Cf. ci-dessus n° CCCEXXV
à eux autrefois faicts par le roy nostre sire ou ses autres lieutenans pour semblable cause, et mandements, ordonnances ou defenses au contraire. Donné à Poictiers sous nostre signet en l’absence de nostre grant seel, le 7° jour de janvier l’an de grace 1392.
CGCLXXXVIII
Mandat d’assignation donné par le lieutenant du sénéchatl contre Herbert Berland, chevalier, et plusieurs autres, à la requête du maire de Poitiers.
13 février 1353 n. st.
Original, Arch. mun. F 34.
Guillaume Langlois", lieutenant de noble et puissant messire le seneschal de Poictou et de Limosin et commissaire en ceste partie de très noble et puissant messire Arnoul, sires d’Odenehan, mareschal de France, lieutenant du roy nostre sire ès païs d’entre les rivieres de Loyre et de la Dourdonne, à Huguet de la Vallée, Estiene de Milli, Richart Luvyler, Denis Morchoyne, Jehan de l’Escelle, Jehan Boylesve, Nicholas Grant, Jehan Verrer, Guyon de Peruse, Pierre de Plesance, Philipon Loyetart, Pierre de Brie, Guillaume Angelier et à touz les autres sergens du roy nostre sire, salut. Nous avons receu les lettres du dit très noble contenant la forme qui s’ensuit : (Vidimus donné par Arnoul sire d’Audrehem le 7 janvier 1353 °.)
Par la vertu des quelles lettres, nous vous mandons et commectons et à chascun de vous, que vous adjornez par devant ledit monseigneur le seneschal, son lieutenant ou commissai-
1. Guillaume Langlois, déjà licutenant du sénéchal de Poitou sous Guy de Mortemer en 1348, avait été privé de cet office par Guichard d’Ars, qui l’avait remplacé par Pierre Quentin. Régnault de Gouillons, qui avait succédé à Guichard d’Ars comme sénéchal de Poitou vers la fin de 1352, lui avait restitué ces fonctions. Cf. Arch. hist. du Poitou, t. XVII, p. xxx1, 99. — 2. N° CCCLXXXVI. Ce mandat d’assignation étant fondé sur les lettres de Philippe VI de Valois du 22 mars 1329, vidimées par Arnoul d’Audrehem, en vertu desquelles le sénéchal de Poitou devait contraindre les débiteurs des rentes léguées à la commune par Guillaume Gabet à payer ces rentes avec leurs arrérages, on peut en conclure que Herbert Berland et les autres personnes énumérées ici comme devant être ajournées devant le sénéchal étaient au nombre des débiteurs de ces rentes ct étaient en retard pour Îles payer.
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re, à Poictiers, à certain et compectent jour ou jours, dont vous faictez relacion, messire Arbert Bellant, chevalier, tant en son nom comme tuteur de ses enffans, maistre Jehan Lambert, comme tuteur ou curateur des enffans feu Guillaume de Vaux, ou les diz enffans, s’il sont hors de tuterie, Mascé Bernart, Laurens Bellant, Aymeri de la Chese, ledit Tribert, Perrot de Chauvigné, la femme Jehan Singereo et ledit Jehan pour li donner povoir et auctorité, et touz autres que le procureur desdiz maire et commun vous requerra, pour venir voier acomplir le contenu desdictes lettres et pour proceder et aler avant ès demandes desdiz maire et eschevins, selon procès demenez et herremens, des quiex il porra apparoir, et faire et recevoir en oultre ce que reson donra... Donné à Poictiers souz nosire seel en l’abhsence du seel de la seneschaucie, le XIIL° jour de fevrer l’an mil CCC LII.
CCCLXXXIX
Consentement donné par Régnault de Gouillons, chevalier, sénéchal de Poitou et de Limousin, à la permission accordée par le maire et la commune de Poitiers à Guillaume
Rossignol de faire édifier des moulins sur un bras du Clain.
26 avril 1353
A. Confirmation par le roi Jean le Bon de mai 1354, Arch. de la Vienne E 6, 1. 5. — B. Copie de la confirmation par Jean le Bon sur les registres de la Chancellerie royale, Arch. nat. JJ 82, n° 170, fol. 116. — Epr- TION. Guérin, Arch. hist. du Poitou, t. XVII, p. 147.
