II
GENERALITE D'AMIENS.
2° Lettres patentes du roi concernant les officiers du bailliage de Montreiiil et ceux du bailliage d'Ardres, données à Versailles le 2 5 juillet 1783, enregistrées au Parlement le 5 août suivant1''.
Nous ne voyons à signaler pour l'histoire de l'Ardresis , parmi les documents conservés aux Archives nationales, que les deux cartons cotés H, 666-6/17, qui contiennent un Etat des droits royaux et diverses autres pièces relatives aux octrois et aux impôts.
Ardres était un gouvernement particulier dépendant du gouvernement général de Picardie, qui comprenait, en 1789, un lieutenant de roi, un commandant et un major. (Etat militaire de ij8g , p. 1/1.) 11 devait être réduit par extinction h un commandant, un major et un aide-major (voir l'ordonnance du 1 G mars 1 776).
Lieutenant général civil : Antoine de Saint-Just 2).
Procureur du roi : Mathieu-Joseph-Guillaume de Saint-Amolu 3 '.
Greffier : Lavoisier.
SOMMAIRE DE LA CONVOCATION DANS LE BAILLIAGE D'ARDRES, D'APRÈS LES DOCUMENTS CONSERVES AUX ARCHIVES NATIONALES.
(B", 39; B m, hi ; C, 17.)
Les lettres royales de convocation arrivèrent à Ardres le 1 1 ou le 12 février 1 789. (Lettre du lieutenant général.)
Le ressort de ce bailliage avait été réduit eu dernier lieu «-au seul gouvernement d'Ardres composé d'une ville, d'un bourg et de 1 7 communautés. . . ; le bailliage qui a un grand bailli gémit depuis un siècle sous l'empire précaire de celui de Montreuil.» (Lettre des officiers municipaux d'Ardres, datée du 9 janvier 1789.)
La convocation fut marquée à Ardres par la rivalité, remontant à d'anciens
111 Paris, 1783, in-i° (Arch. nat., AD 11, 4, il" 179)- A noter l'extrait suivant : «En attendant qu'il ait été statué définitivement par nous sur ce qui concerne le ressort des bailliages de Montreuil et d'Ardres, les officiera du bailliage d'Ardres continueront de recevoir les foi et hommage des la baronnies et inities justices du comté de Guines et de tenir, le 1" août de chaque année, les assemblées des barons en la manière accoutumée."
m Cf. Provisions, en date du 38 août 17.11, de «notre conseiller lieutenant général civil el criminel au bailliage d'Ardres et comté de Guines» , pour Antoine de Saint-Just, avocat au parlement; extrail baptistaire du 16 novembre 1730. (Arcli. nat., V, 367.) — De Saint-Jusl
devait jouir de la noblesse acquise et transmissible; sa comparution nu titre de noble à l'assemblée des trois ordres de Calais est ainsi mentionnée au procès-verbal : «Antoine de Saint-Just, éruyer, seigneur de Lordapt, Milly, La Ilnuclicrte, conseiller du roi, lieutenant général civil et criminel au bailliage royal d'Ardres et comté de Guines, demeurant audit Ardres, à cause do sa seigneurie de Trillamprc.-i (Arch. nat., musée io64.)
151 Cf. Provisions, du la septembre. 1781, de l'office de procureur du roi «au bailliage d'Ardres, généralité d'Amiens*, pour M.-.I.-G. de Saint-Amour, avocat en parlement; extrait baptistaire du «Il mars i-.").r>. (Arcli. nat.. V, 5oG.
événements, entre le siège d'Ardres et celui de Montreuil qui prétendait avoir des droits dans le ressort d'Ardres. Le lieutenant général d'Ardres demande au garde des sceaux de prescrire aux ofliciers de Montreuil de n se renfermer dans leur ville et territoire sans s'étendre dans l'Ardresis qui est séparé du bailliage de Montreuil par l'Artois ou par le Boulonnais». (Lettre du 12 février 178;).)
Toutes les paroisses du ressort ont comparu à Ardres, sauf -une seule communauté, celle du village d'Hocquinghem qui se prétend faire partie de l'Artois-* et qui par suite a fait défaut. (Lettre du môme.)
Assemblée préliminaire, du tiers état du gouvernement d'Ardres.
[Assemblée tenue en l'hôtel commun de la ville d'Ardres, le 1" mars 1789, sous la présidence du lieutenant général.
On ne trouve aux Archives nationales qu'un extrait du procès-verbal de cette assemblée relatif à une sentence rendue au cours de l'assemblée par le lieutenant général de Sainl-Just, à propos des paroisses convoquées par Montreuil, *qui se trouvent doublement convoquées et sont dans une espèce d'incertitude sur celui des deux bailliages d'Ardres et de Montreuil auquel elles doivent se réunir». J
Cahier de rassemblée préliminaire du bailliage d'Ardres. j Nous n'avons pas retrouvé ce document. ]
Observations relatives à l'établissement de ta carte.
Ce ressort est le seul, de la généralité d'Amiens, pour lequel nous n'avons trouvé aux procès- verbaux des assemblées aucune indicalion des lieux qui le formaient. Nous avons eu recours, pour l'établissement de la carte : 1° aux indications du procès-verbal de l'assemblée des trois ordres de Calais concernant l'appel du clergé, les comparants de cet ordre pour l'Ardresis y étant mentionnés; a" au dénombrement du gouvernement d'Ardres publié dans Expilly (t. I, p. 28); réserves sont faites à propos de la paroisse d'Hermelinghen : la preuve manque.
MO
GENERALITE D'AMIENS.