‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 116 sur 181 · SUR LES VICTOIRES DU ROI HENRI IV · texte numérisé non relu

SUR LES VICTOIRES DU ROI HENRI IV

SUR GABRIBLLB D'ESTRÉBS.

Le 18* jour du mois de février de Tannée 1581, François , duc d*Aii}on , frère de Henri IQ , après on séjour de trois mois auprès de ta reine d'Angleterre, débarqua de bonne beure au fort de Lisloo, et le lendemain il faisait son entrée solennelle dans la ville d*Anvers. Le prince d'Orange, en haine des Espagnols , avait négocié pour ce prince auprès des bour* geois d'Anvers la souveraineté du duché de Brabant. Kt si Ton nVn jugeait cjne par les fiMes et les réjonis-

sances qui eurent lieu dans cette ooea^on, on pourrait croire que les bourgeois de cette ville accueillirent ee prince d*oa eonsenteuient unanime. La relation ofii* oielle de ces fêtes, imprimée la même année, ionnc un Yolame petit in-folio qui a pour titre : La jifyeuêê tê magnifique entrée de momtignêur Ftançoië , fiU de France et frère uMque du roy, par la grâce de Dieu due de BrabtMtf d'^njtm, Aknçm, Berrf,etc,t en ea irèe renommée Mie ^Antere, A Anvere^ -MVLXxxVé On y trouve non -seulement le détail, mais encore la représentation gravée de toutes les cérémonies qnl ont accompagné la reconnaissance du duc d*Âi|jou comme prinee suzerain de Brabaat. Si le triomphe du parti français avait été brillant, il ne ftit pas de longue durée; car, au mois de janvier de Tannée suivante, tous oeoi qui formaient ce parti furent diassés ou mis à mort. On lit à ce sujet, dans le Journal de L*fistoile, des détails curieux et qui peuveitf servir de commentaires à la chaneon d'AWûers:» Le 38 janvier vinrent à Paris les nouvelles » du gnss et séditieus tumulte avenu en la ville d^An^ » vers le 17 de ce mots, feste sainct Anthoine, entre

V les François et les faabitans de la dite ville, à Tocca* » sion de ce que les François, y eatans à la suitte et

9 soois Taven de M. le due d'Aleoçon s*estoieni ans

» en effort de se saisir, emparer et rendre maistres de m la dile ville d'Anvers, et icelie saccager et butiiiar^

V ainsi qu'avotent faict les Hespagools six ou sept ans 9 auparavant (1). De fait ils y commencèrent sur le mi^ 9 une chaude escarmouche , en la quelle du commen- » cernent ils tuèrent à une porte de la dite ville plusieurs »> des habttans d*icelle , estans à la garde de la dite

(1) Un peut voir sous l'année 1576 une clianaon contre lev E»pagnotoau sujet de ce pillage fie la ville é'Aaven.

» porte, et ne se doulans de telle entreprise. Mais esuns » soudain Talarme sonnée, les habitans et autres de leur » part se trouvèrent es rues et lieux de conflit en si » grand nombre, si bien armés et tant courageusement » eombatans (comme ceux qui combattoient pour sauver

V •> leurs personnes, leurs femmes, leurs enfàns, leurs i» biens et leur liberté), qu'enfin les François eurent » du pire et y en fust tué de quinze à seize cenz , entre » lesquels se trouvèrent de trois à quatre cenz gentils » hommes françois. Les autres, trouvés en la ville sans » armes et hors du couflict, furent arreslés prisonniers w et à peu près mis dehors par honneste composition. M Monsieur, frère du roy, qui , sortant d* Anvers par la » dicte porte à laquelle commença Tescarmoudie , avoit » donné le signal d'icelle, se retira en son camp, estant » loiogde la ditle ville environ demi- lieue, accompagné »> des seigneurs ducs de Montpensier, comte de Laval , » mareschal de Biron et autres seigneurs et gentils bom- «mes françois, qui ne se trouvèrent en la meslée, » dont bien leur en prist; puis se retira à Deuremonde » et autres lieux circonvoisins, avec le peu qui lui res- » toit de son camp et suitte, où il fust longtemps mal à 9 son aise, sans vivres ni secours, et ne sachant de quel 9 bois faire flesche, délaissé de chacun et méprisé pour « avoir fait une si folle et téméraire entreprise , » etc. L*£stoile ajoute encore les paroles amères de Catherine de Médicis, au sujet de cette malheureuse entreprise; il termine par les vers suivants :

