‹ Recueil de farces, soties et moralités du quinzième siècleChapitre 13 sur 53 · L*APOTICAIRE · texte numérisé non relu

L*APOTICAIRE

Vous plaignez-vous, de teste saine ?

Dictes vostre cas, qu'on vous ayde ?

Qui a-il ?

' La scène est maintenant chei l'Apothicaire. * Faible, défaillante.

GUiLLEMETTE.

Quoy? Soucy et peine, Se vous n'y mettez bfief remède.

Sans plus que sermonne, ne plaide, Mon niarv si tend à la fin.

l'apoticàire.

Quel mary ?

GUILLEMETTE

Le bon Pathelin, Mon amy. On n'y attend vie.

Je vous pry qu'on y remédie, Sans espargner or, ne argent.

l'apoticàire.

Pas n'ay paour de vostre payement :

Je feray pour vous le possible.

GUILLEMETTE

11 est en continue *■ terrible :

Venez bien tost le visiter?

l'apoticàire.

Je m*y en voys. sans arrester ; Tenez-vous-en toute asseurée.

GUILLEMETTE^

J'ay bien faict longue demeurée';

Penser me fault de retourner.

Je ne sçay où pourra y finer

De nostre curé, à ceste heure ? ,

Aller me fault où il demeure.

Je le voy : qu'il fait layde cbere * !

* Le mot fièvre est sous-entendu.

* Ici Guillemette sort de la boutique de l'Apothicaire pour aller chez le Curé.

' G'eât-à-dire : je suis rcslée- longtemps chez l'Apothicaire.

* Vilaine grimace.

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