Stratz. Zeits, f. Geb. u. Gyn. p
1903 46. Faure. Soc. de chir. 13 mai. Soc. anatom. 13 mai. Tribune méd. p. 294.
1904 47. Barozzi. La gynécologie, p. 481.
Deux cas depithélioma de la vulve (l)
D’abord étudiées en 1751 et en 1756 par Morgagni et par André, les tumeurs malignes de la vulve disparurent de la littérature médicale jusqu’en 1844, époque à laquelle Riberi en publie un certain nombre de cas. En 1852 Jarjavay et en 1869 Melchiori en rapportent à leur tour quelques observations ; mais c’est seulement à partir de 1885 avec le mémoire de Zweiffel que la nature de ces néoplasies se précise et qu’on commence à distinguer les tumeurs épithéliales des tumeurs d’origine conjonctive. Leur évolution clinique et leur thérapeutique sont dès lors mieux étudiées.
Pour ne parler que des premières, c’est-à-dire des épithéliomas primitifs de la vulve, Goldsmidt pour sa
1. En collaboration avec M. Leroy, chef de clinique chirurgicale.
thèse de 1902 a pu en grouper 213 cas qui représentaient, selon lui, la totalité des faits connus à cette époque (1). Des cas assez nombreux ont été publiés depuis et, à ne considérer que les travaux les plus récents, nous voyons que la thèse de Mauxion en renferme quatre nouveaux (2) et que l’intéressante publication de Howard Dittrick est basée sur l’étude de six observations inédites (3).
Pour ce dernier auteur, l’épithélioma de la vulve s’observe dans 0,22 °/o des malades atteintes d’affection gynécologique, et dans 5,66 °/o des femmes atteintes du cancer de l’appareil génital. Il constitue donc une affection peu banale et nous tenons pour cette raison à signaler les deux cas que nous venons d’observer.
Observation I. — Céline J..., 43 ans, entre le 22 mars 1906 dans le service de M. le professeur Dubar à l’hôpital de la Charité.
Elle se plaint de douleurs très vives lors des mictions et a un écoulement vaginal continuel et fétide.
Ses antécédents de famille ne comportent aucune particularité intéressante (Mère morte de variole. Père décédé accidentellement. Quatre frères et sœurs vivants et bien portants).
Elle-même n’a jamais été malade. Réglée à 16 ans, elle n’a jamais présenté de troubles de la menstruation.
Elle a eu quatre enfants, le dernier il y a onze ans.
Les grossesses ont été normales et les accouchements faciles.