BAILLIAGE D'AURILLAC
SECONDAIRE DE SAINT-FLOUR
(N° 93 de la carte.)
NOTE PRELIMINAIRE
Ce bailliage suivait les Coututnes du haut et ha s pays d'Auvergne (voir ci-dessus, p. 621), sous réserves : 1° des lieux qui étaient régis par le droit écrit; a" des exemptions provenant de la nature des biens; 3" des coutumes locales. — Voir les coutumes irde la ville d'Orilhacn dans le Coutumier général, t. IV, p. 1210.
La Note préliminaire de la sénéchaussée de Riom (ci-dessus, p. 6 2 lx) contient, sur le siège d'Aurillac, des détails qui n'ont pu être séparés. Nous y renvoyons.
Le bailliage de Saint-Flour était un démembrement de celui d'Aurillac, qui était un des plus anciens du pays. Au dire des officiers du bailliage d'Aurillac (voir plus loin, p. 670), son établissement aurait eu lieu sous Philippe Auguste. La présidialilé y (-tait jointe'''.
Parmi les actes royaux concernant spécialement ce bailliage, un des plus importants a pour litre : Lettres patentes sur arrêt qui acceptent la cession et abandon faits au roi par le sieur de liât rai, abbé, comte d'Aurillac, du droit de justice tant dans la ville , faubourgs et banlieue d'Aurillac, et réunion desdites justices aux bailliages dont ils ressortissent. Données à Versailles, le 10 septembre 17 £8. Enregistrées en Parlement le 10 février tjàg (Arcb. nal., AU 11, /1 , n° 6). "Le dit abbé, y lit-on, nous aurait offert, du consentement du chapitre de l'église collégiale et abbatiale de Saint-Giraud d'Aurillac, de nous abandonner le droit de justice qu'il a dans la ville et dans toutes les terres et fiefs de sa dépendance silués dans le ressort du Parlement de Paris. . . abandon fait par acte passé devant Hebrail et Marchand, notaires à Grenoble, le 20 août 17/18. . . maintenons le dit abbé d'Aurillac dans la qualité de seigneur direct et foncier dans toutes les terres et fiefs dont il nous a abandonné la justice, comme aussi dans le droit de liante, moyenne et basse justice dans l'enceinte des murs du château Saint-Etienne, situé bois de la ville, et de l'église y attenant, et dans la cbàlellenie de Relbey. . . * , etc.
Aurillac était le cbef-lieu d'un comté du même nom et d'une élection. * Le comté d'Aurillac, lit-on dans Saugrain, qui appartient à l'abbé du lieu, a grand nombre d'illustres vassaux. . . L'élection d'Aurillac n'a que neuf lieues de longueur sur six de large, mais ces lieues sont extraordinaires. Elle est terminée au couchant
111 «Article a4. En la ville d'Orillac, un et Mural.» (Ampliation de l'édil de création
siège présidial pour la sénéchaussée dudit des conseillers , niagitlrats et juges présidiaux ,
Haut-Auvergne, huit conseillers et un greffier donné à Rennes au mois de mars 1 55 1 , enre-
d'appeaux, auquel siège re9sorliront le siège gistré au parlement de Paris le 6 avril 1 55 1
dudit Orillac, les sièges de Saint-Flour, Carl;it avant Pâques. Fonlanon, op. cit., t. I, p. 336.)