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s’exercé toute l’année, sauf pendant les trois jours des Rogations, où l’abbé du chapitre Notre-Dame-la: Grande en est investi ét recoit du maire les clefs de la vilie. Une senterñvé du lieutenant du sénéchal confirme (vers 1340) cette restriction en favéur du chapitre, ét renouvélle l'arrêt réndu à ce sujét en 1318 ainsi que les accords de 1261 et de 1278 (1).
L'autorité de la commurie est presque illimitée en matière d'administration locale. Le maire et l'écévinage édictent des ordonnances et règlements relatifs au droit privé, à la police, aux finances, à la voirie, à l’industrie et au comnierce. Toutefois, peu de témoignages de leur activité à cét égard ont survécu. Les documents qui nous restent montrerit que le maire et les échevins s'occupent de répartir les impôts royaux et municipäux, d’en assurer la levée, de régler les fonctions dés agents de la comniune, de rédiger, avéc le concours des intéressés, les statuts des métiers, de les faire proclamer et exécuter. Ils exercent également la police de lä voirie, auütoriserit la construction des établissements industriels, tels que les tanneries du Pré l’Abbesse. Ils s'occupent de la polite des subsistances, notamment de cellé de la vente du pain. ils règlementent certaines iridustries, telles que la boulangerie, la fabrication des draps, des articles de sellerie, des produits en étain. Ils font faire devant les écheviris, délégués à cet effet, des expériences techniques, par exemple dans les moulins. Ils vont inspecter les ateliers, lés Boutiques, les marchés ; ils peuvent infliger des procès-verbaux et citer les contrevenants devant Île “tribunal de l’échévinage (2). Cette police, partagée avant 1369 entre la commune et le prévôt (3), tend à être monopolisée depuis cette dâte par l’échevinage.
Les pouvoirs militaires de la cotmune ont été au contraire peu à peu restreints par le pouvoir central. La royau: té, soucieuse de ne laisser subsister à côté d’elle aucune organisation capable de lui porter ormbrage, à laïssé volontiers à la bourgeoisie la faculté de se décharger de ses obligations militaires réelles, moÿennant Je paiément de subsides dé guerre. Ainsi tombe peu à peu le service d’ost, auqüel aù XIII° siècle les bourgeois s’astreignaient encore. À l’occasion des expéditions de Flandre, de Saintongé, de Guienné, on convoque les habitants de Poitiers, iobles, gens d'église, bour:
(1) Recueil, n° 378.
ee Recueil. p. 19, n° 292 (1332), 297 (1333), 448, 35 q, 374, 390 (1353), . 207. 279, 280.
F3 Recueil, p. 19 ; n° 297.