‹ Recueil de documents relatifs à la convocation des Etats généraux de 1789Chapitre 108 sur 255 · COLONIE DE L'ILE DE FRANGE · texte numérisé non relu

COLONIE DE L'ILE DE FRANGE

lâ février 1791.

ntoSIOlV DE L'ASSBMBLJE NATIONALE CONCERNANT LA DifPDTATION DE LA COLONIE

DE L*tLE DE FRANGE. «

L'Assemblée, après avoir entendu son Comité de vérification des pouvoirs, a décrété que MM. Monneron^'^ et de Missy, nommés suppléants par l'assemblée coloniale de Ttle de France, en place des députés qu'elle avait élus et qui ont eu le malheur de périr avec le vaisseau YAnyhitrite sur la côte de Penmarck, sont admis à l'Assemblée natio-

(0 Dans le rapport que Tabbé Grégoire présenta à ce sujet, il rend d*abord hommage «au lèle patriotique des cent mille Indiens que Tattrait de nos mœurs nous attache inviolablémentf» ; puis, après avoir raconté les scènes qui avaient marqué les asaemhlées Rectorales de la colonie , il ajoute : «Le lA [mars 1790] on a nommé messieurs Beylié de Keijean , de Larche et Monneron , Uê dêuxfremun pour députés, le troisième pour êuppiéanU Votre Comité a pensé unanimement que, pour représenter deux cent mille individus, on devrait sons difficulté admettre les députés qu*on vous présente , mais le deuxième député ayant donné sa démission pour cause de maladie, nous proposons d'admettre M. Beylié de Kerjean et If. Monneron , suppléant, comme représentants de ia colonie de Pondichéry. t» Ce rapport a été pubKé dans les Archivée parlementaires, t XIX, p. 69.

<*J Le procès-verbal imprimé et le Mo-

niteur donnent, au lieu de : de Kerjean , le nom de Kijean ou de Kyjean. On trouve au procès- verbal manuscrit ia forme bretonne : l^ean.

^') Monneron (Pierre -Antoine), le plus jeune des trois frères qui siégèrent à la Constituante et que la gravure a popularisés , en représentant leurs profils réunis. L*atné, Charles-Claude-Ange Monneron, était député du tiers état d*Annonay; le second, Jean-Louis, avait été admis comme député de Pondichéry le 19 septembre 1790. (VoirTarticle précédent, p. 3o8.) Si Ton 8*en rapportait aux seules Archivée partementaxres, il n*y aurait eu que deux frères Monneron admis à la Constituante, le député d*Annonay et Jean-Louis, qui eût été à la fois député de l'ile de France et de Pondichéry. (Voir en particulier les Lietes rectiféee du tome XXXIII, p. 3i, et dans le même volume les notices individuelles, p. Sag.)

nale en qualité de députés de l'tle de France pour représenter cette colonie.

[Procès- verbal de TAssemblée nationale. — Les ternes ambigus de edfte ié> dactiou porteraient )i croire que MM. Monneron et de Missy n'auraient été âiup«r la colonie que postérieurement au naufrage de VAmphitrite. Il n'en est rien. Le procès-verbal de rassemblée de Port-Louis , du i " juillet 1 7 90 , spécifiait nominativement les suppléants auxquels les pouvoirs devaient passer si les deux dëpalÀ titulaires, CoUin et Godera, ne pouvaient feni(dîr leur nttsîon, par suite de naofrage ou autre cause, et le naufrage de VAmpUtriu neut lieu qu'à la fin de janvier 1791.]

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