‹ Recueil de contes populaires grecsChapitre 4 sur 53 · I.E SEIGNEUR DU MONDE · texte numérisé non relu

I.E SEIGNEUR DU MONDE

Le nègre dit alors à la jeune femme :

■ VieilS que je te reconduise à ton pére, car tu n'es pas iaite pour nous. > Il la prend donc, la redonne à son père, et dit b celuici : ■ Amène-moi la seconde. »

. Le lendemain, le vieillard conduit la seconde au nègre. Ce dernier la prend k son tour, il la fait descendre et lui dresse aussi la table. Il lui sert pour mets une main humaine grouillante de vers.

. Et, pour abréger, après quelques instants de réflexion, la jeune fille prend la main et la jette dans les latrines. Le nègre arrive de nouveau pour desservir la table, et il crie à la main : ■ Main, petite main, oii es-tu? •

« Ma maîtresse m'a jetée dans les latrines, > rèpond-elle.

: Le nègre prend alors la seconde fille et la reconduit à son père, auquel il dit de lui amener la trobième. Le lendemain, le vieillard la lui conduisit. Le nègre la prend, la fait mettre à table, et, pour nourriture, il lui ^rt un ventre humain puant; puis il lui dit : «Si tu es capable de manger ce ventre, tu épouseras le Seigneur du monde souterrain, sinon tu iras là où sont allées tes soeurs, i

Mois celle-ci, qui était très rusée, dit au

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4 CONTES POPULAIRES GKECS

nègre : * [Je le mangerai] avec plaisir; il suffit pour cela que tu m'apportes deux ou trois clous de girofle et ua peu de cannelle, pour que j'assaisonne le ventre et que je le mange. •

. Le nègre lui apporta donc le ventre, les clous de girofle et la cannelle. Elle le prit, l'assaisonna, et en fit une sorte d'emplâtre qu'elle se lia sur le ventre avec une ceinture. Quand le nègre vint pour desservir la table, il cria : « Mon ventre, mon ventre, où es-tu ? a

■ Dans le > ventre de ma maîtresse, ■ répondit-il.

Alors le nègre fut satisfait et la considéra comme la lumière de ses yeux.

Cependant la pauvre fille ne voyait jamais son mari, car, le soir, quand elle avait fini de manger, le nègre lui donnait du caté dans lequel il y avait un soporifique qui l'endormait ; et, lorsque le Seigneur du monde souterrain venait se coucher, elle ne s'en apercevait pas. Ainsi passait le temps. Mais, un jour, ses sœurs, voyant que le nègre ne la ramenait pas, se mirent dans la tête d'aU

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