DES GRECS ET DES ROMAINS
Je ne me flatte poinl de résoudre ici d'une manière définitive el absolue la question que je me suis proposé de distiller, ei qui rouie sur un des points les plus curieui
L'objet de ce Mémoire est donc.
^ ..' De recueillir les diffcrens points de discussion que
Aiment nécessaire de ce qui reste à connoitre en ce genre; De suppléer pu manque de notions précises [ no-
sité^ I.nalc-ï at'.adic'cs à la nature de quelques-uns Je ces édifices , par le résultai des conséquences qu'il faudra tirer des diverses particularités qu'on fera remarquer dans la
3. ° De réparer par l'autorité des écrivains, et parles faits in cornes labiés qu'ils nous on! transmis , le silence el l'omission de Vitruve sur une partie de la construction des édifices sacrés;
4. " De déduire enfin comme résultat nécessaire, etde faire sortir d'un grand nombre de considérations accessoires ou focales, et de plusieurs détails historiques ou religieux,mls en rapport avec la conformation des temples, la conséquence positive, que leur intérieur étoit éclaire et téton de diverses façons; conséquente, Je le sais, qui, au premier aspect, pourra ître taxée de paradoxe.
Je ne me dissimule point, en effet, qu'il replie une parfaite concordance entre nuis le* iIulvmui., modernes, tant antiquaires que voyageurs, sur l'opinion que les temples des anciens ou ne recevaient j>:)inl lie iiuiiicre, ou n'en recevoîent que par l'ouverture de leur porte. Pour ne pas faire une
brasse ou répété celte opinion . je me contenterai de citer les noms des savaus les plus connus, tels que Spon, Vheler, Perrault, Galiani, M. Simon, M. l'abbé Barthélémy, le baron de Riedesel.Winckelmann, l'abbé Guattani, Stieglitz, Siebenkees, Joseph del Rosso, Chandler, Stc.
J'ose croire cependant q.ie cet accord de tant d'autorités recom mandai, Iw et d'écrivains a-.issî savans que Judicieux, sur le point J"antk;uité dont il s'agit, n'est pas
la regarder corn m F épuisée- Mais il y a aussi une autre sorte d'unanimité qui est le produit de la prévention ; et elle a lieu liis-natu relie ment, soit dans les sujets où un aspect facile à saisir dé lo urne l'attention des autres points de vue, soit dans les matières qui embrassent des rapports nombreux, et où les moyens de la critique sont peu à la portée de ceux qui seroient.lc plus en état de l'exercer : il suffit alors que quelques hommes en crédit aient une fois mis une assertion en avant, pour qu'elle se produise simulta-
Ot l'opinion i'i la>[-.i L'Ile ju ^rL'.ejiJj r.^pnser au moins un doute fondé en faits et en raisons . est précisément de ce genre.L'espèced'unanimitédontelleiouh, résulte moinsde
défaut absolu d'examen. Je n'ai effectivement coLoîLauce d'aucune discussion à cet égard ; et chez tous les écrivains qui ont adopté le sentiment que j'ai dessein de tombante, on le trouve énoncé comme constant et indubitable, sans qu'aucune preuve en garantisse la justesse.
Des raisons qui cm condttit i penser qiit lis Temples des anciens ne recercieni point île lumière.
Je dois dire, en commençant, ce qui a contribue à rendre cène opinion aussi générale, et cc<]ui lui a donné
aucune mention des couvertures des temples, de leurs intérieur!, et de la manière dont, selon leur* formes , leurs dimensions et leurs usages, ils pouvoient et dévoient être éclaires. 11 est vrai ensuite que presque mus les temples quadrangulaires des Romains que le romps a épargnés , et qui sont venus les premiers à la connuissance des antiquaires, tels que le temple de Nîmes, ceux dont Serlio, Labaeo , Pirro Ligorio , ont vu et dessiné (es lestes , se sont trouves d'une dimension assez modique pour que l'intérieur de [eut alla ait pu recevoir par la porte, comme aussi par l'ouverture qui se pratiquoit quelquefois audessus , une lumière suffisante, lin fia les dessins tais-nombreuK des temples de la Grèce, de la Sicile et de la grande Grèce, qui , depuis nu di-im-sii tle, ont été publiés par les voyageurs , sont venus encore appuyer l'opinion établie sur l'obscurité de l'intérieur des édifices sacrés.
leur plan, dans leur 'élévation e^ dans leur disposition, et ne différant entre eus que par les dimensions, nous sont parvenus privés de leurs combles et de leurs couvertures ; et presque tous étant péripteres, c'est-à-dire, environnés d'un ou de deux rangs de colonnes. Ïm; d.-.u préronn de leur cilla. Ceux d'entre ces temples dont le mur s'est conservé, ne présentent ni reste ni apparence d'ouvertures, de fenêtres ou de percés. Aucune indication de ce genre ne s'élant donc trouvée , du moins aux grands temples de la Grèce , dans les ruines qui en
I '7! ) ■ continué de penset ar nue par In porte, o
ors de doute un point d'antiquit ic silence de Viiruve. la concor es quadrangulairei des Romains e
Ce que l'on connaît des pratiques religieuses , ce que l'on sait sur les rites et les cérémoniesdu culte des anciens, considère 1 dans son rapport avec l'emploi do l'intérieur des temples, s'est trouve aussi tris d'aitord avec l'opinion de tous qui refusent à celte partie intérieure [a nécessite et l'usage d'une grande lumière.
Il règne, en effet, une eniiift JiHïïsnce entre l'exercice du culte des anciens et celui du culte des chrétiens : or cette différence , qui a ciabli la plus grande dissemblance entre les temples de l'une et de l'autre religion , est trèsimportante il cnnslaicr dans le prallùlcdc ces édifices. Il faut, avant tout, appliquer aux jugemens qu'on porte Je
usages religieux. L'exercice du culte, chez les anciens, étoir,
sacrifice; chacun participait* son gre aux cérémonies, aux
prlèrefi"i aLÏ sacrifices publics. Dans Le christianisme, J'exerii.e Ju lliIlt <--.* i." ■- ■ J U - . 'ii ■ . ■ ■ l l- c : fi f ■■ iM-î:'r:L-'j\ qui :irem-
au(juel ie public a.:;.'!nl]l'. : [>::iiiipi ; ks prières, tes iilutgies, les rites sacres, dépendent du concours même des assislans, prenant une pan active au* cérémonies, et réunis durant plusieurs heures dans un local spacieux et (Ouvert : le temple des chrétiens dut être Ixtftiat.
Celui des païens étoit beaucoup plus en rapport avec l'extérieur. C'éto il à briller, à paraître au dehors, à frapper la vue pat ia décoration et les uccompagnemens qui, pour nous, ne seroient qu'accessoires, que l'architecture Grecque faisoit consister le principal iu\e de ses temples. C'est que, d'une part, le plus grand nombre des cérémonies et des pratiques se passoit en dehors, et que , de l'autre, le culte intérieur n'admettoit pas ie concours du peuple. Il n'y avoit que [es temples à initiation qui dussent recevoir
['espace asset considérable Je la pièce appelée cpiilhe- Jomos, il ne reste, J;iiiï l'intérieur du moi. qu'une mai J'une ccnMine Je pieJs en longueur suc environ quarante Je large; ce! espace, comme l'on voir, ne formerait qu'une Je nos pérîtes églises. Il y en a, jusque dans nos villages, qui pourraient renii-i irn-t plu, iTiiidj viiiirs que les temples fameux Je Minerve A Athènes, et Je Jupiter A Olympie. Mais disons que ces temples n'avaient point à recevoir J'assemblees.
Aussi arriva-t-il que le christianisme, Ryanl détrôné les dieux Je l'antiquité, refusa Je s'emparer , à Rome, du plus grand nombre Je leurs temples. Ce n'es! point A un pieux 7.èie qu'il faut attribuer te r^fm ; plus d'un exemple prouve le contraire, et plus d'un temple antique Jur au, chrétiens
un plusgrand nombre Jetemples païens s'éloïenl trouvés, dans leur disposition , conformes aux rites de la nouvelle religion. Ce qui contribua le plus A leur destruction , fut l'état J'abandon et d'inutilité où ils furent réduits: ils restèrent vacans et déserts; et, nul intérêt actif et journalier ne veillant A leur conservation, ils devinrent la proie Ju temps et Je tous les agens Je Jestruclion qu'il
A un très-petit nombre d'exceptions près, les temples de l'antiquité ne pou voient s'approprier aux usages de ht
l'assemblée des assislans étoit nombreuse. L'intérieur Je ces temples n'avoit été destiné qu'A tore la demeure du dieu, c'est-à-dire, de son simulacre. Quelques autres
se faïsoient dans l'enceinte extérieure ou devant le péristyle antérieur. On sait, au contraire, que la plus grande
réts, et du genre de ceux qui se partagent chez nous entre
appelons encore^ Bourse. Il falloir donc pour tout cela un local bien autrement vaste et bien plus éclairé que ne
ni à recevoir la multitude assemblée, ni n des pratiques qui exigeassent l'introduction d'une grande lumière, on conclurait à fort, et que leur intérieur n'était jamais décoré , et qu'il étoit toujours obscur. Presque toujours les fausses opinions qui s'accréditent sur ces matières, proviennent d'une manière de voit trop circonscrite , d'après laquelle on établit inconsidérément sur quelques exemples et quelque : J L -, pjr:iculi;rs mit rî jc sli'r.t'ralc. Or, nous devons l'avouer, il n'y a pninj île sujet qui comporte plus de variétés, plus de modifications diverses, que celui de la disposition dos tcrr,p:t- s .niliou;;.
alla étoit d'une modique étendue, et le luxe des colonnes et des ordonnances, par un système opposé h celui de la
ment la disposition des colonnes et des galeries à deux étages des basiliques. Tel étoit le temple de Minerve Alea l'l 'i lsh> , hi'.ii p:^r bcopLiq, pl::s £i;:r.d o:.mi^i If plus
l'J.ZJJ*: beau du Péloponnèse. Pausanias nous apprend que son
■fiait orné de deux ordres de colonnes, l'un 11 an-dessus de l'autre : celui d'en-bas étoit Dorique, celui den-haut étoit Corinthien. Nous ne savons pas de quel ordre étoient les
galerie en hauteur amour de la nef du temple de Jupiter à y la r Olympie : mais Pausanias a clairement spécifié cette par- <*,."»'<■/"■' ticularité de son intérieur. MM. Spon et Wheler virent les deux mêmes rangs de colonnes dans la itlfo du temple de Minerve à Athènes , qui devint une église chrétienne ; ■f.rijui. ./ el M. Stuart a pu encore reconnaître l'emplacement des Ailu.1. ™ui. co i onnss j e l'ordonnance inférieure. J'aurai occasion de parler plus en détail du temple de Cérès à Éieusis , et je /■ ftr,"- tne borne à dire ici que Plularque nons a appris les noms r"s %' ' architectes qui , l'un après l'autre, élevèrent le KiM double rang de colonnes en hauteur dont étoit orné le
dedans de la rtlla. Enfin le temps nous a conservé un
intérieures eût été un des caractères di si in et i (s du temple appelé hypmhrr. A prendre dans le sens rigoureux de la lenre cette dénomination , qui signifie stih dio ou d/tnarert.
rien ne serait plus contraire à l'opinion accréditée sur l'obscurité de l'intérieur des remples : car le temple hyparthre, de la manière dont on l'entend ordinairement, aurait eu l'intérieur de sa c<!fo entièrement sans loii et sans plafond, et lotalementejposé aux injures de l'air. J'essaierai plus bas
comme nécessaire la conséquence qu'on en a tn-fe S'il falloir, en effet, prendre pour hyp;cthres les temples
dans son intérieur, et si le mot kypaihre dcvolt signifier un temple entièrement découvert , les cinq temples qu'on vient de citer, auraient été des hypithres, dès-lors sans couverture ; et toutefois nous verrons que cela es! contredit, à l'égard de quelques -uns d'entre eux, par des faits constans et par les autorités les moins récusables.
Toujours pouvons - nous affirmer d'avance que cette espèce de disposition, (a plus riche de toutes, et qui paraît avoir été généralement celle des plus grands et des plus célèbres temples de la Grèce , étoit fort éloignée d'offrir des intérieurs obscurs ou à peu près privés de lumière.
Si /fJ Ttmpltt hoitni icUkis arùjicUUmtnt.
Avant de passer à l'examen des différentes formes de temples, et de la diversité des manières doni la lumière y enlroil, il y a une question préliminaire à laquelle il me H'ml>:i' :ni!iinrrv.;:!iLr répr;nJrt;. Q.K-ki:i>-L;.iH , j.ivn; , upés de l'opinion établie sur l'obscurité de ces édifices, ont prétendu que leur imérit-ur éiuii iMairé parla lumière
artificielle des lampes ou des candélabres ( i ). Jusqu'à quel point telle pr: ! t<-uii>n L-st-fïk- admissible !
