‹ Recueil de conversions remarquables nouvellement opérées dans quelques protestantsChapitre 7 sur 22 · III · texte numérisé non relu

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loit entrer qu'à c^ette condition. Ce début an- DODÇoit la droiture de son ame , et prévint tous les esprits en sa faveur* On ne différa pas de ]ui procurer les moyens de s'instruire à fond ^ comme il le désiroit. On lui mit entre les mains les ouvrages polémiques de Bossuet , la perpétuité de la foi , les controverses de Bellarmin , diverses apologies des protestans convertis ^ et entre autres celle de François Vemet , le traité de TEucharistie par Pelisson , etc. Il désira lire dans les sources les passages des Pèrc'S qui établissent la conformité de la doctrine de l'Eglise catholique avec celle des premiers siècles , et on lui fournit aussitôt les ouvrages des premiers docteurs de TEiglise. Pour ne pas l'engager dans un long travail ^ on eut soin de lui indiquer les endroits où il devoit trouver le plus de lumière sur les points de foi que rejettent les protestans , sans lui dissimuler toutefois les difficultés qu'avoue la saine critique sur l'authenticité de certains ouvrages» On lui fit voir combien sont frivoles , ou avec combien de mauvaise foi ont été imaginées celles qui ne doivent leur origine qu'à la nécessité où ont été les sectaires d'éluder ce qu'ils ne pouvoient détruire ; comme lorsqu'ils s'efforcent de montrer que les catéchèses mystagogiques de saint Cyrille de Jérusalem , où le dogme de la présence réelle est si clairement développé , ne sont pas authentiques. M. Aie-

gre proposa , dans différentes conférences ^ toutes les objections qu'il connpissoit , et s'expliqua sur tout ce qui avoit été le fondement de la croyance dont il avoit jusque-là fait profession avec tous ceux de sa secte. Il trouva , d'une part , tant d'incohérence dans les principes du calvinisme ; de l'autre , tant d'accord et de solidité dans ceux des catholiques , qu'il ne soupira plus qu'après le moment où il feroit son abjuration. La fête de saint Pierre lui parut le jour le plus propre à cette démarche. Ce fut donc ce jour qu'il choisit. Après s'y être préparé par les larmes de la pénitence , il la fit dans la chapelle du séminaire , sans beaucoup d'appareil , de peur d'irriter davantage des esprits qui n'étoient déjà que trop indisposés contre lui.

Je, ne dois pas omettre que peu de temps après son entrée au séminaire , et lorsqu'on lui faisoit des conférences particulières pour l'instruire , il reçut une visite de la part d'un de ses anciens condisciples , protestant comme lui , dont la profession est celle d'avocat. Peutêtre ceux de son parti l'avoient-ils chargé de faire auprès de lui une tentative pour le faire revenir sur ses pas. Quoi qu'if en soit, il fut bientôt question de ce qu'enseignoit l'Eglise Catholique. Il lui objecta , entre autres choses, contre la présence réelle , que ce mystère seroit indigne de Dieu. Mais , lui répondit

( ii3 ) M. Alegre , est-il plus indigtie de Dieu que celui de rincarnatiôn , où le Fils de Dieu , selon l'expression de TApôtre , s'est anéanti ? S'il n'a pas été in.digne de Jésus -Christ de mourir sur une croix entre deux criminels , pourquoi seroit-il indigne de lui d'être réellement dans l'Eucharistie ? Oh ! si vous croyez ces mystères , repartit l'avocat , vous pouvez ajouter foi à celui de l'Eucharistie. Nouvelle preuve de ce qu'on a déjà fait remarquer, qu'un grand nombre de protestans ne sont pas réellement protestans , mais sociniens ou déistes ; voilà où conduisent les principes du protestantisme.

