LA MORT DE PÉTRO-BEY
Depuis hier le Bey se disposait à partir, et voici que les montagnes mugissent, car la Grèce est orpheline, car le prince est mort, le Bey du Magne n'est plus.
Ο vous tous, chefs et généraux de la maison de Mavromichalis, vous qui sur terre et sur mer, dans toutes les
Kai ςτά Μωρί^α, ςτη Οάλα^^α, καΐ ςτη οτεργιόί, μέ ttÎ'Stî
ΙΟ οουλεύαατε δλοί γιά τη 'ίτατρΓόα μας. Αϊ, αρχηγοί /cou ατρατηγοί, άττό τα σττίτι τουτ66ά, ϊρχβαοδ και μα^ύβαοβ^ γιατί μίοεύδί άφένη^ς μας
2 ο ijpua Y^uvTToanîvô μου,
3 ο K^y δντας ςτον "Êuàrj καταιΘγι,
σύρτε irahv ςτην οέσιν σας.
villes, en Roumélie, en Morée, avez fidèlement servi notre patrie.
Allons, chefs et généraux de cette famille, venez et réunissez-vous pour recevoir la bénédiction de notre père qui va mourir.
Allons, arrive, prince Klie, viens de Carysto; viens, prince Georgakis, de la ville de Nauplic; viens, héros Constantin.
Viens, Kyriakoulakas, capitaine à la longue moustache, viens de la Roumélie, toi qui as le regard d*un lion.
Viens, prince Jean, viens de Néocastro; quittez les places fortes et venez recevoir la bénédiction de notre père qui va mourir; et, quand il sera descendu dans la tombe, retournez à votre poste.
Arrive, général Katzakos, toi dont les pieds sont des ailes, fais de la mer la terre ferme et viens de la Bavière, pour que ton oncle Pétro-bey te donne sa bénédiction.
Il'
"Έλλψες δλοί KJ] όώδλφοί\
KXaipsTs, χώραΐζ και χ«ρ//ά, KJi δλοί της Mavrjç τά τταιΖιά, ΆφέντΊ^, àjtévTYj, βα^λεια
4 s και KuffepvTjTaç ϊκαμβς*
Κλά?/τ5, ττίς Mdcrtçç τά χοιργίά,
Αϊ, αρχηγοί και ατρατηγοι 55 δ\ου τοΰ ίονους ττ/ς Ελλάς, ΰέ οάλα':αα και se στεργιά, κλάνετε τον Μανιάμττετ/, ΤΓοϋ πρόεδρο τόν ειχετε.
Ό ΤΖΑΜΗΣ Κ Ai Τ0 ΣΤΝΤΑΓιΜΑ.
«Τί ϊχουν ο'ί κάμτΓοι και βροντούν και τά βον^ά και τρι'^ουν, και αν, κανμΜ'/η 'Ρο^/^λι^, και ΰκοϋίβΐς και φυΐνάζεις;» (("Ελλψά μ, iqi αν μ! έράττ^αες, νά αού τ όμολογ-ήαού. ^ωάεκα χρόνους ττολεμώ μέ το ΰουλτάν Μαχμούτη,
CHANSONS . mSTORIQUES. 1 65
Hé! chefs et généraux, Grecs et frères, il est mort Pétro-bey, qui fut votre prince.
Pleurez, villes et villages; pleurez tous, enfants du Magne.
Prince, prince, tu faisais jadis des royaumes et des gouverneurs; toutes les cours te connaissaient; tous célébraient tes louanges, et tu faisais trembler la Turquie.
Pleurez, villages du Magne; pleurez Pétro-bey, vous tous petits et grands, car nous avons perdu notre abri, notre abri tissu d*or.
Hé! chefs et généraux de toute la nation grecque, sur
terre et sur mer, pleurez le Bey du Magne, qui était
votre chef.
{Magne.)