LA PRINCESSE ET L'OISEAU
Un petit oiseau chantait dans un jardin, il ne chantait pas comme un oiseau, comme un rossignol, mais il chantait et parlait en langage humain. Du haut de son palais une princesse l'entendit: «Que n*ai-je ta beauté, oiseau, que n'aije ton ramage, et tes ailes dorées pour cheveux de ma tête!» «Pourquoi veux -tu ma beauté et mon ramage, et
και τά χρνοά μον τα φτερά μΛΪ}αά της κεφαλές οου\ 'Ew τα mveiç τό νερό μέα ςτ αργυρά ττοτηρι^ ΙΟ κ έγώ τό mv(û τό νερό γουλιά γου'/ja ςτη 6'ρύ^ί• èaù κο/μάΰΜ ςτά \pika και τ άαττρα αεντονάκκχ^ έγώ κοιμούμαι ςτά κ^,αριά μέ φόΰο^ μέ τρομάρα' αύ άτταντέχεις άγουρο νά 6γ^ι νά ai φιΚ-ηα^ι, κ έγώ άτταντέχω κυνηγά γιά νά μΑ /cwo^/'^^•»
κ έκάναμ δρκο ςτό αταυρό κ έττάνω ςτό βαγγυαο^ 5 άν άρρωΰτψ à σύντροφος νά μη τόν αρνηθούμε, Κ' άρ^ώατησ 6 άνορειότατος^ τό ά^ιο ττελληκάρι, ααράντα μέραις τόν βαατοΰν^ ααράντα μερονύκτια' έαάπηκαν οΐ νάμοί τβ κ έττέααν τ άρματα τβ, κ ëvaç τόν άλλον λέγει•
mes ailes dorées pour les cheveux de ta tête? Toi, tu bois de l'eau dans une coupe d'argent, et, moi, je bois l'eau gorgée à gorgée à la source. Toi, tu dors dans des draps blancs et fins, et, moi, je dors dans les branches avec crainte, avec frayeur. Toi, tu attends qu'un jeune homme vienne t'embra.sser, et, moi, j'attends un chasseur pour me faire la chasse.»
CXLn.
LES 40 CLEPHTES.
Nous étions quarante clephtes, quarante braves pallikares, et on mangeait de bon pain et de tendres chevreaux, on buvait de bon vin et on faisait des serments sur la croix et sur l'évangile, on jurait de ne pas abandonner son compagnon s'il était malade; et le plus brave, le plus vaillant pallikare, tomba malade. Quarante jours ils le portèrent, quarante jours et quarante nuits. Les épaules lui pourrirent et ses armes tombèrent ; et l'un dit à l'autre: «Frères, est-ce que nous le renions, frères, l'abandonnons-nous?»• Mais celuici les avait ouïs, celui-ci les entendit. «Frères, ne me reniez point; frères, ne m'abandonnez pas, mais portez-moi sur la montagne, portez-moi sur le sonmiet; coupez des branches et déposez-moi dessus; coupez des rameaux de myrte et étendez-moi dessus et tournez-moi le visage contre terre, afin que je ne vous voie point passer. Ne dites pas à ma mère comment je suis mort, mais dites à ma mère que je me suis enrôlé, que je me suis engagé [pour combattre] les pirates Barbaresques, les Turcs et leur flotte, et que je suis
mort en combattant l'épée à la main.» {Corse.)
333 Cl^IANSONS GRECQUH.