Γριπονηϋΐ, και τους εβάΧον εμπροΰτά αάν πρόβατα, αάν γίοια' άλλοι ςτψ λίμνη πέφτανε ktj άλ/.οι μέα τά καράβια*
et soupire profondément : « Où êtcs-vous, Costas Botzaris et Kitsos Tsavellas? N'épargnez pas les Turcs, et ne perdez point courage; et, afin que les Chrétiens ne périssent pas, prenons-les sous notre sauvegarde. Quant à moi, je vais aller à Coulouri, près de Saint-Démétrius, là où se trouvent des médecins royaux; peut-être me guériront-ils. Et, si je ne reviens pas, pardonnez-moi tous, ô Grecs!»
Les pallikares et tous les capitaines le pleurent, mais [nul ne le pleure] comme les pauvres qui restent orphelins.
ARCHONTOPOULOS.
Un morceau d'or, un morceau d'argent a quitté Triccala et est allé à Athènes. * Ne pleures-tu pas, pauvre Notaras, le brave, qui était ton compagnon?» — «Passez par Triccala, par la maison de Notaras, pour entendre les femmes, la mère de Notaras. Elles sont assises aux fenêtres, elles regardent la mer. — « Petits oiseaux, mes rossignolets, vous qui venez d'Athènes, n'avez-vous pas vu Notaras et Jean Archontopoulos ? Dans quel retranchement combat-il contre les Turcs?» — «Ils en sont venus aux mains dans la pauvre Athènes, Turcs et Grecs se battent à coups d'épée. Les Turcs ont reçu du renfort de Négrepont et ils ont chassé [les Grecs] devant eux comme des brebis, comme des chèvres. Les uns sont tombés dans l'eau, les autres se sont réfugiés sur les navires; ils ont blessé ou tué tous les capitaines. Notaras s'est révolté et n'a pu prendre la
0/ 'λρο'ανιταίς πάν κοντά μέ τά çnaàtà ςτό χί(*ί. Ψίλ-η ήκύνίτΰαν ίΟ'γαλδ και ù'apsiavciurevaCti' (( Bpi ποιητε, 7rcckk>jfcapta μον^ μυί^ά Κακοκυλιώτοίζ} 2 ο γυρίατϋ m'w, ττάρτΣ μ^ άττ τάν Ύονρκχν τά χέ^α, KJj àv oèv οάς vtùsu μάλαμμα, Γιάννη νά μψ μέ πουνί,» Σκλα&ώααν τ Άρχοντότταλο^ τόν ιτρατγ,γαν ττ,ς Κφ4θί, πονταν Ενας τερέμπετ^ς και νιας ocb τό )aioyrapi.
Του Φλέΰΰα -η μάννα κάθεται ςτην Mmhavr; ςτη ράχη, τά κοντοβούνία γνάντευε και τά πουϊαά ρωτάει' κΙΙουλάκια μ\ άγ/όονάκια μον, πο-^ρχεαόΐ ςτον αέρα, μψ ειόατε τόν οτρατΥ/γό^ τον Φ>i55' άJpχιμavopίτr|\1^ 5 — Στα κοντοβούνια <πέραδε και ςτά Σουλειτμοχώρια^ και τά 7Γα}Χ7;κάργια μάζονε δλους KoyroGowi'çtouÇy τά μάζαξε, τά σύναξε ταμάμου τρεις χυααόες. Κ,αοουνταν και τάρμψενε, cav μάννα^ σάν ττατέρα* κΈμπρος, εμττρος, μαρε τταιοιά, ςτό Νιάκαστρο νά ττάμε^
ΙΟ νά κάμαμ ëva πόλεμον μέ τους οτραβαραττάοες' KJjy àv oèv σας ντύσω μάλαμμα^ Φ^άσσα νά μψ μΛ ττούνε,^ Κα/ ό Κεφάλας τ ίλεγε, και ό Κΐφά>^αί 'λ,έγει• κΎοΰ Μισιριού -η 'Αραπιά ςτο Νιόκαστρο ν φερμένη.η — « Σιοίπα, Κεφάλα, μψ το λες, και μψ τό κουδεντιαζ^ς^
CHANSONS HISTORIOUES.
fuite. Les Albanais s'approchent l'épéc a la main. Notaras pousse un cri aigu et soupire profondément : « Où êtesvous, mes pallikares, s'écrie-t-il , mes pallikares de Kako- Souli? Revenez sur vos pas et arrachez-moi aux mains des Turcs, et si je ne vous revêts pas d'or, qu'on ne m'appelle point Jean. * Ils firent prisonnier Archontopoulos, le général de Corinthe, qui était un bey fameux, qui était jeune comme un lion.
