DE LA DEFFAICTE DES LUTHERIENS
FaieU par le noble due de Lorraine et tet/rhretf acec Vayde de
Uurê amjfs Françoys et Gwrdoyê , sur le chant :
Obons Françoys, loyaalz et preux.
1 Mes€hans Luthériens mauldis, Ne coures plus sur le pays
Du bon duc de Lorraine ; Retournez d'où estes partis, £t laissez les maux infinis Dont prenez si grant peine.
N*alés donc plus contre les loix
De mère saincte Église; Si prins avez part de vos droys,
De Dieu c'est la divise.
a Les Lorrains avez assaillir, Pour les faire du tout périr
En la secte roeschante.
Brûlé avez, sans point mentyr,
A illcs, et cliasleaiilx démolir En nombre plus de septante, Vous semblant que par vos charfoys
Feriez à votre guise, Dont perdu avez par troys foys
La journée sans faintisc.
3 Le duc y esloit tout armé, Monté sur ung cheval bardé,
En belle compaignie.
Et ses frères sans nul blasme Au faict n'ont point esié pasmes
Avec leurs menie ; Mais du courage de îyou, •
Frappanl à toute guise, Dont Lorraine en a renom Par tout jtisque à Venise.
4 Françoys au duc ont faict secours, Luy monstrant grant signe d'amours,
Puis que de plusieurs terres, Sont vcnuz, «Menant labours, Trompettes sonnans à leors tours,
Avec les hommes d*aniies Q\n ont bataillé et deffaiet bï très vaillamment que de feiiec
Leur part ont au pillaige.
3 JN'e parle Ton point d^s Guerdoys Que tant y ont rompu de boys,
Ualebardes et picques.
Débriser Pont i leur harnoys, Que si très robustes estoy^
Faictz par grant artifice.
Par jour et nuit out combaiu
Très bien qjie ob ks prise ;
J.ulhéricns sout eoiiCondus, Dont Dieu root regracic.
6 O bons Françoys, ne faites p«»
Courser vostr« Dieu poiir ce en»,
Car c'est chose vilaine.
Prenez aultre part vos esbas, Sans point cercber, ne ha«U, ne bas.
L'erreur Luthérienne.
Le temps viendra qui n'e^t verni, Qu*aurés à votre giiise Vostre roy qui est détenu,
En paix, je vous aille .