I.e Parlement ne fut assemblé que le 5i janvier
Le Roi fait son discours d'ouvertme, dont la subsUncttest relative au mariage du duc d'Yorck avec la liUe du Roi de Prusse, tt qui a pour but d'obtenir ea.. faveur de ce prince un établi&scn\ent convenable à son rang.
S. M. annonce 4{t.i'un ti-ailë déRnitif a Hè conclu pat la médiation de l'AnglctcrrC) du Roi de Prusse et des États-Unis , entre la Russie et la Turquie, d'a~ prÈs des principes qui semblenl devoir prévenir toutes conlestations ultérieures.
S. M. regrette di! ne pouvoir nous annoncer la conctusiou de la paix dans l'Inde ; mais les succès obtenus par lord Cornwallis , et la sagesse de sa conduite, laissent espérer que sous peu elle pourra.donner cette bonne nouvelle à la Ckaoïbre.
les assurances pacifiqueit que S. M. reçoit des pui»sauces contîuentales donneut tout espoir que la Iran- QUÎUité ne sera pas îiiterrom^uc, et que sous peu il Jiii sera possible de proposer des iL-duclions taot
dans l'armée qne dans la marine
Une adresse de remerciement est votte , selorr l'usage.
M. Grey demande un amendement qui a rapport h la conclusioD de la guerre dans l'Inde , il est ainsi coriçu :
« Reconnaissant lotis les malheurs qu'occasionne la
■ guerre, et convaincus qu'elle doit entraîner la ruine
■ de la compaguie, nous observons, mais à regret, «que l'espoir que S. M. avait daigné nous donner à
■ cet égard n'est pas encore réalisé. > ^i^ameudement ayant éti^combattu par M. Dundas,
M. Fox prend la parole et dit ;
Après avoir toujours voté pour l'adresse à ■S. M. , à l'ouverture des sessions, depuis nombre d'anuées, quoique souvent j'aie diffcré ■d'opinion avec ies personnes chargées de l'administratioii. je regrette aujourd'hui de me \oir forcé de m'opposera une partie de l'adresse ilont il est question, puisqu'elle renferme tant d'objets divers pour lesquels je suis, comme toutes les personnes qui conservent un respect profond pour S. M. et pour la prospérité de notre pays, très-disposé à concourir.
Et d'abord , qu'il me soit permis de me «lettre à la tête de ceux qui sont disposés à l'éliciter S- M- sur le nouveau Vwa que vient de
«oniracler le duc d'Yorek, alliance qa!
parait aussi honoraMc pour lui que d'un bon!! augure |>ovir la nation. J'aime à penser ^*i S. M. n'éprouvera aucun obstacle aux lUoyenfH liécessiiirt'S pour former ce nouvel étahliss» ment, dignes de S. M., de son altesse royal^a et de son auguste l'pouse.
Je donne pareillement mon entier assentpi ment à plusieurs autres parties de l'adressk.^ L'honorable membre qui l'a proposée semble approuver avec admiration cette |wrtie du discours qui indique quelques réductions danS l'armée et dans la m;irine. J'ai toujours pen^ que ces réductions auraient pu avoir lieu depuis longtemps; mais je suis si peu disposé à trouver le passé blâmable , et si heureux d'approuver quand je Je puis, que. pourvu que cèi réductions soient eBecluées d'une manière convenable, l'honorable membre lui-même , ck proposant l'adresse , ne pourra jamais s'eo montrer im aussi zélé partisan que nioî-nicine. La portion de l'adresse et du discours qui Be rapporte à l'augmentation de notre revenu -et à la prospérité générale de nos finances, eat flans doute très-satisi'aisonle pour les personnes qui souhaitent le bien général; mais si, en e\a- 'minant la chose de plus près, la Chambre reconnaît que cette niigmentalion suflU à peine pour défrajer des dépenses extraordinaires, il
^'•emble que cette circonstance ne sera pas suffisante pour justifier la conduite «jiii a occasionné ces dépenses. II ne siillît pas de prou- Tcr à la nation qu'elle possède des ressource», pouraulorUcr cette profusion scandaleuse; et un niiiiislre ne doit pas avoir la permission de dire : Il est vrai i/uej'ai ahusé des re*- ■.stywi'oes pvÂiiiques, -niais d'industrie croia- ■sanie couvrii'a loule ma jyrofusion.
On a dît : Sluititiam ■paliuntur opes; maia ce serait une étrange maxime que d'avancer .'que lu richesse d'une nation doit servir d couvrir ses folies. .
Je pense toutefois qu'on n'aurait, pas dA -ometire dans cette adresse ce qui aurait dû aussi figurer dans le discours de S. M,, et ce qui autorise l'amendement de mon honorable -ami. Les honorables membres qui ont appuyé l'adresse ne se sont pas bornés à reprendre les propres expressions du discours, mais ils ont ' «té jusqu'à parler de la pacification cfTectuée'! ■par noire médiation, de concert avec uosalliég. j J'avoue mon ineptie; mais je ne puis voir ni -comprendre comment l.i nouvelle ou l'ancienne 'ligne de démarcation entre la maison d'Au- -triche et la Porte Ottomane peuvent élre du ■moindre intérêt pour ce pays-ci; cependant ^ < -ferai observer la manière curieuse dont lauoif- •VeUc ligue a été établie. , .
Od a dît. en premier lieu, que les prélimtiiaires ûvainot cli posés, entre les parties contractantes, sur la base du statu qun, non pas comme on a voulu expliquer ce mot , c'est-à-dire comme les choses doivent être; non un statiib tjuo comme les choses ('tuient avant la guerre j cette base, pour l'honneur des pouvoirs médiateurs, devait être strictement maintenue dans le traité définitif; mais, avant qu'il fût agréé, une nouvelle ligne de démarcation, par laquelle une portion de territoire devait être transférée dt; l'une à l'autre, fut aussi acceptée. Cette marche était ridicule, et il était important pour les nation s de ne pas devenir un objet de ridicule. Au lieu donc d'armer pour maintenir le statu ifuo qu'il s'agissait de déterminer, combien il eut été honorable et digne de s'en rapporter aux expressions des cvrconstances existantes , comme applicables et aux négociations avec l'Autriche et à celles avec la Russie, et prendre un statu quo , non comme il avait été, mais comme il devait être dans l'avenir!
Toutefois je prie la Chambre de bien entea->V dre que je déclare ici que, pour moi, je n'aurais] jamais voulu aventurer le sang et les trésors de J l'Angleterre pour telle ou telle ligne de d^j marcation.
Mais en nous reportant à la négociation avec 1
Ift ttùssie , j'observerai que le ministre noWS
rtarait promis des pièces nécessnires pour fixef
KÉotre attention , et jusqu'à ùc qu'elles soiedt
E-Jrt'éseDtéca . je garderai le silence. Si ces pièces
Kliont insignifiantes et trlles que trop souvent oti
BMd a présenté , alors je m'étonnerais que mal-
B*ré les preuves que l'on pourra nous dotinet
Viïnne prospérité croissante , la Chambre se dé-
r*itidât à payer les dépenses de l'afmement. Un
lionorable baronnet nous a expliqué les motifs
qu'a eus le ministi-e pour changer son plan ,
-cependant il n'a rien dit qui eût rapport auX ■
discitsstonsqui ont eu lieu au Parlement. Tout
ce qu'il a dit lend à nous louer sur les peines
f ^fjue nous prenons , et à augmenter encore la