‹ Recueil de chants historiques française (volume 2)Chapitre 92 sur 120 · NATIF DE 8ERB0NNE · texte numérisé non relu

NATIF DE 8ERB0NNE

POUSSÉ DU SAINT ESPRIT FOUR MBTTRI LES CATHOUQUEi Vt LIBBRTi.

1 Peuple dévot de Paris, Resjouis-toy de courage, Par gay chants et joyeux ris, Estant libres du naufrage Préparé aux catholiques, Par ce pervers et meschant Bouclier des hérétiques,

En tous les faits inconstants.

2 Plus cruel et inhumain Qu'un Néron, brouant de rage Dont le sang est en la main De sa mère le carnage, N'a-t-il pas fait le semblable En La Rochelle et ailleurs,

Ce rendant leur secourable, S^accompaignant de voleurs !

5 Tesnioing en est ce Biron, D'avarice l'exemplaire, Et le démon d'Espernon , Des enfers le secrétaire.

Il laissera leur salaire Bien préparé, je le sçay; Daumont et les confraires £n jouiront de Tessay.

4 II a faict profession

De deffendre notre église ; Mais plus cruel qu'un lyon, Ce nourissant en sa guîse, S'accosta des hérétiques, Gens semblables à Henry, Contrefaisant rh^pocrite De tous vices endurcy.

5 II a sucé tout le sang

De son peuple débonnaire, Comme un taureau mugissant C'est rendu son adversaire, Tirant du fort et du faible Les moyens en gaudisant Vers nous c'est rendu corsaire, La rage l'engloutissant.

6 Après avoir fait De ce siècle l'e Cuidoit les ault ir Tous vrays sup )ts de la ] Mais le mol fer la 1

A rebouché en r< Et ce Cousteau d' L'a fait mourir à

7 II s'approche de Paris,

Y voulant couper les vivres; Mais à Saiiict-Clou fut surpris,

Y gissant mort s'il n'est yvre. .

Je Tay vu, je le tesmoigoe, Estant assis sur un lict,

Mis à mort par un sainct moyne, Jacobin, ainsy qu'on dict.

8 Dont le chantons, bien heureux D'avoir fait tel sacrifice.

Faisant mourir Torgueilleux De tous les maux la nourrice; Qui tant afflige son peuple Qu'il ne peult plus respirer; Tout le reste de son meuble

• Veult le Biare hériter.

9 Mais ses jours il finira

Bien plustot que il ne pense ; Ou diligent s'en yra Hors d'icy; ô noble France, Qui tant as souffert d'outrance De ce tyran inhumain, L'on luy crèvera la pance, Soit aujourd'huy ou demain.

10 Oses -tu bien bazarder, Biernois plein de fallace, D'orgueil, voulloir impiéter Ce royaume plain de grâce ?

Ta teste u'cst suffisante; A quel jeu Tas-tu gaigné ?

Par ta preische desplaisante De tes desseings eslongné.

11 II est morl, ce traisire roy, Il est mort, ô l'Iiypncrile, Il est mort eu dcsarroy.

Veslus de ces fails inicques.

Il est mort, 1^ le niesehaut!

Sa sépnltuie au\ enfers

Et à jamais tutiguis^aat.

C'est le giierdoLi des malfaicts.

12 0 le bon Dieu qui a soiu De son peuple variable L'a regarda au besoin En se rentlaiit favorable.

Le délivrant de la perte

Visible devant nos yeux^ .

C'estoit chose descouverte

O desseÎDgs pernideuxi '- <!> ('l'O I

13 Prions tous dé Totem eu l ■' tfi Pour ce moyne secourabU Qui s'est offert librement

Au supplice exécrable; -mH •

C'estoit pour nous desoioiltref ''' "V Le Btng de ce cruel.

Et potir Aire transporté Ah royaume éternel.

14 Ole sainct religieux, De Sorbonne sa naissance, Jacques Clément bien heureux.

Des jacobins l'excellence.

Qui, par Ba benevolence.

Guidé par le sainct esprit, A mérité usseurance L'en haut aujiiel où il fist.

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