« Sur ce stratagesme d'Anvers et les François pris » par icelui en voulant prendre li^s autres, furent divul- » gués entre beaucoup de vers ceux qui s'en suivent ,

» taxans les François de folie, de légèreté, et leur chef

» de trahison et d'infldelKé. h

1 Gallia ventosa est, ventosus et incola; vento

Nulla fides : ergo, perfide Galle, valc.

2 Gallia fastidît pacem, fastidit et arma ;

Gallus nec pacem ferre, nec arma potest.

5 Fiammaas, ne soies estonnés Si à François voies deux nés ; Car par droit, raison et usage.

Faut deux nés à double visage.

Jk Le franc archer de Bagnollet Se joue en la ville d'Anvers, Du pris preneur est fait vallet, Tous nos beaux faits vont à Tenvers.'

5 II est certain que toute médecine Prendre se doibt en son temps et saison Selon le mal. Une grand*médecine

Des Médicis est pleine de poison ; Ton mal, Flammant, est une garnison.

Forte prison, prompte pour te deffaire ; Mais force en toi sera ta guairison :

Le noble uni avec le populaire.

6 Pourquoi fiés-vous à François de Valois, Pauvre peuple flammant, sachant bien que les deux S<mt perfides tirans, cruels et vicieux,

Et qu'ils ont perverti toutes les saintes lois (1) !

J'ai observé précédemment que les exploits du duc de Guise avaient été le sujet d'un grand nombre de

(1) Registre- Journal de Henry Uly roy de France et de Ponlongne^ 1583. Collection des mémoires relatifs à Chistoire de France ; éd. Michaud, deuxième série, 1. 1, p. 158.

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chansons. 1^ victoire que ce prince remporta, au mois de novembre de Tannée i^nT, contre les Reistres et les partisans de la religion réformée donna lieu surtout à des chants de toute nature. Voici comment L*Estoile 8'exprtme à ce sujet :

« Le mardi 24 ao?embre, le duc de Guise, qui, avec » si peu de forces qu'il avoit , toujours talonnoit les » Reistres et les Lansquenets quelque part qu'ils alias- » sent et leur donnoit tousjours quelque bourrade, fist » entrer par le chastesu du bourg d'Auneau, par la pra- » tique, i ce qu'on dit, du capitaine qui y commandoît M et estoit à sa dévotion, le capitaine Saint- Paul avec » deux ou trois harquebouziers des plus lestes de toutes » ses trooppes; le quel les surprint en désordre de&u logeans du dit lieu , en tua un grand nombre , prînt » leur chef prisonnier, et en remporta grand butin. » De cesle desfaite qui fut signalée, et dont fust à Paris » et par tout le royaume fait grand compte et grande » joie, tout rhonneur en fust donné au duc de Guise. » Comme à la vérité il en méritoit une bonne part de la M gloire. De quoy le roy toutefois fut fort mal content M et encore plus d'entendre qu'il u*y avoit prédicateur » à Paris qui ne criast en chaire que SaCîl en avait tué

» mille et David dix mille Aussi la victoire d'An-

» neau fut le cantique de la Ligue , la resjouissancc du » clergé qui aimoit mieux la marmittc que le clocher, >j la braverie d^ noblesse guisarde , et la jalousie du roy » qui recoiineust bien qu'on ne donnoit ce laurier à la » Ligue que pour flétrir le sien (i). »

Guillaume de Saulx-Tavannes, à la fin du deuxième livre de ses Mémoires , porte le même jugement sur la

