D£ LA FINESSE DU JACOBIN
1 11 sortit de Paris Un homme illustre et sainct, De la religion Des frères jacobins.
Tu ne Tentens pas le latin.
3 Qui portoit une lettre A Henry le vaurien ; Il tira de sa manche
Un couteau bien à poinct.
ïu ne Fentens, etc.
^ Dont il frappa Henry Au-dessoubz du pourpoint, t)roit dans le petit ventre, Dedans son gras boudin.
Tu ne Tcnlens, etc.
4 Alors il s'escria :
O meschant jacobin î Pour Dieu qu'on ne le lue, Qu'on le garde à demain.
Tu ne Tentens, etc.
3 Voicy venir la garde, Ayant l'espée au poingt, Qui, d'une grande rage.
Tua le jacobin.
Tu ne Tentens, etc.
6 Le président Laguele A rinstant il fut prins, Disant : Faictes-inoy pendre, Si jamais j*en seus rien.
Tu ne Fentens, etc.
7 Henry, fort affoibly, Il demanda du vin, Manda Tapotiquaire, Aussi le médecin.
Tu ne Fentens; etc.
8 Luy ordonna un clystère^ Disant : Las! ce n'est rien.
Dict : Allez -moi quère
Ce Biernois genin.
Tu ne Tentens, etc.
9 Quand il fut arrivé A plorer il se print :
— Hé ! mon frère, mon frère, Pour Dieu, n'y plorez poiuct.
Tu ne Pentens, etc.
10 Je vous laisse ma couronne, Mon royaume en Vos mains, Pour prendre la vengence De ce peuple inhumain*
Tu ne Tentens^ etc.
11 £n disant ces parolles, Luciabel y vint
Avec sa compagnie Qui l'emporte au matin.
Tu ne Tentends, etc^
42 Pour servir compagnie A sa mère Catin.
Vous aurez veu la vie, Vous en voyez la fin.
Tu ne Tentens, etc.
15 Nous prions Dieu pour l'ârtie De rheureux jacobin, Qu'il reçoive son âme En son trosne divin.
Tu ne Tentens pas, la, la^ la, Tu ne Tentens pas le latin.
CHANSON