RECUEIL
Aocentation de la Presidence d'un Uiub,
Messieurs
En acceptant la position à laquelle vous venez de m’appeler, mon devoir serait, je crois, de protester de mon inhabileté à la remplir. C’est la règle. Vous me permettrez cependant de la violer cette fois, et je vous dirai pourquoi. D’a- Eord, c'est de la fausse humilité que de se rabaisser soi-même, et de plus, je vous ferais, je pense, peu d’honneur en vous reprochant d’avoir choisi pour vous présider quelqu'un qui n’en serait pas digne. Si vous vous êtes trompés, vous vous en
APércevrez assez vite sans que j'aie besoin de Vous le dire. Je laisse donc au temps le soin de
mets de déployer dans l'exercice de mes fonctions: le zèle et l'impartialité. La tête pourra n'être pas toujours à Ja hauteur de 1a tâche, mais , et ce sera toujours au moins un juste titre à Votre sympathie et à Urs que si je com- € me mérnagerez ni VOs conseils ni vos avis. Les devoirs d’un prési-
Discours d'un Président élu.
Messieurs,
À tout corps organisé il faut nécessairement une tête, et de la qualité de la tête que vous placez sur les épaules d’une collectivité comme la vôtre, dépend en grande mesure le succès final.
Ce n’est certes pas à moi de dire si vous avez bien agi en couronnant avec votre humble serviteur, l'édifice que vous avez érigé. J'accepte les responsabilités que vous m'imposez avec autant d'anxiété que le permet mon respect pour votre connaissance de la nature humaine, et je m’efforçerai de remplir d’une façon satisfaisante la tâche que vous m'avez confiée. D'avance je sollicite votre assistance et vos conseils pour l’accomplissement des devoirs que vous m'avez assignés et je réclame toute l’indulgence de vos critiques, si je viens à me méprendre. “ L'erreur est humaine, le pardon est divin,” c’est ce que
dit une maxime, et j'espère que vous vous rap- Procherez autant que possible de la divinité, si moi je reste parfaitement humain.
Et Maintenant, Messieurs, Sompromettre la bonne opini vez avoir de moi, Par un délu qui serait Je vais terminer en vous off
laissez-moi ne pas On que vous pou-
*€ que j'ai de mon humble mérite, ne me permett
a quelque chose cependant qui me plait dans la circonstance. Le président d'une assemblée n'est pas tenu de faire des discours, il n’a qu'à les écouter; il n’a pas à prendre l'initiative des questions, il lui suffit de les soumettre à l'assistance. J'ai déjà même entendu dire que l’on choisit aussi quelquefois pour président un orateur de longue haleine ; c’est alors un cas de légitime défense et de protection mutuelle. Quant à moi, Messieurs, je suis bien sûr que ce n’est pas pour cette rai n que vous avez jeté les yeux sur moi, ar vous savez parfaitement que je ne possède aucun don de ce genre,
Mais cela me rappelle aussi que, le mieux Pour moi, est de parler le moins possible. Aussi je vous remercie encore une fois de l’honneur que vous me faites; j'en accepte toute la responsabilité, et j'ai le plaisir de vous annoncer que l'assemblée étant maintenant constituée par la nomination de son bureau, nous sommes prêts à proréder,
Félicitations à un Candidat choisi, Monsreur
Nous venons au nom de vos concitoyens (ii-
béraux ou Conservateurs) de ce district vous
assurer de leur entière sympathie dans le choix de la convention qui
vous a offert Ja candidatu-
re de...; nous Vous promettons également notre plus cordiale assistance.
primons l’idée bien arrêtée de nous, en vous disant qu’à dater d’aujourd’hui jusqu’à la fermeture du Poll, nous Comptons travailler fidèlement, CoOurageusement et laborieu-
sement à remporter je succès. Fermement attachés aux Principes que nous
Convain ‘us qu’en vous choisis mis la main sur 1 entendons vous
Nous vous exchacun d’entre
Sant nous avons ‘homme qu’il nous fallait, nous
Nous ne disons
mais pour vous donner Confiance dans nos efforts. Qu'on nous
donne franc jeu — et nous Saurons l’exiger, —
puis nous sommes sûrs du triomphe. Le soir de l'élection, nous espérons bien revenir vous voir et vous féliciter de la ratification par le vote populaire du choix qu'a fait la convention. D'ici là, nous entendons bien ne pas perdre un seul instant et si le malheur voulait que la victoire ne couronnât pas nos efforts, nous voulons toujours qu'il soit dit que nous l’avions bien méritée.