Les sectaires qui sont dans le diocèse de Nlme$ et dans celui d'Uzès apprirent bientôt que le proposant de Montaran étoit au séminaire d'Avignon , que son dessein étoit de se faire catholique , et qu'il feroit incessamment profession d'être enfant de l'Eglise romaine. Vous jugez combien cette nouvelle les étonna : elle leur causa un chagrin proportionné à l'estime qu'ils avoient pour lui , et aux grandes espérances qu'ils en avoient conçues. Tandis qu'ils s'entretenoient de sa conversion et en marquoient leurs grandes inquiétudes, il reçut une lettre de sa mère et de celui de ses frères qui étudioit encore à Lausanne.

Cette mère respectable ne dissimuloit pas sa douleur : on n'en doit pas être surpris ; mais

( îî4 ) ce qui dut être bien consolant pour son fils , c'est qu'elle rendoit justice à la pureté de ses motifs : elle supposoit , ce qui étoit vrai , que c'étoit pour mener une vie plus austère qu'il embrassoit la religion catholique. Elle avouoit, comme tout le monde en convient , qu'il y a plus d'austérité dans l'Eglise romaine que chez les protestans ; mais elle disoit qu'il falloit moins attribuer cette différence aux principes des derniers qu'à ceux qui les possédoient.

Elle se trompoit ; car dans quel affreux relâchement ne conduit pas le dogme de l'inutilité des bonnes œuvres et de l'inamissibilité de la justice ! La réforme qu'ont faite les chefs des protestans dans la morale du christianisme s'est boi'née à retrancher ce qui étoit le plus capable de mettre un frein aux passions. '

« L'Evangile , disoit-elle dans sa lettre à son fils , n'ordonne pas des jeûnes , mais il les autorise. Jésus-Christ a annoncé qu'après la mort de l'époux , les enfans de l'époux jeuneroient. Le jeûne du carême ne rémontet-il pas jusqu'aux temps apostoliques ? Et si les puissances protestantes ordonnent de temps en temps des jeûnes pour obtenir le secours de Dieu , pourquoi l'Eglise catho^ lique n'auroit-elle pas ce pouvoir ? » Elle terminoit sa lettre en disant qu'elle se consoloit de ce que son fils étoit toujours le disciple de Jésus-Christ , çt de ce que le recon-

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noissant pour son médiateur , il ëtoit toujours dans la voie du salut.

Il seroit à souhaiter que les protestans eussent tous des senti mens et un langage aussi modérés ; ils seroient plus susceptibles des impressions de la lumière , et ne seroient pas fort éloignés du royaume des cieux. Heureux si le fils obtenoit du Seigneur le don d'éclairer sa mère , et si elle profitoit de son exemple !

c'est son désir , et l'objet des vœux qu'il offre sans cesse au Seigneur pour celle qui lui a donné le jour.

Les lettres de son jeune frère n'annonçoient pas la même modération ; c'étoit un amas de difficultés frivoles , ou d'imputations calomnieuses contre les usages de l'Eglise. M. Alegre lui répondit , avec autant de charité que de justesse , par une fidèle exposition de la doctrine catholique*

« Je ne reconnois avec tous les catholiques ^ lui disoit-il , aucune vertu dans les images: tout le culte que nous leur rendons se rapporte aux originaux qu'elles représentent.

» Il est faux que nous adorions les Anges et les Saints : c'est à Dieu seul qu'est dû le culte suprême ; c'est à lui seul que nous le rendons. Le cultq que nous croyons devoir aux Anges et aux Saints consiste à les honorer comme des amis de Dieu , qu'il a faits participans de sa gloire ; à les prier dans le même

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esprit que saint Paul se recommandoit aux prières des fidèles. Quoique nous les invoquions , nous ne reconnoissons que Jésus- Christ comme notre médiateur proprement dit. Si les Anges et les Saints peuvent intercéder utilement pour nous , C'est par ses mérites qu'ils nous obtiennent des grâces. Ils ne sont pas partout , comme Dieu ; l'immensité est une perfection qui ne convient qu'à un être infini. Cependant nos prières peuvent parvenir jusqu'à eux; ils peuvent connoitre ce que nous leur demandons ; ils le connoissent dans l'essence divine , ou par des révélations telles que celles dont Dieu favorisoit les patriarches.

