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ijous n'avons pas la prétention de faire la guerre pour rétablir lanfcien Gouvernement, ou pour obtenir Textermination de la nation française. Que peuvent donc faire ces horreurs à la décision de la guerre ?
La prérogative de la couronne de renvoyer du royaume les étrangers qu'il lui plaît, doit lui rester d'après ce bill. Il n'y a qu'un exemple sous le règne de Henri iv d'une semblable conduite; mais encore est-il balancé par un acte de la même nature fait par l'autorité de son Parlement. Je prétends qu'une telle prérogative n'a jamais existé , et que s'il en était ainsi, elle serait beaucoup trop dangereuse pour la laisser subsister. Une prérogative semblable ne pourrait avoir lieu que pour l'avantage du peuple; si toutefois ce mot peuple n'était pas banni de tous dictionnaires politiques.
• Il était impossible, sans doute, à mon honorable ami , M. Erskine, au talent et à la persévérance duquel l'iiinocent doit une protection, comme, le coupable sa juste punition, grâces aux améliorations qu'il a introduites dans le jury, de ne pas soutenir cette question, et de refuser sa défense à M. Payne , comme à tout homme poursuivi devant la loi , qui doit toujours jouir de l'avantage d'un conseil tant que cette loi le permet.
d'être condamné? Quelle affreuse conséquence ! quel horrible principe! et cependant Yoilà le résultat de cette division que je regrette tant sous le rapport du bien de mon pays.
Je termine en votant pour un ajournement de trois semaines pour le présent bill.
Cette motion est rejetée.
Le bill est lu une troisième fois et adopté.
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i« Février.
Adresse à S. M. en réponse à son message pour i* augmentation des forces inUi^ taires.
M. Fox s'oppose à (a guerre j quoiqu'il n'ignore pas coméien en le faisant il donne prise à la caiom-* nie et à ia méchanceté. — H attribue au mani-^ feste du duc de Brunswick une grande partie des événemens atroces récemment arrivés en France,
EXPOSE
Le a4 janvier 1 795 , la nouvelle de la catastrophe ar- , rivée au Roi de France a été publiée.
Le ^ 9 M. Dundas présente le message suivant :
t S. M. a donné des ordres pour qu'il soit fait commu* »nication à la Chambre des papiers remis par M. de nChauvelin, ministre plénipotentiaire du dernier > roi de France , au ministre des affaires étrangères, >des réponses qui lui ont été faîtes, ainsi que copie «d'un ordre de S. M. en son conseil, transmis à «M. de Chauvelin, en conséquence de l'acte atroce 1 récemment consonamé à Paris.
■ s. &!■ pense que, tlans celle siluat ion, il est absolu-
• ment in dispensa Ue d'augmeoler la force mililaîre. ■ Elle comple sur le concours des Chambres pour nmaiiilenîr la dignité et la ^éeurilé de se.s domaines,
• pour venir au secours de ses alliés, et pour a'o «poser aux projels ambitieux d'agrandissemeut
• la France , qni , dans tous les temps , est toojourA' >de nature à fixer raltention , mais ipii , aujour-: id'hni. en coiiséqueace des nouvelles 'd(>ctriae«^ a la requiert bien pLus impérieusemeni
Ce message est pris en considération le i" février.
M. Pin propose une adresse de rcmerciemens. Il demande qu'if y soit joint l'expression de. la tondoléance nationale sUr l'horrible événement de Frani:e , qui doit 6trc envisagé par foutes les natioas comme un outrage fdit à la religion, à la justice et k iTrumanité , et cormmc un exemple frappant 'é la conséquence des principes nouveaux.
Cette adresse repasse les articles du message répond de point en point par un acquiescei complet.
Elle est appuyée par un grand nombre d'orateuru
Lord Vjcombe dit qu'il regarde comme un des premiers devoirs de la Chambre de prévenir la guerre. il ^t que la nation n'est nullement dans les dispositions conpubles qa'on se platt k lui supposer ; il Ift Rprésente comme au contraire forte itient ailaebifi à la conslitution.
n n'a pas d'idée qu'on veuille détruire les princîpwj français en faisant la guerre; et (pianl à l'acte btiftHAe arrivé en France , il l'attribue au manifeste duc de brunsvlckj- qui n'est autre chose qa'uAp]
es,
de ...oas ice et
^ fraternité des rois pour imposer le despolisme à ta
,.. France, ei ptus tard à toute l'Europe.
U- Whitebread s'oppose à l'adresse. Il commence son discours par faire sa profession de foi sur l'Iiurrible allentat commis en Fraoce , et nie que cette atrocité soit due aux nouveaux principes politiques adoptés dans ce pays. 11 en accuse aussi le mauifesté du duc de Brunswick. ; il le compare au principe qui
■ dirigeait les nations barbares anciennes, pour lesquelles couquérir et détruire étaient synonymes.
