‹ Recueil de contes populaires grecsChapitre 5 sur 53 · I. Lïs mots grocs peuvent sigaifier dans le ou lur le · texte numérisé non relu

I. Lïs mots grocs peuvent sigaifier dans le ou lur le

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1er voir ce qu'elle faisait là-bas. Elles le dirent au vieillard. Celui-ci se rendit dans l'endroit en question, et cria : a Oh 1 Ah 1 He'las! > Et soudain le nègre se présenta. Alors le vieillard lui dît : • Mes filles ont oublie' leur sœur, ne leur est-U pas possible de la voir? s

Alors le nègre lui dit : ■ Amène-les ici demain. »

Le lendemain, le vieillard les amena. Le nègre les prît et les conduisit auprès de leur sœur. Celle-ci les accueillit avec une grande joie ; et, comme elles étaient assises et devisaient de choses et d'autres, l'une d'elles finit par dire k la plus jeune : « Pauvre soeur, tu t'imagines avoir le nègre pour mari, tandis que ton époux est un jenne homme merveilleusement beau; tu ne l'as jamais vu, car, chaque soir, le nègre te donne un soporifique; mais, ce soir, quand il t'aura servi le café, jette-le en cachette, et, lorsque ton mari viendra se coucher avec toi, tourne une clef qu'il a au nombril, et tu verras alors le monde entier, s

Voilà ce que dirent ses méchantes sœurs, et elles s'en allèrent.

• Le soir, elle jeta son café et fit ensuite

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semblant de dormir. Le nègre la prit et U mit au lit. Au bout de quelque temps, elle vit entrer dans sa chambre et st coucher dans son lit un jeune homme d'une grande beauté. Quand il l'eut laissée tranquille et qu'il fut endormi, en femme sage et prudente, elle saisit la clef qu'il avait au noin^ ■bril et la tourna. Et alors que vit-elle? Cpastantinople, Smyrne, et l'univers tout enâer:

Elle aperçut aussi une vieille femme qui lavait son fil dans une rivière, et l'eau lui en avait entraîne' une partie à son insu. Alors, dans un moment d'oubli, la malheureuse fille s'écria : « Eh I la vieUle, la vieUle, la rivière a emporte' votre fil! »

Quand, dans son sommeil, le jeune homme entendit ces cris , il s'éveilla et lui dît ; • Chienne, tourne la clef, parce que tu m'as perdu. »

Alors, saisie de crainte, la jeune fille tourna la clef. Mais, le matin, le Seigneur du monde souterrain dit au nègre : ■ Prends cette femme, coupe-lui deux cheveux de la tête," mets-les dans un plat, veille dessus, et, ^uand tu tes verras aller au fond, tu me le diras. Donne-lui un peu de pain et chassc-

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Le nègre fît ce que son maître lui avait

dit. La pauvre fille prit le morceau de pain

t trouva

homme,

t te don-

pâtre et

tra dans par les lomesti« stique ! > endu et , le prit ent il se

• Jean, > tui dît-il.

Mais, par la suite et pour les pe'chés de Jean, la reine tomba amoureuse de lui. Un îour, le roi partit pour la chasse et prit Jean avec lui. A moitié chemin, le roi s'aperçut qu'il avait oublié sa montre, et il lui dit : a Mon cher Jean, j'ai oublié ma montre, cours me la chercher; mais entre bien doucement dans la chambre, crainte de réveil^ 1er la reine u maîtresse. >

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8 CONTES POrUI.AlRES GRECS

Jean rebroussa chemin et entra bien doucement [dans la chambre de la reine]. Mais la reine était éveillée et encore au lit; elle se précipita sur Jean pour assouvir ses mauvais désirs. Jean résista, et, dans la lutte, la reine l'égratigna avec ses ongles, et lui mit le visage tout en sang, au malheureux. Enfin Jean la repoussa, prit la montre de son maître et s'en alla. Lorsqu'il eut rejoint le roi et que celui-ci le vît tout couvert de sang, il lui dit : a Que-t'est-il donc arrivé, mon pauvre Jean ? u

Celui-ci lui dit : ■ Maître, en passant par un endroit où il y avait beaucoup de ronces, et, dans ma précipitation à vous rattraper, je me suis blessé, n

Le soir, ils revinrent au palais, mais la reine, qui était dans une rage de bâte féroce contre Jean, dit au roi : « Aujourd'hui, mon roi, peu s'en est fallu que tu ne me retrouvasses pas vivante. Tu as envoyé ce misérable chercher ta montre, et il a essayé de me faire violence. J'étais encore au lit, et, malheureuse que je suis, j'ai, comme une faible femme, combattu avec mes ongles, et je lui ai mis le visage comme lu le vois, après quoi je l'ai chassé. »

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