CGOCXC
Le maire et la commune de Poitiers permettent à Guillaume Rossignol de faire édifier des moulins à blé ou à tan surl un bras du Clain traversant sa propriété.
30 avril 1353
À. Confirmation par le roi Jean le Bon de mai 1354, Arch. de la Vienne E 6, L. 5. — B. Copic de la confirmation par Jean le Bon, Arch. nat. JJ 82, n° 170, fol. 116. — EniTrox. a. Guérin, Arch. hist. du Poitou, t. XVII, p. 1144 (d'après B).
A tous teuls qui orront et verront ces presentes lettres, le maire et lé commun de Poitiers, salut en Dieu Nostre Sei: gneur petdurable: Sacheït touz que; tome le cours de l’ayve du Clen fiassans parmi les murs.de la ville, près de la tan: nerie Guillaume Rossignol’, assise à l’opposite du Pré l’Abbassé *, près de la toür des moulins Bajon, eust pris et eslargi son cours si près et au lonc des diz murs que ladicté aÿve les avoit si degasté et cavé que les diz thurs ëéstoient eh peril de choir en ruyne, pour le quel peril eschiver, ous à qui il appartient ld garde, gouverhement et regart de la dictée ville, des murs et forteresses d’icelle, eussienis fait déstorner
ledit cours dé la dicte ayve et esloigher des diz inüïs, ainssi
que* la dicte ayve ne povait plus empirer les diz murs, ét fait donner son dit cours par un pré du dit Guillaume Rossignol ét éi son doïihaine, si comnie faire le povoions potr la dicte garde des diz murs et forteresses, et aiens‘ fait receper et rappariller les diz murs, que la dicte ayve avoit cavé et empiré, comme dit est ; pour les quelles reparacions a convenu faire pluseurs grosses mises et despens. Et le dit cours ainssi donné, le dit Guillaume nous ait requis que noûs vousissiehs souûffrir lui édiffier où dit cours et sut le dit couts üh où pluseurs inoülins* à blé où à tañ, er son dit duitidihe, Nous, pôur savoir s’il seroit prouffit où domage à nous ët aus aüttes habitans de ladicté ville, appelléz avétques nous honnorable homme et sage maistre Guillaume Lañglois, lieu tenant de monseigneur le seneschal de Poitou, Jehan Guischart', Guillaume du Pont’, Pierre Cailleteau”, Robert Florie”, Pierre Le Besson, Huguet de la Roche ”, Jehan Regnäut ”, # Colas de Lile, Pierre Le Rousseau, Guiliaume Bajoti, bourgois et habitans de ladicte ville, et pluseurs autres ht-
1. Guillaume Rossignol était en 1337 collecteur de la paroisse Saint- Cybard (n° CCCXXIII) ; en 1364, sa tannerie était passée à Philippon Jacques (n° CCCCXXXII art. 22). — 2. Le Pré l’Abbesse, aui s'étend cntre le Clain et le boulevard Bajbn actuel, appartenait à l’abbaye de Sainte-Croix, ainsi que les moulins Bajons, à côté desquels s'élevait une tour de l’enceinte, Voy. nütre tonie I‘, n°° CLXXI ét CGXXIV.
3. de telle façon que. — 4. aiens AB, aions a. — 5. moulins À; nblins B a. — 6. Maire en 1324 ét en 1334 (ef. n° CCCLXXXI n. 3). — 7. Maire en 1330, 1340,1341 (he CCLXXXIX n. Set ën 1351 (n° CCCLXXIII n. 92). — 8. Pierre Cailleteau figure vers 1340 sur une liste de personnes de la prévôté (n° CCCXLVI). — 9. Muire en 1346 (n° CCCLXII). — 10. Huguct (ou Hugues) de la Roche, mentionné comme témoin, ainsi que Pierre Lcbesson, sur la transaction du 20 juin 1352 (n° CCCLXXXIV), est cité comme échévin jusqu’en 1377 (ü°* CCCCXXXVIIT, COCCLXXIV,, — 11 Jean Régnaut, fermier de l’imposition de 6 deniers pouf liÿté en luuu 1” UUUUV), est cité evumme échevih en 1361 (n° CCOCXXV), 1366 (n° CCCCXXXVIID ; il fut maire en 1371, 1373 ct 1371 tÜuy. n°
bitanz d’icelle, sommes alez sur le dit cours de la dicte ayve, passans par le domaine dou dit Guillaume, comme dit est, et ycelluy avons veu, visité et regardé, et, euz conseil et deliberacion avecques les diz litu tenant, bourgois et autres habitans dessus diz, avons trouvé [que], se le dit Guillaume ediffioit les diz moulins sur le dit cours de ladicte ayve, en son dit domaine, il seroit sanz domage de nulli et au prouffit du commun de ladicte ville.
