‹ Recueil de discours prononcés au Parlement d'AngleterreChapitre 7 sur 11 · MO · texte numérisé non relu

MO

lie la bouche d'u» oraleor ( M. Fox } qui , l'autre jot

fe'est écrié ei noblement :

JiutumUtfiOPtMfi'cjioiHivi

M. Fox se iÉve pour répondre, cl dit:

Je m'estime heureux que l'honorable mei Jjre m'ait fourni l'occasion de donner quel- '- ''' qu'explication à ma pensive. Si on a conçu, d'après ce que j'ai dit, que les membres de cette Chambre devaient voter de telle ou tell^ manière, parce que leurs commeltans le vi laicnt ainsi, alors, j'ai ètè tout-à-fait compris.

J'ai pensé toujours que l'abolition îmi diate devait être adoptée, et que celle gri duelle n'était fondée, ni sur l'humanité, m «ur la justice; et j'ai ajouté que si l'on imaginait qu'en suspendant cette décision la question ue se reproduirait pas, on se méprenait •«étrangement, car ou la renouvellerait saiu doute aux élections prochafnes.

Relativement à cette Chambre, la constitution l'à^tablie comme assemblée délibérative; elle doit donc raisonne^, examiner, écouter et décider; mais j'ai dit que dans des questions d'une grande importance, fl était avantageux de considérer l'opinion de nos com- «nettans* afin d'y faire concorder la nôtre.

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a5 Avril»

CoNTINUÀTIOir.

EXPOSÉ

La Chambre fonné6 en cbmité , M. ÛiiAdas propoêj

le prentfer article àes i^solutions q[u'il a présentées .\

la Chambre : savoir , « Il est arrêté par le coaiité q^*il sera défendu d^im*

• porter aucun, nègre africaîn dans les colonies an«>

•glaises 9 à partir du i*' janvier i8oo.

Lord Mominglon demande qu'au lieu du i*' }an*

Vier iSoo, on mette le i** janvier 1793»

Cette proposition est soutenuepar MM. Pitt, Wyndham^

'Wilberfbrce et par H. .Fogc, qui à œ sujet dit:

Après tout ce qtie j*ai dit dur cette question ^ il jme reste peu d argumnns à ajouter pour prpuTer la nécessité ^e labolition immédiate. Difsu merci ^ cette question a déjà bien changé deiace; personne ne soutient plus le maintien de* ce commerce; il est condamné à Tabolition 8OUS les rapports de riiumanité et de la justice, il ne reste plus qu a en déterminer Tépo-' que. Il faut trouver )e meilleur mode de lo

détruire en totalité. Selon moi, uae abolilioQ immédiate eat le meilleur de tous; et si quelque chose pouvait encore ajouter à l'opinioit^l que je m'étais formûfi à cet égard , c'éluit san^ doute les argumcDS présentés par l'honorable j membre .( M. Dundas ) pour une aboIitiofE^ graduelle. 11 a employé assurément beau coup de talent à nous présenter des argumcEd futiles : il était impossible d'eu développer u plus grand nombre; mais leur nature prouv|| en f^iyctir t^ mou opinion. ,C'cst donc au c« mité maintenant à décider celle grande qucfl lion. Il s'agit de savoir s'ils l'aboliront, ceux t\ tbhviénnent de soai injustice et de son înKiij manifé, ou si oU laisserai celte qucslion etttr les mains de ceux que l'on sait avoir des préj jugés en faveur de ce commerce, et qm.,qd juémeun intérêt à ce.qii'il soit continué; ca] ou semble aujourd'hui dire qu'il faut, avdol tout, que les planteurs soient consultés. L'hoï n'orable meinbreparafl oublier lui-même qu'tj a élé d'a\is de l'abolilion , mais graduelle; i ' - nous a-t-il dit, en s'y opposant tout-â-fait;^t| est possible qu'il en résulte une abolition plu4, ] prompte et plus soudaiae que dans tout ft^ cas. Le Parlement peut décider celte questiit|| auBsilùl l'opinion fixée de son comité.

Nous avons bien arrêté eu principe, dans t proposition, qu'il n'y aurait pas d'imperW*'*

tiens faites; mais, de même que dans celle défendue des États-Unis pour les proTÎsions , il en résultera de la fraude , et peut-être aussi sera-ce un moyen d'avoir encore des nègres quand ils seront prohibés; car, écoutez les colons^ ils TOUS diront que jamais ils n'ont été plus effrayés des malheurs de la famine que depuis la prohiBition des provisions qui arrivaient des États-Unis.