» Vous avez tort de blâmer l'usage que nous faisons du signe de la croix , ajoutoit-il ; cet usage est presque aussi ancien que le christianisme. Du temps de TertuUien les chrétiens se munissoient de ce signe sacré , bien plus fréquemment que les catholiques de nos jours. Il est très-propre à nous rappeler les augustes mystères de la Trinité et de la Rédemption que nous nous proposons par-là d'honorer.

» La prière pour les morts , que vous condamnez, n'a-t-elle pas été la pratique de tous les siècles ?N'est-elle pas conforme à la doctrine des Pères? On sait que sainte Monique se recommanda aux prières de saint Augustin son fils , lorsqu'il ofiriroit le sacrifice* Du temps même

( "7 ) des Machabées,nc rcgardoit-on pas cette prière comme salutaire aux -morts ? Quant aux reliques des Saints , pour lesquelles vous ne montrez que du mépris , il est bien étonnant que des protestans instruits donnent la préférence aux blasphèmes de Vigilance. , sur les réponses de saint Jérôme , qui sont si solides : mais remarquez en quel temps Vigilance fut condamné par toute TEglise ; ce fut au cinquième siècle , temps où TEglise , selon les protestans ^ n'avoit pas encore besoin de réforme. »

Telles furent les réponses que M. Alegre donna aux objections de son frère. Comme il désiroit déjà d être ministre de la vérité dans l'Eglise catholique , quoiqu'il ne fût encore que néophyte , il n'oublia pas de traiter plus au long la question de la voie que Dieu a établie pour instruire les hommes, et du juge des controverses ; question d'une souveraine importance , puisqu'elle seule décide toutes les autres. M. Alegre Tavoit étudiée à fond : il démontroit à son frère que le juge des dififérends sur la foi ne pouvoit être l'Ecriture- Sainte ; que l'Ecriture - Sainte avoit besoin d'être expliquée ; qu'elle ne pouvoit pas l'être par l'interprétation particulière de chaque fidèle ; qu'il falloit nécessairement un interprète infaillible , et que cet interprète étoit incontestablement le corps des premiers pasteurs , successeurs des Apôtres.

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« Dieu veut , disoit-il , que chacun parvienne à la connoissance de*la vérité ; chacun peut donc y parvenir : or , pour y parvenir , il faut que Dieu ait donné un moyen qui soit à la portée de tous. Ce moyen , selon les protestans , est l'examen que fera chaque particulier des paroles de TÉcriture : mais cette voie n'est-elle pas impossible ? La plupart des hommes ne sont-ils pas incapables par eux - mêmes de connoitre la canonicité des livres divins , leur intégrité , Fauthenticité des versions, le sens de tant dedifférens textes? D'ailleurs, cette voie n'ouvre -t- elle pas la porte à toutes les erreurs ? n'est-elle pas pour tous les hérétiques un retranchement où Ton ne pourra les forcer ? ne perpétue-t-elle pas les disputes ? La raison seule enseigne donc que la sagesse de Dieu a dû instituer un autre moyen de les terminer : quel est-il ? L'autorité de l'Eglise : point d'autre voie de découvrir la vérité ; elle est facile ; elle est à la portée de tous , sans nulle exception ; elle est conforme à Tordre de la Providence , et aux penchans qu'ont les hommes de se laisser conduire en matière de religion ; elle est très - propre à terminer toutes les controverses , témoin l'expérience de tous les siècles. Combien s'est-il élevé d'hérésies et d'erreurs depuis le temps des Apètres ! toutes ont été condamnées , assoupies par l'autorité des premiers pasteurs ,

