SEXECHAISSEE DE LA FLECHE
SECONDAIRE D'ANGERS
(Atlas, carte 17 , n° 19.)
NOTE PRELIMINAIRE
rLa Flèche, Fixa, Castrant Fissae, Flexia, lit-on dans Expilly, ville en Anjou, chef-lieu d'une élection de son nom, avec une sénéchaussée, un présidial^', un hôtel de ville, un grenier à sel, une maréchaussée,. . . au diocèse d'Angers, parlement de Paris, intendance de Tours. On y compte 8/io feux et environ 6,000 âmes. . . La ville dont il s'agit est redevable au roi Henri IV de la considération dont elle jouit. C'est ce grand prince qui y établit le présidial, la maréchaussée, et qui y fonda, en i6o3 , le magnitique collège qui, jusqu'à ces derniers temps, a été occupé par les jésuites " . Le prince se détermina à orner et embellir cette ville par l'inclination particulière pour un lieu où il avait été conçu ^^^ et dont il était seigneur, indépendamment de la couronne, comme fils et héritier des ducs de Vendôme et de Beaumont. ( Suivent de longs détails sur la ville , ses établissements religieux et surtout sur le collège). L'auteur donne ensuite, en entier, le texte des lettres patentes, enregistrées au 'parlement de Paris, le 1 1 avril 176/», ff portant confirmation du collège royal de la Flèche et cpii y établissent un pensionnat, pour servir de séminaire à l'Ecole royale militaire ^r , qui avait été instituée par édit de janvier 1751, ... L'élection de la Flèche s'étend, partie dans la province d'Anjou , et partie dans celle du Maine. On y compte 102 paroisses ou communautés
f' Il semblerait, d'après celle phrase, qu'il ment de Paris concernant les jésuites furent
s'agit de deux tribunaux dislincts. 11 ne rendus en 1761 et 176a. peut en être ainsi, puisque lo présidial était (' «Il fut conçu au château de la Flèche en
toujours, comme on sait, uni à îa séné- Anjou et Wnt au monde dans celui de Pau,
chaussée. en Béarn, le mercredi t3 décembre i553.^
'■-' Le lome IV du Dictionnaire des (iaules (Cf. Histoire de Vendôme, par Tabbé Simon,'
porte la date de 1764; les arrêts du Parle- t. I, p. 897.)
SKNKCHAUSSEE DE LA FLECHE. G'iO
affouagées et 19,660 feux, qui portent ensemble, et eu commun, la quote-part de 88,703^ de taille, quand l'imposition totale concernant cet article, établie sur la ge'néralilë, se trouve monter à 2,o34,20o^. 51 Suit le Dénombrement de rékcùon de la Flèche, par ordre alphabe'tique des paroisses.
Voici les principaux actes de l'autorité royale, concernant ce siège, que nous avons relevés :
Edit d'érection du siège présidial de la Flèche donné à Lfjon au mois de septembre j5go,. . . avec V arrêt de Nosseigneurs du Grand Conseil portant attribulion de la juridiction du siège présidial de la Flèche de l'an 160. a. — La Flècbe, 17*27 , 16 p. in4°. (BibL nat., F, 28610, n" 626.)
Cet édit est cité dans Blanchard , ouvr. cité, p. 1282; il fut enregistré au parlement le 21 mars 1597. Le texte entier se trouve dans Fontanon, t. I, p. 876 et suiv. ; il est d'importance capitale pour l'histoire du siège de la Flèche.
Déclaration portant attribution de la prévôté d'Anjou et de ce qui en dépend au présidial de la Flèche. Monceaux, 81 juillet 1698, reg. le h mai 1599. (Cf. Blanchard, ouvr. cité, p. 1820.)
Edit portant création d'un office de sénéchal de ^vbe courte au siège présidial de la Flèche, donné à Paris, le 7 août 1601, reg. le 7 décembre même année. (Ibid,, p. i345.)
Edit portant règlement pour l'établissement d'un maire et de quatre échecins dans la ville de la Flèche et règlement sur leurs fonctions. Voitievs, septembre 16 15, reg. le
6 juin 1616. (Gf. Blanchard, ouvr. cité, p. iA56.)
Arrêt de la Cour du parlement, du 20 août 1 686, portant règlement entre les officiers de la sénéchaussée et siège présidial de la Flèche pour les Jonctions de leurs charges. — S. 1. n. d., in-/j'. (Arch. nat., AD 11, 8.)
Lettres patentes portant confirmation des statuts des marchands de draps, de soie, draperie, merceries jointes et unies, drogueries, épiceries, grosserics, cireries et chandelleries de la ville et faubourgs de la Flèche. Versailles, août 1700, reg. le
7 juillet 1701. (Gf. Blanchard, ouvr. cité, p. 2622.)
Edit portant suppression des offices qui se trouvent vacants au siège de la sénéchaussée et siège présidial de la Flèche, donné à ï ersailles au mois de mars tjôS. — Paris, s. d., in-/i°. (Arch. nat., AD 11, à, n" ko.)
