‹ Recueil de documents relatifs à la convocation des États Géneéraux de 1789Chapitre 210 sur 299 · INTENDANCE DE PERPIGNAN · texte numérisé non relu

INTENDANCE DE PERPIGNAN

Intendant : Hyacinthe Raymond de Saint-Sauveur , maître des requc^tes,

conseiller honoraire des Eaux et Forets de France. Signature : Raymond de Saint-Sauveur^^K

[Raymond de Saint-Sauveur avait été nommé intendant de Roussillon en 1778. Son adiesse à Paris était celle-ci : boulevard Montmartre près la nie Saint- Fiacre. Il demanda sa retraite par lettre datée du 27 avril 1789. (Arch. nat.,, 0*, 587 B , p. 1 87. ) La promotion du sieur Grenier comme subdélégué général de rintendance du Roussillon, à la dale du aa novembre 1789, semble avoir été la conséquence de cette demande. (Arch. nat., 0\ 687 B, p. 453.)

ffLe Roussillon faisait partie des petites gabelles; le sel y était à un prix modéré. Cette province acquittait le droit sur les builes à la fabrication." [Projet de répartition pour ijgi.) D'après ce même document, la population do ïancieiine généralité de Perpignan était, en 1781, de 118,196 habitants, et sa superficie de 1 80 1/3 lieues carrées.

Pour la convocation , le Roussillon fut réparti en trois vigueries agissant h Vinstar des bailliages principaux et des bailliages secondaires. (Voir ci-dessus le règlement royal du 19 février 1789, p. 177.)]

^ BOURGOGNE

GJ^N^RALIT^ DE DIJON.

Intendant : Antoine-Léon-Anne Amelot de Chaillod, chevalier, conseiller du Roi en ses Conseils , maître des requêtes ordinaire de son hôtel, intendant de justice, police et finances dans les provinces de Rourgognc, Rresse et Dombes^^\ Bugey, Valromey et Gex.

Signature : Ameht.

[Les titres et qualités ci-dessus d' Amelot de Chaillou ont été relevés sur mie

ordonnance imprimée, rendue par lui le 19 juin 1789. (Arch. nat., F", 117^.)

(') Diverses pièces officieHes ne sont si- p. 6o3), indiquent qu'il y avait en 1789

gnées que du seul nom de : Raymond. une intendance des Dorabes. Voir ce que

t*' C'est à tort que quelques auteurs, et nous avons dit à ce sujet dans la note prëli-

en particulier M. Chéruel, dans son Die- minaire de ce chapitre, p. 444, particuliè-

tiommire de» in»titnliont de la France (t. II, rcment la note 3.

Pour la convocation, le ressort de l'intemlant de Bourgogne s'étendait aux bailliages principaux et secondaires ci-après : Dijon, Benune , Nuits, Auxonne, Saint-Jean-de-Losne , Autun, Montcenis, Scmur-en-Brionnois , Bourbon-Lancy, Chalon-sur-Saône , Semnr-en-Auxois , Avalon, Amny-le-Duc, Saulieu, Châtillon-sur- Seine, CharoUes, Mâcon, Auxerre, Bar- sur-Seine, Bourg-en-Bresse, Belley, Gex, Trévoux.

D'après le Projet de répartition pour tjgi, la population, en 1781, de la ge'néraiité de Dijon était de j ,171,330 habitants et sa superficie de 1,17^ lieues carrées ; ce document contient la note suivante : trLes aides n'avaient lieu que dans le comté de Bar-sur-Seiue çt dans le Maçonnais. La Bourgogne était sujette aux grandes gabelles. Le Maçonnais , la Bi-esse et le Bugcy, le Valromey et les Dombes faisaient partie des petites gabelles, quoique le prix du sel y fut très élevé. Le pays de Gex était rédimé, par un abonnement, de la gabelle, du tabac, du contrôle et des traites. Queltpies paroisses de la Bourgogne, limitrophes de la Franche- Comté , jouissaient d'une modération sur l'impôt du sel. »

La commission d'intendant de Bourgogne en faveur de Antoine-Léon-Anne Amelot de Chaillou, portant la date du 3o novembre 1788, est conservée aux Archives nationales (0', i55). Amelot jouissait au plus haut point de la faveur ministérielle. Lam*ent de Villedeuil ajoutait de sa main, le 3o avril 178g, ce post-scriptum h^ une lettre officielle : «rContinuez, Monsieur, à servir le Roi, comme vous le faites. Le Roi n'a pas de plus aciif serviteur que vous. Sa Majesté en est parfaitement contente. Les temps sont bien difficiles et malheureux, mais votre gloire et les obligations qu'on vous en doit deviennent plus grandes.» Et cet autre, à la date du 3o juin 1789 : trNoas avons bien besoin, Monsieur, de votre zèle et de votre secours dans la triste position oii nous sommes.» (Arch. nat. , correspondance relative aux subsistances, F", 1 17^.)

Quelques auteurs ont confondu Antoine-Léon-Anne Amelot de Chaillou , qui fut le dernier intendant de Bourgogne, avec Antoine-Jean Amelot, ancien intendant de Bourgogne, secrétaire d'Elat en 178G. Ce dernier vivait encore en 1790. On relève la noie suivante dans les papiers du Comité des pensions de la Constituante : «Pensions accordées dans le département des finances sous le ministère de M. de Calonne : Amelot (Antoine-Jean), ci-devant secrétaire d'État, 60,000 livres.» (Arch. nat., Dx, 1.)]

Page 1