( ^^9 ) comme on le voit par l'histoire des conciles. En écoutant le corps des pasteurs , on ne risque rien. Jésus-Christ a promis à ses Apôtres , et en leur personne à leurs successeurs , d'être avec eux jusqu'à la consommation des siècles lorsqu'ils enseigneroient. Jésus-Christ , qui est la vérité même , assure que les portes de l'enfer , c'est-à-dire l'erreur , ne prévandroient jamais contre l'Eglise. Il nous déclare que quiconque ne se soumettra pas au jugement de l'Elglise , sera traité comme un païen et un publicain. Saint Paul dit que l'Eglise est la base et la colonne de la vérité ; que Jésus- Christ lui a donné des pasteurs pour fixer par leurs enseignemens ce qu'on doit croire , et empêcher les fidèles de se laisser emporter à tout vent de doctrine. »

Tels sont les principes qui ont déterminé M. Alegre à entrer dans le sein de l'Eglise catholique. Le clergé de France , instruit de sa démarche sur l'exposé de M. l'évêque de Nîmes , membre de l'assemblée tenue en 1788 , a bien voulu , en lui fournissant des secours temporels , lui témoigner son zèle à seconder l'exécution généreuse du dessein qu'il a formé de tout quitter pour servir l'Eglise , si on le jugeait appelé au sacerdoce. Il lui a assigné la spmme de laoo livres pour deux années , se réservant de délibérer , en 1790, sur ce qu'il y auroit à déterminer pour Tavenir.

On a eu la précaution de lui laisser ignorer cette grâce jusqu'après son abjuration ; mais quand il en auroit été instruit, elle n*auroit influé en rien sur son changement , comme elle n'entrera pour rien dans le choix de son état, n désire bien , à la vérité , pouvoir consacrer ses talens et ses forces au service de TE^lise , soit pour lui témoigner sa reconnoissance , soit pour réparer le mal qu'il a fait tant qu'il a été un de ses enfans rebelles ; mais ses vues sont trop pures , et l'idée qu'il se forme du sacerdoce est trop grande , pour ne pas se Ifiisser conduire uniquement à l'esprit de Dieu , en suivant avec la plus parfaite docilité les avis de son directeur.

Lorsque M. Alegre vint au séminaire , on appréhendoit qu'il ne pût en soutenir les exercices ; et cette crainte étoit fondée. Son tempérament , naturellement délicat , se trouvoit aiFoibli. par une trop grande application à l'étude 5 par une vie fort sédentaire , et par les vives inquiétudes qu'il éprbuvoit depuis long - temps , ne pouvant penser , sans de grandes agitations et sans se faire des violences continuelles , aux pénibles sacrifices qu'il aviroit à faire en changeant de religion. Ce qui augmentoit cette crainte , étoit une sensibilité dans les organes qui le faisoit souffrir en mille occasions différentes , jointe à la difficulté qu'il croyoit trouver à se lier avec les jeunes

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gens, et à se prêter aux amusemens qui leur sont nécessaires. Quoiqu'il n'eût que vingtquatre ans , il lui sembloit qu'il ne pourroit • se trouver à son aise qu'avec des personnes d'un sens bien rassis , et dans la compagnie desquelles il pût profiter. Il prioit Dieu avec ardeur de venir à son secoûi^ , en lui faisant goûter lé séjour d'une maison où il devoit trouver toutes les lumières qu'il cherchoit , et avoir sous les yeux toutes sortes de bons exemples.

