‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 18 sur 181 · I ET IL · texte numérisé non relu

I ET IL

CHANSONS

(xni* nècLB.)

OtJBS DE FLOBE ET BLANGHKFLECB.

m de Flore et de Blanebeflear ont L d'un roman chevaleresqae anez ceint le moyen-âge , et dont les éf éne- Bsaient dans PEspagne moitié catholi- I musulmane. Nos trouTères, qui déjà le répétaient ce roman, en avaient sans runté les différentes circonstances à ditions mauresques. Cette histoire jouis- [rande célébrité, et l'on composait des ' sur Flore et Blanchefleur.

entes versions de ce roman sont nomle des plus anciennes parait avoir été ovençal, et plusieurs troubadours du Font allusion aux aventures des deux

ard , Glioix de poésies originales des Trou- , p. 504. — Page xvm de rinUroductlon aux lires de la Grèce moderoe , par M. Fauriel ,

L'on des mauascrils de la Bibiiolhèqae du rot contient le récit, en vers français du xiii« siècle, des amours de Flore et de filauchefleur (1), et il est facile de signaler lins to littératures espagnoles, italiennes, allemandes et flamandes, des imitations de cette célèbre aventure. Boccace n'a pas dédaigné ce sujet, et Ton de ses ouvrages, le Filoeope, n'est autre que l'bistoire de Flore et Blanchefleur (a).

L'Mi tramdiosUBiMiolbèqne ckf fona» (de février 1777, page 151) une analyse de la rédaction espagnole. M. de Tressan, auteur de cette analyse, considérait cette rédaction comme Tune des plus anciennes (5).

Le passage en roman auquel la première de nos deux diansons se rapporte est celui où les parens de Flore, afin de le déttmmer de son amour, ont fliH élever un tombeau qnlls âisent être celui de Etanchefleur^ vendue par eux à des coron nt : « Un roman bien ptas ancien , bien jAt» célèbre , et dwit, selon tcute appareaot, forlgiiitl était paofiançil , le roBum de Flore et Blaocheflear , ^rès avoir été tiadoU dans toutes les langues de !*£urope , le fut pareiUement en grec. •

(1) Msi de là BIbl. du roi. n* tWI. — Toyet le début de ce roaum daas rtaiMd«etlon, t. i, p. €qiuk de li Clu-onique rimée de Philippe Mouskei, publiée' par M. te baron de Reldemberg. — Yoyez un autre fragment, page 91 du Romancero français de M. Paris.

(9) Glnguenëe, Histoire Uttéraire de lltaMe, t. ■, p. 55.

(I) Gatte aMlyse a ^ léiiapMaiéé , t. i , p. 907 des quatre valumes donnés en 17^ , so«s ce titre : Roanos de ClwvaMa , par le boitta et Tftmn. PaHs, te^r;

Flore demande à sa mère des nouvelles 1 amante , et sa mère lui déclare qu'elle est à perdud.

leconde chanson est remarquable principalepar la manière dont elle est composée. Cest Duversation entre deux gardes de nuit et un

dont ils semblent avoir protégé les plaisirs mes.On sait qoe,petidant le moyeii âge, sur tous njons féodaux on plaçait, la nuit, des sentinelles ^es d'annoncer les heures, et de surveiller ce passait au dehors. Le texte de cette chanson, ïst que dans un seul manuscrit, présente quel- ^scurité , et je ne suis pas toujours sûr d'en complètement expliqué le sens. Le troisième it principalement me paraît altéré.

ICaniuc. de la Bibl. Roy. 1989. S. Gemu f xxxva,r. *- Romancero français, p. 64.

Floires revient seus de Montoire , Cui fine amors a pris au laz.

Ses duex et ses pansers avoire , De que s'espère est en porchaz.

S'il i ala dûlanz et maz, Son duel lui vuet encor acroire Que si cruel li fera boire, Dont il n'atendra nul solaz.

Floires demande à sa venue ,

Celi qu'il aime par amors :

bêle mère, q'est devenue

Ma doice amie , Blancheflors ? —

Bels fiz, granz duels nos en est sors.

1. Flores, qu'un amour sincère maîtrise, revient senl de Montoire. Douleur, espoir, combattent en lui ; il teot connaître son sort. S'il s'en alla dolent et triste, sa douleur va bien s'accroître, et le rendra si malbeoreax qu'il ne pourra se consoler.

2. A sa venue. Flores demande celle qu'il aime par amour : Bonne mère, qu'est devenue ma douce amie, ^ancheflcur? — Cher fils, elle nous a causé grande doa-

^ 13T ttires Teulcnt, de duel ireasue ; mie cuide avoir perdue, nz recovrier et senz secors.

r puis avoir non Chante-plore uidedaelchantcetdetristor. ^ ult at Dcus au monde, en pou d'ore, dIu quanqu'il avoit d'onor; soossé en at tote la flor, l nature ses désonore , à où la mors est au desore -, t ele emporte lo meillor.

