A TZITZIN£NA
mes- : « , Pourquoi, mon Dieu, m'envoyez»
vous deux poissons? Je ne vous ai pas demandé de me donner tant à manger! a
En regagnant son logis, il trouva le coffret avec l'enfant dedans. « Ah ! dit-il, Dieu m'a donné ce poisson pour être la nourriture de l'enfant qu'il m'envoie, u
Il garda donc l'enfant une année durant, et il le nourrissait avec le poisson. Au bout de l'année, il alla à la mer, et en tira trois poissons. 11 pria Dieu de nouveau, et de nouveau, en retournant chez lui, il trouva un coffret, il l'ouvrit, et dedans trouva un enfant.
« Ahl dit-il, c'est pour cela que Dieu m'a envoyé cet autre poisson, a
Au bout d'une autre année, il pécha quatre poissons, et il trouva le troisième enfant. Ces enfants, le moine les gardait chez lui.
Il allait et venait, leur apportait (de la nourriture] et les élevait.
Quand ils furent élevés, il dit à l'aîné :
Mes enfants, vous ne pouvez pas vivre ici dans la montagne. Prends ton frère et ta sœur (car Étoile était une tille), et allez à la ville, pour connaître le monde, car ici vous , ne pouvez rien apprendre. «
cGoo^k
Ils se rendirent donc à ta ville, louèrent une maison avec l'argent que leur donna le moine, et s'occupèrent d'apprendre les usages et les manières du monde.
Un jour, l'aîné, étant allé au bazar, y trouva un Juif qui avait un coffret à vendre et qui disait : << Celui qui prendra ce coffret s'en repentira, et celui qui ne le prendra pas s'en repentira également, a
Alors le prince (car il était prince) se dit : ■ Celui qui prendra le coffret s'en repentira, et celui qui ne le prendra pas s'en repentira également; mieux vaut donc que je le prenne! •
11 prend le coffret et s'en va chez lui. En arrivant à la maison, il trouva sa sœur assise tout éplorée. 11 lui dit : • Qu'est-ce que tu as à pleurer, ma sœur? »
Elle lui dit : « [Je pleure] parce que vous m'avez enfermée ici sans me laisser rien pour jouer. »
n Et que voudrais-tu pour jouer? »
Elle lui dit : ■ 11 est passé une vieille femme qui m'a dit que je suis belle (cette vieille était la sage-femme, mais les enfants ne ta connaissaient pas; elle avait apprb qu'ils vivaient, et elle voulait tes détruire
cGoo^k
LA TlrTZlN^NA 85
parce que la belle-mére l'avait de nouveau payée pour cela), mais que, si j'avais la pomme d'or, que possèdent quarante dragons et qu'ils gardent dans un jardin, je serais plus belle encore. »
Son frère lui dit : ■ II faut que j'ouvre ce coffret, dont on m'a dit que celui qui le prendrait s'en repentirait et que celui qui ne le prendrait pas s'en repentirait également. •
!l l'ouvre, et trouve dedans un cheval vert et ailé.
» Ah! dit-il, -ce cheval est bon pour aller chercher la pomme que ma sœur désire, o
11 monte donc sur ce cheval et franchit la porte. Alors le cheval lui dit : « Bonjour, maître ; où allons-nous maintenant ? > - 11 lui dit : " Nous allons quérir pour ma sœur la pomme d'or que gardent quarante dragons. >
« Ahl malheureux, dit-il, voilà une chose bien difficile; mais, je ferai un éclair et un coup de tonnerre, et je me trouverai dans le jardin. Si tu es capable de ravir la pomme, alors cela va bien, autrement nous sommes perdus tous deuï, si les dragons nous attei-
cGoo^k
S6 CONTES porut.AiREs grecs
. Ils se mettent donc en route. Quand ils furent près de i'endroit,.-.- un éclair et un coup de tonnerre , ils s'emparent de la pomme. Ils reviennent et la portent à la jeune tille. Elle la prit et joua avec.
Un jour, la vieille femme passa de nouveau et lui dit ; • Que tu es belle, ma fille ! Tu as la pomme d'or pour jouer, mais, si tu avais aussi le rameau d'or sur lequel se rassemblent tous les oiseaux du monde pour chanter, lu «erus plus belle encore, a
Son frère revint et la trouva de nouveau tout en pleurs.
B Qu'as-tu, ma sceurl o
« Cette vieille est passée de nouveau et elle m'a dit que, si j'avais le rameau d'or sur lequel se rassemblent pour chanter tous les oiseaux du monde, je serais plus belle encore. «
Je vais aller te le chercher, « dit-il.
11 se lève, prend son cheval et sort. Alors son cheval lui dit : « Bonjour, maître ; oîi allons-nous ?
