‹ Recueil de documents relatifs à la convocation des États Généraux de 1789 (volume 5)Chapitre 16 sur 94 · ASSEMBLE À SAINT-GIRONS · texte numérisé non relu

ASSEMBLE À SAINT-GIRONS

(Atlas, carie i3, n" 68.)

NOTE PRELIMINAIRE

ffGonseraus ou Couserans, écrivait Expiiiy, est un pays avec titre de vicomte, dont Saint- Lizier est la capitale , en Gascogne , de ia sénéchaussée et de l'élection de Gomminges, du parlement de Towlouse, de la généralité et intendance d'Auch. . . Du temps de Gésar, le Gouserans était habité par les Consorani, qui faisaient alors partie des Convenae, dont ils furent séparés par Auguste. Sous Honorius, ce pays se trouvait compris dans la Novempopulanie ou troisième Aquitaine. . . On prétend, et peut-être avec assez de fondement, que, dès le x' siècle, le Gouserans était possédé , sous le titre de comté , pai' Arnaud I , comte de Gomminges, et par son fils aine, Roger II, comte de Garcassonne. Ge dernier donna le Gouserans à son second fils Bernard, avec la seigneurie de Foix.« (0/?. cit., t. Il, p. 462.) Suivent de longs détails sur la généalogie des vicomtes de Gouserans; en voici les dernières lignes : rGlaude-Françoise de Mauléon, appelée la vicomtesse de Gouserans, fille unique et héritière de Paul-Gabriel de Foix de Maidéon, petitfils de François I", épousa Jean-Baptiste Dejean, baron de Launac. Leur fille et héritière , Gabrielle-Ehsabeth , \icomtesse de Gouserans , épousa en 1716 Louis- Denis Federbe de Modane, mort en 1728. Ehsabeth de Modane, leur fille unique, a été mariée, en 1789, à François-Alexandre dit le comte de Polignac. De ce mariage sont venus plusieurs enfants, -n

Le pays de Gouserans n'avait aucun des caractères exigés par le règlement fondamental du 2 4 janvier 1789 pour former unité électorale ; il n'y avait notamment aucun siège royal ayant la connaissance des cas royaux ^^\ Les influences locales firent souvent fléchir ces principes solennellement publiés. Trois règlements royaux modifièrent successivement l'état de la convocation dans ce pays. Il devait tout d'abord être compris dans le comté de Gomminges ^^\ Le règlement du 19 février (voir t. I, p. ihfx) modifia cette décision première : rLe roi n'a fixé, par le règlement du 2 A janvier, le nombre des députations à deux que parce que le Gouserans et le Nebouzan doivent rentrer dans l'arrondissement du pays de Gom-

''' Nous avons adopté la version Gouserans, sans prétendre fixer l'orthographe exacte de ce nom de pays. D'après Expiiiy, on disait «Conserans ou Couseransn (voir ci-dessus). Moreri a consacré à ce pays une notice intéressante sous le nom de Coserans. [Noiv Dictionnaire, t. m. p. i26.)

'^' Voir l'article 2 du règlement du 24 jan-

vier, 1. 1, p. 69 : «L'on entendra par bailliages et sénéchaussées tous les sièges auxquels la connaissance des cas royaux est attribuée, w

'^' Voir t. I, p. 91 et 92, les notes et tableaux relatifs à cette affaire. Les rédacteurs du tableau joint au règlement croyaient évidemment qu'il y avait une ville du nom de Commin<^es. (Noir p. 92 , t. I.)

PAYS DE COUSERANS.

minges. dont ils faisaient autrefois partie , etc. ^^\ Sur le refus du pays de Couserans de concourir, comme nous l'avons vu plus haut (p. io5), aux opérations électorales du pays de Comminges, intervient le règlement du 26 avril 1789 : ffUne difliculté s'étant élevée sur le lieu où il serait le plus convenable de tenir l'assemblée des pays et comté de Gornming-es, Gouserans et Nebouzan, le pays de Couserans n'a pas cru devoir se rendre à Muret ^"^», etc. Sa Majesté accorde, en conséquence, au pays de Couserans trois députés (un du clergé, un de la noblesse, un du tiers état). L'assemblée sera convoquée par le marquis d'Espagne rou l'officier faisant fonctions de son lieutenant"^ , dans la ville de Saint-Girons.

Telles sont les circonstances dans lesquelles eut lieu la convocation dans le pavs de Gouserans.

A consulter aux Archives nationales :

Dans les papiers du contrôle général, documents concernant les domaines :

Grand sénéchal d'épée ou en faisant fonctions : Henri-Bernard marquis d'Es-

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