Le quel conseil et deliberacion rapportez en nostre esclavignage “, au jour de nostre moys, au quel nous tenons hostre commun conseil, et ycelui declairé aus gens du dit commun, eux ayans le dit conseil et delibéracioh ferme et ugreable, hous, du cotiseilh ét coïsentemeñt du dit liéu teénuñit ét des di bourgois, juüurez et ésthevins du dit esclavinage “, avons octroié, octroions par tes présétites, pour Hüus et pouï n04 successeurs aù dit Guilliume Rossignol que il, au proüffit de lui et des siëns, puissent construÿreé ét ediffier, quant il li plaira; ou dit couts et sur le dit coürs dé la dictée aÿve, passans par sofi dit domaine; au dedeëns de la cloison d’iceli, touchans à sa tannerie, ün où pluseürs nioulins, Si Cohimé bof li semblera, à blé ou à tan. Le quel Güillaume,; partni l’oct'oy dessus dit et pour aïidiet à tehir en poitit les diz murs ét forteresses de la dicte villé; ét potir te que nous disoions que le dit coùrs d’iyve ou tuissiati avoit empifé et cavé les dis mürs de la dicte ville pour la faute et coupe du dit Guillaume ou de ses predecesseurs, dont il a tause, le dit Guillaume ëst ét sera tenu et a proinis et promet rendre ét poier pouf lui ët pour les siens, À nous et à no süuëcesseurs, dés ores eh avañt perpetuclment, quitisé süuls de retite; Nnonhoie courant à Poitiërs, par imvitié ès chescutiës festes de Noel et de Ia Nativité Saiñit Jehuñ Baptiste”, par l’obligu: tion des diz moulihs ét appirrteñhlites et uthañtéëihens qui seront faiz sûr le dit cours de la dicte aÿve:. Donné le der fier jour du mois de avtil l’ah de grace mil GCC cifiquuñté et trois:
CEGCLI. == 12; je omis dans À et B, a été ajouté par a. — 14. esalavignage AB, eschävignage a. — 14. esclavinage À et B, eschavinäge à: — 15. Cette rente de 15 sous figure sur l’état de 1364, art. 22.
GCCXCI
Mandement de Régnault de Gouillons, sénéchal de Poitou, pour faire annoncer par cri public la translation de la foire de la Pierre Levée.
8 octobre 1353 Original, Arch. de la Vienne H 2, 1. 68.
A touz les justiciers, officiers, prevosts et sergens, à qui ces lettres seront presentées, Regnaut de Gouillons”, chevalier du roi nostre seigneur et seneschal eh Poictou et en Limosin, salut. Comme, par privileges donnez du roy Philippes derrainement mort”, que Dieux absoille, et confirmacion du roy nostre seigneur qui est à present, en Îlaz de soie et en cire vert, à noble homme monseigneur Harbert Berlant, chevalier, sire des Hales de Poictiers, sur l’octroy à li fait que la foire apellée la Pierre Levée, qui souloit estre tenue par deux Jours, sept jours entredeux, c’est assavoir les deux lundis après la feste Saint Denis, en lieu forain près de la dicte ville, soit doresenavant tenue chascun an par trois jours continuez à Poictiers en son arbergement de Poictiers apellé les Hales, en quel la foire de la mikaresme est et a costume estre tenue, et qu’il en puisse prenre et avoir tels proffiz et esmolumens qu’il prent en la dicte foire de la mikaresme, si comme par les diz privileges nous est apparu, nous vous mandons de par le roy nostre seigneur à vous, noz subgiez des dictes seneschaucies et vous, qui n’estes noz subgiez, requerons de par le roy nostre seigneur ct prions de par nous, que la dicte foire chascun de vous en son povoir, dont vous serez requis par le porteur de ces lettres, faciez crier en dit lieu des Hales sauf aler et sauf venir le lundi emprès huicteves S. Denis par les diz trois jours continuez. Donné à Poictiers souz le seel de la seneschaucie le VIII jour d'octobre l'an mil CCC cinquante et trois. Viso per me locum tenentem privilegio. Langlois. (Seing manuel.)