PHLESSAS.
La mère de Phlessas est assise sur le rocher de Boli; elle regarde les collines et elle questionne les oiseaux : « Petits oiseaux, rossignolets, vous qui passez dans l'air, n'avez-vous pas vu le général, l'archimandrite Phlessas.»» Il est passé par les collines, il a traversé les villages de Souleïm; il réunissait des pallikares, tous gens de la montagne. Il en réunit, il en rassembla environ trois milliers. Il était assis et leur donnait ses instructions, comme une mère, comme un père [à ses fils]: «En avant, en avant, les enfants, allons à Néocastro, allons livrer bataille à ces vilains nègres, et si je ne vous revêts pas d'or, qu'on ne m'appelle pas Phlessas.» Et Céphalas lui disait, et Céphalas lui dit: «Les Arabes du Caire sont arrivés à Néocastro.» — « Tais-toi, Céphalas, ne dis pas cela, ne parle point de ces choses, de peur que le gouvernement ne t'entende et ne nous envoie pas notre solde; de crainte aussi que les troupes ne l'apprennent et ne viennent pas à notre secours; de peur que les enfants ne l'entendent et que tu ne puisses les gagner à notre cause.»
ΧκόμΥι \6γοζ i'sreKS koli isu'/ruriià Afo-zrs/ira/, • κ il ΆρατΓ/ά τους i'^^zs μιά \r^oL^yia γύαάοΐς.
ao — «'Λ/ντέ, iroiioia^ va 7r/aw/ts çrô 'K[Jr^μoμcc>iάτ^.» M' άρχέψανε ràv ττΟ^Βμο ait τψ αυγή χς τό βράόυ. Μπρα/μ7}ς βάνει την φ<ύνη, λέγδί τού παπά ^yj'ssa* (("Εβγα, Φλέΰοα^ προ^κύ•/τ,'33 μέ ουλό ηυ τ άικίρια — «Aiy aè φο6Όύμ\Μπροάμ πα»3ΐά^ςτάν vtn μ^ oh <si 6'ay»,
2s κ αμέ μεντάη μ^ρχονται oi KoXoKtyrpùcvaioi.» Κα/ ςτά ταμπούρια πέ'ίανε αύτοι oi 'kpoeirahtç, Ό Φλέσυαί βάνει μιά φωνή, καΙ λέγει τών οτρ<χτιώτ<ίν' και τά απαοίά τραβίξανε και κάμνουν το γιουρούσι, Μιά μπαταργιά τού ρίξανε πικργι, φαρμ/χκαμέντ^'
3 ο τόν Ί'λέ^σα τον èiKÔTdi'sav μοίί^ μΑ τον Κεφάλα. "Oj εϊαύε φίλοι, κλαύ'3ετε' και σε/^, εχθροί, χαρϊ}τε.
Il parlait encore, il n'avait pas achevé de prononcer ces mots qu'une vingtaine de mille Egyptiens les entourent.
«Allons, enfants, prenons le chemin d'Erimomaniati.»» Mais ils soutinrent le combat depuis l'aurore jusqu'au soir. Ibrahim fait entendre sa voix, il dit à papa-Phlessas : « Viens, Phlessas, fais ta soumission, toi et toute ton armée.» — «Je ne te crains pas, Ibrahim pacha, et je me soucie peu de toi; voici les pallikares de Colocotronis qui viennent à mon secours.»» Les Égyptiens tombent dans les retranchements. Phlessas prend la parole et parle à ses soldats. Et ils tirèrent leurs épées et s'élancèrent en avant. On fit sur lui une décharge de mousqueterie, amère, empoisonnée, et Phlessas tomba mort avec Céphalas. Pleurez, vous tous qui êtes ses amis; et vous, ses ennemis, réjouissez-vous.
