‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 151 sur 181 · SUR LA TYRANNIE DE LA LIGUE · texte numérisé non relu

SUR LA TYRANNIE DE LA LIGUE

£l te chante sur U chant :

Les soldats de la GuetUse , etc.

i Celuy qui est bon François Maintenant se resjouisse, Car il faut qu'à ceste fois Le Lorrain d'honte rougis^

Puisque par Taide de Dieu Sommes mis en nostre lieu, Et que nous faisons la figue (bis) Aux tyrans de la Ligue, Ligue, Ligue.

2 La Ligue au commencement Nous tenoit tous en misères, L'Espagnol tyranuément Nous faisoit ses tributaires, Le voile de saiucteté Les couvroit de tout costé Si qu'il n'estoit catholiqqe (^û) Qui ne fiist de la Ligue, Ligue, Ligne.

5 Ha ! disoyenf ces imposteurs, Vrais charmeurs et vrais Sjriènes, Vous n'aurez plus d'exapteurs De tant d'exactions vaines.

Mous vous acquerrons pn roy Qui vivra selon la Loy; Voila le projet^ inique (hU) Dont noMs epdorpoit la Ligpe, Ugn^, Ligpe.

4 Hélas î on voit plairement De tout cela le contraire.

Cil qui esioit simplement £st au triple tribuUire.

Puis ces prescheurs souldoyez, D'Evangile fourvoyez N'avoient en eux point de stille [bis) Dp louer Dieu, mais la Ligue, Ligue, Ligue.

5 Mais celuy qui du sommet De la montaigne céleste Voit tout ce qui se commet, A veu Torgueuil manifeste,

Et que la dévotion Farde leur ambition ; Yen que ce chant hyfKMsrîte {bis) Va tresbuchant avec la Ligue, Ligue, Ligne.

6 Les Lorrains et les Gutsards Se disoyent enfans de France ; Cependant comme bastards Tenoyent leur mère en souffrance.

Hélas! France, qu'as-tu faict?

Tu as nourry de ton laict Ceux qui ton fils légirime {bit) Chassent sous le nom de la Ligue, Ligue, Ligne.

7 Ceux qui sont tes vrais enfans Opposent à ce leur force; Dieu les fera triomphans Maugré TEspagnoIe an^rce, Sans pouvoir par leurs abois Inquiéter les François :

Car leur boutade est faillie {bii) Et les forces de la Ligue, Ligue, Ligue.

8 Dieu nous donnera le loz Sur ces bandes desunies Qui vouloient jusques aux oz Par leur ruse ennemies Espuiser tout nostre sang, Puis se mestre en nostre rang ; La trahison jacopine (biâ)

N'a pas tant faict que la Ligue, Ligue, Ligue.

9 Ce disciple de Pluton, Moyne Machiaveliste , Nostre roy par trahison Fit mourir à Timproviste.

Son saccessear n'est fu» mort Qui a bien vengé lu tort; Cest sa majesté Henrteqne, (his) La terreur de la Ligue, Ligue, Ligue.

10 C'est ce vray chef des François

Qui vous ressere aux tannières,

Et sa redoutable voix

Fait trembler vos mains meurtrières.

Ha ! que ne dechassez vous

Unanimement irestous

Ceux que la mort jaoopine (hit) A faict comme vous de la Ligue, Ligue, Ligne.

H Vous souffrez que les canons

Foudroient toutes vos villes,

Qui pour la religion

Se rendent à eux servilles.

Las! que les yeux sont scillez

De ces pauvres aveuglez

De rompre leur République (bis) Et contre leur roy jurer Ligue, Ligue, Ligue !

i2 Mais quoy : les discours flattans De ces bouffis d'arrogance.

Qui se disent combattans Pour le repos de la France, Ont fait opposer sans loy Le subject contre le Roy; Mais depuis la gent Galltcque (bit) N'a faict compte de la Ligue, Ligue, Ligue.

15 Dieu de là haut tout voyant Les a mis en bonne voye ; Faisant un séparément Du froment avec l'ivroye

Qui les a? oit arrwté Sous rhabit de saineteté, Si que d*Qn accord unique (èif) Chasserona do noiu la Ligue, Ligue, Ligue.

