‹ Recueil de documents relatifs à la convocation des États Géneéraux de 1789Chapitre 124 sur 299 · DE L'ILE DE FRANCE · texte numérisé non relu

DE L'ILE DE FRANCE

L*Assemblée , après avoir entendu son Comité de vérification des pouvoirs, a décrété que MM. Monneron^'^ et de Missy, nommés suppléants par l'assemblée coloniale de l'ile de France, en place des députés qu'elle avait élus et qui ont eu le malheur de périr avec le vaisseau YAmphitrite sur la côte de Penmarck, sont admis à l'Assemblée natio-

^*) Dans le rapport que l'abbé Grégoire présenta à ce sujet, il rend d'abord hommage «au zèle patriotique des cent mille Indiens que l'attrait de nos mœurs nous attache inviolablement»; puis, après avoir raconté les scènes qui avaient marqué les assemblées électorales de la colonie, il ajoute : «Le i4 [mars 1790] on a nommé messieurs Beylié de Kerjean, de Larche et Monneron, les deux premiers pour députés, le troisième pour suppléant. Votre Comité a pensé unanimement que , pour représenter deux cent mille individus, on devrait sans difficulté admettre les députés qu'on vous présente , mais le deuxième député ayant donné sa démission pour cause de maladie, nous pro~ posons d'admettre M. Beylié de Kerjean et M. Monneron, suppléant , comme représentants de la colonie de Pondichéry.» Ce rapport a été publié dans les Archives parlementaires, t. XIX, p. 69.

'*) Le procès-verbal imprimé et le ^lo-

niteur donnent, au lieu de : de Keijean, le nom de Kijean ou de Kyjean. On trouve au procès-verbal manuscrit la forme bretonne : I^jean.

''• Monneron (Pierre -Antoine), le plus jeune des trois frères qui siégèrent à la Constituante et que la gravure a popularisés , en représentant leurs profils réunis. L'aîné , Charles-Claude-Ange Monneron, était député du tiers état d'Annonay; le second, Jean-Louis, avait été admis comme député de Pondichéry le 19 septembre 1790. (Voir l'article précédent, p. 3o8.) Si l'on s'en rapportait aux seules Arcinves parlementaires, il n'y aurait eu que deux frères Monneron admis à la Constituante, le député d'Annonay et Jean-Louis, qui eût été à la fois député de l'île de France et de Pondichéry. (Voir en particulier les Listes rectifiées du tome XXXIII, p. 3i, et dans le même volume les notices individuelles, p. 539.)

nale en qualité de députés de l'île de France pour représenter cette colonie.

[Procès-verbal de TAssembiée nationale. — Les termes ambigus de cette rédaction porteraient à croire que MM. Monneron et de Missy n'auraient été élus par la colonie que postérieurement au naufrage de ï'Amphitrite. Il n'en est rien. Le procès-verbal de l'assemblée de Port-Louis , du i " juillet 1790, spécifiait nominativement les suppléants auxquels les pouvoirs devaient passer si les deux députés titulaires, CoUin et Godère, ne pouvaient remplir leur mission, par suite de naufrage ou autre cause, et le naufrage de VAmphitrite n'eut lieu qu'à la fin de janvier 1791.]

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