Si nous confisquons les vaisseaux qui por-* teraient des esclaves , les juges et les jurés donneront d'injustes décisions. Je suis loin de vouloir attaquer l'intégrité des planteurs en disant cela ; mais il me parait totalement contre l'évidence de prétendre qu'ils jugeront contre leur propre intérêt , et contre leur conscience, qui leur dit que la traite leur est utile.

Quant aux juges, ils seront envoyés d'ici, et l'honorable membre en 4JM^ 1^ choix; mais, de même que pour les autres objets, il faudra y adjoindre des juges du pays, des jurés pris parmi les colons.

Mais, dira-t-on , des esclaves sont bien plus difficiles à introduira en fraude que des provisions; il faut les débarquer, ils ne peuvent

être disséminés comme des marchandises; et

• Il

d'ailleurs même, une fois introduits, ils peuvent parler, et donner la preuve qu'ils ont été introduits en fraude.

( ''fi )

Ce sont sans doiilc des difllciillés qui semblent appuj'ei le raisonnement de l'honorable membre; mais enfin, s'il doit en être ainsi, que ce soil au moins par des vaisseaux étrangers, bullandais ou américains. Soyons innocena d'un pareil trafic ; si d'autres nations veulent s'en rendre coupables , ayous^au moins la force et le courage de faire mieux.

Mais m.'iintenant l'honorable membre nous a dit , et vraiment j'ai peine à m'arrôter à cet argument, par la futilité dont il est, que les colonies seront convaincues par l'expérience, et adopteront volontairement l'abolition. Je le demande, est-ce un bon moyen de donner l'expérience, que de la laisser dans les mains de ceux qui ont tant d'intérêts pour s'y oppo- 8er?Si nous avons vraiment l'intention d'écouter cette expérience, rendons un bill qui pro- . nonce l'abolUion [RUdant cinq ans, et voyons si ensuite nous pounons rétablir la traite.

Mais, dit-il, il faut que ce soit l'évidence qui les persuade; jusqu'ici, ils n'ont encore aucune conviction ; leurs préjugés doivent ê1 détruits par di; sages réflesiuns.

Lcnrs préjugés proviennent de notions eiroaées dontils son! imbusdès leur enfance, et je n'entends pas comment d'eux-mêmes ils pourraient s'en départir.

Mais, dit-il encore, ces colons sont exai

core - 1

pérés par l'idée de l'abolition ; qui pourra la détruire, si ce n'i^st le temps, l'expérience, la vérité ?

Magna est veritas et prœvaicéit.

A cela je répondrai que l'année derniifl-e on ', a parlé de même : quel effet le temps a-t-il prtt»' i duit? pourquui en produîrait-ii plus mainte-^ naut? Non, je ne puis compter ni sur la vé-- i rite . ni sur la justice des hommes, quand leur ] propre intérêt agit.

Qac cette abolition soit prononcée, et alors j leur raison se fera entendre. Ce n'est |>as l'épo» J que de j8oo qui pourra faire changer des per* 1 sonnes intéressées qui ne veulent rien écouter. ! Toutlctaleutde l'honorable membre ne pourra j jamais opérer un miracle tel, que ce qui n'a j pu se faire depuis plusieurs années se fasse au J terme qu'il a fixé.

Quant à moi , je regarde cette question comme portant atteinte à l'honneur national, à la réputation de mou pays; et si l'on m'ob- J jecte que ce que nous ne ferons pas d'autresfl nations le feront , je répondrai qu'il en est dei I nations comme des individus : elles peuveat j ^suivre en masse un sj'stènie faux; mais isolt^ i jinent il se peut qu'elles réfléchissent au daiï« gcr de conserver un principe réprouvé pap

d'autres peapics. Quelle est la lialion qui osa rait dire : Tout noiis prouve que ce principl eM uu outrage à l'iiumaiiité et à la justice, cependant nous persistons à le maintenir?

La conduite drs autres nations ne peut rien j taire à la nuire. Puurrait-on excuser un honlina qui diniit : Je sais que telle personne doit êtrin assassitrée et pillée : si je le fais moï-méinf^ j'en profiterai, et l'individu n'en mourra | plutôt?

Je pense bien dîfTércmment,. sans doutey car j'affirme ici que si nous abandonnoDB pui bliquement et hautement cet odieux traHc.

les autres nations imiteront notre esempld C'est a nous de nous montrer les piemicrd dans une cause qui intéresse la iuslice l'humanité; c'est à nous, si nous voulon avoir |le ^premier rang parmi les nations, « réclamer les premiers l'honneur d'un si ] exemple.