Réponse du Candidat,
Messteurs,
Il n'y aurait pas de déshonneur à subir une défaite en aussi bonne compagnie que la vôtre et à côté de patriotes aussi valeureux et aussi courageux. Mais ce n’est pas de cela qu'il s’agit en ce moment. Je ne veux pas même m’arrêter à cette pensée. Comment pourrait-on échouer avec des aides aussi vaillants que les braves (li- | béraux ou conservateurs) du district électoral (| de. ?
J'ai accepté avec reconnaissance la candidature que m’a offerte la convention et je vous remercie de votre visite flatteuse. Si indigne que je me croie de tenir comme il le faudrait le poste auquel vous voulez m'appeler, je ferai preuve, si je suis élu, d’un désir sincère de faire mon devoir et j’apporterai à cette tâche une juste part d'énergie et de persévérance. Une bonne cause, une organisation parfaite et un travail suivi sont les éléments les plus sûrs du succès électoral. Nous savons tous que nous possédons le premier de ces éléments; a possesion du deuxième et du troisième dépend de vous.
J'ai la confiance la plus absolue dans le succès de vos efforts. Ce n’est pas individuellement mon élection qui a de l’importance, c’est le triomphe des principes que j'ai été choisi pour représenter. Je suis simplement porteur de l’étendard sur lequel est inscrite notre devise, et j’ai pleine confiance qu'avec ce signe nous vaincrons.
Messieurs, je vous remercie encore de cette démonstration, et maintenant, mettons-nous à l’œuvre comme si le mot “ défaite” n’était pas français
Félicitations à un Candidat sur son élection. MONSIEUR LE. .«
Maintenant que la bataille est finie et que la victoire est gagnée, notre tâche ne serait pas complète si nous ne venions échanger avec vous, Monsieur le |iéputé — maire — conseiller), de chaudes félicitations sur l’heureux résultat obtenu. Nous savons tous que vous vous réjouissez comme nous de votre succès, pas tant parce que c’est votre succès, qu’en raison du triomphe des idées que vous croyez et que nous croyons être les meilleures garanties de notre prospérité générale. Nous sommes sûrs que vous remplirez dignement et consciencieusement la charge qui vous a été confiée par le vœu de la majorité. Nous n'avons pas de récriminations à faire contre nos adversaires: de fait, nous croyons que c’est pour leur bien, c’est-à-dire, pour le bien général, que vous ayez été élu et que leur candidat ait été laissé de côté. Naturellement, ce n’est pas leur avis; mais bien qu'ils puissent faire des grimaces pour avaler leur mé-
decine, elle leur fera du bien. Le succès du candidat de la Vérité sur le candidat de l’Erreur est un de ces remèdes constitutionnels que ie malade peut prendre avec répugnance, mais qui finalement lui profitent presque toujours. Tous les amis de ce district qui partagent nos opinions nous ont puissamment aidés, ils ont travaillé au succès et en éprouvent la même fierté que nous. Et maintenant, trois hourras pour la bonne cause!
CLR] Messreurs,
Je me suis joint aux hourras pour le succès de notre cause, et je veux vous exprimer, à vous Messsieurs, et Par votre intermédiaire, à tous ceux qui ont contribué à ce succès, mes remerciements et mes félicitations. Je ne suis rien qu’une unité dans le grand parti auquel nous appartenons, mais lorsque cette unité représente une circonscription aussi intelligente que clle qui vient de m'honorer de sa confiance, cette
unité prend une valeur Comme homme public, instants À mettre vos idé les fois qu’elles seront
qu’elle ne possédait pas.
je consacrerai tous mes es en application, toutes d'accord avec les principes politiques que nous professons.
jouir de votre confiance, et m'en rendre digne.
Les p-nfessions de foi ne sont rien:
gerez de moi par ce que je fais et non Par ce que je dis. Si je ne Puis pas vous servir aussi bien que je le désirerais, vous Saurez excuser mes erreurs en raison des bonnes intentions et du zèle que je me promets d'apporter à la tâche.
J'espère Pour cela, je saurai
vous ju-
ss
Discours humoristiques après défaite électorale. Mes rRÈèRES ÉLECTORAUX,
Vous avez l'air d’être dans la soupe et il est évident que les chiffres qu'on nous a apportés
ne sont pas de notre goût. Je partage entière. ment votre avis, et pour la première fois, je désirerais conclure que les plus simples règles de
l’arithmétique sont de la blague. Mais il n'y a pas à y revenir, l'addition et les chiffres sont là et le mieux est de les recevoir d’un cœur léger et sans pleurnicherie. J'entends un de mes amis dire qu’il ne peut pas comprendre comment nous avons été ainsi écrasés. Moi, je le com-
prends parfaitement. Un gros vote et pas mal de tours de passe-passe, voilà ce qui a suffi à
cuire notre biscuit. Mais, ça n’est pas la peine de faire grise-mine à ce sujet-là. Regardons en face la destinée. Notre parti doit être élastique. Dans la colonne vertébrale de notre organisation il y a assez de caoutchouc et de ressorts d’acier pour redresser notre armature morale et nous remettre à l'ouvrage. Nous avons déjà été battus et nous le serons encore; mais il n’y a rien qui soit capable de nous faire renoncer à la lutte.
