‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 150 sur 181 · A LA LOUANGE DU ROY · texte numérisé non relu

A LA LOUANGE DU ROY

Sur le chant :

Ptttworfwu qa« mon cœur aoit sans unouretu !

1 Les Ligueurs n*onc point de foy , Ils ont faict tuer leur roy, Par un traistre jacopin Dont ils font un martyre. •

Pensez- vous qu^un Ligueur Peust du Roy bien dire.

S Las! ce n'est pas le premier Lequel a esté meurtrier ; Un autre empoisonna Henry, chef de TEmpire.

Pensez- vous, etc.

5 Traistres Ligueurs enragez, Traistres Espagnols bazanez, Qui voulez saisir TEstat, Yous n'en faictes que rire ;

Pensez-vous, elc.

4 Vous en voudriez faire autant Au roy à présent régnant

Mais le Dieu doux et b«niii De vos mains le retire.

Pensez- vous, etc.,

5 Escootez bien leurs sermons, Ce n'est rien que séditions.

Au lien de preseher la paix Ils la veu*ent destruire.

Pensez-vous, etc.

6 Couvrant leur ambition Du manteau de religion ; Mais il en est tant usé Qu'un chascun le deichire.

Pensez-vous, etc.

7 Dieu, où sont ces bons François, Qui ont tant aimé leurs roys,

Et qui fussent plustost morts Que d'en ouyr mesdire ?

Pensez-vous, etc.

8 François, vous avez un roy

Qui est un prince de foy, ,

Qui craint Dieu, et le salut De son peuple désire.

Pensez-vous, etc.

9 C*est un prince valeureux, De la vertu amoureux ; Aimez-le, cherissez-le, Et faictes son nom bruire.

Pensez- vous, etc.

— MW —

10 On luy range ses esbatt

Au beau milieu des combats ; Maïs c'est là que Ton verra Sa grande vertu reluyre.

Pensez-vous, etc.

11 Sus donc, nobles, armez-vous, France vous invite tous D'accompagner vostre roy Pour la Ligue destniire.

Pensez-vous, elo.

là Prions donc notre Sauveur Qu'il garde nostre seigneur, Car c'est un prince d^honueur Que le roy nostre Sire.

Pensez-vous, etc.

13 Celuy qui a faict la chanson, C'est un enfant de Lyon Qui est un bon compagnon Menant joyeuse vie.

Pen^z-vous qii^un Ligueur Peust du Hoy bien dire .'

RBOMB PU B8li»I IV.

CHANSON NOUVELLE DU BiERNois {Béarnais).

Sur le chant : Sallisson Ortoillon.

Qui veult ouyr chansonnette, Du maudit Biernois, Qui pensoit faire amplettp, A vestu son harnois, Pensant par finesse Abolir la messe.

Jean Sandreux (1), malheureux,

Retire toy arrière,

Tu as les pieds poudreux.

(f) Jean Sandreux, Il y a ici un jeu de mot« contre Henri de Navarre. Le chansonnier fait allusion à ia ville de Drrux assiégée par les royalistes en 1500, peu avant la bataille d*lvry. Jean Sandreux esl une injure adressée au Béarnais et qui signifie Jean wng Dreux.

2 Sachant la mort certaine Pe Henry de Yalloig, Pensoit sans avoir peine Nous régir soubs ses loix, Et de penser fratcbe Noos bailler la presehe.

Jean Sandreux, etc.

S Tu fais le catholique, Mais c*est pour nous piper ; Et comme un hypocrite Tâche à nous attraper.

Puis soulz bonne mine Nous mettre en ruyne.

Jean Sandreux, etc.

À Pour couvrir ta malice Prend la peau d*un renard, Mais de tel artifice Et de toy Dieu nous gard»

Et de les politiques Pirs que hérétiques.

Jean Sandreux, etc.

5 Ta face hypocrite, Sentant son harlequiii , Et son feu hérétique, Tendoit à cestc fia Nous faire apparoîstre Que tu voulois estre.

Jean Sandreux, etc.

6 Les villes que lu as prise Témoigneront toujours Comme de telle entreprise A Joué un vain tours ; Leur faisant promesse D'aller à la messe.

Jean Sandreux, etc.

7 Dreux, la gentille yille, Pensois bien attraper Pour la rendre serville Et ta presche y planter.

Mais pour fin de compte La quittent à grand honte.

Jean Sandreux, etc.

8 Sens, ville catholique, Te montrant sans obéir Qu'a un roy hérétique Il ne faut obéir, Ne moins recognoistre Tel que tu veux être.

Jean Sandreux, etc.

9 Vive la sainte Ligue, Vivent tous les Ligueurs, L'Église catholique Et tous les bons seigneurs Qui sans nul envye Amployent leur vies.

Jean Sandreux,' etc.

10 Noblesse calhoU(|ue, Mais à quoi pensez-vdit De suivre un hérétique Qui se moque de vous ?

Il se donne carrière Se morgue en derrière.

Jean Sandreux, etc.

il Dieu permet Iiérétiques Quelque fois dominer»

Ensemble hyppcritps Pour quelques temps régner.

Mais la fin fiqable.

En est misérabU.

Jean Sandreux, etc.

H CHANSON NOUVELLE

Page 1