Conséquemment , je répète mon vole, déclare que, si absolument l'abolition imm£ diate de la traite ne peut pas avoir lieu, )m demande qu'elle soit fi\ée à l'époque la plu rapprochée, et que l'année 1800, d dans la propositîou, goit remplacée par une des plus prochaînes, convaincu qu'avant cette époque l'abolition aura eu lieu forcément.

( 249 ) L'amendement de lord Momington est mis

aux voix.

Pour, 109. Contre, i58.

Il est décidé ensuite « à une majorité^de i5i contre i3, que rabolitîon de la traite aura lieu le 1*' jan«. vîer 1 796.

Le bill passe à 'la Chambre des Communes 9 et est envoyé à la Chambre des Pairs , qui le rejette pour cette année.

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5o Avril.

Motion de M. Grey pour ttne réfàrfhe par-^

tèmentaire.

M. Fax prouve iHnstaôiUté d*^opini4m dô M. PiU, ou peiu-étre la duplicité fu'ii a juff^ée néeessaitû d^adopter pour éien adminiMlrer. — H rapporte ies par oies des ministres à une autre époque^ eSit demande à ta Chamére de ju^er.

EXfOSÉ.. .

Une association s^est formée, composée de membre» influens de la Chambre des Communes , ainsi qu& de beaucoup d'autres personnes, 'marquantes dans^ le public 9 pour obtenir une réforme dans la représentation nationale : elle s^intitule, ies Amis: du peuple.

Le nombre s'en augmente bientôt , et on y voit leshommes les plus distinpiés du royaume.

Ils prennent la résolution de s'adresser à la Chambre.. M. Grey est chargé d'en faire l'annonce à la plus prochaine séance.

Il s'appuie de l'opinion des deux honmies les plus, marquans dans le Parlement 9 M. Pitt et M. Fox^ et dit que la majorité de la nation est avec eiuu

Néanmoins la déclaration de l'orateur , au nom |le la société , de prendre les moyens les plus convena* blés pour mettre un terme à cette fausse représentation 9 le porte à parler des projets du ministère^

H. Pitt alors se lève pour combattre Torateur et repousser le» vues de la prétendue société. Il dit que le moment n'est pas opportun pour présenter des questions qui peuvent compromettre la paix et la tranquillité de la nation , et mettre en danger ji;^ qu'à la constitution même.

Il approuve Tidéo d'une réforme faite avec le tempa et le (^alme nécessaires & une si haute opération.

A Tépoque de la guerre d'Amérique 9 il a pensé qu'une réforme était indispensable pour prévenir les malheurs qui menaçaient l'Angleterre d'une banqueroute , et afin d'unir le Parlement et le peuple poi» avoir le moyei\ d'y résister.

L'expérience lui a montré le danger d'introduire la ' moindre innovation dans la forme du Gouvernement,

M. Fox se lève pour répondre et dit :

Monsieur,

Jusqu'ici, nous ne sommes pas encore appelés à débattre la question dont il s'agit, il me semble qu'il faut d'abord décider si ce su* jet sera ou non présenté à la Chambre à la première session : j'éprouve, à ce sujet, une peine bien vive de tout ce que vient de nous dire Thonorablo ministre, et qui a paru lui mériter tant d'approbation.

■^ sais que, dans celte Ciiambre, 1 idée d'ui reforme parlementaire est loin d'être popii laire, le public, au contraire, la voit d'i toute autre manière. Qu'il me soit donc pca mis d'établir sur ce point mon opinion.

Et d'abord, j'observerai que jamais je été aussi ardent, aussi enthousiaste de l'idée d'^ne réforme parlementaire, que l'honorable ministre que nous venons d'entendre; je me permettrai, toutefois, de dire que j'ai été plus coniéquent dans mes principes, car, dès le commencement de ma vie politique, j'ai adopté l'idée de cette réforme parleroentaire^et je l'ai soutenue jusqu'à ce moment même, parce qu'aujourd'hui, comme alors, j'en sens la nécessite. Le danger qui existait pour la liberté nationale, existe de même en ce moment. L'honorable cbanceliep de l'échiquier i4Kis a fait, d'année en année, de très -beaux discours en faveur de cette réforme; te n'est qu'en i ^85 que son ardeur a semblé se ralentir; cependant, les causes de cette réforme n'out fait qu'aller de plus en plus en augmentant principalement dans la dernière session Parlement. Précédemment à cette séance, j' donné tous mes motifs pour demander une réforme; maintenant, je dois m'abslenir, d'après le discours que nous venons d'entendre, de les reproduire; mais je dirai seulemenl ,

qu'il Faut faire quelque chose pour apaiser les esprits; et dût-il être pénible à la Chambre de l'entendre, je dois lui dire que, sans cela, il sera difficile de conserver la tranquillité inférieure du royaume plus long-temps.