J'avoue qu'il ne manque ni de faits ni de telles anciens à l'appui de l'emploi des lampes et des lumières gttift-
étoit inextinguible. Pausanîas nous a expliqué enpartie
lui. elle devDÏt brûler, jour et nuit, pendant une année entière. Le réservoir d'huile émit apparemment suffisant , à moins qu'on ne suppose que l'ingénieux Callimaquc avoit
nar lequel s'alimeuioit le réservoir d'huile. Nous tenons
temple à Argns. La prftresse s'étant endormie, (es feuilles sèches de quelques icurorincï (jui t'inient voisines de la " lampe, s'enflammèrent, et communiquèrent Je feu auresle de l'édifice.
Il y nuroil sans doute encore d'autres autorités à recueillir sur l'usage des lampes dans les temples. Celles que
lampe eilt été insuffisante pour éclairer complètement même le plus petit intérieur.
suspend, s Ifyi , des temples. "
Les découvertes d'Herculanum et de Pomptii en ont fait
dans le lemple d'Apollon Pafaiin, et qu'Alelandre avoit emporté de Thcbes , c'est-à-dire, faii en manière d'arbre, au* branches duquel étoient suspendues des lampes. Ces lampadaires étoient des espèces de candélabres par le moyen desquels on multipliai! les lumières, il s'en esc fait aussi en marbre; et l'on en voii un, tome V du Aiiun
11 paroît toutefois que la destination des lampes ctoit
purement religieuse ; et nous pouvons nous l'expliquer par les usages mimes du christianisme, qui aura emprunté 1 celle pratique, avec beaucoup d'autres, à la religion des païens. Un fait rapporte par Pausanias, concernant un de ces lampadaires , prouve bien que leur position devant les statues des dieuï éto-l Liniqi ™m!l iL[lt;oi iijUE et de simple iê- Rb.B«* votion. An milieu de la place publique de Fiant, s'élevoit un autel de Vesia, devant lequel étaient placée! des lampes qu'allumoit préalablement celui qui voulait consulter l'oracle. Ce lampadaire, dans une phee publique, n'avoit par conséquent pour olijel qui! d'honorer la divinité, et mn d'éclairer le local.
Enfin , quoiqu'on ne puisse pas nier que ce moyen d'éclairer ait pu fournir une lumière suffisante à quelques petits temples, tels que celui de la Lune sur le Palatin, s.pj., qui paroli , d'iqi.-cs les paroles de Varron , nam ibi natte
r™. I.iv. ,,.,.,./,,,.. ;: V(> | r £ h '. [lln.niiiJ ,r„;i... :iiiiiiii. r( . parlicizlicri!
et propre a faire allusion A la divinité qu'on y adoroil, nous ne trouvons aucun passage qui autorise à croire que les lumières des lampes aient été destinées A suppléer à celle du soleil ; au contraire, une multitude de faits et d'analogies tirées de tous les récits qui ont rapport aui temples, donne â connoitre qu'ils ne recevoient d'autre lumière que celle du jour. C'est, pour ne citer qu'unexemple en passant, ce qui résulte de la description du temple de Gnide par Lucien, et du récit de l'aventure du jeune /«™. Amw. extravagant qui s'y cacha pour y passer une mît avec
ub:^.'"' la M™": Ce lcm P le V' 0 ' 1 avoil ru "> ules les r 31 "'" y est distinguée, par Lucien, du 11Ô4. Le mroi avoit
demt entrées, ^fipfyu&t- comme les temples péri pitres. La déesse étoit au milieu de ce que nom appelons h sanctuaire. et que (es Grecs appeloieut ïlnoî*. Ce Jrcuj étoit entouré
domine dont Lucien nousli IranLis l'anecdote, attendit donc le coucher du soleil dans le temple, et. à la faveur de l'obscurité, il se glissa derrière un des battans de la porte, que la gardienne du temple ne fermoit qu'à la fin du four. Il ne fut point vu par elle, et réussit ainsi à passer la nuit dans Je temple. Du récit de ce fait on doit conclure qu'il n'y avnit pas . même la nuit , de lampe allumée dans le temple de Guide, et que son intérieur n'étoit éclaire que par la lumière du jour.
Il y auroit, si la chose en valoir la peine, une multitude de démonstrations semblables à puiser dans tous les récit* des écrivains; mais ceci suffit, je pense , contre une opinion qui n'a pour elle aucune autorité, qui n'a jamais été avancée bien sérieusement, ni appuyée d'aucune preuve, maisdonl je dévots ptévenir les fausses conséquences.
L'idée d'un «/flirajïani6cW«déirniroii encore par tout
antiques, dont les restes, plus ou moins bien conservés, sont parvenus jusqu'à no us, et dont quelques-uns nous montrent
Des Ttmf 'les circulaires , 1 1 f ommtnt Us èiotcmuLiu\ : i.
ILinplL ne fÛt I que, celle que.
etdelucoiutn Jes analyser i<
Et pour parler J'.'ibji-J
ulaircs est ^dairddu haut, comme le l'ai
voûte. Si l'on acquiert la preuve que le temple de Diane et celui qu'on nomme M Gigtintt aient été ce qu'on les dit , on aura quelque preuve de plus de la manière dont les lempics circulaires ctoielll Éclairés.
les neuf K randcs fenftres ouvertes en forme d'artades dans (es neuf pans de ce! édifice décagone. QntIJa tapant (Jlila quamilà t p.r.:,:Jc tZ ,, Jclh- Jines.n-/, dit Gaauani, sttvt ptt non ctidctlo ira umpio , usaJa nota tic ninna o peifislimu tact sdita inlnubtr-ii tidlt ttllr At ttmpj , ptt Incutcn eus) a qui pothi de yi i-.'jsn r.mn-.cW: . i:i,r r :,;iar riipello t reneta#ônt. C'est luBinion ci ce sont presque les parafes Je George JiPlieler sur un autre temple. J'aurai occasion d'y
voulu le transformer en une saile de bailli, comme si un temple ne pouvait pas an.ir fi.it pjrtie d'un ensemble do thermes. L'autorité de Pline doit être sans réplique sur tel objet. Il donne* ce monument le nom de tutplt. m pariant des caryatides que Dioxine y avoit sculpté,',. Cstjatlàis in œli,ninij leoipii rjirs l'fi/r.'ii.'w inlei iipcni. Son mil gui- '
fique portique en colonnes suffiroit encore, indépendamment d'une tradition non interrompue, pour appuyer
( zB6 )
l'opinion que ce fui un temple. Toutefois, eu dépit du sentiment commun sur l'obscurité d'usage dans les édifices sacrés, l'intérieur de celui-ci jouit de la plus grande «
de vingt -sept pieds de diamètre, qui est nu somme! de sa voûte.
Ht. il ir, Les temples circulaires dont Viiruve a donné les règles, n'ont rien de commun avec k Panthéon de Rome. Les uns sont ce qu'il appelle monopliris, cest-â-dire, formés d'un rang circulaire do colonnes sans mur, et n'étaient dès-lors rien moins qu'obscurs. Tel émit le temple de Sérapis â Pouizol. Les autres sont péripiirn, c'est-à-dire qu'ils ont leur mur entoure de colonnes ; et leur sommet se termine, non par une fenêtre, mais pur un couronnement en manière de fleuron. Tel étoit A Olympie le
ft.j. a. r, ^| Bm ioi, oula mtondedePhilippe.ouMJn^TneipÉfes.Elle Iloît environnée de colonnes et surmontée d'un pavot de bronze qui servnit de clef à la construction de sa coupole.
dit dt Vaut i Romt, et ceMde U Sibylle à Tivoli. Leur» voûtes sont tombées; et ce qui paraît prouver qu'elles nctoient point ouvertes, c'est que ces deux petits édifices, qui n'ont <jue trente à trenle : six pieds de diamètre extérieurement, et dont la ceitti n'a qu'une vingtaine de pieds, ont cependant deux fenêtres assez grandes , quoique l'ouverture de leur porte eût été sans doute trcs-sulti santé pour les éclairer. Les deux fenêtres du temple de Vesta À Rome, dessinées par Palladio , avoienl échappé à l'exactitude de Desgodets. On a reconnu depuis quelques années la cause de celte omission. Elles a voient été murées; et la
■jieur, avoit But disparoître la place de ces /; ; ;';"; ■et deux fenttres du temple circulaire Je tire plus a u [lien tiques, sont beaucoup plus 15 les architectes les ont remarquées el desse de la particularité" de leur ouverture, qui le , ainsi que leur chambranle. Ces deux forent placées , aux deux temples, dans la partie rconfcrence où est la porte; et comme leur i assez grande, elles dévoient répandre beauté dans l'intérieur de la crth.
du premier de ces temples un fragment considérable dant un bas-reiief qu'un voit aujourd'hui à Florence, et qui est gravé dans l'Histoire de l'Art, Ismi 111, pl. 17. Ce temple i est représenté les deux battans de sa porte ouverts. Le dessus de celle-ci . ain^i que lis i-nue-LLilonnemens , sont fermés par un IreHIi-. en enirtNu-, à <yi:ii parti mens, qu'on doit supposer avoir été de fer ou de bronze, en sorte que ce temple oflre l'idée d'une espèce de cage.
Le second bas-relief qu'on [roui e grave" flanckt suiy. du même ouvrage, e.t.le l.i tilùi Àf greut. Il représente plus de la moitié d'un temple circulaire, également formé pardes colonnes. Le jour devoit aussi entrer dans son intérieur par un treillis en réseau , fort différent du premier pour
la forme e[ fépéacat. Ici ilparoit certain que cette espèce de réseau est en pierre. On y voit Je* rosaces, et les intervalles offient encore de petits barreaux dans leurs vides. Cette manière d'éclairer I 'intérieur iI'uji temple devoir avoir l'avantage J'y laisser entrer la lumière , sans l'exposer aux regards du dehors.
Je citerai encore, à l'appui Je celte méthode Je cliture et de celte façon d'éclairer, nu bas-relief où se trouve un monument circulaire du même genre. Quoique les autorités tirées des édifices en has-relief ne passent pas pour
n'a pu être l'inventeur. Le bas-reiief du palais Darberiu , dont je veux parier, (.■■■( rqipiirlé 7 1 Je ÏAdmkonia Romaimaà-t. SePianSiiiaiSaaiiË.VédiSa circulaire qu'il appelle un tombeau sans aucune preuve, a plutôt le caractère d'un temple, quoiqu'il n'y ait pnint de colonnes environnantes. Le mur est plein jusqu'à (a moitié de sa hau-
losangc, les autres en cintre, qui sont incontestablement figures comme étant de pierre : un petit grilL^c remplit le vide des losanges; et le tout devoit, en formant une solide clôture, donner à l'édifice intérieur une grande lumière. Ce genre très-élégant de clôture et Je percés s^pjMqueroit
le moyen de carreaux de vitre dans les intervalles Jes
( il» )
losanges, et jacrnif qu'il en c.-iiio -li-tlqucs exemples modernes. Je dirai dam la suite q'-ie les anciens, trcs-proktblcment, remplirent ces treillis, qu'ils appdoieur ckiir.i , de ]i i l- r il- sptculnire. Il va des fenêtres, et en grand nombre, ainii garnies, à i'jmphi-.htdire Je I'oIj en Istrio.
Passant des temples circulaires aux temples quadranguMret, je diviserai ceux-ci en de .«seules classes; savoir ,
Commiul lioitm éclairés lis puits cl ks moyens Temples quadrangulains.
Les petits temples q u ad ra ngulai tes comiîioicnt ordinairement en une cdLi dont le mur L'\iJriL'ur ne recevait point d'ordonnance, et qui, n'ayant qu'une entrée, n'avoit le plus souvent qu'un seul frontispice en colonnes , et quelquefois encore n'en avait point. Pour faire connaître les
en Italie celui qu'on nomme de la Fornuc , idui
mesure:-, en .lisnn: qi.i l'.'.n plu : ; e!;-.i:i:ie !.i noceur esld a-peul' rc L. i:[:ii|u."!:ne ]Jic.l .. il'.: m r.n 1:11 ne i II.: ÎL::u :.n île li'in" li-t-s :
prïï^dsieiiîires^inaisc'esiparce que, mime sans fenêtres, ils pouvaient ttrfc suffisamment éclairés.
Encore s'en Iroijïe-I-il oj il ciisloit des feniires que l'on deiroit regarder coin me superflues, sous le seul rapport qui nous occupe , si nous liions asseï instruits sur les particularités du culte des anciens, pour prononcer
k fais dos, et pour lesquelles on devoit tirer le jour d'autre part que de l'ouverture de la pnne.