(1] Registre-Journal de Uetiry /il (1587)» p. 253 da i. i de la seconde série des laémoiret relati/tài *kùioirt de France,

bataille d^Auneau (1). £t d'ailleurs les hait chansons que je publie et toutes celles que j'indique relatives au même sujet prouvent la vérité de ce curieux passage. Au commencement de la cinquième chanson, composée en forme de dialogue, Tauteur exagère à dessein le nombre desReistres, qu'il porte à trente-trois mille, tandis que dans les Mémoires de Yieilleville il n'est question que de six ou sept mille chevaux. La même exagération se trouve dans la troisième pièce, où il est parlé de cin* quante mille hommes.

Je n'ai pas cru devoir supprimer aucune des chan* sons sur la victoire d*Auneau, parce qu'elles nous révèlent l'esprit qui animait les Parisiens au plus fort de la ligue. D'ailleurs elles consacrent le souvenir de cette lutte engagée entre le dernier Valois et la maison de Lorraine , et dans laquelle les deux chefs ont succombé.

Après les trois chansons consacrées à célébrer la mort du duc de Joyeuse, tué, comme chacun sait, à la bataille de Coutras, viennent celles qui se rapportent aux deux assassinats de Guise et de Henri III. Tout le monde connaît ces deux événements remarquables de notre histoire. Outre qu'ils ont été consignés dans les mémoires de Pcpoque, des relations, des pièces officielles de toute nature et des poésies en ont conservé les plus petites circonstances. Cependant les chansons faites à ce sujet n'ont pas été recueillies ni même indiquées. C'est ainsi que je réunis pour la première fois huit chansons sur ces deux événements , et que je donne l'indication d'un nombre à peu près égal. La première des chansons que je publie est extraite d'un petit

(1} T. vm, première série de la Coliection Micliaud.

recueil de format in~16, composé de vmgi-et-iine pièces en faveur de la Ligue. Le titre manque dans 1 ^exemplaire que j'ai vu, mais il parait avoir été imprimé dans les dernières années du xvi* siècle. Le Cantique spirituel et action de srdees sur Vassastinat de Henri IJJ se trouve dans le même recueil, qui en contient d'autres sur ce sujet et sur le meurtre de Guise. Chose remarquable! ce petit volume rempli d'invectives contre le parti royaliste^ dont chaque page respire le sang et la vengeance , se termine par une chansonnette amoureuse devenue populaire , et qui commence ainsi :

Rosette, pour un peu d'absence Yostre cœur vous avez changé !

J'ai trouvé Toriginal du Cantique spirituel sur la mort de Henri III dans le recueil de pamphlets formé par L'Estoile, dont j'ai parlé au commencement de cette notice. C'est un grand placard in-folio, imprimé sur trois colonnes, dont voici le titre exact : Clianson spirituelle et action de grdcee contenant le discours de la vie et tyrannie de Henry de Faloys et la louange de frère Jacques Clément , qui nous a délixrés de la main cruelle de ce tyran y le premier jour d^août^ lan de grâce 1S89; dédiée à tout le peuple catholique de France, par A. D. B. L.

La seconde chanson sur le meurtre des Guises appartient au même recueil. Elle est aussi imprimée sur un placard in-folio et accompagnée d'une gravure représentant l'assassinat du cardinal de Lorraine. D'Épernon revêtu d'une robe d'ermite, avec une tête et des cornes de démon, préside à cette sanglante exécution. Le corp^

du duc de Guise est étendu par terre , transpercé de plusieurs poignards.

Les deux dernières pièces sur la mort de Henri III sont prises dans le même recueil. J'en ai extrait aussi plusieurs chansons faites par les ligueurs et dirigées contre le roi de Navarre. Elles sont datées des années 1589, 90, 91» et se distribuaient dans Paris pour encourager le peuple à se défendre et à supporter les misères et la famine d*un siège. Une de ces pièces, datée de 1891 , contient le récit des calamités de ce temps présent , car le recueil de L*Estoile offre cette particularité de ren* fermer les différentes satires que les deux partis lançaient Vun contre Tantre ; il faut observer cependant que le volume parvenu jusqu'à nous se compose principalement des pièces composées par la sainte ligue et destinées à renverser Tentreprise du roi de Navarre.

