‹ Recueil de documents concernant la commune et la ville de Poitiers. Tome II: de 1328 à 1380. Avec une introductionChapitre 46 sur 104 · Suivent des formules que nous omettons · texte numérisé non relu

Suivent des formules que nous omettons

mis et appousé. Et en plus grant confirmacion des chouses dessus dictes, nous diz maire et commun, et nous diz tresorer et chapitre, et chascun de nous, acertainez des dictes chouses souffisanment et rateffians et approvans ycelles, si comme elles sunt dessus dictes et declairées, chascun de nous le seel dont chascun de nous uset en ardueux negoces, aveques le dit scel roiaul, avons mis et appousé à ces presentes lettres doublées originaulment.

Donné et fait, presens Gilet Micheau, valet, maistre Guillaume Langloys, Raoul Roy, clers, Jehan Barré et Jehan du Port et plusieurs autres, le XITII jour de aoust l’an de grace mil CCC trente et neuf.

Les tenours des procuracions sunt telles : (Procuration générale donnée le vendredi fête de S. Vincent 1338, c, à. d. le 22 janvier 1330, par le maire et la commune de Poitiers, à :).… nostros veros et legitimos procuratores et nuncios speciales et generales, dilectos nostrum magistrum Heliam Seguini, magistrum Johannem Amelii, Johannem Guaberelli, Johannem Grison, Hugonem de Rupe, Guillelmum Croleboys, Nicholaum Bonnaut, Guillelmum de Ponte, Petrum de Lacu, Eudonem Fabri, Jacobum Taillander, magistrum Guillelmum de Cruce, clericos, Guailhardum Sauner, Johannem de Portu, Johannem Natalis, Johannem Chapeau, Guillelmum Guilloti, cives Pictavenses. — (Procuration donnée le 14 août 1338 par le trésorier et le chapitre de Saint Jean de Ménigoute à :)…. dominos Theobaldum Maroti, Guillelmum de Fontefrigido, Nicholaum Clementis, Guillelmum Chandeaudi, Guillelmum de Monteto, Petrum Bartholomei, concanicos nostros.

COCXXXVII

Mandement de Philippe VI à M° Gérard de la Villeneuve et à Jean Guichard, bourgeois de Poitiers, pour la levée du subside promis par les bonnes villes des sénéchaussées de Poitou et de Limousin.

11 octobre 1339

Copie donnée sous le scel royal à Poitiers le 10 octobre 1341, Arch. mun. Ï 3. | |

Philippes, par la grace de Dieu roys de France, à noz amez mestre Gerart de la Villeneuve et Johan Guischart, bourgois

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de Poicters ', salut. Pour ce que nous anemis le roy d’Angleterre et ses aliez ne ne cessant en aucune manere de eux efforcier à grever de tout leur povoir nous, nos subgiez et nostre royaume, ainçois continuent tous jours de plus en plus en leur mauvaise concepcion et voulonté et à present s'efforcent de porter domage à noz diz subgiez et royaume et pour ce sont desja entrez en ycelui’, aus quelles chouses il nous convient avec l’aide de Dieu contester et resister de tout notre povoir. Et à ce nous a. convenu, convient et convendra faire fraiz, cous et missions si innombrables et importables que à paines les porriens soustenir sanz l’aide de nostre puepple, dont moult volentiers les deportissons, se il peust estre bonnement ; nous eussiens fait requerre davant nous en nostre presence pluseurs des bonnes villes et habitans de nostre dit royaume *, que à ce nous vosissent faire ayde, les quelles bonnes villes et habitans nous ont fait donner par leurs procurours moult gracieuses et aimables responces et de moult liberal voulenté nous ont promis à aydier et secourre de tout leur povoir et supporter les fraiz, couz et missions dessus dictes. Et, pour la grant affection et voulenté que nous avons à ce que nostre dit puepple soit le plus depporté et mains grevé que lon porra bonnement, nous eussions eu avis et deliberacion avec nostre conseil, par le quel il sembloit que, se nostre dit puepple nous fasoit un subside simple, tel et semblable comme il nous fut fait en l’an qui commainça à l’Ascencion l’an mil CCC XXXVIT*, nostre dit puepple n’en seroit pas grevé et nous suffiroit assez, lequel subside nous vosismes estre nous paié ou cas tant seulement où nous en nostre personne jirions contre nos anemis en la guerre ou y envoirions nostre très chier et amé filz le duc de Normendie ; maïs pour ce que, en ycellui cas, nous puissions estre garnis si comme il appartient, nous vousismes et ordenasmes que le dit subside feust tantost levé par bonnes personnes et loyaulx des dictes honnes villes ou autres, telles comme le commun du puepple esliroient et que en la maïn de ycelles ou autres souf-