Déclaration du Roi qui ordonne que les justices de Fresnaij et de Mamers continueront de ressortir à la sénéchaussée de la Flèche. Donnée à Gompiègne, 4 août 1771. — Paris, 1771, in-4° (Arch. nat., AD u, 4, n" 96.)
Edit du Roi portant que la sénéchaussée de Beaumont-lc-] icomte ressortira à relie de la Flèche. Donné à Versailles au mois de février 1778. — Paris, 1778. in-A". (Arch. nat.. AD 11, 4, n° 127.)
Lettres patentes, en forme d'édit, qui ordonnent que les deu.v offres d'avocat du roi . en la sénéchaussée et siège présidial de la Flèche, demeureront désunis à perpétuité. 20 juillet 1776, reg. au parlement le 6 septembre 1776. [Cï. Isanibort, ouvr. cité, t. XXIV, p. 57.)
On trouvera quelques renseignements intéressants sur le siège de la Flèclie dans l'ouvrage de Marchant de Burbure, Fssais historiques (voir ci-après, Sources acressoires), p. 1 if) et suivantes,
CuiO
r,KM:r,\LiTK de toi ns.
Nous n'avons relevé aucune coutume générale ou locale concernant la Flèche, dont le siège suivait , vraisemblablement, les coutumes d'Anjou.
Le nom de la Flèche ne ligure pas dans hi liste, publiée par le P. Leloug, des ff coutumes qui ne sont pas dans Bourdot de Uichebourg'^ (t. IV, p. /i88).
D'après VÉlat de population de 1787, la sénéchaussée de la Flèche comptait alors 30,868 individus; les naissances, en cette année 1787, y avaient été de i,4i8 et les décès de 1,162; elle s'étendait sur l'élection de la Flèche, pour 19 paroisses, sur celle de Baugé, pour 18, et sur celle du Mans, pour une (Saint- Videur).
On trouvera quelques détails intéressants sur la Flèche, sa sénéchaussée et son histoire dans La sénéchaussée d'Anjou, par G. d'Espinay, ouvv. cité, p. O8-79.
A consulter aux Archives nationales ;
Déclarations de francs-fiefs , xvi-xviii" siècle. P, 778 "~^^
Titres domaniaux, avec inventaire, duché d'Anjou. 0, igSSg.
Plans divers, série N, département de la Sarllie (voir Inv. méthod., p. 719).
Aides, domaines et droits réunis, tableau de la direction de la Flèche. G, 359.
Documents concernant les domaines, dans les papiers du Contrôle général. Q\ 1026-1028.
Papiers divers provenant des notariats et tabellionnages delà Flèche, lôsSi5/»8. ZZ\ 160.
Grand sénéchal d'épée héréditaire : le comte de la Gallissonnière^'\ Lieutenant général civil : Jacques-Denis Busson"'^ Conseiller : Louis-Jérôme Advé d'Aubigny^^^
''^ Voir ci-dessus, Angers, p. 618, les titres et qualités du comte de la Gallissonnière. Le dossier du carton B% i3, consacré à la Flèche , contient les Lettres patentes du a mars 1768, concernant la finance de cette charge. En voici les parties essentielles : «Louis. . ., la charge de sénéchal d'Anjou, la Flèche, Chàteau- Gontier, sièges royaux de Saumur, Baugé et autres lieux delà province d'Anjou, dont nous avions jjourvu, le 4 mars 1757,1e sieur Charles-Joseph- René- Léonor Barrin, comte de la Gallissonnière , étant vacante par son décès arrivé le 3 mai 1760, nous en avons accordé, le 6 juin suivant, notre agrément au sieur Augustin-Félix-Élisabetli Barrin de la Gallissonnière, son frère, capitaine de dragons dans le régiment de Languedoc, voulant, par cette marque de confiance, lui donner des preuves de notre satisfaction de ses services, tant dans les trois campagnes qu'il a faites sur mer, en qualité de garde de la marine, à Louisbourg, oii il a été fait prisonnier de guerre , et à la bataille navale de Belle-Isle , que de ceux qu'il nous a rendus comme capi-
taine de dragons à Uslar, oîi il prit, avec un piquet de son régiment, i5o grenadiers dans un fourré de bois qu'on avait regardé jusqu'alors comme impraticable, et reconnaître aussi ceux que nous avons reçus de trois de ses frères morts à notre service et du feu sieur marquis de la Gallissonnière , son grand-oncle, lieutenant général et commandant notre armée navale, lors de la conquête de l'île Minorque ; à ces causes. ..■>', etc. «Donné à Versailles, le 2 mars 1768. ■)' Suivent les formules d'enregistrement. Pièce en forme authentique. ( Arch. nat., B% i3.)
'*' Les provisions d'office n'ont pas été retrouvées. Ce lieutenant général comparut à l'assemblée comme premier député de la ville de la Flèche et se fit remplacer , à la présidence de l'assemblée, parle premier conseiller du siège. Nous ne connaissons pas, dans la convocation , d'autre exemple de ce fait.
''' Appelé à présider l'assemblée préliminaire, «à la place du lieutenant général empêchée (procès-verbal). Ses provisions d'office ne sont pas connues.