SUR LA BALADE QUE DESSUS
Entre v3us, Anglois et Normans,
Estans léans, dedans Pontoise,
Fuyez-vousen , prenez les champs^
Oubliez la rivière d'Oise ,
Et retournez à la cervoise
De quoy vous estes tous nourris.
Sanglans, meseaux, puants, pourris.
Vous dites que commencement N'est pas fusée, ce n^est mon.
Icy serez premièrement Tuez, puis après à Yernon.
Vous n*avez flesches, ne canon, Qui vous puisse de mort défendre.
Martigny vous fera tous pendre.
Péché rompt à son maître le col :
Cela sçavons nous tre^tous bien.
Apprestcz chacun un licol ,
Ne vous souciez plus de rien :
Car ma foy , comme je tien , Du pied ferez la bénisson Par la ville de Maubuisson.
Je cnide si vostre mortier Sent les aulx, que c'est bien petit ; Gueres ne vous y faut broyer Pour recouvrer vostre apétit.
Quant Talbot d'avec vous partit, » n vous promit chiens et oyseaux , Pour ce qu'estes vaillans vassaux.
Tous les inrtiff dé Normandie ; Qui oirt vô^re party tencr, Sont traistres , je n'en doute mie , Autant le grand que lé menu.
Le roy est cy devant venu Pour remettre tout à raison :
Car à Dieu ne plaist trahison.
Vostre grant orgueil abatrons , Soyez en seurs comme cfe mort.
Et bien les peaux vous fourbirons , A la venue du duc d'Yorck.
Or retoumfet ati vetit du nort , Et ne parleas plwi dé combatre ? .
Maie fiébvre vous puisse abatre.
Je caide bien qae lecorar faut A vous tous ensemble à botin , Quant vous pensez que d* un assaut Serez pris ou soir ou matin :
Oncques ne vistes tel butin ^ Que ferez-vous quant vos voisins Ferreront sus ces pèlerins ?
Le sûr est de partir sur f *heure^ Grand bien vous es^ de le cognpistre : Or ne faictes plus de demeure Et vous signez de la main dextre.
Au gibet par la main du maistre Passerez comme je vous compte.
Il est temps que vous rendiez compte.