S'il y a ici de nos adversaires politiques, ils doivent sûrement s'offrir à nos dépens une jubilation intérieure qu’une sage frayeur les empèche de laisser percer au dehors. Dans se cas, je leur recommande de mettre une sourdine à leur envie de rire. Nous ne sommes pas des sauvages; nous ne voulons pas faire tomber un cheveu de
leur tête, mais au point de vue politique, ils peu. vent bien être sûrs que nous tenterons d’avoir leur scalp la prochaine fois que nous les ren- Contrerons dans l'arène, Et Pourtant nous Préférerions n’avoir Pas à nous battre avec eux. Nos sentiments chrétiens se prêteraient beau- Coup mieux à une tentative de conversion, aussi les invitons-nous à suivre attentivement et religieusement tout ce qui se dira dans nos réunions, auxquelles nous ne renonçons pas pour si peu. k
LARZX:
Discours à l'ouverture d'an Club d'ouvriers.
Ms Aus gr CAMARADES,
L n'y a aucune raison pour réserver simplement aux favoris de la fortune les avantages qui Peuvent découler de la formation d’un Club.
Nous n'avons pas, il est vrai, tous leurs loisirs É mais nous pouvons Profiter pour nous récréer des quelques Occasions de repos qui nous sont lai.sées. Ce Club, si je comprends bien, n’a pas simplement Pour objet de tuer Je temps; nous
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Mara.
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avons l'intention de combiner la culture de l’intelligence avec celle de la bonne camaraderie, en y joignant celle de l’économie. Nous ne serons peut-être pas à même, au début, d'accomplir complètement notre projet, car nos moyens sont limités; mais nous espérons, avec le temps, voir grandir le Club que nous ouvrons ce soir, jusqu’au jour où il pourra répondre à tous nos désirs et à tous nos desseins.
Une salle de lecture bien garnie de littérature courante, une bibliothèque fournie de livres bien choisis, des conférences sur des sujets intéressants et utiles, des amusements sans danger et la dicussion quelquefois de sujets d'intérêt, voilà quelle est l’étendue des besoins d’un Club d’ouvriers. La terre tourne; nous vivons à une époque où le travail devient un des éléments essentiels du corps politique, où les masses reconnaissent que l’éd. tion est une force et que l’industrie du pays n’aura jamais cette unité de direction à laquelle elle aspire, sans un grand développement intellectuel. Je vous félicite de ce commencement plein de promesses, et je n’ai aucun doute que notre Club, bien moins préten-
tieux que les associations qui s’étalent dans la Pierre de taille, le luxe et Je marbre, sera au moins auusi utile que la plus orgueilleuse d’entre elles,
Députation auprès d'un ministre Pour demander des travaux,
Monsieur Le MINISTRE,
Vous (entendrez ou avez entendu) de la bouche des hommes de l'art les détails techniques des travaux dont nous avons été chargés par nos concitoyens de vous demander l’accomplissement. Vous jugerez Par vous-même combien leur nécessité est Pressante et quand vous serez convaincu de la justice de notre demande, nous espérons bien que vous ne nous refuserez pas le concours et l’appui que mérite Ja situation.
Croyez bien, Monsieur le ministre, qu’un besoin pressant a seul Pu nous décider à faire La démarche qui nous amène ici aujourd’hui.
Nous n’ignorons Pas que vous êtes accablé de demandes et le rôle de solliciteur n’est pas de
ceux que choisissent de gaieté de cœur des hommes comme ceux que vous voyez réunis autour de vous maintenant. Habitués, tous, dans nos affaires, à ne demander d'aide à personne et à compter sur nos seuls efforts pour remplir notre tâche personnelle, nous nous adressons à Vous parce que notre appel vise un besoin d’intérêt général, un de ces besoins dont vous êtes constitué, de par votre position, le gardien et le protecteur.