- Nous ayons le malheur de voir que les actes de la Chambre sont souvent opposés aux dis-^ positions générales du peuple. J'en appelle â 1 armement contre la Russie; La déclaration de là Chambre à été pour la guerre , celle de là nation pour la paix, et elle a été 'si fortement pronôticéé, cette déclaration , que les ministre^ ont été forcés, malgré leur majorité triom^ jihante, de s y conformer, et de changer uii plan qu'ils avaient imaginé .de concert a véô Cette majorité. QueHe est la conséquence? Que là nation pàié^n ce moment la dépense d'unti àr meOient qu'eHe n'a jamais alpprcnivëvet qu'elle donné feôn argent pour n'être pas* représentée dàt^s lé Parlement; qu'elle reconûait que ses ¥œux ny sont point expriiùés, et ce qui est pire encore ,*q^e quand il parait iine plainte contre cette irrégularité , ceux qui s appellent les représentans du peuple refusent toute en«quêté qui peut être deniftfldée à ce- sujet. C'est ^insi que la nation a de justes motifs de se

trouver mal représentée.'

Sans doute le principe qiii a fait passer ce >ûte comme .tant d'autres/ est' fautif, il proi»

\ifDt de la cûnfîance aveugle mise dans les ministres, et cela, non pas en raison de leura talens et do leur capacité, mais purcp qu'ils sont ministres. U résulte du principe lUtibli, que l'agent du pouvoir exécutif, quel qu'il soit, doit avoir Li confiance de ia Chntnbre, et que, s'il sV'gurc, lu nation n'a plus de moj'cn d'e\amincr sa conduite.

L'honorable ministre nous a parlé de ce qu'il appelle les allies de mon honorable ami M. Gr<:y; il me semble que )» fierais autorisé à ' lui demander, quels sont doue les vôtres? De notre colé. nous avons des exagères qui sont de vrais républicains, du vôtre ce sont des esclaves du despotisme; l'un et l'initrc sont contraires à notrt constitution; mais il n'y a pas de comparaison à faire entre eux sous le rapport de l'esprit de liberté. Les uns. par un désir trop ardent de celle liberté, perdent de vue le vrai moyen de l'obteulriles autres, détestant la chose elle-même, ne se plaisent qu'a voir la tyrannie et le despotisme s'établir.

Relativement ati livre publié récemment sur les principes du Gouverncnient, et auquel le ministre a fait allusiun on parlant de doctrines dangereuses à 1% monarchie , )c ne puis pas dire que je l'aie lu; il y a deux pamphlet^ écrits par un auteur distingué pendant la guerre d'Amérique, natif d« te pays-là, et ap-

pelé Paine. J'en ai lu un des deux . et ce que lye puis dire est que, quelle que soit notre position , nous ne sommes pas encore assez bas pour que nous ayons à craindre les publications d'un étranger. 11 se peut qu'on ait pris le' change, et qu'en raison du titre de l'une de ces deux publications , intitulée Droits da\ i'honiine, on ait pensé que ceu\ qui désirent provoquer la réforme, s'accordent avec l'esprit el le sens de ce livre. Le fait est que les droitaj^ de l'homme reposant sur des principes qui ' n'ont pas de rapport avec une réforme dans notre Gouvernement. Pourquoi donc accuserait -t>n ceux qui professent le plus profond respect poiu' la constitutiou, de participer aux, (Opinions renfermées dans cet ouvrage? Rela-, ^tJVemen^au système d'innovation, je déclara «qu'il y a peu de rapport. Au surplus , ce n'est pas le chancelier de l'échiquier qui peut fuire itçette méprise, car ce serait agir contre sa pcn- «ée. Si les innovations sont fâcheuses eu ce moment , elles devaient l'être encore bien plus «piand l'honorable chaucelier les a proposées; 'jeofin, la forme de la représentation est devenuo nde plus en plus un mal auquel il faut remédier. Mais qu'il nie suit permis, sur le mot inno-

cation , de répéter ce que déjà j'ai eu l'occasiua bâe dire à la Chambre, ifiie tu plus grande

^^ovation qui puisaïf litre introduite dans

ia constitution d' Angleterre , serait de

eiarer qu'iine-pov/rray lîtrefait auc*Mie

novation.

