XADEBNVOÏÉE PAR LES ANGLOIS AUX FRANÇOIS
A vous galans , qui de nouvel 1 ' |
Avez mis le siège à Pontoise , f
Vous faites rage de revel , Et d'escrier bien à vostre aise :
Mais la fin en sera mauvaise , Ains que vostre œuvre soit usée.
Commentement n'est paê fusée.
Cuidez-vous bien si tost conquerra
Le droict payz appartenant
Au roy de France , d'Angleterre ^
Dont chacun de vous est tenant?
Yuidez le tout incontinent ,
Car pour vous n'y a pas bon eslre.
Péché rompt le col à son maitre. ,
Bien contrefaites les vaillâns ^
Et semble qu'ayea tout conquis,
Disant qu'estes bons bataillatts
Dès rheur» que fustes nacquis ;
Qui aurolt bien partout enquis , \ ,
Entour vous plusieurs y sont faux.
Touêjours le mortier senî les aux.
Ceux qui ont été par deux fois Des deux partis , leurs faicts sont beaux! Avec vous en a plus de trois, Qui bien contrefont les loyaux.
Pendues an vent soient leurs peaux , Pour monstrer au monde exemplaire !
lYahison à DieuTnepeut plaire.
Vous estes logez à quartier Pour doubte des premiers coureurs , En la closture du moustier :
Bien appert qu'estes fort paoureux.
Oncques ne fustes si heureux De nous venir aux champs combatre.
Grant orgueil est bon d rahatre.
De grand langage trop avez, Dont vous usez soir et matin :
Et semble tousjours que devez Combattre TAmoral-Baquin Mais c'est la mesgnie Hanequin Que de vous à qui le cœur faut.
Tant plus en y a et pis vaut.
Si voulez oikyr bon conseil , Allez-vous-en de cette marche , Et prenez seur chemin à l'œil, Pour doubte qu'on ne vous desmarche :
Car on mettra vos peaux en perche Si longuement cy demeurez :
Fuyez losl, et vous en courez.