Ariph ,f Les fenêtres dii/rajriium du i temple d'Érechthée à Athènes
croisées, ornées Je ili;i:ii[>r;inlts(.-l iiLuxvs entre les quatre
lion extérieure de colonnes engagées , et feroîent soupçonner que cet usage auroit clé plus fréquent qu'on ne le
la singularité de la manière dont il était eclairi Le mur carre do la «AVr n'arrive que jusqu'aux trois quarts des colonnes qui supportent l'entablement du temple. L'espace entre cet entablement et le mur offre un vide grirni de
soit entrer dans l'intérieur la plus grande lumière. On peut juger par-là combien on doit cire réserve à porter des détisisns exclusives et absolues sur certains poinU de la
péremptoires qui nous sont restées. En effet, les y es tiges des temples reconnus par le passé et encore reconnoissables de nos purs sont as.'f/. nombreux; mais avec trots ou quatre dont il me reste à parler , j'aurai presque cité
équivoque de Icurn&^nt
Je dois y ajouter les deux temples de Ni mes : on ne
collatéraux de cet édifice; ce qu'on peut voir représenté avec beaucoup d'exactitude dans les Antiquités deNimes par M. Clérisseau.
le temple de la même ville appelé U Maison carrit , et qu'on doit mettre au rang, non des petits temples, mais des moyens, pui;r;iul ;i (|uatre-vii]j;i5 pieds de longueur, est un des édifices les mieux coiiïi'r.Oi Ae l'iiiiliquiti!. Son péristyle, et tout ie mur extérieur de la nllii, décoré de refends elde colonne ci!;*aijécs, evi.tem avec leur entablement dans le meilleur état. Il ne s'y montre aucun vestige d'ouvertures ni de fenêtres. Cet édifice fut indubitablement couvert en charpente, parce <,ue les mars n'auroieut
en parallèle avec ce que j'appellerai lis grandi ttmplv.
il paroit Iiors de doute il le seul moyen d'éclairer it-à-l'heure . en le mettant
il paroit hors ds
( 'Il ]
Je faîte voir que sou ino.'j-iiiir, comme on peut s'en convaincre sur le lieu mime , recevoit de la porte mie lumière suffisante.
On trouve encore Le mur île la etila bien conserve aux deux lemplrs dî Pola en Istrie: Fun cFeiix eil mime entier. M. Leny avoi-, avancé ijii'il s'y Irouvoit une fenêtre dans (c mur latéral. Il y existe effectivement une ouverture carrée; mais on reteinmiii fuilcnioni qu'elle est moderne : telle est sur ce point lopin ion de M." Clérisseau et Du*
■I rôn suppose qu'elle aurait eu pour objet d'augmenter
it In
, i,p|,:-is
particulier, sinon (]iiil pouv-oit y avoir d'assez, grands monumens decorts Je pJrisiyifs iiiiposiins et de colonnes d'une haute proportion, um ijin-lj dimension de leur celia répondit à celte apparente de grandeur. Tels sont, par exemple, tous ces o-mplt-. dils dt h: Concorde, de Jupiter Tentant, ifAnleaiH ei Fumant , dont on voit les restes au Campa VntliHO. Si l'on en croit les plans des anciens dessinateurs, et sur-tout ceux de Palladio , la etila des
temples Je ce genre, souvent, n'auroit eu d'autre profondeur ciue celle .le leur péristyle.
Nous pouvons cher aujourd'hui un exemple authentique d'un momum-iii -t ni I ik L F>l<- ; je prie du temple Je Minerve à Assise, dont le péristyle esi eomervé en entier, et dont M. Antolini. par une sagacité égale à son zèle, are-
avoit le ï U.\ ristyle
Corinthien de ce temple, le plus magnifique de l'Italie apres celui du ftiiiiliéoii, a cinquante pieds d'élévation, et l'intérieur de lu ctllu n'a guère plus de quarante pieds de profondeur.
On conçoit Jonc comment une porte de dix à douie pieds de large , sur A peu près vingt-quatre pieds de hauteur, telle qu'est celle du temple d'Assise, devoil laisser entrer asseï Je lumière dans une piété aussi peu étendue; celte porte, sur-tout, n'ayant qu'un rang de colonnes en avant d'elle.
On y observe en cure (i un les l'ritrt-tulonnemeiis, suivant la proportion du systyle, ont près de deux dir.mctres de large, et <Jue celui du rnilÎL-u . ^"ujiiè i L-p;,';epledeVitruve,
Vitruvecondamnoit, dans l'emploi des colonnes au frontispice des temple*, la proponiuii du pytiiostyle et celle du syslyle, dont l'une avnit un diamètre et demi, et l'autre deuvdîau,èiresd'enlre.coionnement:// a cwr. ; ^<flmiw-
porter aux statues placées sous le péristyle. La chose est possible; mais un autre passage que je vais citer , où , par-
crifioil clu dehors, cet &rliraln emploie le pluriel àmilaçm,
oes statues placées dans ic tws, et auxquelles s'adress oient, de l'extérieur, les prières et !c; repartis des sacrificateurs, et que le serrement des colonnes, serrement propre du pycnostyfe et dm syityle, deroboit à la vue comme niiïhomjm^s tfe; siipj^ic.iij. C'.'ir pourquoi il recommande la
deuï diamètres et demi, et de donner trois diamètres i
"Ces préceptes do Vitruve ont , comme l'on voit, un rapport trt^ direct avec l'objet que je traite : ils eLabl récrit d'abord que les porte j JO'icTil . le i;: ;■ icl.firct i'iiii.'ric.:;
ensuite que cette stntue étoit visible au dehors ; enfin ils démontrent que , si ces précautions étaient nécessaires pour opérer ces deuv effets, les grands temples péripiéres dont je vais parler tout-à- l'heure , ceux sur-tour qu'on
sion , ni la même manière d'être éclairé.
Évidemment ces préceptes sont appl icables à des temples dont (a cillil avoit peu de reculée et peu de profondeur ,
e péristyle ai
chant la statue de la divinité" : Sigaum quod fr;i in edla lollocatxm , jprcitt ad vtiptninam cœlï rt/foium. o Afin , dit-il , que ceuï qui prient au dehors , envisagent taut- >■ à-la-fois le temple et l'orient, en mémo temps que les ■. simulacres des diein sembleront se lever comme des " astres et s'avaiurr de l'rrient pour regarder les sacrifica-
leurs.- El (Mium SHiripim:/! ri"irji,mtiii gitm ctorkntem ea-li , ïphi.fiii ihi:<: Lui,, i:J,;n.-iiir f.Ti'rii i:iisms«j\piii.i»hi il saatfianta.
Nous verrons tout-H'lieiire que rien de io:it cela n'est ad.mi^jlilf àl'tgiirJ de ce que j'appellerai hi gr.lrJs tcmplei ffiiplirts Je la Crii'-
Je pense avoir démontre jusqu'ici, par des autorités
devant . selon le précepte de Vitruve , avoir deux des trois parties et demie de la hauteur intérieurs de la rrftr , Ait. à-dire, vingt pieds d'ouverture sur trente-cinq delclcv.ninn totale, pouvoit donner une clarté ires-suffisante à des pièces
rlion, n'avoienc pas pin.
Des grands Ttmplll piriftlra ti «ira de cl gain tt, Crise, — Qu'ils -:t pur.-ai f.z.i ùrf tcLuris par leurponr.
do quelques-uns Je ceun que j'ai cités jusqu'ici , mais
étendus. J'ai enfin considéré ici fa grandeur piulûl dans la dimension du plan humiii telle .le l'élévation. Ainsi , quoique l'élévation du temple dit di l,i ConcsrJt , à Agrigenie, soil inférieure même A telle du le m pie de Nîmes, que j'ai rangé dans la classe des moyens lemples , il n'y
soubassement ; cdm il'A^.-igc-utc , mesuré .le racine, n'en a ijue trente -sept.)
Les temples dont je veux parler furent aussi , en Grèce , les plus célèbres. De ce genre furent ceux de Minerve à Athènes , Je Jupiter à Olympie , de Minerve à Tégée . ies temples de Palmyre et de Balbeck, celui de Cérès à Eleusis , tous ceux de la Sicile et de la grande Grèce dont il reste des vestiges , le temple de Diane à Éphèse. L'étendue de ces édifices étoil plus ou moins considérable. Je n'ai pas le dessein de rapporter ici mutes leurs dimensions; mais il m'est nc'aviaire île faire connoirre au moins celle de leur longueur. Les plus petits de ces temples , tels tjue ceux de Junon et de la Concorde à Agrigente , le temple de Ptstitm , et celui de Thésée dans Athènes, ont . le premier cent seize pieds de long, le second cent vingt,
Pour se tendre compte maintenant de la difficulté qu'il y a de présumer que les temples péripteres et autres de ce genre aient été éclairé par leur porte, comme ceux dont il a été question jusqu'il i, il fan! se n- présenter tout ce rjue leur disposition et les partit ularités de leurs plans établissent de différence entre les uns et les autres.
D'abord, lepL-ristyleamcrieur de pinceurs deceslempfes éroir à double r;mji de roliimsts; ce qui ai'oii lieu au diptère, au pseudodiptère, lel qu'étoit le temple de Sélinunte que j'ai cité, el même r'ui'aiïiri-s tt-m|.(ii simplement périptères.comme celui du Parthenon à Athènes. Quelques-uni avoiem jusqu'à trois et quatre rangs, en y comprenant les colonnes du pnuaot : tel étoit le décastjle.
De plus , ce qu'un appelle [e ;"-.»j,t£j dans les temples périptères , ne s'applique pas , comme l'admet souvent le hini^c nrdi.iaii-;- , il ci-l-e parli.- antérieure du pltromn que nous appelons fcr.I ou fnntispi: : du temple. Le d«p- BflOJ cloit une partie distincte du vestibule ou de ïeteJes : il Ibrmoit souvent un assez grand emplacement carré, circonscrit de droite et de gauche par les murs avances de la tclla qu'or appefoit [es nuits ; du troisième- côté, par le mur du temple où e"toit ia porte, et du quatrième, par des colonnes alignées sur le front des antes. Celte partie a souvent uneasseigrai.de profondeur, c'est-à-dire que de cette ligne de colonnes à la porte du temple, il règne un enfoncement quelquefois plus grand que n'est ia profondeur du pftiltyle. On peut se convaincre de cela au plus grand tempiede Parslum, et sur la vue de tous les temples
temple; il avoit son emploi distinct et sa destination parti-
de rÉgypId tendott i foire du pronnui une pièce fermée H du moins dans le bat, entre le vestibule et le rem pie.
Si la chose eut lieu , ii en facile de concevoir que cela devoit dérober encore une grande partie de ta -lumière que
AjOUlÛIIS q Ut les l'.--. DolMjLieS lif nui-, les k-iup[>/s
périptOres dont nous pmivoiLS parier avec certitude, sont proportionnellement [leiianif pins lia, que [es péristyles Corinthiens des leslipk's e;vii : .leiiimeii[ cités, de sorteque tes portes avoiem ainsi moiu-, lIVIomuoii; en outre, lesenirecolnnnemens n'ont quVi diamètre, et l'usa:;!- J'éLiryir celui du milieu n'y est pi m pratiqué, c'eM-à-Jire que la moitié lie la porte se trouve masquée furies ailonnes a ni Prieures: tontes raisuns qui eiripi-i Ik-ui [|','ilriierrie que (ultérieur des temples périplircs ait pu être éclairé par la porte.
De toutes ces raisons, ia plus sensible et la plus faeife à
se trouve ceue porle. Au^temple de Minerve i Athènes , elle est reculée de tpiarante-.iuq pieds sous de doubles portiques. Au grand temple Je Pars.um, qui a cen. qua.re-
e ; l'enfonce.™ impie de Thés
Il cs| F à rem rauvedclalum
ux pieds, doit recevoir facilement la lumièje, parce que cet abri, c'est-à-dire le péristyle, .1 plus dp hauteur que de
a vingt- huit pieds de haut. Mais, dans tous le; temples périplcres Doriques , la proportion dont il s'agit est en sens contraire; e'est-àdircque, lorsque la porte est !'e;iL:^'u|'';:[-.i:i renfoncée, le plafnml du periityle antérieur est beaucoup plus bas. Au temple de Thésée, par exemple, fes porlcs
.1-^ L:i ji.i; Le rt. L.iec ,le u
pieds ; et la disposition du prowos i de iliaque eûté, qu'indépendammen par le double rang de colonnes, le j duire. On peut faire de semblables r
l'intérieur de la nef. par des colonnes à dis pieds de disvaincra que, par le fait, l'ouverture de la lumière destinée à éclairer une nef de cent pieds de long aurait été à cinquante pieds de distance du jour du ciel , et abritée par un péristyle dont la hauteur sous l'architrave nVtoit ijue de ireiite-deuï pieds.
