‹ Recueil de chants historiques française (volume 2)Chapitre 51 sur 120 · NOTICE · texte numérisé non relu

NOTICE

Nous voici parvenus à une époque de notre histoire où les documents deviennent aussi multipliés quHoté* ressauts; parmi ces documents, on compte des pamphlets , des poésies de toute nature, et principalement des chansons ; il ne faut donc pas être surpris du nombre assez considérable de celles que j'ai pu recueillir sur les régnes de Charles IX, d'Henri III et d'Henri IV.

Un fait important domine cette époque, la réforme religieuse et les guerres sanglantes, prolongées, dont elle fut la cause. Aussi, presque tontes les chansons qui vont suivre, au moins les plus curieuses, se rapportent à ce sujet, et j'auniis pu intituler cette partie du volume : Chansons pour et contre la Ligue. Cette ligue fut , comme chacun le sait, le dernier période d'une longue querelle où la France manqua de périr tout entière et de se voir partagée entre les nations ennemies qui l'avaient poussée au combat. Aucune époque de nos annales ne présente un plus grand intérêt, aucune autre n'est mieux connue ; aussi ne doit-on i*as s'attendre à trouver dans cette notice la narration, même succincte, des faits qui s'y rapportent. Je me contenterai de

fkjfnf)pi* quelques indications poi^r faciliter Vlnt^Hj^ence 499 cban^ops q|j^ j6 publie. La curiosité ^ttîïçhée A fies ^ingi^liers iJQpurpents n'est pas le sei^l ppiqt qui les recpmmande : ils peuvent encore éclaircir ceflains f^xpè obscurs ou ipal connus. Qp'on Usp j^vcç «itteatiou les différentes cbausons qui ypnt suivre , et Tpp aura s^r toqs les s^jets au^que's elles se rapportent des flét^ite noqve^q^ et pjqua^ts.

J>i été forcis de çboi^ir i^u milieu di^f pb^nsp^s W^W |>reiisps rel^tjyes à jbistpjre de ce|lte éppqqp , p^f, si j'avais pi la pr^tenMPft de len rpprpdqire Iputes, le ¥p|aa)^ eptier que je publie n^ur^H PW m ^©Ff » Je . ^'$^^vi pfks libr^ de i^ fairp j plusieurs pièpjss^ et 4e9 ffiqs mj|if uses, ne m'opt éié seu|en)eiU qu'if^diquées par çeip jUili Ipf ppssi^dent, On trouvera dpfî(i daps les indfpjitiiPii# bjl^lipgrapbiqn 69 le tjtre et le premipr vers de Jmst' coup de pièces que je |i>i pu 0i| qup jfi n'ai pascrM d<l' ^m RnUier. Sons le rapport biiitori^uci il sulQsiiH de ifgnalepr les différaptes phapsoni composées inir W iYéufimnii ^m quU filt besoin de les Inipr^np^ lentes.

Comme on le pense bien, les deux partis qni ont d|f i«é Ifl Frapef pendant la seconde moitié du %W si^le ont en cfiacun lenr interprète ; et Ton d^tingup ais<ifnept les chansons qui leur appartiennent* Je me suis ^ppjiqné ^ fçjjre connaître les sentiments divers donj^ ik étaient îmimés. Pest ainsi que la chanson spr le colloque de

Ppissy et celle contre la nies^e sont T^PPu^fe d'un réfoi'pisfe, tandis que celle sur le massacre de Yfissy ^st rœuvre d'un catholique ; de même, des cinq pièces sur l'assassinat d'Henri III, les trois premières cppliennen^ l'éloge de Jacques Clément, les deux autres le vouent à l'exécration de la postérité.

J'ai réuni dans cette notice tous les détails que j*âi crus nécessaires à réclaircissement des chansons relative^ à la réforme! Ainsi je dirai ici quelques mots au sujet d'une pièce datée de Tannée 1542, et qui renferme contre le luxe du clergé de sinistres prédictions. Cette pièce, récemment publiée dans un ouvrage allemand de M. Ferdinand Wolf , est extraite d'un recueil de chansons de la plus grande rareté, car je ne Tai pas trouvé cité dans le Manuel du libraire , ni dans les anciens catalogues.

Je crois devoir encore signaler ici un autre recifeil qui se trouve à la Bibliothèque royale parmi les livres imprimés. C'est un volume grand-in-folio sur lequel sont collés des gravures et des pamphlets politiques relatifs aux derniers temps de la Ligue. Ce recueil a été formé par Pierre de L'Estoile, ce bourgeois de Paris qui nous a laissé sur les règnes d'Henri UI, d'Henrt IV et de Louis XIII un Journal si curieux.

L'Estoile se plaisait à ramasser dans les rues toutes lés satires, toutes les chansons et les autres écrits politiques publiés chaque jour et en très-grand nombre par les ligueurs ou les royalistes; non-seulement il les lirait avec attention, comme le prouve son journal, mais it les conservait précieusement. Dans ce recueil, intitulé par celui qui Ta formé : Les helles figures et droîleries de la Ligue (1), j'ai trouvé douze chansons : trois ont rapport au meurtre d'Henri III, une autre contient Téloge de la sainte ligue ; plusieurs sont dirigées contre lé rôi de Navarre. Elles sont d'autant plus curieiises que Llsstoile, qui les avait trouvées dans les rues de là capitale,' en explique différents passages et nomme les autèui^ de quelques unes.

(1) Voyez dans notre Bibliographie upe clescripliop dét9|ill^e de ce recueil.

CHANSONS

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