Sous Tannée 1590, j'ai réuni plusieurs chansons écrites contre la Ligue. Quelques-unes ne manquent ni d*esprit ni de gaieté^ et elles sont aussi plus nombreuses que celles de l'autre parti. Dans cette guerre de pamphlets et de satires , destinée à soutenir Tautre guerre, les royalistes ont toujours eu l'avantage et ont triomphé de leurs adversaires, aussi bien par la plume que par Pépée. Ce n'est pas à dire que les ligueurs soient restés inactifs au milieu de ce débordement d'écrits de toute nature lancés par la presse à cette époque. Ils écrivirent beaucoup, mais sérieusement, avec fureur et fanatisme, et provoquèrent le dégoût et l'ennui. Les royalistes, au contraire, eurent de l'esprit; et les rieurs, qui forment toujours une grande majorité en France, ne tardèrent pas à se ranger de leur côté. Il arriva d'ailleurs que plusieurs hommes d'esprit , s*étant réunis les uns aux autres, composèrent la Satyre Menippée,qn

a plus fait , comme on Ta dit avanl moi , pour liAter la soumission des villes de France à Henri de Navarre, que les victoires qu'il a remportées. On trouvera dans plusieurs des chansons contre la Ligue cet esprit de malice et de gaieté dont La Menippée est empreinte à uu si haut degré. Cependant la colère et Tindignation y sont plus apparentes , et le poète populaire ne craint pas d'employer rinjure pour attaquer ses ennemis.

£ntre les chansons contre la Ligue et celles qui ont rapport aux victoires remportées par Henri IV et i la paciflcation du royaume, j*ai placé quatre pièces relatives aux privations que le peuple eut à souffrir pendant toute la durée de la guerre civile. Il ne faut pas chercher beaucoup d'art dans ces complaintes, écrites sous Tinspiration de la misère. Souvent les auteurs déclarent euxmêmes leur ignorance. Ainsi, la seconde pièce se termine par ces vers :

Celuy qu'entreprint composer Geste chanson, je vous supplie, si n'est bien faicte, Texcuser :

n n'entend rien à la poésie.

Mais elles n'ont pas moins un grand intérêt historique et sont préférables, sous ce rapport, à des œuvres plus savamment élaborées. Les désordres, les calamités qu'entraine après elle la guerre civile, y sont peints avec énergie \ c'est la voix du peuple qui se fait entendre et demande la paix à grands cris.

Parmi les chansons relatives aux événements qui ont signalé les premières années du règne de Henri lY et la pacification du royaume, il y en a deux fort curieuses qui se rapportent à Thistoire de la ville de Lyon. La première, qui est datée de Tannée 1595 , contient le

récit d'un soldat catholique de Pentreprisc formée contre Lyon par Charles-Emmanuel de Savoie , duc de Nemours. Ce fameux chef-ligueur, qui, depuis la mort du cardinal de Bourbon , se croyait appelé à la couronne de France; profitant de sa charge de lieutenantgénéral du Dauphiné, essaya de se former un petit royaume indépendant dont la ville de Lyon aurait été la capitale. iVlais son projet fut déjoué par les bourgeois de la ville dévoués au parti royaliste, et surtout par les menées du duc de Mayenne son frère.

On peut consulter sur cette affaire un QpuscuU de M. Péricaud qui est un excellent commentaire de notre chanson. En voici le titre : Notice iur Chatkê- Emmanuel de Savoie, due de Nemourt, gouverneur et lieutenanUgénéral du Lyonnaiiy Forez et Bavjolaie y etc. pendant la Ligue; par A. Péricaud. Lyon, 1827, in-8o.

La seconde chanson, datée de lff94| contient une révélation piquante sur Tespric de parti à Lyon. On se moque de certaines damée attachées à la Ligue et qui refusaient de reconnaître pour roi Henri de Navarre, le considérant comme un prince hérétique.