Ce qui rend cncqre plus inadmissible la supposition que les temples périptires aient été éclairés par l'ouverture de leurs portes, c'est la dimension même de leur tdlê, qui est tonte en longueur , au contraire de la alla dans
double de leur largeur. Le grand temple de l'jestum a trentetrois pieds de longueur d'excédant; le temple de la Concorde à Agrigenie, pi'jjï ; le temple de Minerve à
c l'on yiai affirma qm In Tanyia p'i hier général, n'eurent priai iefenliris tetèratu
pas sans quelque autorité. II s'en trouve un exempte dans un temple pcriptiicd'nritre Ciiririlliien. Je parle du grand templeiIePalmyre. On peut voir, latit sur te planque dans ■ l'élévation perspective .[n'en mu don nés les Anglois Roben Wood el Daivkins , pl. xri , xx tt xxi de leur ouvrage sur Patmjre , riuatrc leriétres d'une belle proportion , cl richement dciorccs de iieau.v diaiu branles, à chacun des murs latéraux de la alla, environnée luiilcfois d'un rang de colonnes. Ces huit fenêtres somouveiies dans le haut du mur. Elles ont un iïoiUim à Intérieur , et, comme S celles du petit temple dont on a parlé plus haut, leur chambranle intérieur se termine par une plate-bande. On ne sauroilconlesterleuraritiq-.uré, quelle que soit l'époque à laquelleon rapporte la Lunstruetion de ce temple. Il est
(gnes d'Adrien. d'Auréfien , de Diocléticn c fort authentique . de huit fenêtres jetant ui
clarté dans l'intérieur do ia ctlhi d'un temple pifripiere, ne
Ji 1 ii^ .'ii'n ri -"i - . - " '■' -l'i - n n : inp; :i prm.vvr q-.:: : le? arcades ouvertes Je chaque côté Je la iclla du temple de ia Concorde a A «ri génie, sont modernes. Je m'étonne que M. leprincedeHiscari.dansson Voyage deSkile, un des plus récens qu'il y ait, n'en ail pas fait la remarque; peutêtre l'u-i-il jugée inutile Je piiiinss-jrer , d'âpres mes propres observations et V: t/.noii;!!:^;.' de tous les voyageurs , que l'âppjicil mil des pierres dénonce ces ouvertures comme modernes. Elles furent pratiquées lorsque le temple fut converti en église; et par le fait, rien ne serl mieux i démontrer que le mur de celte seila n'uvoit autrefois au-
pour qu'on puisse ie prononcer hardiment : mais nous avons, sur cet objet , le teint, Lu. a- In contestable de tous ceu!< quivisiterent Athènes, lorsque le temple étoit encore
Jupiter à Oiympie, qui, d'aptes la description de Pausanias , fut calqué en quelque sorte sur lui, et comme c'est
argumenter, pour rendre vraise^^ble l'opinion qutye
durent Être éclairés, je nu puis mieux luire que de suivre ce voyageur dans sa descriptioo de !a nef du Parthenon.
après avoir éJ une église selon le rit Grec. Beaucoup d'accessoires de ce culte y existaient encore. Les chrétiens Grecs avoieni recouvert la nef d'une voûte, si l'on en croit la lettre d'un officier de l'armée Vénitienne, qui fut témoin du siège et de la reddition de la citadelle, dans les
droits de petites coupoles en brique. George Vheler parle aussi d'une voûte où t'ieit la S." Vk'rj;e (i]. Tout prouve, comme l'a remarqué M. Smart , que la couverture dont il s'agit, ne faisoil pnin: ori,;iii,u;yme.rt partie du temple,, mais qu'elle fut construite par les chrétiens Grecs.
Mais écoutons George Wheler entrant dans ia nef par ïopiiliabmt , qu'il appelle improprement prsmaos. «Je ne ,, fus pas, dil-il, étonné, commedautres.de sou obscurité, ■■ quoique j'olni'rviWif que toute i lu.-itii-re qu'elle reçoit, .» vient du fond que les chrétiens avoienl ouvert eu fain saut le chœur.» Wheler veut dire que, quoiqu'il vit bien que la lumière dont jouissoit alors cet intérieur, fiit due
qui l'a voient visité avant ili, l'élonnement qu'un intérieur de lemple antique lui privé de joui ; 1 c que va démontrer
II résulte déjà de ces paroles, i." que les murs de la
ff//.i n'avaient aucune fenêtre; i.' que, pour y introduire de la clarté, les thrérirn;, G rets fireni un percé dans le mur du pronuùt , et que ce percé, tait dans la partie supérieure de l'hémicycle. puijKjit recevoir une assez grande lumière du ciel, vu que h toiture du vestibule et du/roimoi n'eidlloit plus. Or rien n'établir mieux que ce percé moderne, la cerlïiude rjue les murs dcla«//.r n'en avoient
- Ainsi , cotidnue Wheler , du temps du païens, ce » temple n'avoit aucun jour que «lui qu'il pouvoir.^ re-
» le fttuu, qui ne recevoit aussi de clarté que par le » premier portail. - La réflexion que fait ici Wheler sur le peu de jour qu'une telle ouverture devoït donner, dans son hypothèse, à l'intérieur du temple . est ion forme à iç qui' j'ai uvancé plus lumt , er à te que j'ai observé par moi-
Ce vu jeteur , qui s' esc peu inquiété des conséquentes de son opinion à cet égard , est un de ceux qui l'on! le plus accréditée. I! étoit réellement persuadé que les temples des an ciensétoient privés de hiiiiit.-e. "Je ne voulus point, » ajoule-l-ll, critiquer le dessin de l'artllitecte Ictlnm ,
- voir des fenêtres, qu'il est difficile de trouver dans les < temples des anciens. Mais est-il possible qu'ils fussent • sansjourî Oui sans doute ; eteti voici d'au Ires exemples . - Là-dessus V/heler cite le Panthéon de Rome, dont il croit
que l'ouverture verticale est un ouvrage des chrétiens, cl quelques ûulres autorités qui ne prouvent autre chose que le manque de connois.ance et de critique sur les objeti dont il parle.
Nous apprenons encore de lui, à ce sujet, que le temple de Thésée étoit alors dans le mime cas que celui de Minerve. Pour en faire usage, les chrétiens avoient été forcés de pratiquer quelques trous dans la couverture moderne de cet édifice.
On est donc obligé" de tirer.avec Théier, la conséquence que les temples péripteres que nous avons cités, n'avoient aucune fenêtre dans les murs de leur «//.;.
Fnudra-t-il en conclure avec lui que l'intérieur de ces
Cest la seconde opinion que je dois examiner.
Que l'Mrïmr des granA Temples pêripilrei ne fin pas et ne peut pas se supposer privi di lumière.
opinion peut se former ilViri-iii^mi.' pur une sorte d'analogie assez naturelle , lorsqu'on ne prend la peine ni de discuter les autorités , ni de les comparer, En effet, George "Wheler et presque tous ceux qui ont adopté ce sentiment , onttout simplement conclu des petits temples aux grands. Posant que ces derniers édifices, sans fenêtres dans les murs, dévoient être obscurs, et convaincus par la vue de quelques petits temples, Li-ls que celui Je Spalatro, cité par Wheier, que ceux-ci n'avoient jamais eu d'autre percé que celui de la porte, ils ont conclu d'abord qu'il n'avoit
pu y avoir dans les tcm picsd'autre ouverture que celle Je Ja porte ou celle des fenêtres latérales, el ensuite, que, puisque les petits 'temples n'éloient pas éclairés par des fenêtres, ou ne (croient que par la porte, les garnis ne
et déduire de là que les temples sans fenêtres latérales, et disposés de manière à ne pouvoir ftre éclairés par leur porte, recevoient la lumière d'autre part.
Et il mescmlik- qi:c la ii.ilutc icuk- des diosea condûït à celte conclusion. Pu isqu'en efïêl il est constant que le plus
traite , avoient lieu à l'extérieur, les portes des temples ouvertes, en présence et en regard desstatues placéesdans leur intérieur, comme le dit Vitruve, on rie ..nuroit expliquer par quelle raison les grands temples, c'est-à-dire, ceux qui aiiroicnt eu le plus besoin de lumière, en auroicnC été presque entièrement privés.
En vain argumenleroit-on de ce que j'ai avancé plus
la différence du temple païen et du temple chré- Je ce que j'ai dit que le premier étoii presque
diction! dans les quvra R es des hommes , lorsqu'on Ici considère comme subordonnes A la routine de certaines lujélioni rcliRieuses. L'Égypte nous offre de ces inconséquences de décoration qu'on ne peut expliquer autrement. Mais le joug de la religion jll- f.n pas ii pesant en Grèce, et l'on ne Toit pas que les ans et le goût aient eu beaucoup de sacrifices à lui faire. Or. quand on accorderont qu'un intérieur de temple au mit pu être décoré sans être visible , il est impassible o> priVr a l'idée que les Grecs
merveilles de l'art, que les descriptions de leurs écrivains
Zeiliis rtprtseii [;tnt J uikhi , et pour IWu lion de laquelle l'artiste auroit fuit ilioi* dei cinq plus belles femmes de (a ville. Il est vrai qu'un trait semblable a di raconté par Cicéron , de l'Hélène du temple de Julien Laciuienne à Croione. Mais est-il nécessaire qu'un de ces deux récits
On ne sauroit douter de l'identité du temple de Minerve ( i ) dans Orij jjie, à Svrncuse. Le y teroma en existe encore tout entier . ainsi que des portion! de fa sttl.i ,
ripait cl iepf.m
temple éioil en tout conforme aux autres temples periptères
prvnt.w étant conservées, la longueur .le (a r.'//,; peut s'évaluer, à deux ou trois pieds pris. L'édifice ayant à l'extérieur cenl soixante pied.de limeur h(>iiijn[e-cinc| Je large, la nef, dans (es proportions de tous ces lemples, dut avoir q narre-vin ar-dix pieds sur trente ; car an observe que ce temple avait un peu plus de longueur proportionnelle. Chacune des puries se trouvolt à trente - cinq pieds au
qui n'avoit nue vin^i aair pied, ,|j hauteur. Qu'on dise doue comment ces tableaux Buroient M visibles, si un intérieur aussi long n'avoit reçu que ia foihle et fausse lumière de lu porte ouverte.
il me serait facile de multiplier k [Infini les objections de ce genre, en suivant Pausauias dans toutes ses descriptions d'intérieur de temple; mais en cette matière, déjà assei remplie par elle même d'incertitudes et de choses
cusables, c'est-a-dire , de lemples bien connus , encore existans, et dont il est p:iisihle rie faire une idée arrêtée. Tel est encore le temple de Minerve a Athènes, dont la nef intérieure avoit cent pieds de long.
Geor.'f W'hel.T, en Juiiearii que ter inlcrieurcloil privé de lumière, ou n'a pas s.inaé qu'il rmterniuii , entre autres
de celui du Parthenon à Athènes; de sorte que le raisonnement qu'en fait à itstinl ilf l'un, tsl applicable à l'autre. Comment Jonc supprimer '[ne . d:iiv- cris deu\ temples , [es deux merveilles de la sculpture antique (compositions OÙ se trouvaient réunies les maw.es Ici plus colossales et les détails d'ornemeus les plus minutieu*) n'auraient été ■perçues qu'à la fnible lueur d'un jour douteux! Et, ici, la ressource des lampes, que déjà d. : «eulée, serait inadmissible. On conçoit comment un Liinp.i.l.tj.-e peu! éclairer
qu'un ensemble au;.,; en nJ.i, su»: varié dans ses détails et sous tous les rapports, que celui du Jupiter d'Olympie, auroit pu Sire riabiuielliwiu éclairé d'une manière artificielle. Il faut, de toute nécessité, chercher à ces inonumsni et à l'intérieur qui le, pri^éduit, un grand loyer de
Ici vient se placer, comme une manière d'échapper à
toit ni couverture si.r la Te ili^-uterai un peu plus longuement ce! re m pi a! en , p.iiee qi.Vlli- lient a des points de critique Ion Importai», et parce qu'elle me conduit directement an ceuire Je la difficulté qu'il laut résoudre.
[ îU )
,1m du Temple hypmkrt
livemcnt prétendre que plusieurs des grands temples péripières avaient leur cMi découverte eL sans toitnte ni plafond, de maniiTL- ^■.iVlu lieu ilïire une espèce d h an[re obscur, leur extérieur eût été une sorte de rW™, ou de cour en plein air. Celte opinion se fonde sur un passage de Vilnive , où cet écrivain désigne une sorte de temple qu'il appelle titpxthre. Voici ses paroles:
HyptilhrôS vni âtcastyhs est in prvniio es poitleo, Rrhqsa omnia l.lJm htthct qa« •ii/ntrui ■ Mil in'.enort parti talumnai in alliaJine dvplim , rtmaMi i) piiri.-tilm.i tij circititionem , ut fK,rt:,-i,.\ paislyliBTiim. Médium avltm lub Jim est, line Itcle, r.Jit-jsqnc v,ilv,ir:im t\ uu.npie p : :r:i in pwniiB et poilko.
Rien d'abord ne peut concourir plus efficacement à doterne du i^Jtiv fiyp:[[l)re , à qael.pre ilrgré ipie l'on veuille
ce genre de temples IWamiaix c cl [a disposition des vastes et des plus riches, c'est-à-dire, dadécaslyie et du diptère. Enfin il en cite pour exemple un octoslyle , savoir, celui d'Athènes an temple de Jupiler Olympien
moti in tmiploJn h OUy'» <"■■■> i:.i,\e.l Atlitnis oelostyln ut in temph Jovis Qhaipio ; m.iis M. Si^iri propose de lire, <rj A'.hai 'u wl'ifiiVi ,■; H'iip.', <j/:-<;yi;>; lm p.ir là Viduvt
tnteiulrnil et le Puriheiion el le temple d'Olympîe, qui ^ini^iii octostylej.