1. Régnault de Gouillons, sénéchal de Potiou depuis la fin de 1352 ou le début de 1353, fut fait prisonnier à la bataille de Poitiers, mais reprit son poste à son retour de captivité en 1357 : conseiller du roi en octobre 1358, il devint capitaine de la ville de Paris. Cf Arch. hist. du Poilou, t. XVII, p. xxx et suiv. — 2, Cf. n°* CCCLXVII et CCCLXX, lettres de Philippe VI relatives à la foire de la Pierre Levée. —
3. Jean Il confirma Iles lettres de Philippe VI à ce sujet au mois d'août 1352 (JJ 81, n° 150, fol. 222 v°).
CGGCXCII
Charles d’Espagne, connétable de France et lieutenant du roi, octroie au maire de Poitiers un subside de 700 livres pour aider à fortifier la ville.
20 octobre 1353
A. Vidimus donné le 10 août 1354 par Mahi [argicr, lieutenant de Macé Portier, receveur de Poitou et de Limousin, Arch. mun. H 2. — B. Confirmation par le roi Jean, vidimée par Mahi Hargier, Arch. mun. H 2.
Charle d’Espaigne}, comie d’Engolesme, connestable de France, lieutenant de monseigneur le ro:, au receveur de Poictou ou à son lieutenant, salut. Savoir vous faisons que, pour la très bonne volunté et souveraine affeccion que, ores et autreffoiz, avons cogneu par experiance de fait que noz amez le maire et eschevins de la ville de Poictiers ont à monseigneur le roy et en remuneracion de aucune partie des bons services et aides que eulz ont fait et encores font chascun jour à mon dit seigneur, nous, aus diz maire * et eschevins, avons donné et octroié, donnons et octroions par la teneur de ces presentes, de grace especial et de certaine science, pour aider à repparer et forteffier la dicte ville, sept cenz livres tournois, à prendre et recevoir sur la recepte de l’imposicion de six deniers pour livre, qui prochainement, par notre commandement et ordenance, sera levée en la ville et chastellenie de Poictiers. Si vous mandons ct commandons
1. Charles d'Espagne, fils d’Alphonse de la Cecrda, cousin issu de germain Ge Philippe VI «Ge Valois, avait été nommé connétable de France en janvier 1351, en remplacement de Raoul de Brienne. Il° du nom, comte d’Eu, exécuté le 18 novembre 1350. Jean le Bon Jui avait fait don du comté d'Angoulême dés le 23 décembre 1350. Cf. Arch. hist. du Poitou, t. XVII, n° CCCLIX. 11 fut lieutenant du roi en Poitou d'avril 1351 à sa mort : il fut assassiné à Laigle, en Normandie, à linstigation de Charles le Mauvais, roi de Navarre, le 6 janvier 1354, — 2. D'après quelques listes, la mairie aurait été occupée 15 ans de suite par Aimeri d’Ayron, de 1352 à 1366. Une si longue magistrature serait extraordinaire et contraire au règlement de 1335 qui n’admettait pas plus de deux élections successives (n° CCCV). Il est d’ailleurs attesté par des documents plus dignes de foi qu’en 1356 le maire était Herbert Guichard ct en 1361 Jean Barré. Cf. Arch. hist. du Poitou, t. XVII, p. xxxvur, et ci-dessous n° CCCCXXV. Il cest certain qu’Aimeri d'Avron fut maire en 1362 et en 13565 (n°* COCCNXVIT ct COCCCXXXID : il est passible qu'il ait été élu pour la première fois en 1352 et réélu l’année suivante, mais le témoignage des listes cest trop suspect pour qu’on
de par monseigneur le roy et de par nous, que, aus diz maire et eschevins ou à leur certain mandement, vous baiïllez et delivrez entierement la somme dessusdicte des premiers deniers et en telle monnpie comme vous recevrez de la dicte imposicipon ès lieux dessusdiz, pour tourner et convertir ès reparacions et fortifiemens de la dicte ville de Poictiers et non ailleurs. Et nous donnons en mandement aus genz des comptes monseigneur le roy à Paris que la dicte somme, en rapportant lettre de quictance d’icelle aveques ces presentes, il allaent en voz comptes et rabatent de vostre recepte sanz aucune difficulté, non obstant autres dons ou gracss faiz par monseigneur le roy, nous ou autres ses liseuxtenans ou capitaines aus diz maire et eschevins et que il ne soient exprimez et desclairez en ces presentes ne ordenances, mandemens ou deffenses f3iz au contraire. En tesmoing de ce, nous avons fait mectre nostre seignet secret en l'absence de nostre seel à ces presentes. Donné à Beneon’, nostre chastel, le XX° jour d'octobre, l'an de grace mil CCC cinquante et troys *.
