SIÈGE ROYAL DE VILLENEUVE-SUR-YONNE ALIAS VILLENEUVE-LE-ROI
SECONDAIRE DE SENS
(N° 209 de la carte.)
NOTE PRELIMINAIRE
Ce bailliage suivait la coutume de Sens (voir ci-dessus). A la suite de celle coutume, on trouve, dans le Coutumier général, un «État général du bailliage et siège présidial de Sens») qui contient rénumération des paroisses du ressort de Villeneuve-le-Roi , avec cette note : «• Villeneuve-le-Roi , siège particulier qui ne vient à Sens qu'en cas de l'Édit des présidiaux et es autres cas au Parlement ».
Ce bailliage était un des plus anciens du royaume. On lit, dans un Mémoire adressé à Necker le 21 janvier 1789, par les officiers du bailliage: «Villeneuve est
de fondation royale Louis Vil l'édifia au xue siècle elle fut ville de
gîte Le bailliage établi par Louis VII est plus ancien que ceux du Verman-
dois, de Mâcon et de Saint-Pierre-le-Moulier, qui passent pour les trois plus anciens [Suivent des détails sur l'histoire du siège, auxquels nous ne pouvons
que renvoyer.] En i52 2 , les officiers du bailliage de Sens usurpèrent l'exercice de celui de Villeneuve et, en i563, Charles IX leur donna le Tonnerrois, pour les dédommager de celte usurpation il a un bailli d'épée c'est le même
qu'à Sens. 51
En 1789, ce bailliage se présente comme un des plus morcelés du royaume; il élait formé de sept enclaves , dont quelques-unes étaient très éloignées de Villeneuve-le-Roi.