Je laisse celle controverse pour arriver au sujet qui m'occupe. Cinq i a -a [■lires orhuipau*. selon Vilruve, clislingueru l'iij-fiajtluc . d'èlre JAMjlt. rl'éire diptère, d'avoir son milieu découvert el sans toli , d'Sire décoré inléticurcment de deux rairi de cul.iriii.es tri humeur, el d'avoir ses deux ponts dé^ige;! m imiiiémalemciil l'une sur le^ronnoi, l'autre sur le posHeum. Il semble donc que l'on ne devrait
ces cinq conditions. Cependant il a suffi jusqu'à présent aux
deux rangs de colonnes intérieures : ainsi, à cause de celle dis posi lion , on a appelé hjpilhre ie grand temple de Pïstum, quoiqu'il soit systyle et rnonoplcre (i]. On a conclu de la même façon à l'égard du temple de Minerve, qui c'ioil aussi monopterc. Ces deux temples sont (es deux seul: e>i;t;iiij où ic caractère en question soit certain.
.Le temple de Jupiter à Olympie ayant, été à deux rangs Je galeries intériejrcs , tin s'est cru également autorisé à en supposer la c-iL- découvcric et sans abri; et dislors, a-t-on dit, nul le .lirirc.il-.:: p.' a r cciaircr les ouvrages de peinture et de sculpture qu'elle renfermoit.
Avant de passer 4 la discussion du passage de Vilruve,
des temples de Minerve à Athènes, el Je Jupiter A Olympie, lit formé une cour en pli?in air. environnée de Jeux étages de galeries en colonne) tlolyritts Je di< pieds du mur, formant promenoir alentour, cl voyons s'il n'y a pas encore de plus grands iii.iiiiy< : niuis dans telle Iiypoiliise. f M. Smart en a déjA not^uelnues-tras. . Veriiablement , ' - dii-il (en parlant A ce sujet des colosses d'or et d'ivoire
sol: ailleurs, des filiraliuns inrcricurcs d'huile pont entretenir dans un fiât constant d'Équilibre loules les parties « de leur s [ru dure, ci II-» ['réserver Je» v.i ri (liions Je l'ntmosphire, Il est raison nabiement impossible (l'imaginer que
uvragel
IhrJ,. Jiin
ir découverte , aux intempéries d'un climat qui , ; moins pluvieux que le nf
" dp la poussière. Ju mlf - toit cette couverture !C . et ce qu'il n'est pas ailé J'espère faire voir que cclah-cir,erque toute la di
équivoquede Vitruve quej' qu'oniesupposeroitabsolu talion, ne Jevroil p. .! m prôdorr rt.ntrc les vraisemblances, les faits cl les aillai Ici Ji» écrivains .[uii je compte lui opposer. M. Slu.iri , piéoe.Uj-; ,1c l'f,[iinion que le temple hypxthre «oit tolalemem découvert, que mm lemple i galeries intérieures tt.iit ticu-siniremcnl liypilhrc, et que ceux Je Minerve cl d'Otjmpie sont cités par Vitruve pour Strc de ce genre, quoique la mit.'lble leçon, dans îe passage de cet auteur, soit incertaine, a mieux aimé se livrera des liypoilnn-a ïj-ii.: iti ii^ i l>!i :,, que d'admettre une erreur dans Vitruve, on une restriction à son opinion.
pOUVOit miens que l'auteur Je cette supposition en reconnoitre l'iriiLiliiiJucf. M. Smart a rciriiuvé les emplacemcnî des colonnes de kl ■;!; I\in lio:n:ïi , décrites f .ii Cieurge Wheler, el il ne donne lui-même à la profondeur Je cette galerie que dis pieds. Haisonnant donc sur la staluc de Jupiter àOlvmpie, placée de celle licuii sous le petit cùté de la galerie ► en face Je la porte d'entrée , il ne faut pas nuWiei qu'il y unit là aussi une autre porte donnant dans l'opislhoJome. Ainsi , outre l'inconvénient d'obstruer la
sage de la p.ntn, i[ni ■.:h;i^Ik- du support que la statue oit
plus que celle position eût empêché de voir toute la partie postérieure du monument. Il est runstant, enfin, qu'on
id.ihtx sous les galeries.
Heste la supposition J'nne avance Je toit sur le monument ; mais celte i-.ipp.i.,:^i;nv éloigne déjà tellement de l'idée d'uù nous partons, qu'elle en seruil moins l'eïplï-
cation que la réfutation. J'j reviendrai. Pour le momtnl," il me suffi! de dire que cette aiance de toit et de plafond
jonlale comme les bannes des théâtres, de façon à former
une sorte de plafond sur l'aire découverte de la trlla. La
richesse' du beau lapis de pourpre rjrodé en or , présent r**™ I. y.
du roi Aniiochus au temple d'Olympie, ne paraît pas à
M. Stuart une objection suffisante contre un emploi aussi
vul^ai.-c , pr.ric Nér»u 0:1 ûisi:ir rendre d'aussi magnï- xiftit-I-utin.
tiques sur le lieu du théâtre qu'il occupait.
lime semble pou ru:: [ ;|L:ï:ultrc:i;i:Lm ment du luxe d'ostentation des empereurs Romains, qui rend tout croyable,
deux usages. Les voifes de théâtre n'étoient placés que temporairement; 011 pouvoit, lJi.uji l- jour de représentation, les hisser el les enlever après : au lieu que, dans l'hypothèse de M. Smart, [cr..-r, .-.ri:;.,-, Justine A faire une couverture habituelle , auroii crû condamné A recevoir les
D'ailleurs la position des taphi en forme de rideaux dans les temples (et do eo genre étoil ie parapetasma d'Éiide)
objet de soustraire sujc yeux" la vue des divinité) et les sanctuaires eus- m.' mes. Les Égyptiens en suspenJoieiit devant toutes les issues de leurs temples. On en voit un sur la mosaïque de Pafetrine, oui m- lai.ie douter ni de son usage, ni du sa forint', ni Je sa jnniiirnu il ressemble à une voile de vaisseau , et il est hissé au sommet du temple.
Cette sorte de clin un- l'ioû -.nuveiit la seule qui séparât le j/.ni du reste du Mot, dans les temples des Grecs, Pau- !• satiids nous a même COIlServi un renseignement précieux à cet égard , et dont je ferai liit-mût usage sr>us un autre rapport; e'est qu'à Oiympie, au lieu de tirer ce rideau en l'élevant (usqn au pl;Lt.:i:.l . r.omiiu, <e!a se pratiquait au
cordes jusque sur le pavé ilu leaiple. i 'nful , pour en dite un mol d'avance, à quoi eût servi , par exemple .dans le temple
d'£pfu'*e .En posilioi: liori/olltiilf ''il j:lï.lpl'l,:il'l,l . puisque
s'agit, qu'en repio:i.ii-.a:u JV.ilrei .liilieultés plus réelles encore. Je pourrois m'en tenir A ces considérations , si le passage de Viiruve que j'ai dit", u'eùr servi de fondement à une opinion devi-nue générale .tir quelques-uns des plus célèbres temples de l'antiquité, et s'il ne m'importolt de
De la aetha du Timpli fypelhn de Varwc Il l'agrt donc de savoir jusqu'à qusH^olnt la notion du temple hypsilire de Vitnuve est applicable aux temples que, sur l'autoriic Jclci écrivain, un réputé ordinairement (ire tels ; quelle sijpiilî carton le mol hypzihrr peut comporter dans ie pj^iii^i' ihj il se mur... 1 employé, er quelle foi est due à la théorie que renferme ce passage, il arriva en effet trop souvent qu'on admet comme incontestables des conséquences dont le défaut est d'émaner d'un principe qu'on a oublie de contester.
Qu'il y ait eu chez les anciens des temples liypnethres ,
semblable/ C'étoii le propre du culte affecté à certaines
fcCM, ?e Soleil, la Lune; et cela, dit-il, parce que les npparences et Ici clli-ts de ces divinités se manifestent dans l'espace et, le vide des deux: Jori Fulgari, « Cab.etSoti.et Lima, aâijiàr, Àh-a kyj:K'.hi.:,r.:; t,.j:n::udulur. Les dieu* cités Ici pan Vitrine avi.iem des temples à Rome , et par conséquent on doit [i.-é.umer que plusieurs de ces édifices étuient lij palltnes.
Comment donc cemdlicn relie ilié.irie- de Vil ruve, ainsi que les notions correspondantes qu'on trouve dans Varron
sur l'existence de quelques-uns de ces temples à Rome, avec le passage rapporté plu-, haut du mime Viirnve, où, après avoir durit 11- i.'.iij'le h\ p;j [l.rc , il dit qu'il ne s'en Hr.mii, trouve point d'exemple à Rome! Hijut aattm txtmpkr
Voici, je pense, tommmi cela ("explique.
Dans le passage rappnrté plus haut, Viirnve ne parle du temple livpi-thn- ;pi'<-n ar<hite,-|e : il en fait un genre de temple particulier, et il le met au septième rang. Comme les rangs assignés par r.uitr-Ljr à <<rs '.iHTéretu genres de
l'iiiiiplilpri^rvlr, h- p. : . ip:i ri' . h- pseï, J.idipière, le diptère, et enfin l'hypiethre. Il me semble que celui-ci n'est place
priéie d'être décastjle ei d'avoir des galeries intérieures. Or cet arrangement . [,issii|in- i-i m, ! :h<idiqLie pourroil fon bien n'être qu'un sy-aèim- nu hiiL-m.niiljne , beaucoup plus facile h combiner dans le cabinet, qu'à prouver par des autorites, comme rejxisml sur une pratique antc'rieure et
Je soupçon ne que. ela est arrivé i L i à Viirnve, et qu'après avoir recompose, m-Ii.ii une éthelle méthodique , ses differenles formes île l.-inple. ponr en régulariser l'emploi, ïl s'est trouvé fort en peine d'en filer des exemples dans des monument connus, ou qui fussent à sa connoissance. Ainsi, quand il dit qu'il n'y nvoit point à Kome d'eiemple de temple hypzthre, comme cela conlrediroit, et ce qu'il a avancé dans son chapitre il du livre i.' r , et aussi d'autres
auu.ritcs positives, il me semble qu'il faul cnlcndreseulement qu'il n'y avait point à Rome d'exemple deltiyjrathrc, tel qu'il vient de le composer seiou son splëme archiiec-
former son genre Je lempie rtypïlllre, il est fort possible qu'il ne s'en soit 550.1:: irouvj >k seiiôbiblc parmi les mommicus i^i.nm , puisque l'exemple qu'il u j [ c- c r : I dcjAunc exception a sa rqjlc. Ln clfel, ii indique l'ocloslyle JAtlicues au lempie de J 11 piler Olympien : ci . selon lui , l'Iiypa'lhre devoit irre dccajlUc: rViv-v < .;i-!t.'! t.\<my!,i- Iiv>ii,r non est, itd Aih/nt-; c-ioin-los m t,:npio Jov'n Olyapi.
Cette phrase, je l'.iidcjàdit, a servidautoritéà M.Stuarl pour prétendre que Vimive indique ici le temple du Parihenon à Athènes ci «lui .le Jupiter a Olyinpie. En effet, il y a deux manières Jtl.ilir?. Sl Iii;i JocouJe el Philander, suivis par d'autres éditeurs de Vitruve,on lit: ScJ Atktnh
p.-.'i.llr.'i I i'J fcvpi,.' ./r.ij.i (>!y;<p:i. Selon pinceur* nuttluj-
erits, il faut lire; Std Alitms Moitylos tl la ttmplo Œjmpiti. M. Stuarl adopte telle leçon, el en conclut qu'il soldes deux temples en queition ;rt. à itîii- orcasion. il se rétracte de sa première opinion sur (e lempie de Jupiter Olympien a Athènes, auquel ii .ivrit donne huit colonnes de front: il le juge maintenant décastyle.
Je [aine ici de cote' la controverse , fort difficile à ;u R er , du plan el de l'emplacement du temple Olympien a
commentateurs , je pense itiixii qu'elle e.t la plusnniurelle, de quelque manière qu'on ll't-Ia plmut-. Je crois voir ce qui a porte M. Smart a. i cIinn^eiiiiTii qu'il propose : c'est le rapport de la dispnsition inltrii'iirc des temples de Minerve à Aillent! et de Jupiter à Olympie, avec une partie de celie que Vil un e p: <-■.<.] ic ,\ s. mi Lvp.dhre : je parle des
50 règle. Mais on va voir que, s'il falloit entendre par sa phrase les deux temples de Minerve à Athènes cl de Jupiter A Oljrnpie. ces deux exemples seroienl bien mal choisis, puisque' chacun d'eux manquerait de trois des cinq conditions prescrites par Vitruve a son hypmhre. En
( JM ) .
édifices pour exemples de sa rc Ë ie,Tfaut convenir que ses
comme je l'ai soupçonné .t'abfirJ . qu mie combinaison de système, et non un résultat de faits. Cela prouverait de plus en plus qu'il n'y .1 ni une a:ii^L[|u<'!Lte positive à en déduire: car, si ce n'est pas l'ensemble des conditions assignées par Vitrine à «m bvjurlire qui le constitue tel, qu'on dise donc l.iqi de tes «millions en est au moins h plus nécessaire.
