‹ Recueil de chants historiques française (volume 2)Chapitre 89 sur 120 · ENVERS LES CATHOLIQUES EN CBS DERNIERS TBHPS · texte numérisé non relu

ENVERS LES CATHOLIQUES EN CBS DERNIERS TBHPS

1 Henry, comme par passe-temps, Employoitla pluspart du temps A son fainct dévot exercice,

Et proches des chaudes saisons Aux masquées processions Alloit pour couvrir sa malice.

2 Ainsi faisoit cest 1:

Affin que sous Thi Libres soient ses n cti Forçant femmes et vi( Faisant des noninî Qui sont d'W'^^ry

3 De Pcglise oster les joyaax Pour ses mignons et maquereaux, Enrichir et faire grands princes, Donner mittre à quelque coquain, Orner de crosse une putatn, Comme on voit en plusieurs provinces.

4 Jamais, tandis que Ton verra, Que la sainte nef vaguera Dessus ceste onde venimeuse De Tavare indignité, Jamais n'auront que pauvreté, Et enfin sera périlleuse.

5 Catholiques, souvenez-vous

Que pour couvrir les cruels loups

Les peaux de brebis font office ;

Et après, ainsi déguisez

En leurs faits subtils et rusez

Aux corps nuds monstrent leur malice.

6 Ainsi en fut le bon Guysart, Qui mit corps et biens en hazard Pour faire nommer le roy maistre.

Mais ce vilain monstre pelé

A tuusjours dans son cœur celé Le mal qu'enfin luy fit paroistre.

7 Au VŒU d'Henry quatre pendards \indrent à grands coups de poignards Desgorger sur lui leur furie ;

Puis estendu mort on le met Dans son malheureux cabinet, Couvert d'une tapisserie.

8 Après ce trahiste desloyal, Vers luy mande le cardinal

Qui fut de ce grand prince frère, Qui, sans respect du sang sacré, Le lendemain fut massacré D'une mort encor plus sévère.

9 Ainsi, de France les flambeaux Sont terrassez par les bourreaux Que ce vilain mit en besogne, Faute lourde, qui causera Qu^un chacun de nous maudira Ce meschant banni de Poulongne.

10 Malheur sur toi, ville de Blois, Qui enclos ce trahistre Yallois, Qui fut vray fils d'une chimère ; Mais malheur, dis-je, non sur toy, Mais advienne à ce tyran roy.

Qui fait dans ton corps son repaire.

11 O trompeur ! qui a fait mourir Les princes qui t^ont fait florir, SoXiz le masque d'œuvre pieuse ; O ! perfide et déloyal roy,

Un Turc ne fauce pas sa foy, Encor qu'elle soit malheureuse.

12 Mais que diront tous les Qui voyent violer les h , Et faucer serment et Auront-ils recours

Qu'il fit à son couroni ,

Plus qu'au sacrement de

15 Ce plus que trop enragé chien Portoit tiltre de très-chrétien Auparavant ses belles oeuvres ; Mais c'est le dire cousiumier Qu'à Tœuvre on cognoit rouvrier^ Qui est chose certaine et seure.

14 Catholiques, ayez tousjours

Du Mayne, d'Aumalle et Nemours En grand honneur et révéreoeê»

Car Dieu vous les a préservez Afiu que soyez gouvernez Par leurs vertus, foroe et prudedee.

15 Ce malheureux s'attendoit bien Que d'iceux ne dut rester rien ; Mais pour recevoir tel outrage Qu'ont receu leurs frères et cottsins, Mit maints postillons par chemins Portant paquets et même charge.

16 De la noblesse les premiers Il tient captifs et piisonniers, Qui jamais ne lui firent offenee, Comme un cardinal de Bourbon^ Qui, entre nous, a le renom D'être le premier de la FrantJe.

17 Puis de Joinville, fils atné De ce grand duc assassiné^

Et plusieurs autres catholiques.

O ! Hérodes, tu montre bien Que jamais tu ne vallus rien Qu'à estre chef des hérétiques.

18 Donnez-vous garde, mes amis, Car il se trouve dans Paris Plusieurs hommes qui vous escoutent, Que vous pensez hommes de bien,

Et toutefois ne vallent rien.

Car à bien faire ne voyent goute^

19 Ce sont harengères en caquets Qui descouvrent taiit de paquets Pour le peuple mett»e en discorde; Ce sont envieux de vostre heur Qui désirent en vostre malheur; Bref, telles gens méritent la oord«.

20 A vous, habitans de Paris, Je consacre les miens escrit^i Qui m'estes compagnons fidelles, A vous j'apan cei tristes vôrs, Forgez d'un mélange divers

Des fautes d'Henry plus nouvelles.

CHANSON NOUVELLE

ou EST DÉCRITE LA VERTU ET LA VALEUR DES LYONNAIS

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