M. Fux prend la parole, et dit :
MoNsiEim ,
Quoique d'après quelques expressions échappées à l'honorable chancelier de l'échiquier, il Sût naturel de conclure que I.i guerre n'est pas absolument décidée encore, cependant le sya^ ■ lème général qui règne dans ce discours prouvé que jamais il n'y a eu de circonstances plus imposantes pour forcer tout membre de cette Chambre à se ranger au premier de ses devoirs, non-seulement en raison de ses commettans , mais par rapport à la nation entière qu'elle représente individuellement et collectivement. La fausse interprétation qu'on a donnée à tout ce que j'ai dit jusqu'ici, me fait penser que je pourrai être encore tout aussi mal entendu ' dans cet instant. C'est une preuve nouvelle que )e devoir de membre de la Chambre est non-
(368) SÊuIfimeUt |>L-ijib]t>^ mais qu'il a .lussî quetq^ danger. Je nie regarderais comme indigHede" poste si la considùratioa de popiilariLc' mefi sait varier dans mes opinions sur la guei avec la France; je croirais manquer à Ibori u,eur et à ce que \n dois à mes commettaiig
L'iionorabie membre nous a représenté I plaintes que nous avons à faire à la Franct avec toute l'éloquence qui lui est habitu< mais il n'est pas arrivé jusqu'à la conséqueiu qu'il fallait armerî U a semblé éviter de le.dtd lui-même.
Certes , je n'envisage pas les massacres et h crimes commis un France avec moins d'faoi leur que lui; mais je pense que loin d'en fais^^ le thème de toutes nos discussions, leurs causes n'out aucuQ rapport avec la question qui nous occupe. La condamnation et l'exécution du malheureux roi de France sera toujours une époque déshouoraote dans l'histoire , et jamais on ne m'a entendu, dans cette Chambre comme aillem-s , quelles qu'aient été mes opinions, avancer que les rois devaient être soumis d'des jugemeus. Cet infaituné souverain a été condamné par des juges qui n'avaient pas de pouvoirs , sou arrestation, son procès, son exécution, tout parle contre cette magnanimité républicaine (car on me permettra d'avancer qu'il doit exister de la magnanimité dans une
république], pour n'ea faire qu'un acte d'inhumanité et d'ïnjuatice.
Mais. Monsieur, après avoir ainsi fait ma'J profession de foi , je ne vois aucun motif poufi " que ce qui est arrivé chez une autre nationi { devienne un guide de conduite pour nous. Ui est de maxime générale eu politique que le* crimes commis dans des Étals indépendans aa ; peuvent être pris en considération parles au' très nations. "
N'avons-nous paS contracté des alliaucea Bvecle Portugal et l'Espagne ? et cependant ceSj pays étaient coupables des actes les plus I>ar~ | bares et les plus atroces de superstition et d8> I cruauté : l'inquisition y exerçait sa tyrannie eC* • ses crimes. En avons-nous pris cause pour leur ' déclarer la guerre? avons-nous recherché corn* ment les princes de ces nations étaient arrivéïr | à leur tr6ne?
Pourquoi donc voudrions-nous en agir nu.-*'; trement dans cette circonstance? 11 serait pos^ i sible d'attribuer la cause de ces horreurs de ht i France à la conduite des puissances alliées; mais je nie que ce soit même un prétexte poutt 1 nous.
Et toutefois qu'il rae soit permis de le répéter, personne plus que moi ne voitavec horreur la conduite de ces puissances. Jamaii I. z. s4
combiOaiBOfi n'a tïlc plus futaie à la traDqnij lité de l'Europe,
On a dit que l'Autriche n'a pas été l'aggressïUr enTcrs la France. Ceux qui avancent ce»
laits ODt-ils vu le traitû de Plinilz? Qu'ils iufornicDt. et alors ils )iigeroDt.
Mais la Prusse a-t-elle été menacée par li France? n'a-t-elle pas été elle-môme entièrement aggreaseur ? Pourquoi ne s' est-elle pas adressée à nous, son allié? Rien ne prouve da-* vantage qu'elle voulait s'engager dans guerre offensive. Elle a vu un nouveau gouvel««) nement s'établir eit France, et de son pn choix ; elle a voulu s'y opposer, et contribm à la faire retomber sous le joug du despotisin0> d'où elle était sortie. Eh quoi! ne pourrionsnous jouir de notre liberté (si toutefois ce mot pHUt encore être prononcé sans offense), et faire les changemens que nous jugerions nécessaires À cette liberté, sans que les nations voisines vinssent contrôler ou approuver ni opérations?
Je ne reviendrai pas sur le manifeste ati qui n précédé ou suivi la marche desacnu alliées; personne dans cette Chambre, me trompe, M. Burke est le seul qui osiîtlt défendre.
En effet, quelle a été la conduite de à
e pas eda— I