C'est, dit-on, celle du double rang intérieur de colon lies en hauteur, là est le vrai cjr.utiire d'un temple dont la «//il LK.it JéuiavL-r.c , du véritable hypxthre, A cela je n'aurai à repondre qu'un mot ; c'est qu'il faudrait prouver que Ici temples de celle surlu étoicnl découverts et sans plafond: mais cette preuve est impossible à faire aujourd'hui , puisque la seule autorité seroit le texte de Vitruve, qui est
savoir, c'est sî, 'd'après le teste douteux de Vitruve et la contradiction qui règne entre sa règle et son exemple sur plusieurs points, on doit le croire et le prendre au mot sur un seul. Or, sur cela, invoquer le témoignage de Vitmve, c'est tomber dans le cercle vicieux.
Et non-seulement les temples que nous savons avoir eu le double rang de galeries intérieures, temples dont deux
point en faveur de l'opinion qu'on prête à Vitruve: mais de ces six temples, savoir, ceux de Fiestum, d'Athènes,
fOlympie.iTËleuïis, (fÉphèseet deTegfc, quati
Ainsi la notion Je l'hynjrthreiJeVhnive n'aura été qu'une
regarder comme hasardées les applications qu'on en a
Je suis loin Je prétendre toutefois cju'il n'y ait pas eu Je temples hypi'ilirei m il (t.'/,-i ("in i- i iéco il verte ; je prétends seulement que nous n'avons aucune preuve de cette disposition, ni djm in* itirMiimirns. ni chrr. Ici écrivains, ni cher. Viiruve lui-même. A (a vcrit<; , cet écrivain a bien défini pn architecte un temple ainsi nomme; mais, sans parler de faut "ri té ti] il i juc sur l.upii'llr s'iippuïe sa no-
le mtoif-
. P a wiue.
mptejque
cju'il y en eut qui, faîne d'avoir (11- achevti , restèrent dans
cetiiiat; etiiest remarquable . quoique ta cbosc soi! assez
naturelle, que cela est arrive à quelques temples de la
plus grande dimension. De ce nombre fut celui de Jupiter
Olympien à Agrigeuie. qu avoir irais cent ire ii le pieds do
long sur cent quairc-iir gis île [ari;i'. I >icdc re île Sicile nous Ll.xw.s.Si,
apprend que In guerre îles C;i rL lu=; : i:i Dit , ( ;-.t[ JJiruisit ia •■'■r"S-*>7-
république d'Agritteme, empêcha de faire le mil do cet
édifice, el que. de;>i is, ies Agri^eiiîin- :i':ivi:k-]i; plus eu
le moyen de subvenir à celle dépense. Ce temple resla
dojic forcément iivprtrhre dans le sens absolu. Fausanias'
voir avancer qu'il croit décastyle, diptère, et surjrtenanr au genre bypithre de Vitruve, e'est-ant eu des galeries intérieures. II fonde cette contés - probable sur un reste de colonne Corinixistant dans l'intérieur, et d'un diamètre beaums forr que celui des colonnes extérieures. Ce il serait une autorité plus conforme au système
en avait privés! Dans ce cas, n'eût-il pas en: naturel qu'il citât un Je ces grand.- .'.linte. restés imparfait!? Et tel étoil de son temps le temple Je Jupiter Olympien à Alhines, cumin en ce par J'isistralt et li-ri-iinc.' sfjfc ment par Adrien. M.Stuart a jugé lui-même ce temple décastyle, diptire et à galeries intérieures. Dans ce cas, la citation de Vitrtrve eût été moins lanlive: car l'erreur comisteroit dans le mot eclùitflet, au lieu Atdiautfhs; ce <jui p ou rroit encore être une faute de copiste. Alors il ne seroil question dans es passage» comme je ï:.\ Jéjà Jii , 11 ut- .l'un seul temple, du temple Olympien d'Athines : Sot Atirnil Jcaulybs ( faudrait! lire ) ta u temph Otympio.
prctotioii.
Effectivement , que dit Vitruvc à est t'j-ard I quelles sont
ses paroles! quel en est le sens simple et naturel t MeMum aaa, sai dira es! liai leeto. C'est ainsi qu'il s'exprime : Le milieu at Jammtttt tan toit. Or, comme la alla constitue ordinairement la partie mitoyenne du temple, c'esI-H-dire, qu'elle est le plus souvent dispu^ iîiliii ii-r-? que son propre milieu est ie milieu Je tout l'édifice, nn a cru que ce médium devoir impliquer .i i.i Tclaliié de larr//n.- et de là l'opinion que l'hypmhre de Vitruve, et tous les temples qui lui sont analo^i^, lU'iuir [onJimcnt sab dira dans leur intérieur, et entièrement line lecla.
Cependant ie mot m ne dési^rit' pas formellement l'étendue de celte tc' K ion moyenne. Si l'on peut d larigueur l'entendre de toute la cilla, comme occupant l'espace du milieu de l'édifice, on peut aussi restreindre ce nAi,
paroles de Vitruve indiquent plus naturellement ce senslà. Il semble, en effet, que s'il eut voulu faire entendre que
Médium siii dZ es! siw leclo. C'*st bien 'ainsi qu'on parlerait du Panthéon de Rome.
^ Quoi qu'il en soit^de^quivoque qiu peut toujours
qu'au moins on en a tiré une conséquence beaucoup trop aiiiolue. :i l'égard .li-^ [emploi quoi: :i rusjés Otre du Lpnr? fiypsthre; que, sani aucune iiutorité concurrente avec ce passage de Vitruve, et sans aucune autre notion qui l'éuve,
pothcse la moins vr.ix.ui h jr.Uk'. J'i^p'.re enfin montrer que ce passage, ramené i< o v.. : .-ii.iLk' <i:;niiiL:Hir.:n , e:l i::: de
éloit Li-lniré l'intérieur des grands temples de l'antiquité. Je ne puis terminer la discussion sur le temple hypïthre
qu'on a crus prives de oi-.i.li[.:l<>, d'iip.vs Muierpriiialiim forcée de ses paroles, l'avoient réellement été, il serait assez naturel d'en muiver quelque indication dans Pausanias , d'autant plus que ce voyageur a souvent fait la remarque de temples qui manquoient ou de toit ou de plafond. Cependant nous ne voyom pas qu'il ait noié rien de semblable sur les temples de Minerve à Athènes et à Tégée, réputés sans couverture, selon le système en question; ni sur celui de Jupiter* Olyiupie, cru aussi du rnfrne ^enre, quoique ce monument soit, de tous ceux qu'il a durits , celui où il a mis le plus de déitdls et d'exactitude. Q„c Paumias m fia pas aemhn de Temples hjpalhts.
qui n'ont point d'oyjM : dans - les deux derniers, il est question de temple, ci imûif u. L'on va voir qu'il y a fort peu d'induciiiiiii î, en lirer pour l'opinion de la ir/ln mute découverte.
iwm,h. Panunias décrit un temple de Cires Mysia , pris î£S£t. <i'A- Ë o S : A^-^ ( M™'«;« £ /,./Y«™ ) signifieici^ on |'e s -
■rtûfa. Les traducteurs onl traduit , savoir : Amasce . gui *Jis Itasm cclfopsam tst; l'abbé Gédoyn, h plafond n «i Htnàt ; Ai. Goldliageii , tKrfftntprl !}at ftinr 6«ft. Il y a lieu Je soupçonner que, la couverture du grand temple, ou n'ayant pas été linie. ou av.uu été détruite, lus Argicns auraient, par étutiomiir, préféré de rétablir dans cet intérieur un plus petit temple en brique. Rien, par conséquent, à inférer Je ce passage.
Pausanias parle d'un temple d'Esculape à GylMum un J^j?' X Laconic, qui n'avoit point J'ijjÇîi. Oin (m'ms ^yrja i£ j; t . ,...-. (' rï liî. Airlaséf traduit , Jiuc : S'.îblié Céduyil , saut
plafond; M. Goldnagen , cfcnr tait tint eueft, joiij plafond il unis loi:. Les Tradut leurs oui tic .liU)«, comme on le voit, sur le sens propre d'î^tpaç, qui peut, ainsi que je le dirai plus bas, signifier quelquefois le loi!, quoiqu'il «prime plus louvenl li plafond. Ici il serait possible que te temple ait eu un [oit sans plafond.
Lu même Jour.: pn.l Wcu d.-.n; ])::■-. i:i L'c suk.".j::,
OÙ il s'agit d'un temple de Vénus, près de Phigalie en ";!'„'„. "ii',„i Arcr.die.Voki les mois de J'.ius.nniiE : m-tS ('Aïy/t> ) '"■
Amasce traduit, \tntrlt Jja sine ittuÎ\M>é Gédoyn , It temple n'a phi dt Ivii; M. Goldhagen, orjnr t«f, ja.ij
Je rendre, et qui signifient isdhut . fliiint mint , jiim iihi/l-, n'indiqueraient p."^ un rr-mplc ..blir l iiYlr.il p::r.
encore' fait, non hûbciu eliam niinc, n'ayant point encore et peut-être- aussi n'ayant plus d'ï^of.
Cm» 1
Il y a moins JY(|uho!]iie -i.t h signification d'à'ffîoi, Lit. il. r. r . dans l:i mention qv.e l.ii: l'a u sa ni ils Je quelques temples I. 'iïi. Je |J , d'Haliar.e en Bcotie, qui n'avoient ni statues ni w- ni- i'e!î«- KaJ opm. ti» ÀyÂ\uj.7x siSçji, « «J/Ptf f'ïrcqi.
"Oyjoi paroi I signifier iei h leinlilédc la couverture, qui se divise en toiture et eu plafond. Il s'agit, en effet, dans
ttatue, c'est-à-dire , de dieu, et qui étaient tombés dans le délabrement et l'oubli. Ce qui le prouve, t'est que Pausanias ayant dcm.iude a i:u elles divin iics ces temples a™ lent étC autrefois consacres, il ne put l'apprendre.
Dans les de n.< derniers passages qu'il me reste à citer, Pausanias s'est servi île l'espressiou ài v-mfàpu, d'où s'est forme" 'le mot Iiypitlhmm de Vitruve.
ftmftrjr. Dans celle mil»: ville d'Halurlenù nous venons de voir '' 'l 11 ' 1 >' aïoil pl"*"'uis temples dénués de leur couverture, se voyoit un temple ='v il-ia . ton-aeré à des dresses appelles PraxiJiijiits . t'n- o* iWSf» StSi iff/r. Amasée traduit, abdivoJtarvm «àis; M. Goldhagen, utifcrlafHrt Irmprl ter «tttmnrtt, rmi/ut êitamtti l'aube" Géxiovn a traduit, nu mWtu Ja tiamps.
Bmi W.fh, second p.is..:i;^- de et! auteur où l.i iriint locution est repro-
. . :. . . V r .- i * r le poiii|;c. Il s',:.::'. de plusieurs édifices sacres
mr-j"< 1«i Jonnoîent dans fana [tvM»$] de Diane Limnatide
:cord sur le sens s mais M. Goldhi
Igeni
propre, ouf t™ fivy(n pflG'rqui signifie itre a pUa ciamp, élrt iicIr'.Effeaiveme-.n . Fau.aoia. donne clairement à entendre de ces temples, que chacun d'eux ne lnrmc.it pas tin édifice détache, st-Ion l'usage des édifices sacres, mais ij u'étaiu disposé» su r LlijMicJ; IV niv^uedim'usioç, laquelle avoit tout alentour des paniques, selon l'usage, nn entrait dans ces temples par « mûrie portique continu, cjui leur servoit de péristyle, ÀMa InÀc h a.*™ M i£> fer. Ainsi oV Irnffyç signifie ici ijs/r', comme l'est mj édifice
TH4 ffj^^t a^cAjtv ™< 'A8rv£s. Il me semble (jue cela 3/
signifie la partie découverte du marché, ou le sol de la
place. C'est encore ainsi que le mîme écrivain se sert des ^ • •r-
mots ci éjmfôpu à l'égard du -riu-tris d'un temple, c'est- <.,"J7/!«"
à-dire, de l'emplacement découvert de son enceinte, "*
iJ Si e* Jm(9|Kf Ttfiriioî.
11 n'y a, par conséquent, aucun ou presque aucun rapport direct entre I ci n jiK.i de l'edpres! Mn ci u'ïnfêpM chez Fausanias, et celui que Vitruve o fait du mot hypttthriim ,
des xi\ eu les, KttaxH, remplies de morceau* d'an antiques, nkiftii toi 'Slf^ffJcn ■njjffi. Mais, ajoute Strabon , le terrain découvert es[ plein des plus belles statues : To t» Uinl9es" i ua'«4 /Wl iîl TOI lyfaiil â»d>liiTO>. Il est clair que cet ù'raiSyi est la mime chose que ce que Pausanias vient d'appeler -à ri (ïmJfyf -riiifio;, c'est-à-dire, l'cm-
lemple hypithre de Vitruve,
Quyi aux temples que Pausanias a cités comme d*-
d'criedis.prjshion c\ presse Je leur structure. CI qu'un peut, au contraire, affirmer de quelques-uns, que cette privation émit accidentelle.