14 Desja rEsfMgnol venoU

En grande magnificence;

De ces mulets on oyoit

Le son par toute la France,

Et le pauvre paysan

De peur s'en alloit fuyant

Geste grande brimballerief {biê) Tesmoing de Thorreur de la Ligue, Ligne, Ijgue.

Itf Mais le chef des estandarts

De la nation Françoise,

Vray modelle des Césars,

Ne recula d'une toise,

Ains envoya demander

S'il vouioit s'entre choquer.

Le chef des Ligueurs inique (kii) I<i^osa approcher ne sa Ligue, Ligue, Ligue.

16 La pluspart de ces muleta

Tous chargez nous demeurarent,

Et les plus vistes genêts

Par les espérons crevareot.

Ceux qui n'estoient bien montei

Servoient de planches aux fosaea;

Ceste vergoigneuse fuite (bU) Fera souvenir de la Ligue, Ligue, Ligue.

47 Considère donc, François, Que Tamitié paternelle De Dieu père des P'rançois Veut ton amc cstrc immortelle,

Et ((ue des Guisards Lorrains Servant de fouë en ses mains ; Par sa bonté déifique {bU) Se consumera la Ligue, Ligue, Ligue.

CHANSON NOUVELLE

DB LA LIGtE.

Suf le ehofit :

Lorsque de ses souspirs plus dois, etc.

lôOO.

1 Fy de la Ligue et de son nom, Fy de la Lorraine estrangére.

Vive le roi ! vive Bourbon !

Vive la France nostre mère !

La Ligue n'est ({ue trahison, Fy de la Ligue et de son nom !

fi La Ligue est un monstre odieux Remply de mge et perfidie , A Dieu et aux hommes hayneux, Et plein de fureur estourdie ; La Ligue est yssue d'enfer, Fille aisnée de Lucifer.

5 Car ce monstre n'est que poison Duquel rUspaiguolle semence,

Tascle par mortelle aclioisoii D*en8orceller toute la France.

Mais tous François de cœur beuin Résisteront à ce venin.

4 11 y a cent mille François, Qui ont Tâme si généreuse, Qu'ils mesprisent tous les abbots De ceste Ligue furieuse ; Et qui mourront plustost cent fois, Que de fleschir dessous ses lois.

8 Vous derriez, 6 Guisars malins !

Rougir de voir vostre patrie Par vos séditieuses mains Ravagée en mutinerie.

On void les marques en tous lieui.

De vos desseings malitieux.

6 Du manteau de dévotion Armez vostre foy Catbolique, Vous couvrez la saincte onion De vostre Ligne frénétique.

Pour mettre Thouneur des François Soubs le joug des Lorraines loiz.

7 Nostre saincte religion

Vous sert d'un prétexte voilage^ Pour remplir ceste religion De sac, de sang et de carnage.

Mais vos desseings sont descooverts, On voit le jour tout à travers.

8 Par un désir ambitieux, Remply de folle outrecuydance,

Voas pensiez escheler les cieux Et subjuguer toule la France.

Mais OieU; qui préside aux oombas^ Vous fera tresbucher en bas.

9 Oncques vous ne viendrez à bout De vos desseins remplis d'audace, On verra plustost coup à coup Nostre France changer de place :

Car tous François braves et forts, S'opposeront à vos efforts.

10 Yostre bruslante ambition Nous a enflammé ceste guerre, •Allumant la sédition

Aux quatre coings de nostre terre , Pour mestre sans droict ny raison La couronne en vostre maison.

11 Vous aveZ) Ligueurs, cy devant Par trop nostre France charmée, Mais vos entreprinses de vent S'esvanouyront en fumée :

Yostre Ligue est un bastiment Qui n^a appuy ny fondement.

19 Vous n'oseriez, Lorrains Guysards, Desployer aux champs vos ))anniéres ; Vous avez fuy comme renards, Dans Paris chercher vos tanniéres, Sitost qu'avez veu nostre roy Marcher pour vous faire la îoy.

15 Jamais vous n'avez eu le cœur De résister de vive force,

Car voyant le roy jà vainqueur Vous luy avei faiet une extorse t Vostre déloyale union N*est que fraude et séditkm.