Nous pourrions sans doute, beaucoup d’entre nous, invoquer à l'appui de notre demande les services rendus, les sacrifices faits en faveur du parti qui est aujourd’hui à la tête des affaires, mais nous ne voulons Pas insister sur ce point, vous laissant libre d'apprécier le poids que cette considération peut avoir dans votre décision.
Nous préférons nous en rapporter à votre sollicitude bien connue Pour toutes les entreprises méritantes, comme celle dont nous vous entretenons; nous comptons sur vatre esprit de progrès et d'initiative, sur votre sollicitude pour le bien du pays, sur votre amour du Canada et de votre province.
Comptez bien, Monsieur le ministre, que les contribuables et les électeurs qui nous ont envoyés ici ont les Yeux tournés vers vous et attendent anxieusement votre réponse. "espère et même je ne doute Pas qu’elle sera favorable et soyez convaincu qu'en vous rendant à notre demande, vous acquerrez des titres innombrables à la reconnaissance de Ja population
entière de..…., qui sûrement ne comptera pas d’ingrats,
pour l'inauguration d'un Chemin de Fer, d'une ligne de Steamboats ou d'une Route,
Messieurs xr CHERS CONCITOYENS,
Nous sommes aujourd’hui réunis Pour célébrer une utile journée qui fera époque dans l’histoire de notre (ville ou Paroisse), Dans ce temps de concurrence et de progrès, tout accroissement des facilités de Communication, toute création de débouchés nouveaux, est un bienfait inapp éciable. L'entreprise dont nous fêtons
aujourd’hui l’heureux achèvement est au nombre de celles qui doivent profiter grandement à noire pays. Vous vous êtes imposé, je le sais, des sacrifices Sraves, d'argent, de temps et de commodité, pour permettre l'achèvement de ce nouveau chaînon qui vous unit aux grands marchés du pays et de l'étranger. Par cette voie Vos produits vont trouver un écoulement rémunérateur et, en même temps, vous recevrez plus facilement et plus promptement du dehors ce qui est nécessaire à votre existence journalière. Tout le monde Y trouvera son compte.
Je profite de l'occasion Pour vous féliciter de l'esprit d'initiative dont vous avez fait preuve €n prenant la responsabilité d’une aussi lourde charge; l’aisance avec laquelle vous l'avez assumée est pour moi l'indice que vous saurez aller jusqu’au bout et compléter votre œuvre en lui fournissant les moyens de vivre et de progresser.
Pendant que nous sommes ensemble, je tiens aussi à remercier ceux qui ont été les instruments directs de l’accomplissement de l’entreprise, les maîtres et ouvriers, sous les ordres
Monsrur,
C'est un honneur Pour notre village de rece- Voir uue visite aussi distinguée que la vôtre et celle des Personnages qui vous aCCOmpagnent.
Je me fais l'interprète de tous mes concitoyens, en vous SOuhaitant Ja plus Ccordiale bienvenue Parmi nous. I pitalité que no Vous offrir n’est peut-ê que nous l’eussions désiré, mais mérite, c’est d’être cordiale.
pu le constater en arivant jusqu’à nous, c’est à l’aide d’un labeur courageux et constant que nous avons réussi à développer les ressources de la contrée et à créer dans cette partie du pays un centre industrieux et prospère qui fait honneur à notre race et au nom canadien. Nous sommes fiers à juste titre des résultats obtenus et la sollicitude du gouvernement, dont votre visite est la preuve, indique que le renom de nos efforts a dépassé les limites restreintes de notre territoire.
Nous vous remercions de cette sollicitude, dont nous nous croyons dignes, et nous espérons que le gouvernement nous la continuera longtemps. Ne redoutez pas cependant, Monsieur, que nous ne profitions de votre séjour ni que nous n’abusions de votre bienveillance pour vous poser des demandes indiscrètes, ou solli-
citer des promesses quelquefois gênantes. Nous
nous en rapportons à votre justice et à votre perspicacité. Nous ne demandons rien. Si après avoir visité le pays, vous jugez qu'il a des titres à l'attention et à l’assistance du gouvernement pour certains travaux qui sont au-dessus de nos
DISCOURS ä
ressources et de nos forces, vous serez l'arbitre et vous déciderez,
Pour le moment nous voulons être tout à ja joie de vous recevoir, de vous bien accueillir et de vous prouver toutes nos sympathies et notre respect.
Nos demeures vous sont ouvertes et le grand honneur sera Pour ceux que vous favoriserez de votre présence,
Le souvenir de votre séjour ici, restera gravé dans nos cœurs: nous souhaitons que vous conserviez longtemps la mémoire de l'accueil qui vous aura été fait,
Allocutions Scolaires.
Discours de Distribution de prix.