Mais, quoiqu'on veuille admettre! cet égard, leraison-
nion du temple hj-pithre ou découvert , selon la manière accréditée jusqu'ici d'entendre Vitruve sur ce point. Ou le peu d'exemples que je viens d'extraire, de Pausanias
( ÎJI )
n'a (ce qui me paraît probable) aucun rapport avec la disposition expresse d'une conformation ou d'un genre de lemple parEÎculier, el ces exemples [te sont que des accident; ei alors il peut paraître étonnant que s'il y eu! un genre de lemple doni k- caratii-rr particulier sur-tout aux plus riches el aux plus Brands tiok d'érre sans couver-
qnatre des plus céli k-e.^ unp:i- de [:i Grèce, qui r si l'on c:i l'jiiTvrprétauoii habltuelu- du passage de Vîtruve,
omis sur-tout cette particularité au temple de Jupiter à Oljrapic, qu'il décrit jusque dans des détails étrangers à
Je pense donc que Pausanias doit être réputé n'avoir réellement fait aucune mention de temples hyprthies , considérés comme temples découverts, et formant un
de tous les auteurs , a vu et décrit le plus de temples , devrait infirmer la notion que Vitruve nous auroit donnée d'un temple hypxthre entendu comme prité ét iQiivtrare. Je pense que l'esprit systématique dans lequel Vltruve a classé si-s diflé.-ens genres de temples, fait supposer que son temple hypŒihre est une combinaison méthodique ,
( îî<* )
ion fidèle de ma ■ors les applicalio
combien cjoir in \ hï-- l:i -.u [■ i^i l jnn de la ctlhl
découverte, sur-rou: ;'. l'isard de; L.\^iple.< -rue l'on a précisément jugés être dans ce cas. J'ai réfuté le- ililTéreuies hypothèses imaginées pour suppléer au défaut, prétendu de couverture. J'ai lâché de prouver <jue, si l'intérieur de ces temples n'avoit pas pu être une cour en plein air, ei ([ne, s'il falloii renoncer ii te inuyen de les éclairer, ce même intérieur, privé irô-ren.tinemeut (dans plusieurs temples connus) au moins de fenêtres lalérales, n'avilit
Commtm juvini tdairh in grandi Tcmplis,
de faiufei de déduction*, il ne reste sans doute qu'une solution; c'e.st (pu: !<•■, grand-, rcmple; périplires durent ilre éclairés par des jours d'eu haut, ou ce rpie nous appelons Aesioarsdt comè/t. Il n'y a personne qui puisse hésiter
réfléchit qu'ici [es artistr ntrentà ^entrelenii rech.
jugèrent 1rs édifices sur la fui des paroles deVitruve; elles autres ajoutèrent d'autant plus de foi au texte Je Vitruve. que les édifices ne semblaient pas pouvoir le démentir.
Effectivement, parmi le nombre de temples <jua-
drangulaires dont nous connoissons les resles et les indications plus ou moine bien conservées, il n'en est pas un seul <jiii soi! venu jusqu'à nous avec son comble ; dès-lors on!
dû attendre des monumens eux-mêmes. J'ai déjà dit aussi
appliqué les passages les plus décisifs.
Je dois dire aussi tiue la rareté des passages favorables à une opinion n'est pas toujours une objection contre elle. Il en est des écrivains de ['.utilité mn,w de ses temples: il ne nous en reste . si l'on peut dire , '^ie du débris huninplets.etnous ne devons qu'au hasard l'abondance ou [astérililé des renseigllemens dont nous aurions besoin sur une inimité de poims. Certaines disse:, a-jssi , de leur nature.
son! remarquées de personne. Il se pourrait que la manière dont je vais prétendre t j u t.'t . ^ i ■■ r i r éi kîiré.. les grands temples, eit ité de ce genre ; qu'étant Tort naturelle, qu'aucune ressource extraordinaire n'y àmit mise en a livre, personne n'en ait été frappe. Le peu d'attention tm'on J fit, séroit peut-être alors une puSiuupiiun de plus en faveur de la simplicité de la chose.
^ La question sur la manière Jëlio tclaire des grands
de leur couverture, il me semble qu'il faut établir avant
Ceia se prouve d'abord tris -facilement à IVgarJ du temple d'Éphèse. Le marquis I'ol?ni . [[ans une Ires-savante dissertation, a opéré aussi bien qu'il fut possible, pour le temps où il ia f" , la restitution de te temple. Mais deux choses l'ont empêché d'arriver nu degré de vérité tpre l'objet comporte : d'une part , le peu Je certitude qu'on avoit
alors sur les plans des temples Grecs ; Je l'autre . l'habitude
n'avoir pas faii Je pnmaos iJ de foifami, où il eût pu encore placer des erjlnnncs; la iroiiiî-™ est de n'y avoir pmiitliiitd'r^rJa.fcm i, ji). M, lis i'nicni il hien juge que les trente-sis colonnes sculptées Jevoienl former la galerie intérieure Je la crik:. il n'y a effectivement aucune autre
place à leur doïuiL'r ; cJe^ ne peuYLjr.t trouver d'emploi au
d'Athènes ayant Jix-sepl colonnes dans ies ailes , je pense qu'on doit en donner aut.n-t a celui df.phèse. Celui-ci étant
double periplerei, ou diptère; l'aune, d'avoir eu des colonnes dans son intérieur. Or ce temple est bien du genre de ceux qui font l'objet de Ja recberche actuelle. Nous niions voir maintenant nue certainement il fut couvert.
Hien ne le prouvemit mieux, sans doute, que son incendie. Les temples de ce genre n'avoient, en effet , de combustible que leurs combles et leurs plafonds; mais nous avons, pnur consulter i'es.ïiror.cf il. fait en question, I. les autorites de Pline, de Vitruve, de Puusanias. Plinenous ,' apprend que sou toit Hoir firru- ^'une charpente en bois ; '. de cèdre : C»»™i kh», lf ,;™ir,Jik. Aillfurs
r, pression qui live tome ambiguïté : Epiai, dit-il. ht aie simoLierjttt Duma , eleihm htsmm.i ex a Jn , il iU , et io mtirismUliUifains.pnpleraltriouiltm fiiito. On sait que fe
». iïmi/irttiinim prie a feront . a dit Ilaido. Or le plafond ne * put avoir lieu que sur la nef intérieure. On a déjà vu que Pausanias confirme cette notion d'une manière bien positive, lorsqu'à l'occasion du paraptlasma du temple
il'OIympie, il JiiquVui temple J'F.pIiÈsc . on le le voit et on le liroit jusqu'au |il.u"ui>il : H«! tsi î'ejipiii, à'amji >t 'jty-n- n«: «. f. p,lJ(4iîl 'E^triaî.iirjA"* 1 "'. Ainsi il est constant que finit- J J.'. 1 rieur du temple J'fiphcse fui couvert pï-j'.
Le passage île Pauaanias que Je viens de rapporter, nous fait tirer une conséquent- toute jjari-îllt: ;i ItgarJ du temple d'Ofympie ; car de dire qu'an n'y élevait point le parapt-
If ii ira -ri OT£.«m'ra3?i* ffiF£#< lit ï(j£«, iinnp yt 'Apri.mtti Tii'l.CcjiJ<, ii iV.» , «i.iiii; si È^j-iâÛïth Ks(9l£m {< tJ ïSotfm. Lu phrase indique réciprocité dans la notion du plafond; Hoc ousumparopttonna ailacuiiar ,'tlui Disait Ephcsia, non imUsnl , soi relaxantes finihs diminuai
une notion décisive que j'ai rjj'fonn: i.ilh-.irs J.uis mes fl- VIconjectures sur le temple cl la statue de Jupiter Olympien. Le dieu , dit-il , louche presque au sommet du plafond ,
ou découvert, n'ait eu une couverture. Ajoutons que Pau- Pltir , tf v sauiasn fait mention des tuiles de marbre pentélique dont ^- r. y le toit éloit formé, et sur-tout d'un escalier J , fflioAjà, qui ^ f ". momoit au comble, m ri, ïj^w. ' f-t-t.
La même sorte d'escalier ciste entièrement conservée "* * au temple périptère dit dt la Çanarit à Agrigente ; il
ouverture un peu pyramidale qui est au pignon du mur du temple , ou , pour micun dire , du proniws. Or cette
af ™' i'cgard de ce temple , 111 ^uire de LÎinrpeine dont i'.uir::]
occasion de parler encore dans la suite.
P'uir ne pr^ lise répéier, je ne pu mieux f.iiro que Je renvoyer ii l'endroit où je traiterai du Temple d'Eleusis,
j,'p.Z!"«, ,»i ifidkjuent â-la-fak J,M„^ta ■„..,„,.«* ,»clle —ht il, I, S,™,.
JialmiLi'HcmcHl du mm jpn'riejiir i'(;=for, pour exprimer ce que les Latins appellent tttmm, et ce nue nous entendons par le mot fierai Je iwamrt : J,- là la difficulté de bien définir par le mol lui-même, dans les cas où il est employé . la nature et la forme Je rïtff.f. Il n'y a véritablement que les circojistaïu-i's ci t'f\amtn du sujet <jui
ou ce que nous iLpni-Nui' /■: fi.ifinj, ci indiquer encore la forme de l'un ci de l'outre.
J'ai déjà ruppruté plusieurs plissages dam lesquels , faille de rcustigiiemcns sur les édifices auxquels te mol ï&tpai s'applique, nous n'avons pu décider s'il a'agissoit . ou du mil ou du plafond, ou de tous les deux. Nous
Tel esl, ce me semble . celui du livre YHI , daphii -vu.
Je mari
Winckelmauu sur lu .s^nilkjLMi -entrais du mot Ï£jp04, qu'il sesl rétracté liii-inèiue , quelque- lignes plus bas, en avouant que les auteurs avaient souvent employé i deux fins le moi en question. Mais ce que je ne puis laisser sans réponse , c'est l< prén-nliim que AiÏb puisse vouloir dire un ait a.svtri de tsiki Je pierre. Le sens que Vinekelrnonn donne à cesdeus mots, dans la traduction qu'il en fait, me parolt un peu trop diliicile a admettre. Un toit de charpente , pour être recouvert de dalles en
Pourque cela fui, il i.ind roi [qu'il n'y entrât que de la pierre. Cette manière Je parler n'est vraiment applicable qu'à une voûte soit hor iïontale soit cintrée, on bien & ces plafonds
Je crois, en conscience, qùe le temple de Plugalie avoit une voûte en pierre de taille.
Les temples quaiir.mgukures vmnw en pierre, en brique ou en maçonnerie, ploient peut-^tre plus nombreux qu'on
îlercuieaMégalopnlis, dont il ne resmitplus, de son 44«- temps, que la voûte en pierre, ïtt fui ythân Alix. Le mot
^•Aimrcpoild au teitudo des Latins. Dlnocrales, selon m..lm,r. Pline, avoit commence à voûter en pierre d'aimant . caica- "SJTs. ^ '*"<"' '"doavfna. k temple d'ArsInoi à Alexandrie.
cxisEans, et voûtes en pierre. L'un est le temple de Diane à N ^t Ml * Nimcs, dont onodeja parle. On voit dans ses murs la naissauce de sa voûte; les matériaux tombes servent encore de témoignage^ [ ■ j "I .
quable, est celui du temple Le plus entier de Balbecfc. Cet édifice est octostyle, périptère, et a deux cents pieds de long. On en trouve un dessin restitué par un voyageur du siiî-le dernier, M. Desmonceaux, dans Montfaucon. Les voyageurs Anglois Wood et Dav.kins l'ont rapporte avec beaucoup de détails, que l'on peut consulter dans leur ouvrage, dVpui, la phint'ii; ; j j-.inju'à la planche jû".
( Ul )
De nouvelles autorités ont encore confirma ces relations; de sorte que l'on peut affirmer de la alla Je ce temple, quelle fui voûtée. C'est ce que prouvent suffisamment, dans les dessins, la naissance de la voûte encore apparente au-dessus Je l'cmaiikmciii intérieur, el la partie
le niveau l'elive an-dessus Ju sol, et où se trouvoit placée la sratue du dieu. Li ponce de celle voûte est de cinquantesept pieds de large : elie repose sur des murs ornes intérieurement d'arcades et flanqués Je colonnes.