ÉLIE MAVROMICHALIS.
Dans tout le monde il y a des étoiles, dans le monde entier rit le soleil, mais il tombe un épais brouillard dans le pauvre Négrepont, là où le Prince est allé pour combattre. Il y est allé et s'est enfermé dans le moulin de Carystos; pendant dix jours il combat les Persans, sans pain, sans eau, sans secours aucun. Survint un seigneur turc qui dit à Élie: « Elie, pourquoi ne te bats-tu point comme un pallikare que tu es?» — Et Élie tira son épée et s'élança en avant ; il tranche la tête à dix Persans, et entre dans le moulin. On lui tira un coup de fusil, on lui
μΛά τουφίκίά τοΰ ^(caavs^ τού κ6φοη$ τα χέρί. Ψίλτ] φωνίτααν ίβγοίΚ» και f/a^siavaTTivatsi•
iOÙTB τΐ μ έ<Ι>όνδυα8 Ύού^^κοζ μέ τα τπφέκί. ι S Δ^ aïv 'ΤΓουλά/αα πουύβνά^ κάνα ^υά xîkiàwtct,
νά πάν νά ττούν τού μπάρμπα μαυ, τού ho)jtt Κνριακύλ>;, μΓ/τάη νά μού κάμουνε^ πδλτά km μέ γλι/τώϋονν.» "Ο'} shrs φί'λοί^ κλαύδατε• και m/'î, ίχ^οο/, χαρψ'Β* ακοτώδανε τα μπεί^ο^έ^ τ ά^ο το πα^Χγ,κάρι.
ΉΤΤΑ TQN ΤΟΥΡΚΩΝ ΈΝ ΆΣΚΗΦΏΙ.
Κάθε ταχύ μέ τψ ^ροοίάν π ανοίγει τα λουλοϋ^^ι^ άφουκραΰτητε νά αδίς Vu τα Κργ^τίκον τραγοίΖι. 0/ Σφακιανοί s βαστούνε Φράγκικα μπαϊράκια, και λέ πώς οε νά κάταουϋΐ ςτ άγοίοικά κονάκια. 5 Κλα/ν ο! γιαγάοες, κ'/.άϊνε^ κολ },έγουν τον Vta/vajo πως ùè νά κάτσουν οι 'Ραμγ^οί ςτο όικόν τον κονάκι• Kjj ονλον τον βιόν του μΛ^^εν, ςττ/ γώρα τ' άποήνζί γιά νά πλι^ρώσ]^ τψ Ύουρκιάν^ νά πα νά τΰη "(,υγόνγ^ ^λπου τψ χώρα πόριααν οάί^εκα μπαϊράκια,
ΙΟ γιά νά ζυγόνουν τΰοί 'Ρωμιούς, μψ κάι^ουν τά κονάκια πορ'ίζουν ςτά Ύσηκαλαριά, καθίζουν 'λ/'/ον 'λ/'/ον, και τά τοαντήρια στήσανε ςτο ΪΙρόσνερον, ςτον ΙΙύργον ςτον ΙΙύργον σάν επήγασιν, ôéXow νά πολεμ-ήσουν, ογιά νά βγουν εις τά Σφακιά, κ ëva νά μψ άφτ^σουι»
coupa la main. Il pousse un cri perçant et soupire profondément: «Où êtes-vous, dit-il, mes pallikares, et vous, mes Spartiates? Voici qu'un Turc m'a tué d'un coup de usil. N'y a-t-il point quelque part des oiseaux, n'y a-t-il pas deux hirondelles pour aller dire à mon oncle, à ce pauvre Kyriakoulis, de m'envoyer du secours et d'essayer de me délivrer? »>
Vous tous ses amis, pleurez; et vous, ennemis, réjouissez-vous; ils ont tué le Prince, le brave pallikare.
LXXVni.