J'a bin fait, comme li tiesse di moirt
Litt. J'ai bien fait (c'est-à-dire j'ai assez bu et mangé), comme la tête de mort.
Comparaison d'un emploi très fréquent et tout à fait familier, lorsque, vers la fin d'un repas, l'amphitryon engage un hôte à boire et à manger encore, et que celui-ci veut s'excuser.
Légende. Après avoir fêté la dive bouteille, un paysan, par une nuit obscure, s'efforçait, en titubant, de regagner sa demeure. La route côtoyait le cimetière du village. Tout à coup, notre homme s'arrête... horreur profonde ! il vient de heurter du pied, un squelette humain... « Mille excuses, balbutie l'ivrogne, et fais-moi le plaisir de souper demain chez moi. » « J'accepte » lui fut- il répondu. Le lendemain, à l'heure dite, le spectre se présentait chez le disciple de Bacchus et s'asseyait à sa table. Mais ce fut en vain que l'amphitryon l'engagea à boire et à manger, l'hôte d'outre-tombe refusa en répondant : « Merci, j'a bin fait. »