« Nous allons, lui dit-il, chercher pour ma sœur le rameau d'or sur lequel se rassemblent pour chanter tous les c monde. »
i;,Goot^l>;
[Le cheval] lui dit : '■ Ahl inaltaeureui, nous nous sommes tirés de la pomme d'or, mais de cela?... Cependant, allons! Moi, )e .ferai un éclair et un coup de tonnerre Equant .à toi, prends une hache, pour couper une branche de l'arbre, o
. Ils s'en allèrent. Un éclair et un coup de .tonnerre.... le jeune homme coupa le rameau d'or, le prit, et ils partirent.
' Jl porta le [rameati} k sa sœur. Tous les oiseaux du monde se rassemMaient dessus pour chanter, et c'était une }oie de Dieu.
La vieille passa de nouveau.
• Ahl que tu es belle I Tu possèdes la pomme d'or, et le rameau d'or sur lequel se rassemblent tous les oiseaux du monde; mais, si lu avais la Tziuinœna pour l'expliquer ce que disent les oiseaux, elle qui connaît leur langue, tu serais encore plus belle, a
Son frère revient. Elle lui dit f < La vieille est passée de nouveau, et elle m'a dit que, si j'avais la Tzitzinœna qui sait ta langue de tous les oiseaux, je serais plus belle encore. K
■ Je vais aller te la chercher, » dit-il.
11 monte de nouveau à cheval et sort. El
3,ifcM:,C00^k
de nouveau son cheval lui dit : • Bonjour, maître; où allons-nous? »
* Nous allons chercher, pour ma sœur, la Tzitzinœna qui sait la langue de tous les oiseaux, afin qu'elle lui explique ce qu'ils'di-* sent, a
Il lui dit : « Nous avons échappé aux au> très, mais à la Tzitzinasna nous n'échappe^ rons pas, car elle nous pétrifiera, i
> Ehl qu'elle nous fasse ce qu'elle voudrai Allons, et que Dieu nous soit en aide ! •
Ils se rendent donc devant la maison de la Tzitzinœna, qui demeurait très loin.
Le cheval, lui dit : n Appelle maintenant, toi. »
Le jeune homme crie : « Tzitzina;na. *
Celle-ci répond d'en haut : * Marbre ! a Et il est pétrifié jusqu'aux genoux.
Il crie de nouveau : < Tzitzina:na. »
Celle-ci crie derechef : « Marbre! > Et il esC pétrifié jusqu'aux cuisses.
Il crie de nouveau : • Tzîtzînfena. »
Celle-ci crie derechef : « Marbre !» Et il ■est pétrifié jusqu'à la ceinture.
Alors il réfléchit. Le cheval lui dit :
n Qu'attends-tu? Crie donc pour que nous fi-' liissions d'être pétrifiés, car maintenant nous
l;,GOOt^l>J
LA TZITZIN^NA 89
ne pouvons ni avancer ni reculer. Nous resterons ici. a
Le jeune homme se rappela alors que, quand il avait quitté le moine, celui-ci lut avait donné quelques poils de sa barbe, en lui disant : s Quand tu auras besoin de moi, brûle un de ces poils, et je viendrai k ton aide. »
Alors il bat le briquet, et allume un brin de la barbe du moine. Aussitôt le moine se présente et lui dit : »
e Que veux-tu, mon enfant? ■
1 Voici dans quelle situation je me trouve, lui dit l'enfent; et j'ai pensé à toi pour venir à moQ aide. »
■ Alors il lui raconta toute son histoire, sur quoi le moine s'écria : « Tzîtzinaena. »
« Plaît-il, maître? e [répondit-elle].
« Hâte-toi de venir prêter secours à mes en&nts. »
■ Tont de suite, maître, s
La Tzitzinsna descend, portant une bouteille d'eau d'immortalité ; elleen jette sur eux, et leurs jambes pétrifiées revinrent k la vie.
Alors le moine lui dit : « Tous ceux que tu as pétrifiés ici, délivre-les. (Elle avait pétrifié une multitude de gens). »
cGoo^k
go CONTES POrULiURES GRECS
Elle les délivra donc tous, et parmi eux se trouvait l'autre priace, le frère qu'ils avaient perdu. Ils se mirent tous en route, et: le moine dit à la Tzitzinsna : • Maintenant que tu accompagnes mes enfants, aie soin d'être pour eux comme une mère, comme une madone. >
La Tzitzinœna partît donc avec eux.