14 Contre tettt droit, Lorrains sans fby, Possèdes de grand félonie,

Avez faict mourir vostre roy Par un moryhe plein de mairie, Couvrant rostre mesehanceté Dessous rhabit de saincteté.

15 Voyant vostre Ligne quasi Estre par le roy renversée, Le desespoir vous a saîsy Et une fureur insensée

Qui vous ont indtilt sans raison L'assassiner par trahison.

16 Biais cent mille soldats firançoîs £t vingt mille gens d'armes, Ont protesté tout d'une voit, De ne poser jamais les armes Qu'ils n'aient raison de la mort De leur roy HMssderé à tort.

17 II a]^lai88é un successeur Qui a réme généreuse, Pour vengef son prédécesseur De cesle mort si malheureuse \ C'est ce preux Henry Bourbonnais, Roy de France et Navarrois.

18 C'est 6e grand prinoe de valeur A battre vos testes superbes,

Qui baissera f oitre grandeur Jusques à la baisscor des herbes, E: qui par l'aide du grand Dieu Vous bannira tous de ee lieu.

19 Voua abusez lé peuple en vain

Par vos beaux discours de mensonge, Luy faisant croire que demain Secours viendra (c'est l*os qu^il ronge). De bec toute victoire avez, Mais tousjours vaincus vous trouvez.

20 Ainsi le peuple maintenez, Ignorant le faict de son prince, Et à tous maux abandonnez, Faictes ruiner sa province

Par vostre daronable conseil Qui procède de vostre orgueil.

21 Vous estes si peu soucieux D'observer de Dieu Tordonnance, Qui veut qu'à un roy vicieux Mesmes Ton rende obéissance (Tesmoin David, qui ne voulut Tuer Saul, encor qu'il peut),

22 Que plein d'arrogance amplement Vous faictes Dieu auteur du meqrtre, Et dictes que frère Clément,

Qui bien souvent paya la multe,

Est allé droict en Paradis,

Si croire faut à vos beaux dicts.

25 Vous raccomparez à Judith, Mais il y a grand didéronce :

Car laissant le corps mort au lict S*en retoarna sans nulle offense, Au contraire le jacopin Chastié fit mauvaise fin.

S4 Puis les bras rengeurs du haut Dieu Toute la force Assyrienne Chassa soudain du mur Hebrieu Sauvant la race Isacienne :

Mais ce moyne hors de mal-heur Esteint des François le bonheur.

38 Bref, vous, Ligueurs séditieux, Qui aimez tant le malencontre.

Superbes et ambitieux» Dieu fera qu'elle vous rencontre.

Vous preschez la sédition, Mettant tous en desunion.

26 De loups vous vous faictes brebis Pour attraper vostre substance.

Dont vous faictes, qui est le pis, La guerre à Dieu et à la France»

Et destruisez en un instant

Ce qu'on a basti en mille ans.

27 Vous causez la calamité

Que ce pauvre royaume endure, • Disans que la divinité

Doit avoir de vous soins et cure 11 hayt vostre saincte union Remplie de rébellion.

28 Vos affaires vont au rebours, Vos secours sont imaginaires.

Et si vous espérez tousjonrs Avoir vos bazanez corsaires, Qui (le loiug bien souvent font peur, Mais vous cherchez voslre malheur.

â9 En6n ce ne sera qu^un ?an Que de la promesse EspagnoUe, Et faudra que le Savoyan Nous rende nostre CarmagnoUe, Ou nous luy ferons un bon tour, S'il y faict gueres long séjour.

- 50 Voicy le Roy presques assis

Contre vos grez dessus son throsne, Le sceptre es mains luy avez mis; Il passera bientost le Rhosne Pour vous faire passer les monfs Où sans cesse vous poursuyvrons.

51 Puis les François Dieu béniront De les avoir tiré de peine, Quand leurs ennemis s^enfuyront Avec leur chef le duc du Mayne, Qui au mal les a faict entrer Dont ne les pourra depestrer.

52 Celuyqui composa ces vers,

C'est un François qui bien souspire De voir par ces Ligueurs pervers.

Ainsy ravager cest empire, Et qui a juré sur sa foy De faire service à son roy.

CHANSON NOUVELLE

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