‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 22 sur 181 · REPRISE FINALE · texte numérisé non relu

REPRISE FINALE

Rois f la prophécie Qu'on dit ne ment mie , Que feroe sut cens grever Qui ses barons sot amer.

de confiance dans Thibaut de Brie et fasse ferrer t.

» il est bien vrai cet adage qui dit qae les s savent toujours nuire à celui qui veut aimer ses

llaniMC. de la Bibl. Roy. 1989. — S. Gemi., f* cxiix t*.

GalierSf ke de Franse veneis Et fustes aveus ces barons, C*or nos dites, si vos savés, Keis est la lor antansions.

Durait toz jors mais lor tansons ?

Ke j ne*s varont acordeis , Ne jà ne seront ci melleit Ke pçrsiés au soit uns blasons.

Pieres, je ne m'i os fieir, Trop les voi lans à commansier.

Lou bia tans on laixiet passeier Tant c'or doit plovoir et nagier.

1. Gautier, qui Tenez de France, et qui étiez avec ces barons, dites-nous donc, si tous le sa^ez, quelle est leur intention? Leurs querelles dureront-elles toujours? Ne les Terrons-nous jamais d'accord, ou jamais n'iiwtils assez avant pour qu'un seul blason en soit percé.

2. Pierre, je n'ose y compter, tant je les vois lents à commencer. Us ont laissé passer le beau temps, si bien qu'il ya tantôt pleuvoir et neiger. C'est au fort de leur

a cant plus les voi corresiés li de la cort par mal torneir, >'an font un ou dous demoreir Por truive an covert raloignier.

Paliers, om ait veut sovant tfesavenir par grant deroi.

liai peirt ke il aient talant Veaz vangier, se n'ont-ii par foi.

Chacun jor asanbleir les voi , )e Ions vienent à tôt grant gens.

\ieu perdent honor et argent, iant il ne font ne son ne coi.

*ieres, se nostre quiens Hurcls !n est créus et li Bertons , \i li Berrois k'est tant oseis, 'X li sires des Borguegnons,

aXf quand je les vois au plus mal partir de la cour, en font demeurer nn ou deux, pour allonger sous la ittve*

xauUer, aouTeot ou a tu arriver mésaventures par e grands désarrois. Pie parait guère qu'ils aient à Je fie TeD{;cr; il n'en est rien peut*être. Je les is^cmblcr cUaque jour, venir de loin avec beaucoup s ; niftiâ ïh ne feront que perdre honneur et argent, l'ils ne Sauront ni faire du bruit ni se tenir cois.

^îerre, sj notre comte Hurcl en était cru, et le , et le Barrois qui est si osé, et le seigneur des

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Ansois ke passent Rovesou»

Yareis Bâcles m raûseis Ke lors bobaiia seroit nateb; Jà rois ne lor iert garison»*

Gatier, je eut certenemant Seur ma dame iert la pais, ce croî* Onour ont fait ai esdant Et lou chardenal et lou roi.

Mult les ont moveit abeloy Par lou consoil dame Harsenl.

Mais or iroit la paille à ?ant , Se panseroit chacuns de soi.

Bourguignons, avant que passent les Rogations, vous Terriez les Basques si bien repoussés que leur orgueil en serait maté; le roi lui-même ne pourrait les sauver.

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