puisse laffirmer. — 3. Benon, Charente-Inférieure. La châtellenic de Benon avait été donnée à Charles d’Espagne par Jean le Bpn en même temps que le comté d’Angaulême. — 4. Suit la copie de 14 confirmatiqn par Jean le Bon, en gate du 8 février 1354 (n° CCCXCIIT), suivie elle-même de la copie d'un mandement des gens des comptes au receveur de Poitou, donné le 12 mai 1354, pour qu’il accomplisse Je contenu des lettres royaux.
CGOCXCGIII
Jean le Bon confirme le don de 700 livres fait par Charles d'Espagne au maire de Boitiers.
8 février 1354 n. st.
Vidimus donné le 10 août 1354 par Mahi Hargier, Arch. mun. H 2.
Johannes, Dei gracia Francarum rex, receptori Pictavensi vel ejus locum tenenti, salutem. Noveritis nos litteras dilecti et fidelis consanguinei nostri Karoli de Yspania, comitis Engolismensis, quondam * constabularii Francie, vidisse, formam que sequitur continentes. (Lettres de Charles d'Espagne du 230 octobre 1353.)
1. Cette confirmation est postéricure d’enviran un mois à la mort de
Nos autem donum predictum septuagentarum librarum turonensium, per dictum constabularium et lacum tenentem nostrum dictis hahitataribus de Pictavia”, causis et racionibus antedictis, ut predicitur, factum, in sua roboris firmitate permanere volentes, ipsum donum et omnia in suprascriptis litteris contenta, de nostra speciali gracia, tenore presencium canfirmamus. Mandantes tihi quatenus dictas septingentas libras turonensium eisdem habitatoribus super dicta impasicione, in usus predictos et non alihi convertendas, deliberes et deliherari facias, ahsque alterius expectatione mandati, juxta farmam et tenarem dictarum litterarum, de quibus tibi liquebit. Quam quidem summam septingentarum librarum turonensium, per dilectas et fideles gentes campotorum nostrorum, Parisius, in tuis campatis volumus allocari et de tua recepta deduci sine aliqua difficultate, quibuscumque donis aut graciis per nas aut predecessores nostros vel alios dictis habitatoribus fartis et ordinacionibus, deffensionibus aut mandatis ad hec contrariis non abstantibus. Datum Parisius VIIT die Februarii anno Domini millesimo CCC"° quinquagesimo tercio.
Charles d’Espagne (6 janvier 1354). — 2, Sic (— du Poitou) au licu de Pictavis (— de Poitiers).
Lettres de Jean le Bon, confirmant celles de Philippe VI du 22 mars 1329, dont l’original s'était perdu lors de la prise de Poitiers.
8 février 1354 n. st.
Original, Arch. mun. | 34.
Johannes, Dei gracia Francorum rex, senescallo Pietavensi vel ejus lpcum tenenti, salutem. Noveritis nos litteras dilecti et fidelis Arnulphi domini d'Odenehan, marescalli Francie, locum tenentis nostri inter ripparias Ligeris et Dordonie, vidisse, formam que sequitur, continentes : (Vidimus danne par Arnoul d'Audrehem le 7 janvier 1858 ’.)
Verum quia, per litteras suprascriptas dicti marescallj et locum tenentis nostri, nobis legitime constitit, quad origina-