L toz amanz envoi ma plainte li de la mort me vuel clamer; l unt doit estre amors estainte ii nuns ne si doit plus fier.

Flores rentend, il frissonne de t«'"^«'; JJ^;;;;;' perdu son amante sans nul espoir,sans nul recours.

A présent je puis me nommer Chante-pleure, qui il 'chante de'tristesse. Dieu a mi au monde en rinstans son plus bel ornement. Toute la fleu^ «^ a élroite et la nature a perdu sa parure, puisque la triomphe et qu'elle emporte la meilleure.

Dien piiet H deus d^amors jarei*, S'il a cesti et il remporte, Que jamais Jor, dedant aa porte,

Ne verra sa pareille entrer.

peut bien affirmeti lui (|iil a'est latei ntir BlaMMeor, que jamais daiia aoa t npii« il l'eM vemi entrar de pareilles.

:. de la Biblioth. Roy, 1989. 8. Geriu, T uxx r*. ^ Roniaiicen) français, p. 80.

{La première çiHte.)

«Gaitede la tort » Gardez entor » Les làars, se Dtdi vdl VoNi ; » Cor sont à séjor » Dame et seignor, • Et larron vont en proie. »

{La gaUe catfit.)

- « Ha et ho et ho ft hti 1

» Je Tai véu, » Là jus soz la coudroie.

Hu et hu et hu et hu !

» A bien près Tocirroie. »

ette de la toar , Teillex aotoar des murs et que 18 protège; car à cette heure sont enfermés dames iurs, et les Yoleurs cherchent leur proie.

u et hu et hu. Je l'ai tu là*bas sous la ooudrette. I et hu et hu, je pourrais bien le tuer.

— IW —

« D'un doiu lu d*amor » De Blancbeflor, » Gompaim, vos chanteroie ; uNefttttlapoor » Del traltor » Gui je redotteroie. »

«^«HQetha, etc.

[La Hccnde gaUe.)

— « Gompainz en error

» Sui, qu'en cest tor

» Yolentiera dormiroie. »

•^ « Niaient pas péor,

» YoUt à loiflor i> Qui aler ?uet par voie. »

— ff Hu et bu et hu et hu ! »

— « Or soit téu ,

2. D*an doax lai d'amour, sur Blanchefleor, ami>ie clianterais, mais j'ai peur d'une surprise que je redoute.

Huetliu,etc.

3. Ami, je suis si tranquille que ToloDtiers je donnirsi^ dans cette tour. — Qu'on n'ait pas de crainte; et sill« » loisir celui qui Tcut aller par voie.

Hu et hu et hu et liu. Tais-toi, compagnon , talMoi-

» Compains, à ccslc voie, u — « Hu cl hu et hu et lui î »

» Bien ai séu » Que noas en aurons joie. >

« Ne sont pas plusor » Li robéor, » NH a c'un que je voie, » Qui gist en la flor »> Soz covertor, » Cui nomer n'oseroie.

» Hu et hu , etc. »

<c CortoÎH améor, » Qui a séjor » Gisez eu chambre coic,

hu et hu et hu , car il est bien sûr que nous m récompensés.

Les voleurs ne sont pas nombreux; ï\ en est un ne je vois couché dans les fleurs et sous la couver - B celle que je n'oserais paa nommer. et hu, etc.

Imans courtois qui repose?, tranquilles en cliambn*

» N'aiez pas fréor » Que tfÉsqa'à Jor » Poés démener joie. •

(Vamant â la gaite,)

« Gaite de la tor, » Yez mon retor >' De là où vos ooie* M D'amie et d'amor,

» A cestui jor, » Ai ceu que plus amoic. »

— « Hu et hu et hu et hu!

M Pou ai géu » En la chambre de joie , » Hu et hu et hu et hu !

» Trop m*a néu » L'aube qui me guerroie. »

dose, n'ayez pas de crainte» vous pouTei jusqu'au jpnr prendre tos ébats.

Ha et ha, etc.

6. Goalta de U tour, protégea ma retraita de IMiaut» oh je TOUS entends. Tai obtenu ce jour l'aoKHir de nos amie, l'objet de to«a mes Yoiax •

Ho et hu et ba et hu , je sols resté bien pet dans U chambre de joie. Hu et hu et hu et bu , trop m'a sai l'atibe qui me fait ta guerre .

« Se salve Tonor » Au créator » Estois, M l«M HMiilraW «Naitféistdeljor; » Jamais dolor » Ne péiaiiee B'MinM9«

» Hu et ba «t bii ei bu !

» Bien ai véu » De biauté la monjoie, » Ha et ha et hu et hu !

» C'est bien séu.

» Caite àDeal tots vok. »

. N'eo déplaise au créateur; si j'étais le oiatlre > a-aïs do jour la nuit, et je n'aurais oi peine ni tour-

(o- et hu et hu et ho, j'ai bien tu le ehef-d'oeuvre de leaoté. Hu et hu et hu et hu , c'est bien reconnu , Ite, adieu , tontefiyls.

— un —

CHAIVSOIV.

(lin* SIÈCLE.)

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