LE MATELOT
MÈRES qui avez des enfants, femmes qui avez des maris, écoutez que je vous dise les souffrances du matelot. Un navire faisait voile dans le golfe d'Attalia. Une violente tempête, un terrible vent du nord, Tassaillit. Il y avait à bord un marchand Juif, un capitaine Turc, il y avait aussi trois petits Grecs qui observaient le temps. L'un l'observe à partir du soir, l'autre à minuit, et le troisième, le plus petit, depuis l'aurore et après. Et le mousse sortit pour regarder la carte; en riant il était sorti et baigné de pleurs il redescend. — « Qu'as-tu, petit mousse, à t'attrister et à pleurer?»» — «Ce que j'ai vu, mon capitaine, que Dieu le détourne de nous; je vois la mer s'élever comme des montagnes, je vois le golfe qui s'assombrit. Turcs, faites des vœux dans les mosquées; et vous, Grecs, dans les monastères; et toi, vilain Juif, fais vœu d'adorer le Christ. » Et le Juif se tient tourné vers l'orient et fait le signe de la croix. « Christ, dit-il, si tu es le vrai Dieu, fais-moi miséricorde, je te ferai présent d'oques de cire, de quintaux d'encens, et je t'apporterai des peaux de bœuf pleines d'huile. » La mer devient comme un miroir, et le golfe s'apaise. Ils coururent quarante milles, quarante milles ils naviguèrent, et au quarante - deuxième, et au quarante-cinquième, le chien de Juif se repentit, et retourna à sa croyance. «Christ, dit-il, Christ Jésus, garde ta croyance, et moi la
mienne.»» Et il parlait encore, il n'avait pas fini de parler
290 CHANSONS GKMCQOËS.
γεμίζίί -η ôokcc^aa ττανίά, το 7ref>i'/ia/j vaurcuÇj και το μίκ^ό ναυτόπουλο r^eps και κολυμπά' ςτά οεκαφτά 'μερό'^υχτα βγαίνει ΰ έρ-ημοίτηαΐ' μαύρα πουλιά τον τριγυρνούν^ κ^ άδπρα τον τριγυρίζίτ<^^
3 ο μά 'να πουλί, άοπρο πουλι\ ^ ■i'fiske νά φάγτ;' τάλλα πουλιά τβ λέγανε, τάλλα πουλιά τη λέγουν « Φάγε και σι), άσπρο πουλί, άπ ά:νάρεΐύΰ/ήνου πλάταις, καί γράφε ςταίς φτερούγαις αβ ουά λόγια λυττημένα, τό 'να νά TTJiç ςτη μάννα τβ, τάλλο ςτψ Μελφψ τα,
3$ νά πιάα -η μάννα τά βοννά, κ -η ά6βλφη τά "υάιτη, » Κ' ^πιαα η μάννα τα γιαλά καί άΖελφ^ τψ άμμο, κ ευρ/ακεί -η μάννα τα κορμί κ ij αυελφτ, τά χέρια, «Γϋ/έ μίβ, καί πουν τά μάτια ce, καί παν -η
κεφαλή ca, καί τ άποοέλοιπο κορμί πα βρίΰκεται ριμμένο',η
Μια τρυγονίταα 'vaanjca, μέ χάοι άναατημέντ;, κ οπότε τψ άνάαττ^^α, την ειχ -ημερωμέντ;, εις τό κλουβί τήν έβαλα, την κράτουνα κΚειαμένΥ/. Κ' άνο^οίλίΰ^η το κλουβί, κ εφυγ -η τρυγονίταα' 5 έτάϊ'ζά την ζάχαρι κ εττότιζά την μότχο, κ ϊπιε το μΛσγρ το κάλο, κ àïJja πολλά γλυκάοια, κ Ύ] τρυγονίταα μ έφυγε • σύρομαι νά την πιάαω, κ -η τρυγονίταα μ' έφυγε, αάν άγριο γεράκι. «'Ε^λα, τρυγόνα, ςτο κλουβί, αάν πουαουν μαοτ^μέ'/η,
que la mer est remplie de voiles, le rivage couvert de matelots, et que le petit mousse plonge au fond des flots. Au bout de dix -sept jours et de dix-sept nuits il est jeté dans une île déserte. Des oiseaux noirs l'entourent, des oiseaux blancs tournoient autour de lui; méiis un oiseau, un oiseau blanc, ne voulait pas manger. Les autres oiseaux lui disaient, les autres oiseaux lui disent: «Mange, oiseau blanc, des épaules d'un brave, et écris sur tes ailes deux paroles de tristesse, l'une pour sa mère, l'autre pour sa sœur, afin que sa mère traverse les montagnes, et sa sœur les forêts. » Et sa mère alla sur le rivage et sa sœur sur la K. plage sablonneuse; et la mère trouve le tronc et la sœur les mains. — «Mon fils, où sont tes yeux et où est ta tête, et le reste de ton corps où se trouve-t-il jeté?»
Il étai^ au fond de la mer, la pâture des noirs poissons.