Le Seigneur l'e^pauça. Dès que l'année classique eut commencé , on le vit tout différent de ce qu'il étoit auparavant , et personne aujourd'hui ne se plaît davantage au séminaire. n suit tous les exercices sans qu'il lui en coûte. Sa vertu sait lui faire surmonter admirablement la répugnance qu'il y a éprouvée durant les premiers jours. Il a renoncé à tout ménagement , se conformant , pour l'heure du lever , pour la qualité des alimens , pour le genre des récréations , à tout le reste de la communauté. Il se fait un plaisir comme un devoir d'être toujours avec ses condisciples. Jamais son esprit n'a paru plus libre , et il se regarde comme un homme dégagé des plus lourdes entraves. Tout le monde admire la douceur de son caractère , et la gaîté dont il sait assaisonner ses entretiens. Il aime à converser surtout avec ceux de ses confrères du

séminaire en qui il trouve le plus de piété et de droiture d*esprit ; honnête , prévenant , et plein de complaisance pour tous , il n'en est pas un seul dont il n'ait su gagner le cœur , et dont il ne soit aussi respecté qu'il en.est aimé. Le goût qu'il a pris à son nouveau genre de viel'étonne lui-même f c'est pour lui un sujet continuel de reconnoissance envers Dieu ; un changement si sensible et si inespéré ne pouvant être qu'un don particulier du Maitre des cœurs.

Plein de respect et d'estime pour ses supérieurs qu'il considère comme tenant la place de Dieu , il n'est pas possible de leur montrer ni plus de docilité , ni plus de confiance.

n étudie la théologie avec autant de goût que d'émulation , et ses progrès répondent à l'excellence de son esprit. Notre manière de l'enseigner lui paroît beaucoup plus méthodique et plus claire que celle qui se pratique à Lausanne. Elle mène plus facilement , dit-il , et plus sûrement à la conviction. Loin de nous reprocher , comme font avec si peu de justice les protestans , de négliger l'étude de TElcriture - Sainte , il avoue que souvent on en.

apprend ici plus dans un jour , qu'on n'en sait au bout d'un mois dans l'école où il a étudié.

D'après ce qu'il a entendu sur le règlement du séminaire , il en regarde tous les points (jornime l'expression de la volonté de Dieu ;

aussi robserve-t-il avec la plus grande exactitude , et en particulier comme en public.

La piété de M. Alegre est tendre et affectueuse , mais solide. Ses délices sont d'assister au saint sacrifice de la Messe. C est alors suitout qu'on le voit tout rempli de la plus vive foi et de la plus profonde religion. Jamais il ne l'entend sans gémir amèrement sur le malheur qu*il a eu de méconnoître si long-temps ce grand mystère de l'amour de Jésus pour les hommes. Tous les huit jours il recourt au sacrement de Pénitence ; et qu'il y trouve de consolations , ainsi que dans la sainte communion qu'il reçoit aussi toutes les semaines!

Chaque jour il remercie le Seigneur de lui avoir fait connoître la vérité , et le bénit de lui avoir donné la force de rompre les chaînes qui l'attachoient à sa secte.

Il désiroit ardemment d'être fortifié par la Confirmation. M. l'archevêque d'Avignon , qui l'honore de ses bontés , vient de la lui conférer. D n'a pas reçu en vain cette nouvelle grâce : tous les jours on le voit croître en ferveur ; et comme il s'attend à bien des combats de la part de ses ennemis visibles et invisibles , il demande sans cesse à Dieu la grâce de leur résister en vrai soldat de Jésus-Christ.

Il recommande souvent aux prières des âmes à qui la piété donne du pouvoir auprès de Dieu , tous les protestans , mais surtout sa

tendre mère et ses frères. Unissons-nous à lui pour obtenir du Seigneur leur conversion.

Demandons pour lui-même le don de la persévérance, avec celui d'éclairer dans son temps ceux à qui il tâchera d'aller présenter le flambeau de la Foi , pour leur procurer le bonheur dont il jouit maintenant , en les ramenant au sein de TEglise toujours impatiente de recevoir entre ses bras ceux qui l'ont abandonnée. Aperiat Dominus oculos eorum j ut conçeriantur à tenebris ad lucem , et de potestate Satanœ ad Deum , ut accipiant remissionem peccaiorum , et soriem inter sanctos per fidem (i).

(0 Act. a6 , i8.

LETTRE

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