1. Ce mandement renouvelle une commission adressée le 8 mai 1359 en termes analogues à « Girart de la Ville neuve et Jehan Guischart ». Voy. ci-dessus n° CCCXXXV., Jean Guichard avait été maire de Poitiers en 1324 cet en 1334 ; voy. ci-dessus n° CCCIV. — 2. C’est le 20 septembre 1339 que le roi d'Angleterre avait commencé « à chivacher et ardoir sur la terre de Cambresis », ainsi que latteste un document publié par Kervyn de Lettenhove dans son édition de Froissart, t. XVIII. p. 84; le 9 octobre, il avait pénétré en France par Mont-Saint-Martin (Aisne, ar. de Saint-Quentin). Voy. Chronique de Jean le Bel, t. 1, p. 153 ct suiv. — 3. Le mandement du 8 mai ajoute ici : « et mesmement ceuls de la seneschaussiée de Poitou ». — 4, Sur le subside de

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fisans feust gardé et consigné seurement et sauvement, juques à tant que il peust estre sceu se le cas se offerroit que nous ou nostre dit filz alissions personelment en la guerre, comme dit est, afin que, se nous ou nostre dit filz y alions, le dit subside feust envoié entierement à nostre trésour à Paris, pour convertir ès diz fraiz et mises, et se nous ou nostre dit filz n’y alions, il feust rendu aus personnes qui paié l’auroient, Et comme nous soions à present &s fins de nostre dit royaume avec nostre host le plus efforceement que nous poons pour resister à nos diz anemis, qui desja sont entrez en nostre dit royaume et s’efforcent de tout leur povoir de le grever et destruire le plus qu'il povoent *, nous vous mandons et commectons par ces lettres que, ces lettres veues, vous transportez sanz aucun delay ès seneschaucies de Poictou et de Limosin, ès lieux et villes d’icelle seneschaucie où bon vous semblera et requerez de par nous les habitans et le puepple d’icelle seneschaucie et des ressors, que aussi comme ont fait les autres bonnes villes de nostre royaume, il nous vueïllent à present paier un tel subside comme dessus est dit, et vueillent mectre à bon! et brief effet la bonne et agreable response et promesse que faicte nous ont, et nous paient le dit subside presentement, si comme font et ont fait les autres personnes et puepple de nostre dit royaume. Et toutes les chouses à ce appartenans, parfaictes et accomplissez et faitez parfaire et acomplir si briefment et convenablement que nous y appercevons vostre bonne diligence. Et iouz les deniers qui seront receuz du dit subside, envoiez très hastivement à nostre tresor à Paris pour envoier par devers nous en nostre host, où nous sommes à present pour la deffencion de nostre dit royaume et de noz subgez. Et nous donnons en mandement par ses lettres à touz nos justicers et subgez, requerons à touz autres que à vous et à vouz depputez, en faisant les chouses dessus dictes et chescune d’elles, obeissent et entendent diligenment. Donné à Paris le XI° jour d’octoubre l’an de grace mil CCC XXXIX, souz nostre seel novel en l’absence du grant.

1337, voy. ci-dessus n°* CCCXXI et suiv. — 5. Tandis qu'Edouard Ill était venu assiéger Cambrai, Philippe VI avait réuni une forte armée à Péronne cet se trouva en présence des Anglais le 20 octobre à Buironfosse (Aisne, ar. de Vervins), sans vouloir engager la bataille. Voy. Chronique Normande, p. 41, 249. — 6. 11 y a sans doute là une erreur de copie. Philippe VI était alors, comme ïil est dit plus haut, à la frontière de son royaume, avec toutes les forces qu'il avait pu réunir pour résister aux ennemis.

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