Une fois en leur c<Hnpagme, elle leur expliquait le Isngt^e de tous les oiseaux, et toutes les choses du monde, car elle savait tout cela. Un jour, les enbats voulurent aller se promener. La Tzitunœna leur dit :
« Aujourd'hui, vous rencontrerez le roi sur votre chemin. Il vous regardera et s'apprO" chera de vous de très près, et il vous invitera demain h dîner. Dites-lui que vous
Les enfants sortirent donc et ils rencontrèrent vraiment le roi. Et le roi dit :
« Comme ces entants ressemblent aux enfants que ma femme m'avait dit qu'elle me fe-
ll s'approcha d'eux, et leur dit ; « Combien je vous aime, pour une seule fois que je vous ai vus ! Je désirerais diner demain avec vous. Vqulez-vous venir? •
cGoo^k
LA TZ1TZIHJCHA 91
' Les enfants répondirent : * Nous irons. ■ . Ils retournèrent à la maison. La Tiitzinsna leur demanda tout ce qui s'était passé.
■ Demain, leur dii-elle, quand vous irez à table pour dîner, prenez un petit chien avec vous, el jetez-lui une cuillerée de votre manger. ■
■ Lorsqu'ils y allèrent, ils prirent le petit chien, lui jetèrent une cuillerée de manger, et, quand il l'eut avalée, il se trouva empoisonné et creva.
Les enfants dirent : « O mon rai, nous ne sommes pas venus ici pour que tu nous empoisoanes. Tu vois ce chien; il est crevé astmiàt qo'il a eu mangé. Mds, â cela t'est agréable, viens «Kner chez nous demain. ■
Le roi qui aimait excesùvement ces enfants ne dit pas : • Non >, il dit : ■ J'irai. > . Les «n&nts revinrent et dirent à 1« Tzitzimena qu'ils avaient invité le roi, comme cUe le leur avait recommandé. Ils lui dirent aussi de préparer un copieux repas, car il viendrait le lendemain.
a Soyez tranquilles, a leur dit>elle.
Le lendemain, le roi arrive. Les enfants attendent que la Tzitzinœns ait préparé le repas; mais, ne voyant ni mets, ni table wr-
cGoo^k
1)2 CONTES POPULAIRES CRECS
vie, ni quoi que ce soit, ils lui disent : * Ehl Tïitziiuena, le roi est arrivé, et tu n'as encore ni table servie, ni rien. ■
Elle leur dit : « Quelle heure est-il, mes enfants ? a
Ils lui disent : > Il n'y a plus qu'un quart d'heure avant de nous mettre à table. •
Or, pendant que le roi était assis sur le canapé en train de parler avec la Tzitzina;na, ■celle-ci frappa trois fois dans ses mains, et il se présenta devant le roi un festin non pas royal, mais quelque chose de splendide.
Le roi fut très étonné de voir subitement apparaître une table si bien servie. Il mangea de tous les mets et se montra extrême^ ment satisfait. Quand on eut fini : i Mes enfants, dit-il, quelle faveur désirez-vous de moi? J'ai été si content de vous voir, que je vous accorderai la faveur que vous voudrez. D
La Tzitzinaena leur dit de ne pas deman> der d'autre faveur que celle de retirer des latrines la femme qui y était cachée. Le roi envoie immédiatement [l'ordre] de la tirer des latrines; on la conduit au bain, on la lave, on l'habille et on l'amène. Quand elle ■fut arrivée, la Tdtzinsna la prit et dit au
roi : * Voulez<vous connaître les enfants que cette femme vous a faits? Voilà votre femme et voilà vos enfants, a
Alors la Tzitzinasna lui raconta toute l'histoire, et lui dit ce qu'avaient fait sa mère et la sage-femme.
• Voici vos enfants. Soleil, Lune et Étoile.
Prenez-les. >
Alors le roi les serra dans ses bras et ils se couvrirent de baisers. Ensuite il se rendit au palais avec sa femme.
Après cela, la mère du roi et la sagefemme furent prises et attachées h quatre chevaux qui les tramèrent sur le chemin.
Tout le monde vit que c'étaient des criminelles. Ensuite on frappa les chevaux qui les mirent en pièces.
cGoo^k
l;,GOOt^l>J
^SSSiSSiSSKSSS®
IL était une fois, madame, une vieille qui avait trois filles. Or les deux aînées cherchaient tous les moyens de tuer leur mère, car elles étaient jalouses de ce qu'elle leur préférait la cadette. Elles convinrent donc de monter avec leur mère sur une terrasse élevée, de prendre un fuseau et de manger celle dont le fil casserait. Leur mère était vieille et débile, ce serait certainement son fil qui casserait. Elles prirent leurs fuseaux et montèrent sur la terrasse. Cette pauvre vieille, ses mains étaient sans force, son fil cassa une première fois.
« Ah ! chère mère, lui dirent-elles, nous allons te manger. •
« Eh! mes filles, dit-elle, pardonnei-
cGoo^k
moi cette fois-ci et, la prochaine, si mon tit casse, mangez-moi. u
Elles recommencèrent alors à abaisser leurs fuseaux, et le fU de la vieille cassa de nouveau.
