CONTRE LES LIGITBITRS REBELLES A SA MAJESTÉ
Sur U eha^t :
O qu'il est oQbU^uy qui ae 4e en fertant , «le*
i N'est-ce pas un grand Knalh9iir De Yoir la pauvre France Confuse en grand dauleur.
En misère et soufiTrance, A l'appétit de ceux Qui, par trop enyieqx, Désirent la couronne Et sont cause des maux Aussy des grands travaux Qu'endure la Bourgogne !
2 Cil est en désarroy Et plein d'optrecuid^npe.
Qu'entreprend sur son Roy Et contre sa puissance.
Tous ces roédiants Ljgnears Sont mutins en leurs cœurs Et félons de courage* Ils vouioyent renier Leur roy, juste héritier^ Hors de son héritage.
3 Ils ont beau amuser La pauvre populace, Ce n'est que l'abuser, Ils sont pleins de fallace.
^e fleschiront les cœurs Des loyaux serviteurs, Plustost mourront en Irance Que le royal fleuron
Du tige de Bourbon
Ne soit vray roy de France.
4 L'estranger, fournissant Aux ligueurs de pécune, Faisoit voir clairement Sa meschante rancune Contre ceux de Bourbon, Yen qu'il ne trouve bon Qu'un roy de ceste race Règne sur les François, Comme si un tel cboi^ Dépendoit de sa grâce.
5 L^Espagnol insolent Et la race Italique, Désirent grandement Que nostre républir|qe Soit sans aucun repos. Afin que ses suppos Peschassent en eau trouble.
Mais un jour on verra Que le mal tournera
"Sur les Ligueurs au double.
6 Et vous, nobles François, Qui tournez vos visages,
Bon cœur à ceste foU Chacun prenne courage Pour souslenir le droict.
A6n qu*à chaque endroict Vostre grandeur redonde, Car qui le droict soustien Se voit rempli de bien Et d'honneur en ce monde.
7 Cease donc ton dessein, O François misérable, £t monstre-toi humain Envers ta mère aymable ; Ne sois plus si léger
De te mettre en danger Par ceste fausse Ligue :
Ce n'est rien que poison, Rien plus que trahison.
Et des traistres la brigue.
8 Sus donc! noble François, Menons resjouissance, Crions tous d'une voix :
Vive le roy de France !
Qui, selon nos souhaits^ Nous donnera la paix
En dechassant le vice, Et maugré le Ligueur Remettra en vigueur L'Église et la justice.
CHANSON NOUVELLE