‹ Recueil de documents concernant la commune et la ville de Poitiers. Tome II: de 1328 à 1380. Avec une introductionChapitre 54 sur 104 · CCCLXXXVI · texte numérisé non relu

CCCLXXXVI

Arnoul, sire d'Audrehem, lieutenant du Roi, à la requête des maire et échevins de Poitiers, leur donne un vidimus des lettres royaux du 22 mars 1329, pour leur tenir lieu de l’ortginal perdu lors de la prise de la ville.

7 janvier 1358 n. st.

A. Original, Arch. mun. F 34. — B. Copie “ontenue dans le mandat d’assignation donné par le lieutenant du sénéchal le 13 février 1353, Arch. mun, F 34. — C. Lettres de Jean le Bon du 8 février 1354, Arch.

mun. F 34.

Arnoul, sires d’Odenehan, mareschal de France, lieutenant du roy messire ès pais d’entre les riveres de Loyre et de la Dourdonne, aus seneschauls de Poictou, d'Anjou, Xaintonge, au baïllif de Touraine ou leurs lieuxtenanz et à touz autres justiciers, salut. Oye la requeste du maire et eschevins de Poictiers, que le roy messire, que Dieux absouille, leur donna ses lettres directes à vous dit seneschal de Poictou, et d'icelles userent paravant la prise de la ville de Poictiers, sicomme par lettres de voz predecesseurs, seellées du seel de la seneschaucie de Poictou, nous est apparu, duquel user et de la vision des dictes lettres nous sommez informez à plain et des quelles lettres la teneur s'ensuit : (Lettres royaux du 22 mars 1329.)

Et comme lesdiz maire et eschevins ou leur procureur nous aient fait foy que l'original des dictes lettres fut perdu en la prise de la ville de Poictiers par fait de guerre’, à la quelle nuls ne povoit resister, et qu’il des dictes lettres aient usé nous soit apparu par lettres des predecesseurs de vous dit seneschal de Poictou, nous mandons et commectons à vous dit seneschal de Poictou ou à vostre lieutenant, que selon la forme et teneur des dictes lettres du roy messire, que Dieux absouille, ci dessus incorporées, sicome par ledit original, vous procedez et alez avant ès causes et negoces des diz maire et eschevins, non contrestant la perte dudit original des dictes lettres pour la cause dessus dicte, de quoy nous, de grace especial, les relevons pour les causes dessudictes, et non obstant lettres subreptices empetrées ou à empetrer au contraire non fesans mension de ces presentes,

Et nous mandons à vous, seneschauls, bailliz dessusdiz et

1. Ci-dessus n° CCLXXXI. — 2, 4 octobre 1346 (ci-dessus n° CCCLXIID).

- à touz autres justiciers, officiers et subgiz du roy messire, que à vous dit seneschal de Poictou et à voz lieuxtenanz, deputez ou à deputer de par vous sur ce, obeïissent et entendent diligenment.

Donné à Poictiers souz nostre'seignet en l’absence de nostre grant seel, le VII jour de janver l’an de Nostre Seigneur mil CCC ‘cinquante et deux.

Arnoul*.

— 3. Signature autographe.

CCCLXXXVII

Arnoul, sire d’Audrehem, lieutenant du Roi, accorde aux habitants de Poitiers cent livres de bois à prendre enr la forêt de Moulière pour les réparations de la ville.

7 janvier 1353 n. st.

Confirmation par Jean le Bon du 8 février 1354, Man. d'Auzance, fol. 105 ve.

Arnoul, sire d’'Odenehen, mareschal de France, lieutenant du roy nostre sire ès pays d’entre les rivières de Loire et de là Dordogne, au maistre des forests du roy nostre sire en Poictou et en Xaïintonge ou à son lieutenant, salut. Sçavoir faisons que nous, à la supplication du maire et habitans de la ville de Poictiers, considerans qu'ils ont frayé et mis grandement et font chacun jour pour le faict de ces presentes guerres et qu'ils ont commencé en lad. ville plusieurs reparations dont . il est besoïing, lesquelles reparations ils ne peuvent parachever sans l’ayde de mondit seigneur, leur avons donné et octroyé, donnons et octroyons, pour convertir ès dictes reparations, cent livres de bois à prendre en la forest de Moliere ou lieu appellé la Tousche le Conte, auprès du bois à eux autrefois livré pour don à eux faict pour semblable cause’, au moings ‘dommageux du seigneur et plus profitable pour lesd. reparations. Si vous mandons et commettons que vous, sans delay, ces lettres veues, leur baiïlliez et delivriez lesd. cent livres, afin que lesd. reparations ne soient retardées, laquelle chose nous leur avons octroyé de grace special, non contrestant les dons

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