CONTRE LES LIGUEURS, ESPAGNOLS
QUI NB VEULBHT R 0N0I8TRB LB ROY.
Et u chanté sur le chant :
Le diz-hait aeptembro dernièremeiit paisé , etc.
i François, que faisons nous? sommes-nous endormis? Cest à vous qu*on en veut, ce sont nos ennemis, Dont nous devons avoir entière cognoissance, Qu'on veut bouleverser la courone de France.
2 Dieu nous a bien monstre quil nous tendoit la main, Quand il a appelle ce prince tant humain, Nosire roy naturel, à la foy catholique ; Il n*y a que le Ligueur qui le dit hérétique.
5 Le Ligueur Espagnol s'est fort scandalisé Quant il a veu le roy s'estre catholisé ; N'ayant plus de subjet pour luy faire la guerre^ Chacun d'eux s'est bandé pour occuper sa terre.
4 Maintenant, disent entr'eux qu'il faut premièrement Estre absouz du passé, ne pouvant autrement Estre oingt ny sacré qu'il n'ait fait pénitence. Et qu'il ne peut avoir la couronne de France.
8 Ce roy doux et bénin, s^ans se montrer divers^ A Rome a envoyé le prÎQce de Nevers ; Il n'y fut pas receu si bien comme mérite Un prince ambassadeur d'un roy d'un grand mérite.
6 Par la nous voyons bien que l'Espagnol ligueur, Qu*à tor et sans raison il veut gagner le cceur Du pontife romain, afin que point ne donne Prompte absolution à ceste grand* couronne.
7 L'Espagnol voudroit bien la Franee gourmander, Mais Dieu vous sçaura bien de ses traits nous garder En assistant le roy et toute sa noblesse
Dont nous luy chanterons une hymne d'allégresse.
8 Je VPD8 prie, François, monstrons-nous de bon cofiri Obéissons au roy pour le rendre vaiocueur ;
C'est un roy valeureux, haut, puissant et sublimei De courage invaincu^ d^uue ime magnanime.
9 L^Espagnol nous transmet force doubles doublons Pour mieux entretenir leur Ugue et union. Pour faire assubjectir sous son obéissance
Ceux qui n'ont recongneu epcor le roy de France,
10 Le gouverneur de Meaux a faicl un brare traicti Lorsque ces beaux doublons il leur a arreeté. En suivant son devoir il remet à son prince
La ville de Meau]( et toute la province.
ii Cela doit estre exemple à chaque gouverneur De suivre le parly de nostre roy vainqueur, Lequel maugré leurs dents est leur roy légitime, Des autres surmontant le renom et i^eslime.
12 Ces traistres Espagnols ont cherché tout moyen De nous intimider par Tost Italien, Mais faire il ne le peut sans domage et esclandre, Il luy faut des soldats pour le pays de Flandre.
' 15 O pauvre tiers-estat! ta porte (oot le bast, Tu es toosjours folié au milieu des débats ; Tousjours les assassins se trouve dans la terre Manger toa rev eau en te faisant la guerre.
14 Le pauvre paysant^ mort de fain est troublé, Et le goujat bélistre est de son bien saoulé. Voilà les beaux esbats que rapporte la Ligue, Le desgats du pays par la metehaiile briguai
15 Pourquoy empesche il que le Roy valeureux Ne soit bien obéy ? Il faut en dépit d'eux
Qu'on le révère au Throsns estant bon catholique , Selon le droict divin et nostre loy salique.
16 Quoy qu'on ayc trasmé, qnoy qu'on aye entrepris, De Toser massacrer il leur en est mal pris ;
Dieu Ta tousjours gardé par sa sainete puissance, Il aura soiug de luy par sa douce clémence.
17 II nous faut espérer que Dieu nous garderd, Et qu'enfin le Ligueur confus se trouvera ; Car son intention sd déborde en tout vice, Hayssant tout bon ordre et la bonne police.
18 Qui a faict la chanson? c'est un soldat françois Qui a tousjours porté les armes pour ses roys. Et ores encor^ plus qu'il s'est fait catholique, Vive la saincle foy romaine apostolique ?
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