Sous les années 1590 et 1394 j'ai réuni plusieurs pièces relatives aux victoires du Béarnais, à celle qu'il remporta principalement dans les plaines dlvry contre le duc de Mayenne, et qui lui aurait ouvert les portes de Paris, s'il avait su en profiter. Dan» toutes ces chansons respirent cette affection, cette confiance qu'Henri IV sut inspirer aux Français, et qui lui valurent la grande popularité dout il a joui. Presque toutes sont écrites par de joyeux compagnons faisant la guerre avec ce prince. Elles nous révèlent les sentiments dont la foule était animée ; plusieurs ont pour refrain le cri de : f^ive le

rai. On n*est pas étonné qu'elles aient été foites pour un prince qui a inspiré ce chant populaire si souvent répété :

Vive Henri quatre , Vive ce roi vaillant !

Ce diable à quatre A le triple talent De boire et de battre Et d'être un vert galant.

Si l*on devait s'en rapporter au titre de la seconde chanson sur la bataille dlvry, intitulée : Cantiqttty Henri lY aurait composé cette pièce, qui ne manque pas d'un certain sentiment de poésie ; mais rien ne prouve qu'il en soit l'auteur^ et, si elle lui est attribuée, c*est là une de ces licences poétiques assez en usage et qui ne préjuge rien à Tégard du véritable auteur.

Quant à la chanson sur Gabrielle d'Estrées, elle est encore aujourd'hui popuhire. C'est Tcsavre, comme chacun sait, d'Henri IV lui-même, et elle pourrait servir de preuve, et de preuve difficile à détruire, à ceux qni, prenant à la lettre le titre du cantique sur la bataille d'Ivry, voudraient le regarder comme l'œuvre du Béarnais. 11 est vrai qu'au moment où il composa Charmante Gabrielle le Béarnais était amoureux, et que cette passion inspire et rend poète. Malgré tout, celui qui a si heureusement rencontré pour exprimer le sentiment que lui faisait éprouver sa maîtresse , peut bien avoir dicté quelques années auparavant les stances dont nous parlons.

La vie de Gabrielle d'Estrées est trop connue pour que je m'arrête à la donner ici. De toutes les femmes aipiécs parHfjnri IV, c'est la plus célèbre, et à ju?te

tilre. Gabrielie toucha presque au trône ; la mort subite qui la frappa Teu^pécha seule d*y monter, car tous les mémoires et les divers écrits du temps sont d'accord sur la résolution que le roi avait prise d'épouser sa mal tresse. Sully s'opposa de toutes ses forces à une pareille alliance, et en agissant ainsi il se montra fidèle aux intérêts du roi. La mort de Gabrielie fut inattendue : le jeudi saint de Tannée 1599, après un souper chez Zamet, elle s'en alla à ténèbres au Petit-Saint-Ântoine. Bientôt elle se sentit indisposée ; on la ramena chez Zamet, puis, comme le mal augmentait, on la iK)rta chez madame de Sourdis, au cloître Saint-Germain-l'Auxerrois. Elle y expira le surlendemain , défigurée à un point qui donne la plus grande force au soupçon d'empoisonnement (1).

On voit que je me suis appliqué à recueillir dans les documents originaux toutes les chansons qui rappellent les faits les plus célèbres de notre histoire. Cependant je n'ai pas voulu reproduire beaucoup de pièces déjà connues , qui se trouvent dans la Satyre Menippée , par exemple , ou dans le Journal d'Henri III et d'Henri IV de Pierre de L'Esloile. Comme ces recueils historiques ont été plusieurs fois imprimés, et sont entre les mains de tout le monde , j'ai pensé qu'il suffisait de signaler les chansons qu'ils contiennent dans mes indications bibliographiques.

(t) De Frérille, Notice hisioriàue sur l'invetUaire des biens meubles de Gabrielie d'Estrées, Blbliotlièque dei*école des Chartes, t. m, p. 1Û8-

RBGSTB OB CHARX.B8 IX.

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