« Ah! chère mère, lui dirent-elles, nous allons te manger, b
a Ehl mes filles, pardonnez-moi encore cette fois-ci; et, à la troisième, si mon fil casse, mangez-moi. a
Alors elles se remirent à abaisser leur fil, et celui de la vieille cassa de nouveau.
« Ah! maintenant, il n'y a plus de par* don. Nous allons te manger. »
Elles saisirent leur pauvre mère et commencèrent à &ire des préparatifs pour la tuer. Celle-ci, \oyant qu'elles voulaient sérieusement l'occire, appelle sa fille cadette et lui dit : « Viens, ma fille, j'ai une recommandation à te faire. » Puis elle ajouta .
n Aie ma bénédiction. Tes sœurs vont me tuer et me manger ; ramasse tous les os qu'elles jetteront ; mets-les dans une jarre et garde-les avec soin. Tu les feras sécher à la fumée pendant quarante jours et quarante nuits, sans t'absenter de la chambre où ils seront ; et, au bout de ce laps de temps,
l;,GOOt^l>J
ajouta-t-elle, tu ouvriras la jarre pour voir ce qu'ils seront devenus. «
• Avec plaisir, a lui dit-elle , et elle se mit à pleurer sa mère,
a Ne pleure pas, ma fille ; que veui-tu faire puisque tes sœurs en ont ainsi décidé? •
Celles-ci prirent donc leur mère, l'égorgèrent, la firent rôtir, puis se mirent à la manger.
■ Viensj ma fille, viens manger aussi, tu vas voir quel excellent mets, s
B Non , ma fille , Dieu me préserve de manger de ma mère! >
Elle ramassait les os, quand elle les trouvait, et les mettait dans la jarre, sans être vue. Quand les aînées eurent fini de manger leur mère et furent rassasiées, elles se levèrent. Et que fit la cadette? Elle prît les os, alluma un grand feu, s'assit auprès pour veiller dessus, et, jour et nuit, elle les faisait sécher à la fumée.
Ses sœurs se mirent à lui dire : i Lèvetoi, Cendrillon, et mets tes habits pour que nous sortions. »
I Non, ma chère, vous avez mangé notre mère; moi, je n'ai pas envie de sortir, sortez toutes seules. • ' '
cGoo^k
ÇtS CONTES POPULAIRES GRECS
Les atnées faisaient donc toilette et sortaient; mais ta plus jeune ne sortait pas et restait assise près du feu à veiller sur les os. Après les avoir fumés quarante jours et quarante nuits, elle laissa un jour sortir ses sœurs, puis elle ouvrit la jarre, regarda dedans, et qu'y vit-elle? Tous les os transformés en or et en diamants.
11 se fit alors une noce, à laquelle ses sœurs furent invitées. Elles commencèrent à crier très haut : a Hé 1 Cendrillon, allons à
« Non, ma chère, je n'irai pas à la noce.
S'il vous plaît d'y aller, allez-y. Quant à moi, je n'y vais pas. o
Elles allèrent donc à la noce. Après leur départ, la cadette ouvrit la jarre et fit son choix. Elle prit ce qu'elle renfermait de plus beau en or, diamants et soieries; ensuite elle se para, sortit et se rendit à la noce.
Lorsqu'on la vit à la noce, on ne sut ni qui elle était, ni oti la faire asseoir.
Quand elle vit qu'il était l'heure de retourner à la maison, elle se leva, fil un salut et se retira.
Un prince, qui l'avait vue en si belle toilette, courut après elle. Celle-ci, pour ne pas
l;,GOOt^l>;
âtre reconnue, se mit à courir; dans sa course, elle laissa tomber une de ses bottineS) et elle ne se retourna pas pour la ramas' ser. Le prince se baissa et la prit. Puis il tit venir une servante, lui donna la bottine à reporter, en lui recommandant de lui faire savoir à qui elle irait. La servante parcourut toutes les maisons, mais sans trouver personne qui pQt chausser la bottine. Elle alla chez la jeune fille; les sœurs de celle-ci essayèrent la bottine, mais sans pouvoir la mettre. Cendrillon l'essaya; la bottine ne lui fut ni trop grande ni trop petite, elle la chaussa.
La servante retourna le dire au roi, qui se mit à faire des préparatifs pour épouser Cendrillon. Quand il l'eut épousée, elle prit avec elle deux ou trois personnes du palais et se rendit chez elle. Elle ouvrit la jarre et se mit à la vider. Quand ses soeurs virent cela, elles se demandèrent avec étonnement où Cendrillon avait eu un trésor comme celui qui était dans la jarre. Lui ayant demandé où elle avait fait une pareille trouvaille, elle leur dit : « Ce sont les os de ma mère et sa bénédiction. «
Et alors elle leur donna ce qu'elle voulut
cGoo^k
a l'une el à l'autre ; quant au reste, elle t'emporta au palais et vécut heureuse. Nous les la Usâmes et nous revînmes ici.
l;,GOOt^l>J