''La plus belle qualité, en effet, de

CotistiliUion, est que, par son essence

est conatam'ment susceptible de recevoir les

Améliora tioDâ et perfeclionncmens que te

temps cl l'expérience peuvent rendre néi

salres. Cette constitution admet, dans la

fectton de sa composition , la possibilité d'

réforme perpétuelle.

' Je ne connais rien dans les choses établies

par les hommes qui ne puisse être susceptible

d'être touché, perfectionné ou améliore. La

percûanence de la constitution tient

la -nation l'approuve; et, avant de l'apprt

Ver il faut qu'elle soit convaincue qilftla

de ses représentaos est à l'unisson avec

sienne.

S'il est une fois reconnu que la Chiimbre des Communes est l'orifanede la vois publique, je ne pourrais éviter alors de désirer qu'un ministre ne pût pas conseiller au souverain de mépriser l'adresse de la Chambre des Commu- ' «es, parce qu'elle n'exprime pas les vœux du peuple : rien n'est plus dangereux.

On a parlé beaucoup de la situation ali mante de la France; mais je suis forcé de di que son ancien Gouvernement était si dél

e le

l'uri^^"

w la

4able^ que les hommes les plus sensés c

■ naicnt qu'à moins d'y apporter dea changemcns bien iinportans, il méritait d'être renversé en

totalité, Jl n'en faut pas plus pour justifier la volution.. et conaéquemment je ne v*jis paa

pqu'il y ait tant à craindre un effet de la contagion : pour reduuler les mêmes dangers, il

-faudrait que nous l'uâsioiaa dans la même po-

f ait ion.

• Pourquoi donc nous refuserions-nous àun« réforme? ■

I Toutes Jes fois que j'entends pnriw avec -exagération de la situatioa horrible de la /■France, il me semble entendre une désap- "probation de toute espèce de réforme. S'il est .vrai cependant que la nation éprouve quelques jnconvéniens, et désire sincèrement une ré- -forme, elle a le droit de la provoquer. Si , au ■contraire, ces prétendus besoins de réforme jie sont que des prétextes vaîns, alors mon ho- -norablcamiest fortemeut autorisé àdr>maDdep <]ue la question soit prise clans la plus haute -considération. Je ue doute pas que le résultat n'en soit une détermination générale de de- ■mander des réformes.

Mais on me demandera peut-êlre pourquoi mon nom n'«st pas parmi ceux de la Société des réformes. Ma réponse est que, quoique j«

voie grandeoïpnt le mal , \v ne vois pas néan* moins le remède à ce mal. Si mon honoraWe ami m'avait consulté, petit-Ptrc ne lui aurni9< je pas conseillé tle suivre la marche cju'it d suivie : la chose faite, je ne vois p:\» pourquoile inomcDt ue acmit pas convcuable à la dii cussiou.

Le ministre s'est oublié sans doulc dans chaleur de son discours . quand il a rcpréscnl l'Angleterre comme le seul pays exempt de despotisme et d'anarchie, et jouissant de la vraie liberté. La France a changé son ancien gouvernement, qui était si di^tcstable, Li logne, l'Amérique , jouissent do la liberté; ceti liberté a produit la justice, la richesse, la pn péritéj le monde entier accroît ses luuiièi et la philosophie répand ses bienfaits par toi la terre. L'Angleterre dû restera pas seule, Jfc l'espère , à refuser de tels bienfaits , cl soumise à la bigoterie et aux préjugés ignorons. J'adntire plus que personne la perfection noire constitution; j'admire surtout les porte» qu'elle ouvre à toutes les améliorations. Lg couronne a été restreinte dans ses prérogatib' Tes ; les lords ont l'étendue de leurs privilèges; et les communes aussi , depuis que je suis appelé à eu faire partie, ont leur barrière. Il n'tfxifte donc aucun danger à continuer dei

te '

la cîen

ttéfbrtnës , et ]e n hésite pas à m en montrer le plus zélé partisan. '

Le public doit donc tn ce moment, bien entendre <}ue le biitde tette proposition est d ap- Jpeler son attention sur le principe dune Iréforfiiè'parlemcntairei

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