Les Jeux exemples encore ciisinns que \e viens de citer, nous font vnir lIls vr.uit-.h r<'p:is::iu tut des murs. Il est douteuï que les anciens en aient fait porter sur les colonnes inlérieuirs Je m-f-, . quoique te peu de largeur
dont on a parlé, eût rendu U portée d'une voûte peu périlleuse.
en question , l'on eût pu pratiquer des voûtes de bois en charpente cintrée! La chose eût clé très-facile aux temples de Minerve à Athènes et de Jupî.cr rt Olympie, dont les
de large, et elle auroit contribué à leur donner plus d 'élévation. Peut-être le mot de Slrabon que j'ai rappotté plus haut, nutoriserolt-il à le soupçonner. Si, en effet, un plafond proprement dit , ou une couverture plate , eût clé étendu sur la nef d'Olympie, il eût suffi de dire de la. slalue de Jupiter, qu'elle touchait presque à ce plafond; à-z^'n^'A ,'-/£?',* -r. .Ali comraire, Slrabon dit:
•Ji'vîii -rn; iy^ïç, au somma de o;. Celte locution
indique une voûte; car très-certainement une ligne hori-
Je me contente de présenter celle présomption sans m'y appesaniir; je ne venu pas insister non plus sur ut. soupçon du mîms genre que m'ont, fait naître les nombreux revers de monnoies antiques sur lesquels se voient des frontispices Je temples. Malgré ce qu'il a plu à quelques antiquaires Je publier sur la fidélité des artistes monétaires dans la représen talion îles monuraells, je crois que le plus souvent ils n'en ont donné que des images réduites , et que la plupart des temples n'y sont qu'indiques par des abréviations d'usage. Tout en admettant que le
genre, j'ai toujours eu cependant quelque peine à m'espliquer ce grand nombre de péristyles de temples qui ont
détails vicieux ne sont que de l'ornement. Mais que jamais le fronlnn en grand d'un temple ait été, dans l'antique, ainsi découpé et aiuhiri par un caprice de décoration , je crois qu'on peut se permettre de le nier. Cependant beaucoup de revers de monnoies offrent ce vice , et t'offrent comme un vice d'usage. Qui a pu l'inspirer aux graveurs! J'avois cru d'abord que cet arc n'éloit imaginé que pour donner un peu plus de hauteur a la statue du dieu . placée le plus souvent sous ces péristyles rapetissés : mais.
posé, dans ces frontispices , Je faire voir irois choses, le péris I)- le extérieur, l'intérieur du temple, et la statue; de manière qu'il faudrait regarder ces représentations de temple comme une sorle découpe en dessin, c'est-à-dire, une représentatinn mikic e! i nnvriuioiiiielle de l'intérieur et de l'extérieur. Alors je soupçonne nue ceux de ces frontispices qui ont un arc dans le fronton, appartinrent à des temples dont l'intérieur îtoit voûté en pierre, ou plafonné eu cintre; et si cette conjecture avoit quelque probabilité, il seroil probable aussi que les temples voûtes ou cintrés en pierre ou en bois furent assez communs. Mais il est à croire que le plus grand nombre des temples
li s'agit du temple de Junon à Oljmpie , temple d'ordre fi-- Dorique, péripterc , ce l'un <k, plus riciies l-ii ruri.;:iiL.'s !.'■.. qu'il y eut. Ouire le célèbre coffre de Cypselus, outre la ; '' table d'or et d'ivoire , ornée de bas-reliefs , où se pleçoient linqueurs, ony comptoit plus de trente
tionsiee qui m a fait croire que le texte Je Pausanias tonlien: une erreur sur In dimension de ce temple , dont la
Ul'.w!' m'armerai pas A prouver , tant cela est visible , combien il est improbable que ce temple piriptire, d'ordre Dorique,
description fait mention , n'ait eu , selon la proportion donnée , qu'un intérieur de dix a douze pieds sur vingtquatre, espace du ln-nutoup insuffisant pour tout ce qu'il renfermoit. Je pense que le centesime a été oublié par les copistes, et qu'il faut lire cent luhunle-l'oii pieds, iaSn ItUiiii tÇik «f iètwm.
Ite.ar rr, Pausankis, nr.li e mitrei pariii ulariléj qu'il apprit sur ce rt'ijT' "' temple, (i'Aii.urqiie snn ewgile, raconte que, les Éltens, du visant de ce dernier . ayant donne à l'entreprise la restLiur.mori de la Lauveniiie de l'édifice, parce qu'elle menaçait ruine, les ouvriers, en se menant à Iceuvje,
séché et bien conservé d'un hoplite avec ses armes. On
un combat'comre'ies Lacédé menions, dont l'Akis fut le théâtre, avoient combattu du sommet des temples où les Eléens s'étoienl retranches, et que, blessé A mort, ilsetoit
précises. Il use d'abord du mot général iiçy/pei, en parlant de la couverture qu'il fallait réialilir, -ni oyp-.. tS 'B&k vmmi-m s'mirapfjïuim, lIAftsi. Mais à l'égard du corps trouvé entre le plafond et le toit , Voici ses paroles:
définir d'une manière plus claire la charpente ouili celle de la roiture, er 11 charpente qui forme [es plafonds et sert à l'embellisse me ht des intérieurs. Celle amollie est sans objection ; et comme le temple de Junon en Élide, où existc.ii ce plafond, tioii . miiun ainsi ancien qu'on pourrait le croire d'après Pausanias, au moins antérieur à la XCIJ.' olympiade (t), nous devons en conclure de plus que l'usa B e de celte manière de couvrir les intérieurs des temples remontoir à une asseï haute antiquité^ ^ ^ ^
coration des plafonds, et qui prouveront, sans réplique, que le mot à'yfw s'appliquait à cette partit de la couverture. Au l'an.héon d'Adrien à Athènes, il y avoir, dit Pausanias, des donl les plafonds étoieni dorés,
l.i;:::.;<t. L'j^; ,;'un icn:pie à Slyiupliak' éluii ornu de grues ou d'oiseaux ïiyi^rulides. F^uianias ne put distin-
plutor de cette dernière matière: Ile;* II T? inj -rmawftiiat xa} a) ÏTH/iaiiAiJf; ciiù i'p.Ofc na^ùr, vil Si ya-Mni m Jti^îinf, -rx-;^ 'J.>.n tu'i-ii; ni, i' y^\.au. ÀJl.-.Tfiii.ii::iiiii-i,;St:>ri;-/i.i!i.-''.<,-li,;rn ,;■;<! pt.sihr sar.l : li^m-ttac na gi/iita siiit , non est fit, il.- uiura,„t/rr. En voila sans doute asseï sur les plafonds.
Ce sujet aurnit ïlï. bien mmm prrlik : UM[i<;in' 1 1 1 sh j 1 1" j i r , er nous aurions eu bien moins de recherches a faire, si 11) Quairt tenr duuzc an> ayant fin ChrfDtnK.
, dans ion Traite d'architecture , pre- 1 la couverture des temples. Peut-être Jde ceux qui étoiem voûtés en pierre Mjffilc.it des préceptes généra uitju'il instruction; et que pour ceux qu'on 'étoit pas Ju ressort d'un architecte
se composent les toils et [es plafonds, ce n'est que pour faire observer leur rapport avec les membres elles parties
quefois qu'4 en perpétuer l'onscuritf : ce sont des étincelles dont les lueurs éparses et divisées indiquent trop de routes pour qu'on en suive aucune. Si j'ai pu en réunir assez sur le fait de la couverture des temples pour fournir l'équivalent d'une notion Incontestable . j'espère que le reste de celle discussion pourra tendre â un dénouement facile.
Qui les grands TtmpL s fannt éclairés par des jours dt comble.
Dis qu'il «1 indubitable que l'intérieur des grands temples , et même de crai qu'on appelle hypirihrii et qu'on
voûte, du couvert en plafond de charpente, rien de plus facile k imaginer, rien de pins simple n décrire, que la
de comble.
Quelques-uns des édifices circulaires dont il a S'il! fait mention au commencement de ce Mémoire, nous indiquent bien suffisamment ce que pouvaient être les ouver-
alors que. la nc.c.siiJ Jt- ™«- mires étant par tic ulièreiuerit sensible et Jénilril:ée dans les nefs des plus grands temples, c'est-à-dire, des temples décastyles et diptères, ces deuv ipmlilé. Jurent i-lre réputées des conditions obligées du temple liypslhre. Comme la portée
(îi'l
Jo< M.-;!....,!. L .c Irop grande, vu lait
Vjr.ru ve a pu former un genre de temple particulier, qu'il j appelé .(■,■.".«.■,,-,-, comme étant i-ï.jenlit-llement découvert par le cornlile, et nom verrons loul-i- l'heure In chose se démontrer par le temple d'Eleusis, dont l'intérieur, un des plus vastes qu'il y eût , avoit deux rangs de galeries indîrleures, un plafond, et dans ce plafond une ouverture que Plurarque appelle fmtm. '
Il résulleroit de là que le temple hyptetnre n'auroli été appelé ainsi, que comme L'étant par excellence et par nécessité, sans qu'où p-.iii.se eu iiuidtirc que. pour (Ire tel a iré d'en haut, un temple ait dû avoir* toute rigueur les galeries intérieures et toutes les conditions du septième genre de
Ainsi se coud lieraient les notions théoriques de cet
rites, tant des auteurs que des monumens.
Si le plus grand nombre des temples , ainsi qu'il nous a paru probable, éloil couvert en plafond de charpente, h facilite- lie découvrir [c milieu de leur nef et d'y introduire ainsi la lumière fut encore plus grande que dans les
ici sur les différentes manières dont les fenêtres et des ouvertures d'en haut purent etre pratiquées dans les assemblages
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Je charpente des loin el des plafonds; l'usage qui en est si commun parmi nous, doit me dispenser de [ouïe dé-
légère rannoissance de la composition des combles, pont comprendre comment , dans ies parties rampâmes d'un bâtis de charpente, la supprenion de deux pannes seulement et d'un chevron peut Taire de très-belles ouvertures de cité, sans nuire d'aucune manière à la solidité"; comment la suppression d'un seul arbalétrier dans le pignon peut procurer une belle lumière verticale ; comment l'intervalle seul des solives, qui, en se croisait!, ont suggéré le motif des caissons dans les plii fonds, peut et pouvoir aussi jadis produire des «lu en lires iulTisantes a la lumière, et Incapable. enc«re J'ulicier l'uniformité de la décoration.
Peut-ou croire <tue d'aussi simples procèdes auraient échappé au génie de l'architecture Grecque, cet art qui, comme tout non;, le .L'nimiui- , m'Iiml firme parles leçons et selon leserremens J:: l,u:!i;irn.-ii[e! Qui ne saitàquel point l'artde bâtir eu Grèce, iniu-ïeule;i'.eut dans les principes de la décoration , mais dans les procédés mêmes de la cons-
à jour pour la nécessité, d'ans les plafonds des temples, puisque , sans nécessité , on en pratiquoit de semblables dans les plafonds en inarbre des galeries extérieures.
Que l'on suppose les coi;vor;urcs intérieures des temples en charpente horizontale , ou de forme cintrée , la facilité d'y ménager des percés pour le jour fut la même, et la simplicité de celte méthode fut peut-être la cause, comme je l'ai dit , du peu d'attention que l'oit faisoit à la manière dont ils étaient éclairés. Non que je veuille prétendre que toutes les fenêtres de comble aient été aussi simples: rien ne s'oppose à ce qu'on en ait imaginé de plus composées et de plus dignes d'eue distinguée! par leur coupe , leur structure el leur décoration. Telles auront pu être celles des plus grands temples. Telle aura été sans doute l'ouverture du temple d'Éleusis. ouverture asseï
l'honneur d'être nommé par Plutarrrue.
Extmpits l'iris dis Passants dt qutlqtui Autant.
Avant de développer tout ce que cette autorité très-remarquable doit avoir de décisif à l'égard de l'objet de mes recherches , je dois en citer quelques autres qui, pour être moins imposantes, ne sont pas moins pérempto ires sur le fait des ouvertures dans les toits et les plafonds des temples.
J'ai déjà fait observer que Vilruve, dans deux endroits distincts et sans connexion l'un avec l'autre, avoit fait mention des tcmplo liviudm:^ 411^ dw. Iir [irtmiLT sage, qui est celui du litrt 1." , dmp. 11 , il n'étoit question de cette sorte de temples découverts que sous le rapport
ïmc m, ch/ip. I.", il n'avoit considère le temple hyprthre que sous son l'apport arc hi tectonique. Or, si quelque chose
avoit jusqu'ici force le sens de ses paroles sur le fait du milieu découvert et sans toit, et que le temple dit hypmhrc pouvoit être à-la-fois couvert et découvert, c'est-à-dire, percé dans son comble, c'est ce que nous allons apprendre de Varron sur les sortes de temples indiques pat Vitruve comme étant hyps;t[ires.
Au nombre des dieux cités par l'architecte Romain
dieu /ÏJraAn concIura-t P -on que l'intérieur de son temple
tien autre chose que a» et dieipater, d'où sont venus les /, mots dé, dits, Sus, divas; de là encore le mot suhdla, et le nom de dias Fiditis. ■■ Aussi, dit-il, c'est pour cela que » le toit de son temple est percé, afin qu'on puisse j- apercevoir le ciel. » llaqai Inde ijus pttfotûUim tttUm, ni iide<:ur di\:,n, id?;i. 1.: !,;;/,. h Quc-lqu^-uns pensent même
- qu'on ne peut jurer par cette divinité sons un toit en-
- fièrement clos. - Quidam iitgiini mi ucm prr hnedgtmre